COLOMBIE

COLOMBIE- mercredi 18 février 2015

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Hola amigos !
Demain normalement je quitte la Colombie depuis Carthagène, rendez vous au port à 15h pour un départ à 19 heures, arrivée prévue à Panama vendredi après midi.
Ce pays m'a beaucoup séduit, j'y suis resté 48 jours, j'ai couché dans la cour des mendiants et des rois, mais ce pays n'est pas riche par sa célèbre émeraude et son sous sol, il est riche par ses adorables habitants. Grâce à ce métissage il offre une population très différente suivant la région que l'on visite, mais toujours souriante, remuante et prête à vous offrir ce que vous attendez.
J'aimerai remercier mes amis Colombiens pour m'avoir fait découvrir leur pays, leurs coutumes, et leurs spécialités culinaires.
Merci également aux expatriés qui ont trouvé dans la Colombie une nouvelle vie et qui comme les autochtones m'ont accueillit avec beaucoup de gentillesse et de simplicité.
Je garderai un gros souvenir de votre pays, de votre musique de vos sourires et de..... vos....... jolies filles.
Adios Colombia .
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COLOMBIE- Lundi 16 février 2015

Hola amigos !
Je vous ai quitté Jeudi avec mon problème de ferry. Je vous retrouve aujourd'hui lundi avec toujours mon problème de ferry....
Vendredi, je n'ai fait qu'aller de bureau à bureau entre l'agence qui délivre les tickets du ferry et qui n'arrive pas à avoir l'information pour la possibilité d'embarquer mon vélo ou pas. Malgré sa bonne volonté la jeune fille n'arrive pas a avoir les personnes pouvant me répondre et elle ne souhaite pas me donner le ticket sachant que si je ne peux pas embarquer Vinso, je ne peux me faire rembourser. Elle me demande donc de me rendre au port et demander Mr Victor . Au port impossible d'avoir ce mr Victor qui est le directeur, on ne veut pas que je lui rende visite....j'arrive quand même a avoir un renseignement par un employé, pendant le carnaval les voitures et motos sont interdites dans le ferry, mais je peux avec le vélo. Je ne sais pas comment prendre en compte cette information, mais je vais la risquer, demain mardi je prends un ticket, et Inch Allah !
Je reviens donc d'un merveilleux week end sur la côte carabéenne à l'est de Santa Marta, sur le parc national de Tayrona et ses plages mirifiques. La Sierra Nevada concentre quelques uns des plus sites du pays, nombreuses randonnées improbables vers d'antiques cités perdues. Le parc de Tayrona est l'un des plus paradisiaques du pays, c'est la rencontre authentique de la jungle et de ses mystères.
La Sierre Nevada vient plonger dans l'océan formant des criques au relief accidenté. Le parc s'étend du niveau de la mer jusqu'à 900m d'altitude, permettant l'existence de plusieurs écosystèmes terrestre et marin. Les plages y sont dangereuses,mais il existe des zones calmes nommées piscinapour se baigner.
Avec Angel mon jeune guide (j'aurai préféré Nathalie..) nous avons fait une rando de 6/7 heures a travers la forêt en découvrant petit à petit derrière une dense végétation les restes d'un petit village, El Pueblito Perdido (village perdu) formé de maisons de pierre datant de la civilisation précolombienne des Tayronas, extraordinaires ingénieurs et orfèvres ( pont, avenues, canaux, escaliers...)qui habitèrent la région il y a 1400 ans. La civilisation Tayrona est l'une des plus avancée de la préhistoire améridienne, elle s'est développée dans la baie de Santa Marta et les Espagnols y fondèrent leur première ville sur le continent américain. Les Tayronas leur opposèrent une farouche résistance avant de se réfugier dans la Sierra Nevada.
C'est aussi à Santa Marta également que Bolivar se retira à la fin de sa vie, amer du rêve d'unir les nations d'Amérique Latine avait échoué.
Après la descente de cette petite montagne c'est la découverte de plusieurs criques et de plages au sable blanc.
On a du mal à imaginer que derrière cette végétation tropicale et pleine de vie se trouve le pic Cristobal Colon et son jumeau Simon Bolivar tous deux à 5775m d'altitude et à seulement 42 kilomètres des plages.
Beaucoup de monde sur le parc cette semaine car Baranquilla qui est à seulement cent kilomètres fête son carnaval, et celui ci est considéré comme le troisième carnaval au niveau mondial après ceux de Rio de Janeiro et Venise. Il accumule une tradition ininterrompue de plus de deux siècles.
Pendant une semaine, la ville entière et les milliers de touristes deviennent à la fois spectateurs et acteurs d'un débordement de rumba, de joie au son de la cumbia, salsa et autres rythmes de la région..
Quien lavive es quien la goza
Sa préparation a lieu en août, moment où la reine du carnaval est élue, à janvier qui marque le début du pré-carnaval, soit un mois et demi avant le défilé de la bataille des fleurs.
Puis après les cinq jours et quatre nuits de carnaval, Baranquilla est en deuil et pour cela va célébrer pendant environ un mois la mort de Joselito, personnage traditionnel du carnaval.
Comme me disait mon ami Luis, tu verras là bas (en parlant de la côte carabéenne) ils sont sympas, ils ne pensent qu'à faire la fête...
Après Ipanies, Pasto, Popyan, c'est le carnaval de Baranquilla et bientôt celui de Panama, j'aime bien cette ambiance sud américaine.
Si la côte est habitée par une majorité de métisse mestirosla population noire est très importante à Baranquilla et carthagène, on écoute de la musique afro-cubaine et on y parle un espagnol dialectal.
Voici un bon séjour dans une région déjà touristique mais qui va le devenir beaucoup plus tellement qu'elle offre des plages magnifiques et des randonnées d'aventures dans la Sierra Nevada.
Hasta pronto !
Le Marcelou et le Vinso que j'ai retrouvé à l'écurie
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COLOMBIE-Du dimanche 08 février au mercredi 11 février 2015- 317-318-319ème étape

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Etape du jour:        SAMPUES (161m)        SAN JACINTO (235m)    CARTHAGENE (2m)
Distance jour:                117 km                            104 km                                114 km
Déniv+jour:                    740 m                            1047 m                              686 m
Distance totale:            30830 km                      30934 km                          31048 km
Déniv+total:                  276419 m                      277466 m                          278152 m
T°sur vélo:                        36°C                                31°C                                    34°C
Hola amigos !
Sampues du tout de crevaison depuis que la nuit a effacée la journée du 07 février, mais la configuration de la route n'a guère variée depuis la troisième étape, pas de plat mais des montées et descentes. Si les côtes sont courtes elles ont quand même un certain pourcentage et puisque c'est court on a tendance à vouloir les monter en force, mais à la fin de la journée....plus de cuisse pour pousser sur les pédales. La dernière étape m'apportera ce que je souhaite depuis quatre étapes, un peu de plat et des côtes en pourcentage moindre. Me voici arrivé mardi en début d'après midi à Carthagène.
Le trajet ne fut pas long, mais monotone car depuis la troisième étape ce n'est que grande prairies et élevage. Bien sur il y a quelques petites villes ou petits villages, mais l'on touche de près la pauvreté.
Tout est à vendre le long de la route, on propose de tout, dès qu'il y a une possibilité de ralentissement pour les autos et camions (même le gendarme couché est utilisé) on propose à boire, à manger. Lorsque les camions et même voitures s'arrêtent pour manger on propose de laver le camion ou la voiture....on se débrouille pour survivre ! Pour moi ce sont les arrêts jus de fruits, ananas, mangue, citron vert, orange et pastèque qui me font arrêter environ tous les dix à vingt kilomètres  (env. 30cts le grand verre) c'est vraiment bon.
Il y a aussi des chapelets d'oeufs (je crois) et si j'ai bien compris cela viendrait d'une sorte de caïman. J'ai envoyé une photos à mon ami Luis pour qu'il me confirme, je vous tiens au courant. Je n'ai pas osé en manger.
Cartagena de Indias (nommée ainsi pour la distinguer de la Cartagena espagnole) est un musée à ciel ouvert, magnifique quartier historique , beau centre ville, c'est un des pôles touristiques majeurs de la Colombie. Elle est classée au patrimoine de l'Unesco et est certainement la ville la plus éblouissante pour son architecture coloniale hispanique. La ville est peinte de couleurs ocre et mirabelle, toute une gamme de pastels, des entrées en bois sculpté ouvrent sur de somptueux patios verdoyants. Les cours intérieurs de Toulouse !
Elle est forte d'un million d'habitants et est un des plus importants ports colombien sur les Caraîbes.
L'histoire de Carthagène est liée à la colonisation espagnole en Amérique du Sud. Les pilleurs espagnols découvrirent les fabuleuses richesses de divers nations indigènes, et Carthagène profita de ces pillages. Des navires aux précieux chargements venus de l'Equateur et du Pérou accédaient à Carthagène par l'isthme de Panama, où étaient chargés d'autres biens récoltés à l'intérieur du pays. Les conquistadors mirent in place un réseau de mules et d'esclaves pour transporter vers la côte les butins (or et émeraudes) Il y avait aussi des escales à Cuba ou à Porto Rico, où d'autres marchandises venaient s'ajouter à l'inestimable cargaison. Carthagène fut en quelques sorte le coffre fort ibérique du nouveau monde au XVI et XVIIème siècle.
Mais la richesse de la ville fut vite convoitée par des pouvoirs coloniaux et des pirates et de nombreuses attaques furent effectuées et des célèbres bijoux indigènes furent ramené (porc-épic en or massif de 60 kg, 8 canards en or massif de 1,3kg chacun...). Un Français Robert Boal lança une attaque réussie sur la ville et extorqua 310 kg d'or à la ville. La couronne d'Espagne , irritée par ces pertes (on le serait à moins..) décida de fortifier la ville, et Carthagène devint la ville coloniale la mieux protégée d'Amérique du Sud.. On y employa des milliers d'esclaves noirs.
Voici la page culturelle de Carthagène des Indes.
Donc beaucoup de visite dans cette ville et découverte des habitants très différents du restant du pays. Les couleurs, les musiquesfortes, font des habitants toujours prêt à faire la fête.
Je suis allé au port également pour mon passage au Panama. C'est pas gagné ! premièrement les places sont pas nombreuses car il y a carnaval au Panama (huit jours) et les bateaux sont pleins. Ensuite l'agence me demande un papier de douane pour le vélo, alors qu'au passage à la douane d'Ipiales, les douaniers m'ont dit pas de problème avec le vélo, passez ! Je doit retourner à l'agence vendredi, la personne doit recevoir des renseignements complémentaires. Je lui ai dit que c'était vendredi 13, mais elle m'a dit qu'ici c'est le mardi 13 qui est embêtant....
Cela me fait penser que j'ai dormi trois ou quatre jours avec le Vinso et la BoB dans la chambre pendant ces trajets, et c'est amusant de considérer au réveil la photo de la BoB les bras autour du Vinso, elle ne le quitte jamais, et depuis deux ans.
Je pars samedi pour la Sierra Nevada colombienne, j'espère me régaler sur cette partie proche du Vénézuela, pays qui fait parler de lui aux informations. Les gens font des kilomètres de queue pour entrer dans les grands magasins, mais les rayons sont vides, alors ils achètent n'importe quoi, ce qui est disponible pour pouvoir l'échanger ensuite. Impressionnant, 
Je vous quitte car j'ai faim.
Je reviens du restaurant, j'ai mangé pour 32 euros (incroyable et impensable) mais sacrément bien mangé, une bouteille de vin ( he oui ! )et un plat plus un  bleu d'Auvergne. C'était bon ! j'ai crevé le budget, demain pain sec et à l'eau. La viande est peut être ce que j'ai mangé de plus fine et de meilleur goût depuis mon départ.
Hasta pronto !
Le Marcelou et Vinso
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COLOMBIE-du mercredi 04 février au 07 février 2015- 313-314-315-316ème étape

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Etape du jour:            SANTA ROSA                    PUERTO RAUDAL      CAUCASIA (1625m)  PLANETA RICA       
                                  De OSOS  (2550m)
Distance jour:                  94 km                                124 km                        95 km                          70km
déniv+jour:                      2037m                                1390m                          577m                            546m
Distance totale:              30423km                            30547km                    30642km                      30713km
Déniv+total:                    273158m                            274556m                    275133m                      275679m
T°sur vélo:                          33°C                                    34°C                            39°C                              41°C
Hola amigos !
je vous ai quitté le dernier jour de Bogota, revenu sur Medellin un dimanche en voyant toutes les artères principales de la capitale libres pour les vélos, joggeurs et patins à roulettes....
Impressionnant toute la ville leur appartient, un beau spectacle...un bel exemple !
Mardi soir, soirée des adieux (au revoir) pour mes nouveaux amis Colombien, Luis Fernando, sa compagne Gloria et leur ami Santiago qui nous avait retenu une table dans un de ses restaurants, celui ci est une des bonnes tables de Medellin. Charmante soirée avec des gens de bonne culture et agréables. Comment ces hommes que je n'ai vu que dix minutes sur la muraille de Chine peuvent ils être aussi généreux ?
Des gens de coeur tout simplement.
Nous nous quittons en nous disant seulement au revoir... Merci Gloria, Santiago et  Luis Fernando.
La première étape me fait dire que les Andes sont encore présentes, une bonne partie de la journée sur la montée, paysage magnifiques, les monts se succèdent aux monts, élevage.
Le deuxième jour ressemble au premier jour, je croise ou double les paysans qui livrent  le lait de la traite à la coopérative avec l'âne, le mulet ou le cheval. Ici pas de camionnette, le paysan est pauvre, il vit très simplement.
La route est surveillée par les militaires, ainsi que la station essence de Puerto Raudal. Mon hôtel fait partie de la station, je n'ai donc rien à craidre..
Départ avec la pluie, mais très vite la chaleur arrive dans la matinée et le lourd pourcentage d'humidité rend l'exercice du vélo difficile à cause de la respiration. Etape dure. Je ne compte pas le nombre de litres que je peux boire dans une journée, mais celà doit être impressionnant.
C'est la saint Eugénie et elle doit être la patronne de la poisse ! Explication: Je démarre de Caucasia en cassant un rayon, étant dans une grande ville je décide de réparer de suite. Il est est sept heures, il me faut donc attendre un peu l'ouverture des magasins. Huit heures trente, on me prend en charge et le patron ne veut pas être payé, gratuit pour vous !
Je suis presque sorti de la ville lorsque je m'aperçois que j'ai oublié mon fanion à l'hôtel. Demi-tour, récupération.
Au bout de quatre kilomètres, crevaison, je me dis que le gars en m'équilibrant la roue et remontant le pneu a dû pincer la chambre à air. réparation, re-départ.
Quelques kilomètres plus loin, nouvel crevaison, vérification habituel sur l'état du pneu, RAS, je ma dis que j'ai peut être pincé la chambre à air en remontant, ou bien le pneu chargé de rustines est peut être  en fin de vie....Il est 11h30, il fait 34°C et j'ai fait 11 kilomètres.
38ème kilomètre, je m'arrête, pneu de nouveau à plat. Là, il y a problème, je passe de nouveau mes doigts à l'intérieur du pneu, rien ! extérieur RAS, je ne comprends pas mais il faut réparer.
C'est tout bon jusqu'au 62ème kilomètre où de nouveau le pneu à plat. Je passe de nouveau le pneu en examen, je ne sent rien, j'ai la chance d'être en pleine lumière et je passe le pneu à la loupe, cm par cm, et je m'aperçois qu'il y a un petit signe sur l'intérieur, pas en passant le doigt, mais lorsque l'on étire la gomme à l'intérieur, ça laisse place à une petite pointe. Quoi que c'est y ? un petit amas de verre est rentré dans le pneu, et de temps en temps traverse celui ci et traverse la chambre à air. Changement de pneu et de chambre, il faut vite trouver un hôtel (dix kilomètres) pour m'arrêter, demain sera un autre jour....
J'oubliais, j'ai perdu en cours de route le fanion qui était sur la BoB. Sacré belle journée.
Je vous quitte, en vous embrassant TOUTES et tous, la nuit sera bonne ainsi que la journée de demain !
Hasta pronto !
Le marcelou et vinso
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COLOMBIE- semaine du 27 janvier au 

Hola amigos !
Dans l'avion m'emmenant à Bogota je pense que je ne vous ai pas encore parlé de Medellin, je répare cet oubli.
Medellin, située à 1538m d'altitude, s'étend dans la vallée de l'éternel printemps et des orchidées. La température moyenne est de 24°C. La ville et ses 271 quartiers s'étendent continuellement du sud (riche) au nord (pauvre) et du centre à l'ouest entourés de montagnes et séparés par le rio Medellin.
Le centre est à éviter la nuit et les comunas périphériques sur les hauteurs, sont à prescrire de jour comme de nuit.
C'est une ville universitaire.
Medellin a prospéré au XXème siècle grâce aux industries textiles, aux fibres synthétiques, à la bière, à la sidérurgie et au ciment.
Medellin est bien sûr connue dans le monde entier par son cartel, en Colombie, mais cette époque est résolue. Medellin est surtout considérée comme le premier centre industriel et la ville la plus prospère du pays. Les paisas (habitants d' Antioquia), connus pour leur esprit d'entreprise, ont fait de Medellin une métropole à l'avant-garde du progrès. C'est la seule ville du pays à posséder un réseau métropolitain moderne, silencieux, rapide et sa partie aérienne offre de belles vues à tout heure. Ses deux millions d'habitants disposent du meilleur réseau de distribution d'eau et de téléphone, ainsi que les infrastructures de santé du pays.
Medellin a obtenue en 2013 le titre de capitale mondiale de l'innovation, décerné par le Wall Street jour et Citigroup, qui ont salué le dynamisme de la ville et ses avancée en terme d'intégration sociale et d'éducation, d'écologie, de technologie, d'architecture et de culture. Réduction significative du taux des émissions de CO2, téléphériques et escaliers roulants desservant les quartiers les plus défavorisés situés sur les collines, bibliothèques publiques modernes au sein de ces quartiers, parcs...etc).La ville est propre et cultivée, c'est une ville d'universités.
Sérieuse le jour, Medellin est radieuse et devient joyeuse la nuit, ses bars et discothèques comptent parmi les plus fameux du pays, et les femmes y sont magnifiques.
Medellin est la capitale colombienne du tango. Carlos Gardel, né en Uruguay et de nationalité argentine, y vécut et y mourut en 1935 lors de son premier voyage en avion. Il y a la tangovia (la rue du tango).
Je suis allé hier au Parquee Ecotunstico Arvi une réserve naturelle de 16000 ha. Pas de chance, le temps était couvert et j'ai arrêté la visite contraint par la pluie. On peut y accéder soit par la route, soit par le métro et le funiculaire (ce que j'ai fait). On doit faire vingt minutes de funiculaire pour arriver au parc, tout en logeant sur sa montée les maisons de ces quartiers populaires. Les cabines sont quelquefois assez proches, on a l'impression d'entrer dans certaines maisons et de voler l'intimité des habitants.
La pluie m'a donc fait me replier au musée de Antioquia, où exposent les artistes colombiens les plus connus, Fernando Botero, Félix Angel, Francisco Antonio Cano, Jorge Marin Vieco, Anibal Gil..etc..et des artistes latino-américains réputés. Les plus belles sculptures de femmes plantureuses sont exposées sur la place centrale de la ville, devant le musée de Antioquia.
Une bien belle journée malgré le temps.
Demain départ sur Bogota pour quatre jours, je laisse les bagages, Vinso et la BoB à l'hôtel de Medellin. Retour dimanche en fin d'après midi.

Bogotataille démesurée, contraste frappants (vestiges coloniaux au centre, centre moderne et riche au nord, vastes banlieues populaires, voire miséreuses ailleurs.
Elle est une capitale qui avoisine les huit millions d'habitants, et la sécurité de jour est (presque) totale dans les endroits touristiques. Les zones dangereuses existent toutefois au sud de la ville et dans les bidonvilles périphériques, des endroits où un étranger est vite repéré. La nuit les rues sont vides, à l'exception de quelques quartiers comme le quartier de la Zona rosa, qui est le quartier nocturne, rempli de restaurants, bars et discothèques. Le quartier historique de la Candelaria,(où je loge) qui est le quartier touristique est très actif et passant la journée, mais quasiment désert le soir car il n'est pas des plus sûrs la nuit venue et la drogue y circule en abondance.
Contrairement à Medellin, à Bogota plus on descend dans le centre et le sud, plus on est dans les quartiers pauvres et donc dangereux pour les touristes. Et plus on va vers le nord plus on s'enfonce dans les quartiers riches. Toutes les banlieus et les extrémités de la ville sont dangereuses. Il faut éviter d'attirer l'attention par des bijoux ou appareils électroniques (tablettes, app.photo, téléphones...)
On trouve facilement de la drogue dans les hosteles bars, discothèques en Colombie, le narcotourisme existe, pour certains cela est une aventure, on est en Colombie, ce n'est pas cher, alors...mais attention ça détruit !
Une des attractions nocturnes à Bogota est un tour en chiva rumbera bus traditionnels reconvertis en bars mobiles: le chauffeur pousse la musique à fond pendant que l'on sert des boissons alcoolisées. La chiva parcourt pendant deux à trois heures les rues animées de la capitale avec parfois arrêts pour rentrer dans l'une ou l'autre des discothèques. Aguardiente,téquila et vodka à volonté dans le bus. (40000 pesos par personne soit environ 15 euros).
Bogota se situe à 2600m d'altitude et ne connaît quasiment pas d'alternance de saison, la moyenne annuelle reste comprise entre 10°C et 18°C, et la saison des pluies est de mi-mars à mai.
Bogota joit d'une très bonne image sur le plan de la culture, le nombre de théâtres, cinémas et musées y est considérable. Elle n'a pas à rougir des autres capitales et elle pratique des tarifs beaucoup plus accessibles. Le théâtre y a une place privilégiée et les Cachacos (habitants nés à Bogota) sont aussi de grands amateurs de poésies, musique classique et danse contemporaine.
Pour nous les cyclistes Bogota compte près de 250 kilomètres de ciclorutas et le dimanche et les jours fériés de 7 heures à 14 heures les grands axes généralement réservés aux voitures  deviennent des ciclovias propriété des joggers, patineurs et des cyclistes.
L'alliance française de Bogota est l'une des plus importante au monde, elle dispose de trois sites. La alianza francesaest également présente dans quinze autres villes de Colombie.
J'ai rencontré Pascal Tournamille, un Toulousain qui a monté un restaurant avec des plats bien français du Sud-Ouest, et surtout le vendredi un cassoulet qui d'après les guides est divin. IL fait sa charcuterie lui même. Il m'a fait gouté son saucisson hier après midi et il est excellent. Il fait aussi sa saucisse (à la Toulousaine) son jambon. Demain midi, je serai présent pour le cassoulet, j'ai raté celui du "filou de Montpellier" à Valaparaiso, je ne raterai pas celui de " La Tartine". Il m'a fait voir sa préparation du cassoulet aujourd'hui et m'a fait goûté sa saucisse à la Toulousaine. Très bonne.
J'ai passé la matinée au musée de l'or, musée d'une très grande qualité, très riche par ses enseignements des cultures anciennes, et évidemment sur l'or que façonnaient et portaient les indigènes. Un très intéressant musée.
Voiloù, voilà un peu de culture sur les deux principales villes de Colombie, deux grandes métropoles universitaires également, avec une préférence pour Medellin où il fait chaud et où le soleil ne fait pas d'ombre aux belles Colombiennes.
Hasta pronto !
Le Marcelou et Vinso (qui est à l'écurie)
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COLOMBIE- madellin le dimanche 25 janvier 2015

Cliquez pour agrandir l'imageBuenas tardes, queridos amigos !
Je ma demande parfois pourquoi j'ai tant de chance. Vos sous rappelez peut être pas, et c'est normal, mais moi je me souviens de ces Colombiens sur la muraille de Chine; Luis Eduardo et Santiago.
Nous étions quitté en nous disant que l'on se contactera lorsque je serai en Colombie, plus précisément à Medellin. J'y suis et nous avons pris contact. Cela sera sans doute un des moment fort de mes rencontres autour du monde.
Peut être vous rappelez dernièrement j'avais parlé de l'estratto cette deuxième identité qui classe les Colombiens. Mes deux amis sont dans le haut de l'estratto Luis est psychiatre est en retraite de l'université mais est encore présent dans les meetings internationaux, et a encore un cabinet. Santiago n'a pas pas comme je le pensais un restaurant, mais il est architecte et a investi dans trois ou quatre restaurants. Gloria la compagne de Luis est anthropologue enseigne aussi à l'université et a publiée plusieurs livres. Ceci pour vous situer le niveau social de mes amis Colmbien. On roule en 4/4 BMW, on a deux résidences secondaires, bref le haut de la classe sociale.
Mais leurs qualités n'est pas d'être en haut de l'affiche, c'est d'être simple et réaliste sur le présent et ' avenir sociale de la Colombie et des Colombiens Des gens de coeur, pas autre chose !
J'arrive samedi matin à Medellin (12 km à faire) je prends un hôtel qui peut me garder la bicyclette et les bagages pendant que je serai à Bogota, malgré l'hospitalité offerte par Luis Eduardo.
Nous nous voyons samedi après midi, et en attendant Santiago qui était à l'opéra (le barbier de Seville) nous buvons un café dans le centre de la ville. Arrive Santiago, et ils décident que nous dînerons ensemble dans un des restaurants de Santiago. Que veut tu manger Marcel ? Je me laisse guider pour les spécialités et Santiago prends le téléphone et je comprends qu'il fait préparer le menu de ce soir. De passage à son appartement Luis m'offre du ....RICARD !...j'en prendrai deux, ça fait tellement longtemps.
Ils décident également de me faire voir un quartier populaire et d'aller voir un de leur amis qui est musicien et qui a décidé de vivre dans un de ces quartiers. Il joue de la flûte, il a étudié sept ans à Paris, sa femme joue du violon et tous les deux jouent dans un orchestre et enseignent à l'université. Hugo parle très bien le Français et pousse de temps en temps des ""oh, putain !.."  et nos discussions sont intéressantes, car il me dit d'avoir appris en France que lorsque tout le monde va d'un côté, il faut quelqu'un aille de l'autre côté, et qu'il est souvent celui la. Il a chez lui un jardin tropical de toute beauté, des poules, fait lui même son jambon fumé, et son eau de vie dans une pièce avec alambic. (bien sûr interdit) Nous avons bu du vin du Chili et d'argentine, goûté bien sûr l'eau de vie, puis  est arrivé Paul un ami à eux, un chef d'orchestre Belge avec une bouteille de Calvados...Après cet agréable moment de connaissance de la vie de chacun, de la vie du pays, il est l'heure d'aller dîner.
Santiago a fait préparer pour moi un plat typique du nord du pays, de la région caribéenne, avec en début un carpaccio de poulpe, un délice pour les deux plats, accompagnés d'un superbe Malbec Argentin.
Cela c'était samedi. Aujourd'hui dimanche le rendez vous est pris à 8h, bien entendu nous nous sommes arrêté déjeuner avec jus de fruit, café, haricots rouges, oeufs et fromage.
Puis nous partons sur Santa Fé de Antoquia, fondée en 1541 et qui fut l'ancienne capitale du département avant d'être remplacée par Medellin en 1826. Cette petite ville est un véritable bijou de l'art colonial. Elle est classée patrimoine national .Ruelles pavées et étroites, maisons aux façades blanches et aux balcons de bois sculpté.
Ensuite, direction la résidence secondaire de Gloria et Luis, nous passons d'abord le puente de l'Occidente, un pont suspendu au dessus du fleuve Cauca et poursuivons notre route et ensuite piste pour découvrir cette magnifique ""finga" digne d'un catalogue. Elle surplombe une magnifique vallée coincée entre deux des trois cordillères du pays , et offre à ses nombreuses pièces une vue incroyable. Piscine à débordement tiens une place privilégiée puisqu'il fait soleil environ 340 jours par an...Chevaux, domestiques....
Nous passerons bien sur un agréable repas, arrosé d'un malbec argentin. Bien sur les fruits sont présents et je goûte le tamarin tamarindo sur l'arbre, puis en jus de fruit. Très agréable.
Fin d'après midi, il est l'heure de rentrer, ils me conduisent à l'hôtel et nous nous donnons rendez-vous à mon retour de Bogota pour un dîner d'au revoir.
Voilà ce merveilleux week end passé en compagnie de gens adorables qui ont peut être des moyens financiers, mais surtout  des valeurs sociales qui sont fortes et qui en font des personnes dignes et merveilleusement cultivées.
L'avantage de ce week end, ce sont bien sûr ces moments forts de découvertes, mais aussi ces discussions sur le passé et présent de leur pays ainsi que son avenir.
Merci à eux.
Voilou, voilà
Buenas noches !
Le Marcelou et Vinso
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COLOMBIE- Jeudi 22 et vendredi 23 janvier 2015-312ème étape

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Etape du jour:        ITAGUÏ (1550m)
Distance jour:                77 km
Déniv+jour:                    2227 m
Distance totale:            30329 km
Déniv+total:                  271121 m
T°sur vélo:                          25°C
Hola amigos !
Je décide de partir tôt de La Pintada pour limiter la température, mais je préfère une température comme hier que le vent froid de la Patagonie.
7h30 je décolle, il fait 24°C et je pense qu'il ne fera pas aussi chaud qu'hier. C'est parti pour 44 kilomètres de montée, 2227m en 44km, et openrunner ne reflète pas la réalité du parcours. Le pourcentage est quelques fois à ma limite, surtout lorsque tu prends un virage droite et qu'un camion,bus ou voiture te double et te fais prendre la partie droite la plus dure. Je me fais des cuisses....
Les camions m'ont envoyés trois fois au fossé, deux fois avec un abruti qui double avec moi en face, et incroyable ...il s'en fout ! il doit se dire il prendra le fossé et il a raison, le choix est vite fait. Puis la troisième trois camions de front il faut serrer, on le fait sur le cycliste... Depuis l'Asie, je vois que les véhicules doublent dans les virages, en haut des côtes, c'est à peine croyable. Nous sommes  sacrément  raisonnable en Europe.
Une montée à mon rythme afin d'arriver en haut encore en forme, beaucoup de pouces levés pour m'encourager ainsi que des coups de klaxon. Pas trop de chaleur, 25°C la pluie pendant environ 7km puis passage dans les nuages pendant environ 5 km. Après ces 44 km d'ascension, le reste n'est que descente et faux plat descendant jusqu'à Itagüi.
Après une douche réparatrice un bon petit repas et deux bonnes bières, c'est mérité ! retour à l'hôtel sous une forte pluie, elle durera une bonne partie de la nuit.
Ce jour vendredi je passe au consulat de France pour faire certifier ma signature et prévenir que ma nouvelle carte bleue va arriver normalement ce week-end ou lundi. Je tombe sur un consul honoraire d'une grande gentillesse, nous discutons, il me paie même le café en me raccompagnant à l'extérieur, ça fait vraiment plaisir et c'est surtout assez rare dans les consulats pour que je ne le signale pas. Il prendra donc mon courrier et le mettra au coffre en attendant que je vienne récupérer la targeta .
Demain je passe donc au centre de Medellin environ 12/15 km, et je prendrai contact avec les Colombiens que j'ai rencontré sur la muraille de Chine, dont l'un travaillé à l'université du Mirail à Toulouse, et l'autre tient un restaurant sur Medellin. (de grande qualité, il paraît). Ici la ville d'Itaguï est une ville de banlieue, une ville industrielle, rien à voir !
Voiloù, voilà des coupures dans l'itinéraire, mais l'imprévu se règle au coup par coup, et puis il va y avoir des visites de Bogota et des environ de Medellin.
J'allais oublier ma page "culture" aujourd'hui la culture du café. Je me suis promené tout le long de la route du café, un itinéraire qui n'est pas du repos car le café se cultive à partir de 1100 m d'altitude et jusqu'à 1700 m d'altitude. Ce qui explique mes dénivelés des derniers jours.
L'atmosphère doit être tempéré et humide (17 à 24°C), le régime des pluies est modéré (plus de 1700 mm par an) et la terre riche en humus, en nitrogène et en potasse.
Mon passage avant hier sur le département de l'Antioquia, pas très loin de Medellin est le premier producteur (85%) suivi par le département de Caldas.
La cueillette a lieu de mars à juin sur quelques  départements, même si ailleurs elle se fait généralement de septembre à décembre. Elle se pratique à la main. Il faut attendre que les arbres soient fleuris et dégagent une forte odeur de jasmin. Les grains sont lavés, triés à la machine, puis exposés et retournés au soleil 80 heures afin de sécher. Ensuite, ils sont torréfiés et mis en sacs. Des ouvriers, généralement des femmes, retirent les dernières impuretés. Les meilleurs grains sont destinés à l'exportation, mais ça commence à changer, ils commencent à en garder pour le pays.
Beaucoup d'exploitations de taille moyenne, qui sont regroupées en une fédération de producteurs de café Federaciôn de cafeteros.
Cette fédération sponsorisa la construction de voirie et de ponts, finança l'électrification des milieux ruraux et les programmes de santé et l'éducation des paysans, ainsi que l'introduction des nouvelles techniques de production.
Il y a environ 300 000 propriétaires cultivateurs de café, et un million de tonnes sont vendues chaque année. Le pays est célèbre pour le goût suave de son café.
Il y a quatre sorte de caféiers, j'en reconnaît qu'un seul, le Borbon car il y a toujours des bananiers plantés parmi les plantations afin que les grains soient à l'abri du soleil protégé par les grandes feuilles du bananier.
Ces collines plantées de caféiers sont splendides, beaucoup de ressemblance avec la culture du thé, très esthétique.
Hasta pronto !
Le Marelou et Vinso
.
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COLOMBIE-Mardi 20-mercredi 21 janvier 2015-311ème étape

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Etape du jour:              PINTADA (602 m)
Distance jour:                      120 km
Déniv+jour:                          1394 m
Distance totale:                  30252 km
Déniv+total:                        268894 m
T°sur vélo:                              39°C
Hola amigos !
Deux nuits sur Manizales, arrivée avec la pluie (5mn après) et deuxième jour avec brume et pluie. Pas de chance surtout que je suis venu sur Manizales pour voir un finga de café. Je m"arrêterai en route sur le chemin de Medellin.
Manizales la " ville aux portes ouvertes" (?) La ville vit du commerce du café, la richesse principale du département de Caldas, y est important. C'est une ville jeune, universitaire et intellectuelle avec des industries très développées. Mais la ville ne m'a pas séduit, peut être que le climat y a joué un rôle.
Demain je pars sur Medellin, mais avant je m'arrête à Itagui pour faire certifier ma signature auprès du consulat de France (pour mon notaire) et faire connaissance puisqu'il recevront au mois de février (du moins je l'espère) ma carte bleue. Il faut que j'attende jusqu'à la deuxième quinzaine de février....en attendant j'irai faire un tour à Bogota.
mercredi 21
D'abord merci à mon ami Jean Claude qui me dit aujourd'hui par e-mail que ma carte est envoyée et qu'elle sera vendredi à Medellin. C'est ça des amis ! ce n'est pas la même chose avec le représentant de la Ste Générale de Cugnaux qui était d'accord avant mon départ pour l'envoi de la carte, puis qui me dit dans mon e-mail de janvier  "donnez moi l'adresse mi février" puis mardi lorsque je lui donne de nouveau l'adresse en lui disant s'il peut avancer un peu l'envoi car deuxième quinzaine ça me semble un peu court pour une carte de fin février. Il me répond " ah ! mais vous savez la carte sera envoyée à votre adresse en France, avez vous quelqu'un qui peut la réceptionner ?"  puis il me refait un e-mail " donnez moi l'adresse j'essaierai de vous l'envoyer"  trop tard ai-je répondu car je m'adresse à vous que lorsque je n'ai besoin de rien ! . En réalité, et je ne savais pas, la carte était déjà envoyée à mon adresse en France et mon ami a réagit de suite en me l'envoyant. Cet incapable de la Ste Générale est sous directeur d'agence ! trois demandes depuis mon départ, trois fiasco ! bravo monsieur.....je sais ce qu'il me reste à faire en rentrant.
Départ ce matin de Manizales sous le brouillard, pas de vue à moins de trois mètres, je mets un clignotant arrière et ma frontale sur mon front. J'ai décidé hier de prendre une route secondaire, la route n'est pas en très bon état, plus le brouillard, ça commence par une petite galère. Quelques kilomètres plus loin j'entends les rayons qui cassent les uns après les autres, et la roue se bloque. La journée commence bien... Je repère une échoppe de rue qui vend à boire et à manger et je demande à la dame si je peux laisser mon vélo et mes affaires près d'elle, et si elle peut me les surveiller. Je retire la roue arrière et je pars sur Manizales (15 km environ) en stop et en en laissant tout, il me faut faire confiance à cette dame, et j'ai oublié par imprudence mon passeport dans la sacoche de guidon, par chance et par la gentillesse de cette dame rien ne manque à mon retour. Des événements t'obligent à prendre des initiatives contraires aux normes de sécurité, après c'est une question de "feeling" ou de chance.
La roue réparée, je m'apprête à partir, mais une gentille dame me propose un café, et m'offre même une empanada . Pour le plaisir et juste pour pouvoir discuter un peu avec moi, ils sont charmants ces Colombiens.
La chaleur a fait son apparition après le brouillard, et nous sommes bien redescendu en altitude. Les paysages sont magnifiques ainsi que les odeurs toujours d'eucalyptus et de ....
Arrêt à La Pintada, qui est environ à une soixantaine de kilomètres de Medellin, mais je vais m'arrêter dans sa banlieu, à Itagui pour aller vendredi matin au consulat de France faire certifier ma signature pour donner le pouvoir à mon notaire pour le sous seing privé, puis depuis ce soir je sais également que ma carte devrait être là vendredi. Quelle synchronisation ! moi qui pensais être obligé d'attendre longtemps.
Voiloù, voilà, je vous embrasse TOUTES et tous
hasta pronto !
Le Marcelou et Vinso

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COLOMBIE- Samedi 17 janvier 2015 - 309ème étape et lundi 19 janvier 2015-310ème étape

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Etape du jour:            SALENTO (1895m)      MANIZALES ( 2160m)
Distance jour:                38 km                              90 km
déniv+jour:                      1345 m                            2534 m
Distance totale:            30042 km                        30132 km
Déniv+total:                  264966 m                        267500 m               
T°sur vélo:                        22°C                                  34°C
Hola amigos !
Petite étape en distance, mais le dénivelé est là sur une route merveilleuse en qualité de route et de paysage. Bas côtés tondus et propres, fleurs une bien belle étape.
Salento est un village touristique et les prix s'en ressentent, surtout que j'arrive un week end. J'arrive également avec la pluie, deux minutes après mon arrivée.
L'avantage de rouler à vélo c'est de profiter des odeurs, toute la montée sur Salento, un lourd parfum assez sucré, quoi ? après renseignements auprès des autochtones , il s'agirait d'eucalyptus de plantes  et de fleurs.
Très agréable !
Bonne surprise en regardant mes e-mail, le jeune couple de Venerque et du Fauga m'adresse un message: salut Marcel, où est tu ? as tu bien roulé ?...nous sommes à Salento sitôt lu, sitôt une réponse
  je suis également à Salento depuis ce midi, nous pouvons nous voir vers les 18h devant l'église, pour boire cette bière de l'étape promise et ratée à Pasto
Nous avons cette fois tenu parole et pris les bières de l'étape. Nous n'avions pas pu nous voir à Pasto, et nous apprenons que nous étions dans la même rue, à quelques centaines de mètres...
Cette fois-ci nous dînons ensemble et nous nous quittons en espérant bien se revoir en Amérique Centrale ou au Mexique, nous avons le même itinéraire.
Aujourd'hui dimanche balade dans la vallée de Cocorä (nom d'un oiseau de la région) jolie par ses collines et ses palmiers de cire palmera de cera qui est tout en tronc et parfois haut de 60 m. Sa particularité est qu'il pousse entre 1500 et 3100 m d'altitude. Départ assez tôt le matin, car la brume attaque les cîmes des collines assez tôt.
Demain retour sur la direction de Peraira, jusqu'à un village plus au nord, soit Santa Rosa de Cabal qui a le chorizo le meilleur du pays, soit Manizales, une des trois capitales du café, mais je pense opter pour le chorizo.
Lundi 19 janvier 2015
Finalement j'ai fait une halte à Santa Rosa de Cabal ce midi pour le chorizo, et c'est vrai qu'il est très bon, rien à voir avec les précédents, ce sera dur maintenant d'en consommer. Comme il était tôt (11h30) j'ai décidé de continuer après le chorizo. Bien m'a pris de me nourrir car le reste de l'étape fut de la montée et quelques fois de la montée....
J'ai eu encore de la chance avec le climat, pluie toute la nuit saur Salento et même de temps en temps une très forte pluie, puis plus rien à 7h30/8h00 pour le départ, seulement une grosse humidité.
Vient ensuite le soleil après Pereira, même chaud pour la montée, et lorsque j'arrive à Manizales, le temps de trouver un hôtel et c'est la pluie. Qui a dit qu'il y a de la chance pour les crapules ?
J'ai trouvé une astuces pour faire baisser les prix des hôtels, ça marche surtout pour les bons hôtels. combien pour une nuit ? cash ou carte?   (merci Titi) et lorsqu'ils préfèrent le liquide tu peux baisser de dix euros. Un bon hôtel pour le prix d'un petit.
J'ai quitté ces jours ci les plantations de canne à sucre pour un paysage de plantations de caféiers, et cette région d'Antioquia est le premier département producteur (85%), et toutes les collines sont sur le café.
C'est aujourd'hui également la reprise des écoles, fini les vacances.
Demain visite d'une finga de production de café (enfin j'espère)
voilou, voilà hasta pronto !
Le Marcelou et Vinso
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COLOMBIE- Jeudi 15 janvier 2015-308ème étape

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Etape du jour:        PEREIRA (1411m)
Distance jour:              31 km
Déniv+jour:                  602 m
Distance totale:          30004 km
Déniv+total:                263621 m
T°sur vélo:                      28°C
Hola amigos !
Tout d'abord je reprends le blog vélo, j'en termine sur les extraits des dialogues "Charlie", sauf......
J'étais donc hier à Cartago, mais rendez-vous manqué avec mon compatriote Franck, nous avons tourné autour de la place principale tous les deux, mais pas à la même heure, nous ne nous sommes donc pas croisé. Par e-mail nous avons communiqué ce matin, il est arrivé hier à 15h30 et décide de prendre le bus ce matin. Il a du mal sur les côtes et comme il a un avion sur le Costa Rica le 25 février, il a peur de ne pas être à ce rendez-vous. Dommage !
Petite étape en kilomètres mais je n'ai fait que monter, enfin presque.
Pereira, "la perle de l'Otûn", est synonyme de commerce, de manufacture, d'élevage et d'agriculture. Lorsque l'on pénètre dans la ville, on voit ce dynamisme, des commerces de rues qui se tiennent les uns les autres, beaucoup de banques, et évidemment beaucoup de monde sur la place principale. Ces places très fortes en Amérique latine où chacun vient discuter, se reposer, se bécoter sur les bancs publics (tiens c'est pas mal ça, si on met une musique cela ferait une belle chanson), car ici on ne se cache pas, on montre son corps. Paradoxe avec cette présence à l'église (+ de 90%) et la liberté de son corps. Pereira s'affiche comme la ville de las piernas abiertas (des jambes ouvertes), il est vrai que la prostitution y est particulièrement répandue et que les sourires se complaisent sans mal....D'ailleurs à l'hôtel, j'ai pour la première fois fourniture de préservatifs sur la table de chevet.
La  cathédral de nuestra senora de la pobreza est une beauté avec ses 13 000 orceaux de bois qui soutiennent le dôme, les connaisseurs en charpente apprécieront. Elle fut construite en 1875, et des fouilles réalisées après le tremblement de terre de 1999 révélèrent que la cathédrale repose sur le site d'une église bien plus ancienne, datant de 1540.
Demain départ pour Salento et la vallée de Cocora où le spectacle de la nature est paraît il d'une beauté enivrante. Je vais monter jusqu'à 1900m d'altitude car le café se cultive à partir de 1100m et jusqu'à 1700m d'altitude. L'atmosphère doit être tempérée et humide (de 17°C à 24°C).
Mon rtt a permis de faire la vidéo des Galapagos (vidéo 2015) et de laver mon linge. Bref ! je suis près à goûter ce café et surtout de comprendre sa culture.
Hasta pronto !
Le Marcelou et Vincent
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Titre de paragraphe

Je mets ces commentaires qui circulent dans notre club de vélo, premièrement c'est assez surprenant ces e-mail avec un sujet autre que les rendez vous vélo, ça montre bien que le monde a été choqué par ce carnage, et notre ami Félicien qui a fuit la dictature de Franco, sait ce qu'est les extrêmes.
A toi aussi Felicien, je ne t'ai pas demandé la permission de publier, mais c'est trop fort, j'ai trop envie de faire partager les expressions de chacun, d'échanger. L'après Charlie ne peut venir que de notre communication, et surtout de notre volonté de réunir les différentes nationalités, origines et religions. Si nous n'acceptons pas ce partage il n'y aura pas d'après Charlie. Prenons l'exemple de ce garçon musulman qui a caché et sauvé des gens de religions différentes dans cette prise d'otage.

Un jour notre Ami xxxx a écrit ............." écrire après Marco,
c'est comme pédaler à coté de Jalabert "
Aujourd'hui, moi aussi je dis, écrire après Gilbert, c'est comme pédaler
à coté de Jaja...........
Sacré Gilbert !!!!!!!!!! Gilbert le silencieux, merci à toi de nous
faire ce petit cours d'Histoire, je vais en profiter pour l'envoyer à
une Amie pied noir qui m' inonde de Mails FN.........Bref, je te dis
Merci et te félicite.
Avec un peu de retard ( je ne pédale pas vite moi!!!!!!!!! ) je voudrais
répondre à notre Ami xxx, au sujet de toute cette montagne d'excuses
qu'il nous a adressées..
Mais NON xxx !!!!!!! ne nous présente pas des excuses, tu as écrit ce
que tu pensais.........c'est ça la liberté  d'expression , le contraire
serait  t' auto censurer........
Si chaque fois qu'un journaliste doit se poser la question de savoir si
son article vas plaire ou déplaire à Pierre Paul ou Jacques,la
démocratie, la liberté d'expression en serai fichue.
Tu  n'as pas a nous présenter des excusxes  puique tu t'exprimes en ton
NOM  propre et non  au NOM du PCC.
Celui qui veut te lire le fait et celui qui ne veut pas te lire met tes
écrits à la poubelle.
Personnellement  je les lis tous bien entendu je ne les approuve pas tous.
Je vois xxx que tu as une belle plume, écris , écris, ne t'occupe pas
du qu'en dira t-on.
LIBERTÉ  d' EXPRESSION,    Liberté Chérie.
Quelle chance que nous avons de vivre en France avec un régime
Républicain, qui de plus, a commencé à  relever la tête, je dirais même
le défi
Enfin nos Gouvernants, de droite comme de gauche ont compris, on
l'espère tous.............
Combattons ensemble tous les Fanatismes, tous le extrémistes, sous
quelle couleur qu'ils se présentent.........
Dictature ..........NON    MERCI  j'ai déjà donné !!!!!!!!!!!

Amitiés Cyclistes

felicien
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Titre de paragraphe


Gilbert je me permets de faire une copie de ton e-mail, c'est une réponse aux e-mail qui circulent dans le club, c'est intéressant de voir que l'expression s'est réveillée...
Je suis d'ailleurs heureux de te lire, toi le garçon réservé, silencieux.

Je voudrais intervenir pour montrer par mon expérience que la force
de la démocratie est de cibler les actions, de conquérir les cœurs et
c'est l'affaire de tous.

J'ai connu les bombes dans les bus, les cafés ,les dancings,les
mitraillages.J'avais 14-15 ans,19 à l'indépendance de l'Algérie,je me
suis interrogé, documenté,j'ai réfléchi.

Car malgré tout sur le terrain la guerre a été gagné grâce à des
colonels qui après la guerre d'Indochine on réfléchi comment réagir à
une guérilla. Certes il y eu des combats durs dans les Aurès et aux
frontières,des embuscades.

Mais  rien n'aurai été possible si on n'avait pas gagné la confiance
de la population, par des militaires qui ont fait la classe dans les
coins les plus reculés, ont joué au foot avec les gamins, ont ouvert des
centres sociaux (Toute ressemblance avec ...... ne serait que pure
coïncidence).
La bataille d'Alger elle même a été remportée en définitif par le
renseignement et l'infiltration du réseau terroriste.On appelait cela la
guerre psychologique. Bien sûr il y avait aussi des partisans de la
manière forte et de la torture,tout n'est pas blanc.

Mais la plus grande victoire a été de conquérir la confiance de la
population musulmane qui a permis 6 mois après la bataille d'Alger une
grande fraternisation dans toute l'Algérie qui n'avait rien à envier à
la journée de Dimanche; et l'appel au général De Gaulle.
Bon au final l'espoir a été déçu. Les politiques ont choisi la
facilité: démerdez vous!..Les tortionnaires sont passés Généraux, les
psychologues  Argout, Trinquet, Godard etc..ont quitté l'armée!...Je ne
voudrais pas que cette espoir sois de nouveau déçu.

Tout cela pour dire que la France a une expérience et un savoir faire
dans la situation que nous connaissons pour rétablir la sécurité. mais
ce sera d'autant plus facile si on retrouve la confiance de la
population dans les cités qui à tort ou à raison se sent stigmatisée
(souvent à raison pour ce qu'on lit sur internet: merci le FN). Il n'y a
pas d'autre solution que de rétablir la confiance mutuelle,pas d'amalgame.
Pourquoi est-ce à nous de faire particulièrement des efforts? Parce
que nos pères nous ont laissé en héritage la démocratie et c'est notre
devoir en leur honneur de défendre ces valeurs et de les faire partager,
face à une population soumises à des sentiments et des pressions
contradictoires.
Soutenons la très grande majorité des musulmans modéré car les extrêmes
se renforcent mutuellement.
Tout le monde y gagnera pour le vivre ensemble et on réussira à isoler
les intégristes et souvent les délinquants!...Oui c'est possible.

Un souhait encore, que nos médias recherche moins le sensationnel et un
peu plus le fond. Je viens de vérifier que rien dans le coran demande de
ne pas représenter Mahomet (seulement demandé récemment par une secte
salafiste). Alors pourquoi parler de blasphème quand il n'y en a même
pas,on attise des susceptibilités pour rien.

Encore un mot sur les religions!..Il serait temps que les autorités
religieuses reconnaissent clairement que leur Dieu est le même. Elles
ont toutes les trois pour fondement Abraham, c'est l'ange Gabriel qui
annonce la venue de Jésus et après quelques années dicte le coran à
Mahomet, le coran reconnaît Jésus comme un prophète etc...(de toute
façon si ce n'était pas le cas on vivrait dans des mondes parallèles).
Alors prier comme ci ou comme ça; il n y a qu'en seule prière celle du cœur.
Et puis il faudrait bien le soulager ce Dieu: contrôler qui va à la
mosquée le vendredi, le Shabbat le samedi, la messe le dimanche,qui
porte la kippa, le foulard ,la croix, qui mange casher ou hallal ou du
cochon. Simplifier tout ça et laisser lui un peu de temps pour s'occuper
de nous pauvres mécréants.

Je suis Charlie pour toutes les victimes et cette fillette utilisée
comme bombe humaine au Nigeria, le comble de l'ignominie barbare.

Gilbert
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COLOMBIE-Mardi13 et mercredi 14 janvier 2015-306 et 307ème étape

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Etape du jour:              TULUA (960m)                  CARTAGO (915m)
Distance jour:                  106 km                                  93 km
Déniv+jour:                      436 m                                    388 m
Distance totale:              29880 km                            29973 km
Déniv+total:                    262631 m                              263019 m
T°sur vélo:                        41°C                                        38°C
Hola amigos !
Dans ce pays en construction (ou reconstruction) les habitants des petits villages ont fuit les combats entre l'armée, les guérilléros et/ou les paramilitaires selon les circonstances. Enfants,femmes, hommes, vieillards qui ont tout abandonner dans la précipitation pour sauver leurs vies, accusés par les uns de soutenir les autres. La répression contre les populations locales fut souvent sanglante lorsqu'elles refusaient de collaborer. Pris entre deux feux, ils viennent nourrir les quartiers pauvres des grandes villes. On peut dater l'arrivée des nouveaux venus en fonction de leur maison: seulement des murs et un toit bâché, l'arrivée est récente. Si le toit est cimenté cela signifie qu'au moins un membre de la famille a trouvé du travail et permet la consolidation de la maison. L'étage supplémentaire est le signe de la réussite de l'intégration urbaine. C'est ainsi que progresse petit à petit des millions de Colombiens...
Environ cinq millions de Colombiens ont été victimes de déplacement entre 1996 et 2012, et environ 220 000 Colombiens perdirent la vie entre 1958 et 2013. (80% d'entre eux étaient des civils) 27 023 personnes ont été séquestrées entre 1970 et 2010, 25 000 ont disparu entre 1985 et 2012, et 10189 ont été amputées ou sont décédées à cause des mines anti-personnelles.
l'estrattodéfinit la classe sociale à laquelle appartient tout Colombien, comme une deuxième identité qui ne choque personne.
La population colombienne urbaine est divisée en six niveaux, du plus pauvre (estratto 1) au plus riche (estratto 6). L'élite roule en Mercedes et mène un train de vie coûteux pendant que les plus pauvres fouillent dans les poubelles dans l'espoir de trouver des matières recyclables. L'écart entre les deux estrattoest énorme.
La Colombie est un pays jeune: un quart de la population a moins de 15 ans, et 45% a moins de 25 ans.
La famille est ce qui compte le plus dans le coeur de chaque Colombien, on a beau vivre dans la même ville, on s'appelle ou on se voit tous les jours. (...mais j'en connais aussi en France...) on vit souvent avec les grands parents, surtout à la campagne, et les abueloss'occupent des petits enfants lorsque les parents travaillent loin.
Après cette page de culture du pays, place à l'histoire des deux dernières étapes.
Quittant Cali, ville de fête, me voici sur la route de la campagne avec des deux côtés de la route des champs de plantations de canne à sucre à perte de vue. L'itinéraire est assez plat, il fait très chaud et cela m'amène à soliloquer. Midi, une petite pause ensaladame paraît la bien venue, je m'arrête sur un petit restaurant de route, et je découvre qu'il y a déjà un vélo couché d'appuyer contre la murette du resto. Qui c'est y qu'est là ? Franck un Mayennais de 55 ans (il est jeune..) qui remonte sur le Costa Rica afin de prendre l'avion qui l'emmènera sur Los Angelès, puis après avoir gagné San Francisco à vélo, il s'envolera de nouveau sur l'Asie. Nous roulons ensemble jusqu'à Tulua et nous partagerons l'hôtel, le restaurant mais pas les bières, chacun les siennes...
Ce matin, j'ai quitté Franck qui roule plus lentement que moi et des distances plus courtes, mais en lui disant que je l'attendrai à Cartago. Il fait beaucoup moins chaud qu'hier, et j'arrive à Cartago à 12h30, que faire continuer jusqu'à Pereira ? oui, mais j'ai dis à Franck que je serai avec lui ce soir....Je vais tenir ma promesse et nous boirons les dernières bières d'étape ensemble. J'en profite pour faire le blog.
Le Colombien est aimable avec le voyageur, et il a une extrême joie de vivre. Il vit le présent. Il est fier, croyant, hédoniste, travailleur, généreux, joyeux et patriotique. Il est passionné et est toujours sur la bouteille à moitié pleine. Un bel exemple !
Voilou, voilà pour aujourd'hui, demain je rentre sur la route du café El Eje cafeterosur Manizales, Pereira, Filandia, Selento.
Hasta pronto !
Le Marcelou et Vinso
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COLOMBIE-Lundi 12 décembre 2015

Hola amigos !
Encore à Cali, je ne pars que demain matin, (normalement) après une rallonge de deux nuits, puis d'une autre.... Les rencontres font les sorties, et les sorties font la fatigue et de nouvelles rencontres qui font de nouvelles sorties......
Nous avons avec un jeune couple de Dijon et un jeune homme de Clermont Ferrand, pris la piste d'un jeu traditionnel colombien, le teja, sorte de pétanque hérité des temps préhispanique. Il porte le nom du disque métallique à lancer. Puis puisque la fête fait partie intégrante du mode de vie des Colombiens et Colombiennnes nous sommes allé dans un endroit réputé pour la danse de la salsa, camnla, valleneto qui fait danser les foules tard dans la nuit ou tôt le matin. Soirée de boisson, de bières et d'aguarelienteliqueur anisée locale.
La musique résonne dans toute la ville, ce sont des sacrés danseurs, danseuses ! mais ce matin le guayabolgueule de bois ont repousser le départ. Mais belle soirée !
Puis le départ a été de nouveau repoussé ce matin par une belle journée d'hier dimanche. Je suis rentré à 2h1/2 et il n'aurait pas été raisonnable de partir ce matin.
Journée chez Vincent le patron de l'houstal "le Tostaky" et Sarah. Au menu, jambon Serano, saucisson venant de France (que ça fait du bien !) puis un très beau vin chilien, puis un St Véran suivi d'un Auxey Duresse premier cru, puis d'un rhum Zacapa, et de bières...et même d'un petit Havana. Hammam, sauna, piscne le tout jusqu'au petit matin. Très belle journée, merci à Vincent et Sarah pour magnifique journée.
Si vous passez à Cali, n'hésitez pas , allez à cette belle adresse.Tostaky, Hostal, Café francés, Restaurante cafetostaky@Carrera 10 -1-76 San Antonio à CALI- Colombia Tel:(57-2)893 0651-            (57-2) 381 6492 (57-2)300 355 1650
www.tostakycali.com    et e-mail: cafetostaky@gmail.com  http://facebook.com/cafetostaky 
Demain sera le départ.
hasta pronto !
Le Marcelou et Vinso
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Marco je ne t'ai pas demandé la permission de mettre sur mon blog cette réponse que tu fais, mais tu résume tellement ma pensée que j'ai envie que d'autres personnes  partent sur ces réflexions, ne gâchons pas ce rassemblement d'un peuple que les étrangers ont admirés.
Merci Marco.


Je suis Charlie
(Réponse à xxx et xxx)

Bonjour xxxe et xxx,


Vos courriels ont retenu toute mon attention.


Je ne polémiquerais pas à propos du nombre d'arabes lors des Rassemblements Républicains de Toulouse de mercredi et samedi où j'étais également. Je refuse de participer à la libération de la parole raciste, islamiste et même antisémite, car j'aurais l'impression de gâcher les moments de fraternités de ce week-end. Et puis, s'en prendre aux arabes et musulmans, suite au drame de Charlie Hebdo, me semble aussi absurde que de tuer les cigognes comme moyen de contraception. Vouloir compter les gens des différentes communautés, c'est comme compter les adhérents des clubs de vélos du coin présents au Stadium de Toulouse lors d'un grand match, d'un côté, et ceux du PCC de l'autre. La France est une communauté indivisible ; C'est dans notre Constitution.


Ce que je retiens des Rassemblements Républicains de mercredi soir et d'hier à Toulouse, tout comme celui de Paris, aujourd'hui devant ma télé, c'est qu'ils ont donné lieu à des journées rares et historiques. Ils me donnent le sentiment d'appartenir à une grande nation qui a des valeurs universelles. En répondant présent à la grande communion laïque de ces Rassemblements Républicains, j'ai, ce soir, le sentiment d'avoir participé au destin de la France.


Ce que je retiens aussi, c'est que les Français ne veulent plus d'extrémistes de droite, de gauche ou religieux.


En effet, ce week-end, le FN a raté le train de l'Histoire. « L'appel historique » de Marine Le Pen à ne pas manifester à Paris a été entendu ; Le monde entier peut en témoigner. Aujourd'hui dans toute la France, 3 000 000 manifestants ont chanté La Marseillaise. A Beaucaire, où elle avait fuit, 1000 personnes ont crié « On est chez nous ». On sait donc que les ennemis de notre République Démocratique Laïque ne sont pas que chez les islamistes intégristes. Ils sont aussi au FN, et pas plus nombreux que ces derniers, ce qui est déjà trop. La Le Pen, qui se targuait d'être à la tête du 1er parti de France, doit faire aujourd'hui une crise de Zemmouroïdes. Quelque part, ça me rassure !


Nous le savions déjà, mais ces derniers jours nous ont confirmé qu'il n'y a jamais eu, qu'il n'y a pas, qu'il n'y aura jamais de religions sans intégrisme. Que, lorsque la Boutin, absente également, et ses abrutis de cathos intégristes de LMPT nous annonçaient un million de manifestants dans leurs cortèges, contre 300 000 pour la police, elle nous prenait pour des cons. En effet, les organisateurs de celui d'aujourd'hui nous annoncent 1 000 000 de manifestants et la police + de 3 000 000. Comme quoi aussi, le ministre de l'Intérieur embauche, maintenant, des policiers qui ont plus que le certificat d'étude, voir l'agrégation en mathématique.


Enfin, ce que je retiens aussi, c'est que tous les Ministres de l'Intérieur d'Europe étaient présents. J'espère voir là, enfin, le début d'un Grand Ministère de l'Intérieur pour l'Europe. Tous les Etats Européens ont un destin commun. Notre division ou indépendance ferait le jeu de ces fous de Dieu. Les 7,8 et 9 janvier 2015 auront été le Pearl Harbor de l'Europe attaquée par l'intégrisme islamiste. Le moment d'entrer en guerre, et de faire front commun contre ces barbares, est arrivé. 


Nos politiques clament dans tous les micros : « Il y aura un AVANT et un APRES 11 janvier». Ils peuvent compter sur nous, car, comme ne pourra plus dire l'équipe de Charlie Hebdo, on ne va pas se laisser abattre par cette boucherie.


Pensons donc ensemble à l'APRES 11 JANVIER et ne laissons pas ce soin aux politiques qui pensent à leurs intérêts particuliers avant l'intérêt général. Veillons tous ensembles à défendre nos valeurs Républicaines : l'Egalité, la Fraternité et surtout notre Liberté d'expression.


Car si cette dernière disparaissait, comment ferais-je pour envoyer au club ou sur le site de Marcelou, des commentaires provocateurs et caricaturaux sans risquer de passer devant le Conseil de Discipline du Bureau du PCC ?


Espérons que ce 11 janvier 2015 sera le Valmy des fascismes de tous poils, afin que nous puissions dire à nos petits-enfants : «J'y étais !»


En tous cas, le Sarkozy, lui, il y était. Il s'est même invité pour être sur la photo des chefs d'Etat. Je vous laisse en penser ce que vous voulez. Moi, je ne dirais pas de mal de ce salaud qui ne respecte rien et qui clive le peuple !


Voilà, xxx et xxx, ce que je voulais vous dire. «Je suis CHARLIE» moi aussi, même si ces horreurs m'ont bouleversé au point de me faire CHIALER.


Je vous souhaite une bonne semaine.


Marco

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COLOMBIE- Mardi 06 et mercredi 07 janvier 2015-304 et 305ème étape.


JE SUIS CHARLIE-JE SUIS CHARLIE-JE SUIS CHARLIE-JE SUIS CHARLIE-JE SUIS CHARLIE-JE SUIS CHARLIE-JE SUIS CHARLIE-JE SUIS CHARLIE-JE SUIS CHARLIE-

Incroyable, épouvantable, inacceptable, même loin du pays j'ai le dégoût de ce lâche attentat.


Etape du jour:              SANTANDER DE QUILLICHAO (1062m)            CALI (1000m)
Distance jour:                                    95 km                                                59 km
Déniv+jour:                                        1195 m                                                215 m
Distance totale:                                29715 km                                          29774 km
Déniv+total:                                      261980 m                                          262195 m
T°sur vélo:                                            34°C                                                  34°C
Hola amigos !
Je suis heureux, j'ai découvert aujourd'hui la Colombie rurale, pas celle des carnavals, afin que je me plonge dans la vie traditionnelle des habitants.
D'abord ça commence fort à l'heure du petit déjeuner, je suis parmi d'autres personnes de l'hôtel, puis un homme revient vers la table qu'il vient de quitter et me dis; alors, vous êtes Français ?
C'est une personne de la Touraine qui a un restaurant à Bogota, sur la place Bolivar, (le président y vient quelquefois manger). Nous discutons donc un petit moment, il est en vacances, et repart sur Bogota.
" je vous attends à mon restaurant" me dit il, rendez vous est pris !
Ensuite la journée a été merveilleuse, dans la vie rurale, pour la végétation tropicale, ses marchands de fruits au bord de la route, pour ce métissage de la population, pour la gentillesse des Colombiens, pour leurs sourires. Belle journée !
J'aurai pu aller jusqu'à la ville de Cali aujourd'hui, je me suis arrêté à 14h et je ne suis qu'à 30/35 km environ, mais je m'arrête sur cette petite ville de Santender de Quillichao, qui m'a l'air un peu folle, un peu désordonnée, mais pleine de vie. La Population dans la ville comme dans les villages précédents est à forte population de couleur de peau noire. La musique est sur chaque terrasse, la salsa (j'ai un ami qui ici ne redoublerait son année salsa), et la cumbia qui est ce que le rock est à l'Angleterre. En piste !
Mais je me suis souvent arrêté en cours de route, tantôt pour boire un verre sur une terrasse de café où il y avait pas mal de monde, tantôt pour manger une glace, tantôt pour grignoter quelque chose et pouvoir ainsi rentrer en contact avec la population.
Certaines zones de la route sont gardées avec les militaires en armes, et tous les ponts également avec abris de sacs de sable.
La Colombie est totalement différente de ses voisins d'Amérique Latine, peut être grâce à ce métissage à cette mosaîque de peuples qui est la plus diversifiée culturellement de ce continent. Elle m'a l'air, contrairement à ses voisins  de vivre beaucoup plus le présent que le passé. Bien sûr les sîtes archéologiques sont moins célèbres que leurs voisins inca, mais elle n'a pas uniquement hérité du nom de Christophe Colomb (qui n'y a jamais mis les pieds), il y a aussi des sîtes archéologiques, et aussi des villes qui ont des restes du passé colonial.
Sur la route d'aujourd'hui de nombreux volcans encore en activité étaient visibles autour de Popayan. Cette halte d'hier à Popayan m'a permis de voir cette ville qui l'une des plus spirituelles de Colombie. La semaine sainte est célébrée comme nulle part ailleurs, les cérémonies y sont les plus authentiques après Séville, à tel point que l'Unesco a inscrit cette tradition au patrimoine immatériel de l'humanité. Je n'y ai vu que la guerre des sacs de poudre blanche, de mousse et quelquefois d'eau pour la semaine de la nouvelle année.
Ce soir il faut que je me repose, car il parait qu'à Cali les femmes y seraient les plus belles du monde, parce que la salsa y fait office d'étendard. Ici à Santander, c'est déjà pas mal..........
Donc si vous le permettez, je vais aller me coucher, pour être en forme demain. Je suis doublement content de m'être arrêté tôt que j'ai pu prendre le temps d'écrire le blog. (qui ne passera que demain)
Mercredi
Triste réveil avec les infos venant de France.
L'étape se fait quand même avec le soleil, 34°C sur le vélo, et nous sommes le matin. Pour une fois, c'estplano. Des deux côté de la route des champs à perte de vue de canne à sucre, le climat y est tellement favorable qu'ils arrivent à faire deux récoltes par an. A partir de la canne à sucre, on fabrique el anêjo le rhum traditionnel que les Colombiens consomment à tout heure de la journée.
Les Colombiens t'abordent toujours sur le bord de la route, à travers la fenêtre ouverture de la voiture, à l'arrêt d'un feu rouge....de donte vienes ? todo eta bienet tout ça avec un large  sourire
que dios esté contigo là ils exagèrent car je suis assez chargé, s'il faut en plus mettre quelqu'un sur le porte bagages.
Je trouve avec pas mal de complication pour trouver l'hôtel de mon choix car Cali est la troisième ville de Colombie abritant 2 500 000 habitants. Le "Tostaky" tenu par un jeune Français dont le dernier logement fut à Toulouse. Sourire et gentillesse, dans le quartier historique de San Antonio. C'est un rendez vous de voyageurs de toutes nationnalités. Il y a homme qui a fait six fois le tour du monde à vélo, que je vais essayer de voir demain, il a 90 ans.
Cali ! tierra de lindas y hermosas mujeres, las calenâs son como las flores, que vestidas van de mil colores...comme je le disais plus haut, les Calenas ont la réputation d'être brunes avec de belles formes, et d'enchanter les hommes en dansant admirablement. Leur beauté légendaires, vient sans doute du métissage entre les esclaves noirs d'Afrique amenés en grand nombre pour travailler dans les plantations sucrières, les Indiens et les Espagnols. La population cosmopolite de Cali (troisième ville noire d'Amérique latine, après la Havane et Salvador de Bahia)est vraiment représentative du type latino. Cali est célèbre aussi pour la salsa. Malgré les apparences, Cali est une ville violente, dans laquelle il faut prendre ses précautions pour éviter des mésaventures.
J'ai rencontré depuis hier de nombreux cyclotouristes, le pays est vraiment un pays de vélo, et l'on a d'ailleurs pas de représentants dans le tour de France. Ce matin à un centrakor un groupe attendait le Jeannot colombien, car il s'est fait hué lorsqu'il est arrivé....
hasta pronto !
Le Marcelou et Vinso
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COLOMBIE- samedi 03 Janvier 2015 et dimanche 04 janvier- 303ème étape

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samedi 03 janvier 2015
Hola amigos !
Il fait froid ! 12°C, je n'ai plus l'habitude, en plus j'ai du mal à me réchauffer depuis hier car j'ai eu une longue descente, j'ai pris froid car j'ai mis le coupe vent un peu tard.
Aujourd'hui je suis allé faire réparer le Vinso qui avait cassé trois rayons et qui avait la roue arrière qui touchait, réparation faîte le gars n'a pas voulu que paie, j'ai essayé mais pas insisté non plus par politesse. La légendaire gentillesse des Colombiens sans doute. Il y a dans ce pays, le chaud et le froid. On m'annonce également de ne pas prendre une portion de route (env.une centaine de km) pour cause de risque de présence de pirates...il faudra trouver un bus.
Bien qu'affaiblie, la guérilla reste active dans de nombreuses zones rurales et commet de temps en temps des actions (attentats, enlèvement) dans les villes. Si nous ne sommes pas directement visé par les rebelles, mais cela pèse comme une épée de Damoclès au dessus de tout voyageur traversant une zone où la présence des guérilleros est réelle et connue. Il faudra se renseigner et prendre les précautions qui s'imposent.
Le carnaval se déroule avec une foule importante, il doit y avoir des congés, car tout le monde est dans la rue, et toujours ces jets de mousse.
La musique change également, elle toujours aussi présente dans les lieux privés ou publiques, mais le rythme est plus rapide, elle se rapproche de la musique du Brésil comme la salsa (à ma connaissance).
La population est également très diversifiée, blancs, Afro-Colombiens, métisses, Créoles, Indiens c'est une vrai mosaïque de peuples.
A tous les coins de rue, des petits marchands proposent des salades de fruits frais, des jus pressés, c'est un vrai plaisir pour les papilles. Je me demande souvent si j'arriverai à manger de nouveau des bananes de retour en France. Des fruits qui n'existent pas en Europe, lulo, guanabana ou tomate de arbôl côtoient le fruit de la passion, la mangue, la goyave. Un vrai délice, je vais recommencer à m'arrêter le long des route et déguster.
Je vous mets l'itinéraire prévu en Colombie, dont la durée sur son sol dépendra des visites, mais aussi des affaires à traiter; le remplacement de ma carte visa, il me faut une adresse pour la réception du courrier express que j'ai demandé à ma banque (pas gratuit), j'ai demandé l'autorisation au consulat de Medellin qui a exceptionnellement accepté. Puis il y a aussi le renouvellement du passeport qui commence à être plein, il me reste trois pages, mais il faut penser au futur visas qui prennent une page entière. Je vais donc demander à l'ambassade à Bogota s'il est possible de faire un passeport et de le réceptionner à l'ambassade du Panama. Le passeport est fait administrativement  à l'ambassade puis les papiers et photos sont envoyés en France et retour à l'ambassade d'origine. Le tout prends trois à quatre semaines. Ma demande sera que le passeport soit renvoyé à une autre ambassade, c'est pas grand chose, mais administrativement .......
L'arrêt à Medellin est peut être un peu tôt, mais c'est la seule ville qui a un consulat avant Carthagène, avant c'est Cali et c'est tôt et Bogota me semble également tôt. Nous allons gérerons.
voilou, voilà
hasta pronto !
Le Marcelou et Vinso

Etape du dimanche 04 janvier 2015
Etape du jour:            PASTO (2500m)
Distance jour                    87 km
Déniv+jour:                      2126m
Distance totale:              29620 km
Déniv+total:                    260785 m
T°sur vélo:                          14°C
Temps très humide sur les hauteurs, je reste sur 13et 14°C avec quelquefois du crachins qui refroidit le bonhomme.
La forme revient, j'avale plus facilement le dénivelé aujourd'hui que les jours précédents, les vacances ne sont pas bonnes à prendre.
Apparition des militaires aujourd'hui sur la route, des tronçons de route avec la présence des deux côtés de la chaussée de militaires en arme, puis sur la surveillance des ponts avec abris en sacs de sable. On sent vraiment que la région est encore chaude.
Sinon, toujours ces paysages en patchworks qui sont splendides.
L'arrivée sur la première grande ville (450000h) est très ambiance salsa, samba puisque la ville fête son carnaval Negras y Blancas (noirs et blancs) qui est l'événement le plus célébré de la cité.
Le volcan Galderas offre son flanc oriental face à la ville. En 1989 une éruption aura la mort de volcanologues qui étaient montés au sommet et descendus dans le cratère, et une petite éruption s'est produite et causa la mort de ces derniers.
Une belle rencontre aujourd'hui, je me fait klaxonné, puis la voiture s'arrête et j'aperçois la plaque 31, deux jeunes de Venerque et le Fauga qui sont partis d'Uruguay, puis le Perou, la Bolivie, l'Argentine et le Chili, puis remonte avec l'Equateur et la Colombie, ils pensent être sur le Mexique vers le mois de juillet/août. Nous nous sommes quitté en se disant qu'on boiraient la bière de l'étape ce soir, mais nous nous sommes pas retrouvé.....carnaval !
Ils m'ont confirmé la portion de Pasto à Popayan dangereuse, donc demain je regarderai s'il est possible d'avoir un bus.
Les habitants se maquillent le visage, en noir, rouge,bleu, vert...et les bombes de mousse marchent à fond ainsi que la projection de farine (ou de poudre blanche. Les jeunes attendent les voitures, les motos,......les vélos aux bords de la chaussée et arrosent copieusement ceux qui passent. J'ai eu le droit au pot de couleur rouge, et bien sûr à la mousse. Mais moi, je n'ai pas beaucoup de change, je fais donc des détours aux endroits chauds, et avec un peu de chance....
Je vais essayer d'envoyer le bloc ce soir, mais c'est pas très bon, hier échec et aujourd'hui également beaucoup de coupures.
hasta pronto !
Le Marcelou et Vinso
Lundi 04 janvier 2015
J'ai donc pris le bus ce matin pour éviter cette partie de route sensible au piratage. Je demande la route pour le terminal de bus à l'hôtel, et la dame m'indique le chemin mais me dit que traverser cet itinéraire n'est pas prudent avec le vélo....et je fais comment moi ? finalement tout s'est bien passé.
L'arrivée au terminal par contre pose un problème, il est en hauteur et il y a des belles marches, avec le Vinso et la BoB....Je fais le tour et emprunte le chemin des bus, je me fais arrêter par la gardienne qui ne veux pas m'ouvrir la porte, mais après mes explications et mes pleurs, elle m'ouvre, me voici donc dans l'enceinte. Je ne passe pas inaperçu dans le hall des voyageurs avec le convoi. Je me prends une compagnie de bus, 9h30 ? parfait il est 9h10. Possible avec la bicyclette ? oui, mais pas à 9h30 celui de 11h30. eh, bien je vais attendre....
11H30 le bus arrive, et le chauffeur me dit qu'il ne peut pas prendre le vélo et la BoB, trop grand. Je lui explique qu'ils peuvent se séparer, oui mais ça fait beaucoup de bagages...après discussion je l'aide à mettre tout ça dans la soute. Merci chauffeur !
De ma fenêtre le paysage est montagneux, j'aurai souffert avec le Vinso, 250 kilomètres de montées et descentes, mais toujours ces magnifiques prairies aux couleurs différentes.
Il fait beau et les gens tirent les rideaux du bus, et comme le chauffeur est isolé du reste du bus, je ne vois du tout la route et je ne sais pas où l'on est lorsque le bus s'arrête, interdiction de s'endormir, restons en alerte. Finalement les 250 km se font en six heures trente, ouf ! arrivé avant le nuit et avoir le temps de chercher une chambre pour cette nuit. Trouvé, sur le route de Cali, la direction pour demain.
Ici, il y a aussi projection de poudre blanche, mousse, tous le monde est blanc, même les noirs. Pour l'hôtel et pour me restaurer, j'ai longé les murs.. Certaines villes profitent de faire un carnaval, dont celui de Pasto qui est renommé, mais la fête est dans tout le pays jusqu'au 6 janvier.
Je vais essayer d'envoyer le bloc après les deux derniers échecs, jusqu'ici le wi-fi, c'est pas terrible.
Hasto pronto !
Le Marcelou et Vinso
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COLOMBIE- 02 janvier 2015-302ème étape

Cliquez pour agrandir l'imageEtape du jour:        IPIALES (2898m)
Distance jour:          53 km
Déniv+jour:              830 m
Distance totale:      29533 km
Déniv+total:            258659 m
T°sur vélo:                  14°C
Hola amigos !
Je devais dormir côté Equateur et ne passer la frontière que demain, finalement 12h à la frontière je suis passé.....
Cela commence par un queue de voitures sur trois files sur environ trois kilomètres, puis tu arrive à une grande place ornée de bâtiments, des commerces hors taxes, des voitures qui passent un peu partout, "le  pas de la case"...
Je me restaure auprès d'un resto de rue, saucisses et  frites ainsi que quelques tomates et oignons, je prends mon temps.
Puis je me dirige sur les bâtiments officiels de passage de frontière. Un queue énorme pour le passage en Colombie, il y a au moins un millier de personne incroyable ! ça grouille de partout. Je fais la première queue, celle qui consiste à rentrer dans les futures files du tamponnage. Je ne vois pas le guichet de l'Equateur pour mon tampon de sortie, ils sont d'habitude côte-côte, je tente quand même le visa entrée colombien. Evidemment après deux heures d'attente le fonctionnaire me dit qu'il n'y a pas l'exit Equateur et qu'il ne peut m'offrir le tampon entrée de chez lui. Mais où est l'administration de l'Equateur ? après renseignements, évidemment je la découvre contre un magasin de produits détaxés. Je n'avais pas vu !!! Je reprends une file d'attente.....puis j'ai mon exit sur mon passeport, retour à l'immigration colombienne, je demande au fonctionnaire de ne pas refaire les files d'attente, il accepte et j'ai enfin mon tampon d'entrée. Pendant tout ce temps, évidemment le vélo était sur le trottoir avec toutes mes affaires dessus, et je me dis que finalement la Colombie est plus sûre que Arles...
Il fait frais aujourd'hui 14°C par rapport aux jours précédents, ce qui ne m'empêche pas d'arriver à la première ville distante de deux kilomètres de la frontière dans une ambiance chaude. C'est le
carnaval !!! des projections de bombes à mousse partent de partout, les voitures et occupants sont plein de mousse, je suis passé à côté, ouf !
Ce n'est évidemment pas l'idéal pour se faire une idée de la population en vie courante, mais ça montre aussi la façon de divertir des Sud Américains, la musique est bien présente et semble beaucoup entraînante.
Je trouve une banque pour la monnaie locale (1 euro=2900 pesos), puis je me trouve un hôtel.
Je vais rester deux jours à Ipiales, car j'ai cassé des rayons et la roue est sacrément voilée, ça frotte dur, et je n'ai pas besoin de ça dans les pentes. Par contre il faut que je trouve un commerce qui veut bien faire les réparations pendant le carnaval....avec l'aide de l'hôtelier, j'ai trouvé. J'en profite également pour faire laver mes affaires, car les étapes précédentes ont fait suer le bonhomme.
Je vous mets la carte du point gouv. sur la Colombie. Si t'écoute le site des affaires étrangères, tu n'y rentre pas.
Voilou, voilà le premier jour en Colombie, je me ferai un aperçu beaucoup plus fiable après le carnaval, mais la prochaine étape est la ville de Pasto et savez vous ce qu'il y a là bas...un carnaval qui dure une semaine.
Je vous embrasse, c'est encore la nouvelle année.
Le Marcelou et Vinso
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