GUATEMALA

GUATUEMALA- 29-30juin et 01 juillet 2015-355-356-357ème étape

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Etape du jour:            POPTÜN ( 533m)      FLORES (135m)    EL REMOTE (135m)
Distance du jour:            107 km                      113 km                    34 km
Déniv+jour:                      1343 m                      589 m                      379 m
Distance totale:              33705 km                  33818 km                33852 km
Déniv+total:                    273756 m                  274345 m                274724 m
T°sur le vélo:                        33°C                          39°C                        36°C
Hola amigos !
Aujourd'hui j'y suis, impressionnant !
Je suis en plein territoire Peten, lieu de naissance de la civilisation Maya, d'où les prestigieux sites de son fabuleux passé dont Tikal.
C'est le poumon vert de cette Méso-Amérique où la biodiversité est d'une incroyable richesse. Je m'en aperçoit dès les premiers quinze kilomètres. C'est aussi le plus grand département du Guatemala, entouré des frontières du Mexique au nord et à l'ouest et le Belize à l'est. Le Peten (terre isolée en Maya) porte bien son nom, une immense plaine tropicale humide et recouverte d'une forêt dense. Inhospitalière. Ce territoire même pas immédiatement les conquistadors. C'est dire.
Sur le parcours les inondations refont leurs apparitions, la pluie et les nuages remplis d'eau sont omniprésents, tout est mouillé, et le Marcelou jusqu'au os. L'humidité est difficilement respirable.
Une pousse d'angoisse me prend, c'est là que je sais que je ne suis pas un aventurier (malheur ou bonheur ?), c'est impressionnant de se trouver là en bicyclette au milieu de cette forêt.
Les difficiles conditions de vie expliquent la faible occupation de l'homme dans ce département aux allures de far west.400000 habitants dans le département, soit 12 personnes au km/2 contre plus de cent pour le reste du pays. La population est regroupée sur les quelques villes.
L'isolement met en valeur la préservation (relative) de l'écosystème. C'est une flore extraordinaire, composée de multitude d'essence allant du fromager avec ses grandes racines, au sapotier, l'acajou et le cèdre. Une quantité d'espèces d'oiseaux; toucans, perroquets, aigles, dindons sauvages et quetzals. Grand nombres de mammifères; le tamanoir, le tapir, l'ocelot, les singes araignées et hurleurs, les coatis, les crocodiles et l'animal mythique de cette forêt, le jaguar.
Je rappelle (peut être pas) que le quetzal est l'oiseau symbol du Guatemala, le nom de sa monnaie, il représente la liberté car c'est un oiseau qui meurt en captivité.
Mais la richesse du sol a attiré la convoitise de grands industriels et de grands propriétaires fonciers, et en de nombreux endroits la forêt subie des dommages importants.
La principale attraction de cette forêt sont les formidables vestiges de la civilisation Maya. C'est ici qu'est née et c'est développée la civilisation dont on a découvert nombre de cités et centres cérémoniels perdus en pleine jungle.
C'est tout un complexe écologique, culturel et humain qui doit être protégé, mais c'est aussi un pays, une région où le plus fort a souvent raison, et où les conflits entre petits et grands exploitants se soldent souvent par l'expulsion ou la mort des premiers.
C'est devenue aussi une terre que les narcotrafiquants utilisent pour faire transiter la drogue entre le Mexique et les pays voisins.
Au delà de ces problèmes le Peten offre peut être  un des derniers espaces de découverte du sous-continent américain.
Cette étape ne m'a pas assez apportée de bouleversements à ma façon de découvrir et subir paysages et climat du pays, je décide de m'arrêter à Poptün (d'abord parce que j'en ai marre de rouler) pour allé à la finca Ixobel. Cet endroit qui est légendaire et entouré de forêts magnifiques, me fait quitté la route principale pour m'enfoncer dans la forêt dans un mauvais chemin de terre pendant un kilomètre , un kilomètre et demi, c'est quoi au bout ? que vais je trouver ? (peur moi ?...) Pour la beauté du lieu et son histoire (le propriétaire américain a été tué par les militaires qui ne pouvaient souffrir une quelconque revendication démocratique). La finca est à découvrir, des hébergements y sont très divers, du dortoir, chambre ou bungalow au milieu d'un espace entretenu et de la forêt. Il est même possible d'échanger travail contre logis pour une durée minimum de six semaines. L'accent est mis sur la protection de la nature. Un bel endroit. A découvrir !
Demain sera un autre jour, avec peut être autant de découvertes qu'aujourd'hui, je ne demande seulement qu'un peu moins d'eau. Je quitterai également de longer la frontière de Bélize pour m'en éloigner d'environ 100 à 130 kilomètres.
Hasta huego !
Le Marcelou et Vinso
Hola  amigos !
Un petit détour sur l'ouest afin de découvrir la petite île de Flores sur le lac Peten Itza, qui est le troisième plus grand lac du Guatemala. Petit village de 3000 habitants avec ses rues pavées et étroites, bordées de maisons multicolores. Ce village est devenu une halte pour les touristes entre la capitale et Tikal le centre Maya. Rien d'extraordinaire si ce n'est les étals qui se dressent en fin de journée afin de faire une belle animation le soir venu.
Le lendemain pas de grande étape puisque je me rends sur les berges du même lac mais à l'extrême ouest, El Remote afin de faire une halte pour ma visite au grand site Maya de Tikal.
J'héberge à l'hôtel "Mon Ami" tenu par un Français des deux Sèvres qui a construit plusieurs bungalows, certains en terre, d'autres en béton au milieu de la nature. Santiago, ancien ornithologue (il a contribué à l'élaboration des lois de protection de la nature au Guatemala) se consacre maintenant à ses clients. Son restaurant situé sous une superbe paillote de bois et de palme, au milieu d'un écrin de verdure avec vue sur le lac, est un vrai paradis pour boire l'apéro.
Ce matin (jeudi 2 juillet) levé 4h45 pour être prêt à 5h30 afin de partir sur le site Maya de Tikal. Sous cette chaleur, il faut visiter tôt.
Parmi les nombreuses cités précolombiennes perdues au coeur des forêts du monde maya, Tikal est l'une des plus importantes, par la qualité de ses vestiges et la mise en valeur.
C'est l'un des rares sites à être classés par l'Unesco aussi bien au patrimoine culturel que naturel de l'humanité.
Les lieux sont couverts d'une épaisse forêt tropicale avec une faune nombreuse et bruyante. Au milieu des cris des animaux, la découverte du site de Tikal. Sur les 4000 structures qui ont été dénombrées, seules quelques-une ont été mises au jour parmi les plus importantes constituant le coeur de la cité.  Haut degré de gigantisme. Les marches irrégulières des temples semblent faites pour des géants alors que l'on sit que les Mayas ne dépassaient pas 1,60 m.
Ensemble du site impressionnant !
Il faut aussi faire attention sur ce que disent les guides, ils indiquaient le danger d'aller sur la route de Tikal parlant même d'une escorte policière, rien de cela ! j'ai pris un schuttle pour les touristes
et tout s'est parfaitement bien passé. Quand à la route pour aller à Belize donnée dangereuse par les guides, Santiago de "Mon Ami" me dit que c'est bon à prendre. Attention de ne pas tout prendre donc dans ces guides, le mieux c'est le renseignement des gens du pays. La violence est suffisamment présente pour ne pas en rajouter, restant sur les sourires et la gentillesse des habitants.
Hasta huego !
le Marcelou et Vinso

 
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GUATEMALA-Dimanche 28 juin 2015

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RIO DULCE
Hola amigos !
La sécurité est préoccupante, vols et agressions peuvent être dirigés sur les touristes même si le taux de violence faîte aux touristes est assez bas avoisinant 0,5% de l'ensemble des délits. Mais les précautions sont indispensables pour un séjour sans problème que ce soit de jour, de nuit et pas forcément dans des endroits isolés.
Le pays souffre d'une recrudescence sans précédent de la violence liée à l'insécurité. La criminalité et les agressions à mains armés ont augmenté.
La capitale est la plus touchée bien sûr avec 21 zones dangereuses contrôlées par des gangs. Pour se rendre sur le site de Tikal (dans deux jours) il faudra se renseigner car il paraît qu'il est recommandé d'être sous escorte policière. Quand au site de Uaxactum il est déconseillé sauf raison impérative. Mais mon passage pour Belize passe à quelques kilomètres de ce site......
Le côté de Flores est un des points de passage du narcotrafic avec le Mexique, des paysans ont été massacrés....PRUDENCE ! il faudra se renseigner.
La pauvreté fait augmenter l'insécurité, faîtes attention pays de l'Occident sur la pauvreté qui augmente chez vous. Lorsque l'on a plus rien à perdre...
Ici il y a ausii les "chickens bus" qui sont souvent des bus scolaires achetés aux enchères aux Etats Unis, des deux banquettes prévues pour deux fillettes et leurs cartables, il y a maintenant trois grandes personnes et les deux fillettes. Ces bus font un bruit épouvantable, enfument le quartier de leurs passages et roule comme des fous tout en klaxonnant.
Aujourd'hui visite d'El castillo de San Felipe, château forteresse construit par les Espagnols en 1651 et permettait de contrôler le passage du Rio Dulce vers le lac Izabal. Il servait notamment à empêcher les pirates de piller les villages et les bateaux commerciaux espagnols qui ravitaillaient Antiqua et la capitainerie générale du Guatemala. Attaqué plusieurs fois par les pirates, il tombe entre leurs mains en 1685. Il est repris par les Espagnols, il s'agrandit pour servir de prison aux pirates.
Après vous avoir mis dans l'ambiance du pays, je vais au lit (san oublier de fermer à clef !) et je vais faire une bonne nuit.
Hasta huego !
Le Marcelou et Vinso
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GUATEMALA-  25-26-27 juin 2015-352-353-354ème étape

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Etape du jour:            CHIQUIMULA (442m)    LOS AMATES (107m)      RIO DULCE (4m)
Distance jour:                    81 km                                104 km                            80 km
Déniv+jour:                        1327 m                              997 m                            580 m
Distance totale:                33414 km                          33518 km                      33598 km
Déniv+total:                      270836 m                        271833 m                      272413 m
T°sur le vélo:                        33°C                                  36°C                              39°C
Hola amigos !
Passage d'une frontière de plus (j'en connais qui vont se ruiner..) et arrêt à Chiquimula ville au coeur de la chaîne montagneuse de l'est du pays. Cité traditionnelle à l'écart des itinéraire touristique, ville sans grand intérêt, si cce n'est ma première ville Guatelmatèque.
L'étape s'est passée avec des montées hard, rien à voir avec la présentation que j'avais vu sur openrunner hier soir. J'ai l'impression qu'ici les pentes seront solides.
Au passage de frontière un fort vent contraire est apparut comme s'il était caché derrière une frontière solide. On fera avec.
La route est très mauvaise, mauvais revêtement très granuleux et en mauvais état. Les trous sont encore bien présents. Là aussi on fera avec, on commence à avoir l'habitude. Le seul pb est la visibilité de ces trous lorsqu'ils sont sur une partie "ombre" que j'ai du mal à voir avec les lunettes de soleil. Il faut être prudent dans les descentes.
32ème kilomètre, il me faut changer le pneu arrière, deux importantes entailles sont apparues et par mesure de sécurité il vaut mieux mettre le pneu neuf que j'avais ramené de chez JollyCycles pour le change du pneu avant qui a 18297 km, et qu'il faudra penser à changer, mais quand ? Le pneu arrière a certainement eu un défaut car il n'a fait que 334 km. Je sais que si je contacte Schwalbe il feront un  changement sans problème, mais où se le faire livrer ?
Je vais quitter cette zone montagneuse demain pour rentrer dans la région du Peten renommée pour sa forêt tropicale. Je ne sais pas ce que celà changera car pour moi l'étape s'est déjà faîte au milieu d'une forêt très épaisse. Le Peten semble vouloir me faire traversé en plein coeur de la forêt vierge.
Le Guatemala petit comme 1/5ème de notre France est indissociable de son héritage maya, tant dans son histoire que dans sa géographie. Cette brillante civilisation Mésoamérique qui a pu développer un important savoir scientifique en astronomie et en mathématique. S'imposer et disparaître sans que l'on sache pourquoi. L'apogée de cette civilisation est entre le IVè et le VIème siécle, et disparut donc vers le Xème siècle. D'importants sites montrent  montrent tout le mystère autour de ces peuples capables de construire de gigantesques cités que les racines des fromagers recouvrent. La plus fameuse est la cité Tikal que je découvrirai dans quelques jours. N'allons pas trop vite.
Si la religion chrétienne est pourtant omniprésente il existe encore un grand nombre de "prêtres mayas".
Une richesse culturelle sur la population descendante des Mayas. Il existe plus de vingt ethnies différentes. Chaque ethnie parle un idiome particulier et possède son propre mode de vie.
Ce qui nous frappe nous autres Européens lorsque l'on traverse l'Amérique Centrale, c'est la présence des armes. Presque chaque commerce a son garde avec son fusil à pompe, épicerie, hôtel,station service,banque, parking de restaurant....... Ici on passe à un échelon supérieur, les armes à feu sont nombreuses et visibles sur les habitants. L'arme est à la ceinture ou sur le siège avant de la voiture. Pour les banques, des gardes désarment les entrants, des casiers aménagés pour ranger le 45mm.
L'heure culturelle est terminée pour ce soir, car il est temps de se nourrir, et j'ai faim !
Le Marcelou et Vinso
Deux jours de route mauvaise, et de la circulation. Pas le choix il n'y a qu'une route. Les camions aiment les Français car ils me serrent de près. Ici aussi, le danger est également devant, ils doublent face à toi. On ne va pas ralentir pour une bicyclette, elle n'a qu'à se mettre au fossé...
Je me suis fait canarder aussi avant hier avec des fruits, dont un qui m'est arrivé derrière la nuque, aujourd'hui les pierres (beau calibre) heureusement sont tombées autour de moi, pas touché !
C'est dès 6h15 que je prends la route pour la région du Peten, direction Rio Dulce. EL Relleno-Fronteras est le nom officiel du petit village situé à la naissance du Rio Dulce. Les habitants lui préférent ce nom. C'est un "village-rue", installé de part et d'autre du pont qui enjambe le fleuve du même nom. Il est bordé d'étals et de baraquements, de comedoresbon marché et d'ateliers de réparation mécanique qui débordent sur la chaussée dans un parfait désordre. El Relleno-Fronteras jouit du privilège , avec Puerto Barrios, d'être le seul accès à Livingston. Les touristes doivent embarquér en lanchaà moteur, ou en voilier, le long du canyon débouchant sur le port caribéin. Une heure et demie de navigation qui fera découvrir tout le long des magnifiques hôtels. Ici le luxe est entouré de misère, tout le monde se côtoie, les voiliers, jets ski et autres bateaux sur le fleuve, pendant dans la rue principale, les habitants font une queue énorme pour toucher la quinzaine afin d'aller prendre une collation et un peu d'alcool.
Je vais rester deux jours dans un hôtel qui a le wi-fi, car il est temps que je donne des nouvelles.
Je vous embrasse.
Hasta huego !
Le Marcelou et Vinso


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