HONDURAS

HONDURAS-14-15 juin 2015-344 et 345ème étape

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Etape du jour:          CHOLUTECA (55m)        NACAOME (44 m)
Distance du jour:              56 km                            52 km
Déniv+jour:                        415 m                            298 m                         
Distance totale:                32900 km                    32952 km
Déniv+totale:                    264318 m                    264616 m
T°sur le vélo:                        38°C                              38°C
Buenas tardes, queridos amigos !
La région comprend le poste frontière de Guasaule et cette ville de Choluteca.
Arrivée au poste frontière au milieu de ces gros camions américano en désordre, de la boue, la pluie, les changeurs de devises qui t'interpellent, les vendeurs de boissons et de fruits qui t'accostent et les gamins qui te montrent la direction de l'immigration tout en te demandant quelques dollars. C'est le spectacle que tu as en franchissant la frontière, effectivement tu te rends compte que tu viens de franchir un des plus pauvres pays du globe. La misère n'est vraiment pas agréable à regarder.
Le "gringo" est remis au goût du jour, ainsi que la demande du prix du vélo. ...La route est affreuse, peut on l'appeler route ? les camions, bus et les quelques voitures jouent à éviter les trous (quelque fois des vrais crevasses) en se déportant de droite à gauche et de gauche à droite. Tu as de temps en temps un camion ou un bus face à toi, et c'est à toi le petit vélo, à toi de te déporter !
Ayant abandonné la route du centre du pays à cause de la pluie qui à 2000m et plus sera plus froide à supporter, j'opte donc par le contour du Golfe de Fonseca qui m'amènera sur le Salvador. C'est une région peu visitée par les voyageurs car elle ne possède pas de patrimoine culturel ou historique comme le nord du pays. C'est une région très éprouvante pendant la saison sèche par la forte chaleur, mais avec des superbes couchers de soleil.
En attendant les quelques kilomètres se passent avec une découverte d'une exubérante mangrove. Il vaut mieux être un rêveur....
La connexion à internet ne se fera pas encore aujourd'hui car les orages d'avant hier et d'hier ont occasionnés beaucoup de dégâts dans la région. La télévision et les journaux en font les gros titres.
Buenas noches !
Lundi 15 juin 2015
C'était mon pote !
Aujourd 'hui a été une étape éprouvante, l'état de la route? je ne sais pas...mais en arrivant à l'hôtel et en branchant l'internet coupé depuis trois jours pour cause d'effondrement de terrain, je sais ce que j'avais....
Ce n'était pas mon mot, mais c'était le sien, mon pote ! disait-il.
Avec mon pote on était né le même jour, toute notre enfance, notre adolescence, ensemble.
En classe, lui quatrième moi cinquième, le mois suivant c'était le contraire. Sa mère m'appelait son second fils.
Il a fait coiffeur, je voulais donc être coiffeur, mais les instits ont dit à ma mère que je devais continuer...notre première séparation. Heureusement nous nous retrouvions le soir. C'était un bon coiffeur, doué et consciencieux, pas un "merlan" qui joue de la tondeuse, lui c'était coupe au rasoir.
Pas du tout le même caractère, pas les mêmes goûts pour les films qui à l'époque étaient notre sortie hebdomadaire. Alors pas de problème, le choix du film se faisait à pile ou face. Pas de problème c'était mon pote.
Les filles ? lorsque nous flashions sur la même, même rituel pour qui attaquerait la brebis en premier. Là j'avais un peu de chance car avec le jeu de la pièce j'avais l'avantage de pouvoir attaquer en premier, car il était beaucoup plus séduisant que moi. Les filles disaient que c'était un bel homme ! normal c'était mon pote !
Avant de partir à l'armée nous sommes partis en Espagne avec sa 403, nous y sommes resté que quinze jours à cause de dépenses excessives dans les boîtes de nuit. Nous nous étions fait pistonné pour faire notre service militaire dans la marine, lui le matricule 32040 moi 32041. toujours pareil ! nous nous suivions. Nous n'avons fait qu'un jour d'armée ensemble, car le premier jour lui apprenait à marcher tandis que moi j'allais jouer au rugby avec comme entraîneur Moga. Mais je n'ai fait du rugby qu'une journée, le premier entraînement a été fatal à ma clavicule. Deuxième séparation, moi en Bretagne lui à Paris.
Bien sûr les mariages ont pris notre vie d'homme, les témoins respectifs ont été fiers de soutenir le marié. Normal on étaient pote !
Contrairement au mien, son premier mariage a été un échec, et lorsqu'il s'est marié pour la seconde fois, devinez ! et bien c'était le même jour et même mois que celui de Nadine et moi. Cela san faire attention à la date. Normal c'était mon pote. Il était heureux avec Catherine.
Lui en Normandie, moi à Toulouse, on se voyait peu, mais sans se téléphoner et s'écrire, lorsque nous nous voyions, j'avais l'impression de l'avoir quitté la veille. c'était mon pote.
Pour l'enterrement de Nadine, il déménageait dans la même semaine  sur Nice, il aurait pu être absent, non il était là mon pote. Et moi qui suis absent au sien....
Mon tour de Corse et de Sardaigne c'est chez lui et Catherine que je l'ai commencé. Sur les hauts de Nice dans une belle petite maison où il rêvaient de passer leurs retraites ensemble, comme de simples amoureux. IL venait de faire la piscine afin de profiter au mieux de ces instants de liberté, bien gagné tout le long du chemin du travail.
Sur mon tour du monde je suis passé chez eux à Nice, j'y suis resté deux jours, il m'a même coupé les cheveux comme aux plus beaux jours. Normal, c'était mon pote.
David, son fils qui travaille au Mexique et est marié à une jeune architecte du Salvador, me disait il y a quelque jours de passer chez ses beaux parents au Salvador, et de passer chez lui au Mexique  pour faire une petite bouffe. J'y serai, je  passerai, et nous trinquerons à mon pote.
Catherine,  Nico et David j'aimerai être parmi vous, vous dire la tristesse que j'ai d'avoir perdu mon pote. Je voudrai vous souhaiter beaucoup de courage, car la perte d'un être cher est long, et cruel.
Tout le long du parcours depuis quinze jours j'avais la tête sur mon acquisition à Phoenix, mais les larmes ne coulaient pas. Les jours suivant seront beaucoup plus durs.
David, je serai chez tes beaux parents dans cinq jours environ, pas facile maintenant...je pense qu'on perlera de mon pote.
C'était un mec bien mon pote !
Le Marcelou et Vinso

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