PATAGONIE

TERRE DE FEU ARGENTINE-lundi 15 décembre 2014

Cliquez pour agrandir l'imageHola amigos !
Aujourd'hui lundi, dernière soirée à Ushuaia, et sur une adresse de Pascal et Valérie que j'avais rencontré à Torres del Paine puis ensuite à Punta Arenas et l'île de Magdalena, je vais me faire un Cordero (agneau grillé) au restaurant Casiminio Guida. Il est 18 heures, dans trois heures, festin !
Donc, demain je regagne Quito par avion en faisant une escale de six heures à Buenos Aires. J'ai trouvé une boîte à chaussure pour mettre Vinso, quelques paquets dans la boît pour atteindre les 23 kilos (ce sera ça de moins dans les sacs) préparé également la BOB, en essayant de bien protéger le matériel afin qu'il ne souffre pas trop dans les manipulations d'aéroports.
Je vais regagner la casa de ciclistasde Tumbaco, là où j'ai passé mes premiers jours sur le sol Américain et démarrer mon périple Amérique Latine. J'y serai mercredi, remontage de Vinso et j'espère que Santiago qui monte et répare des vélos pourra me mettre Vinso en état. (changement des câbles de frein, dérailleur, patins, et sans doute la cassette...) Mais ce sont les fêtes de fin d'année, aura-t-il le temps ?
Pendant ce temps je serai aux îles Galapagos ! J'ai enfin trouvé une place d'avion. J'y serai du 19 décembre au 26 décembre. Huit jours sur ces îles, avec noêl au balcon. Ce séjour va me crever mon budget, mais on n'a qu'une vie, et passer si près...et puis ce sera mon noêl.
J'ai reçu aujourd'hui également l'autorisation du consul honoraire à Cali (Colombie) pour réceptionner ma nouvelle carte bleue, il faut maintenant voir avec la banque si elle veut le faire...
J'ai également reçu un e-mail avec l'adresse de Luis Fernando, mon Colombien rencontré en Chine et qui a enseigné à l'université du Mirail à Toulouse. Il m'attends avec son copain restaurateur.
Vous voyez que je n'ai pas le temps de m'ennuyer, entre la logistique et les visites, la journée est pleine, c'est pour cela que ce soir, un bon repas arrosé pour fêter la fin del mundo.
Je vous quitte en espérant vous avoir sur les îles, mais ne sachant pas comment est le wi-fi là bas, je vous souhaite à toutes et tous de passer de bonnes fêtes de fin d'année, et je vous embrasse.
que descanse !
Le Marcelou et Vinso.

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PATAGONIE ARGENTINE-10 et 11 décembre 2014-297 et 298ème étape

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  COMMUNIQUE

                                                                Le 11 décembre 2014 à 17h34 de l'après midi,
                            la ville la " Mas austral del mundo ", Ushuaia voyait arriver un individu de nationalité française,
                            d'âge indéterminé, pesant dans les soixante dix kilos, portant une barbe, sentant fort le mouton
                            ayant couché chez des esqueleros et voyageant sur une bicyclette qu'il appel Vinso (drôle d'idée)
                            traînant une remorque BoB.
                            Il dit s'appeler le Marcelou, avoir quitté la ville de Quito -Equateur- le 25 avril 2014 et traverser le
                            continent Sud Américain " del midead del mundo " jusqu'à " el fin del mundo " soit 9406 km et 96828 de déniv+
                            dont 628 km de piste, et traverser cinq pays en franchissant 13 cols de plus de 4000m d'altitude.
                            Sa route a suivie la " Cordillera " qu'il a traversé cinq fois.

                                                                                                                                            Fin du communiqué: Ushuaia le 11 décembre 2014

Etape du jour:            TOLHUIN (27m)                      USHUAIA (57m)
Distance jour:                  116 km                                    108 km
Déniv+jour:                      761 m                                      1170 m
Distance totale:              29149 km                              29257 km
Déniv+total:                    252686 m                              253856 m
T°sur vélo:                          13°C                                        11°C

Buenas tardes, queridos amigos !
Qui n'a jamais rêver de fouler cette terre mythique à tout voyageur ? Car au delà de l'archipel de la terre de feu, la plus grande des îles d'Amérique du Sud, il n'y a que l'Antarctique.
Steppes, lacs et forêts ont été mes paysages, jusqu'au bout, où vient finir la Cordillère des Andes. Ce que je garde c'est ce mélange de montagne et de mer, tel sur cet fin del mundo, où les neiges éternelles viennent se refléter dans les eaux du port d'Ushuaia.
Ushuaia se targue d'être la ville la plus australe du monde. En réalité il y a Puerto William plus au sud, au Chili. Mais ce gros bourg n'est pas une ville proprement parler.
Ushuaia "baie pénétrant vers l'ouest" en langage Yaghan, avec ses toits de tôle ondulée et ses murs peints de différentes couleurs est semblable à beaucoup d'autres villes australes, mais Ushuaia fascine toujours !
L'origine de "terre de feu" viendrait de Magellan, car les îles se présentèrent à lui toutes illuminées par les feux des indigènes qui y vivaient: les Alakaluf partaient plusieurs semaines d'affilée sur la mer et allumaient des feux dans leurs barques en permanence pour se maintenir au chaud.
J'ai croisé d'autres cyclo-randonneurs qui partaient d'Ushuaia pour remonter jusqu'à San Carlos de Bariloche pour un Basque (Eduardo), Anchorage pour un Allemand, Lima pour un Anglais et un tour du monde en remontant pour un Breton. Cela me plonge dix mois en arrière, cela me semble loin, cela me semble une éternité. Je pourrai presque dire "mais comment peuvent ils ?".
Je viens quand même d'effectuer un sacré parcours, n'évitant pas un tracé difficile, laissant la place aux seuls paysages et merveilles de ce monde. Tant pis pour le dénivelé, le froid et l'inconfort, place à la découverte et aux rencontres. J'ose dire sans aucune modestie que je suis fier de moi (et de Vinso) et j''ai d'ailleurs eu ma petite minute émotion avec les yeux mouillés (par la pluie...) et des larmes ont coulées sur mes joues que le vent sait garder au frais.
Mais ce n'est qu'une étape ! le tour n'est pas terminé, même si c'est  un sacré bout de fait quand même.
Maintenant il va falloir retravailler sur l'itinéraire du nord, Colombie,Amérique Centrale, Cuba, Amérique du Nord.... Et retrouver un peu de chaleur me fera du bien aussi.
J'espère vous avoir fait vivre un beau voyage, mais le plus beau est le suivant, c'est demain....
C'est sous la pluie que je vais chercher à me restaurer, la visite sera pour demain.
Je viens de regarder le site de mon ami motard Américain du Pérou, il est à Ushuaia (avant hier sur son blog) je lui envoie un e-mail pour que l'on se retrouve autour d'une (peut être deux) bière.
Buenas noches !
Le Marcelou et le fameux Vinso.


                                                             
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PATAGONIE CHILIENNE et ARGENTINE- 08 et 09 décembre 2014-295 et 296ème étape

Cliquez pour agrandir l'imageEtape du jour:      SAN SEBASTIAN (25)          RIO GRANDE (peu bord de l'atlantique)
Distance jour:              145 km de piste                  101 dont 16 de piste
Déniv+jour:                  932 m                                  231m
Distance totale:          28932 km                            29033 km
Déniv+total:                251694 m                            251915 m
T°sur vélo:                    13°/16°C                                14°C
Hola amigos !
La fin de la ruta del mundo n'a jamais été si proche, 220 km. soit jeudi si le vent le permet sinon vers dimanche.
Depuis Porvenir 145 km de piste en longeant une baie du détroit de Magellan, au milieu d'une steppe avec vaches, moutons, hannaguo, lièvres. J'ai encore pensé sur cette piste à mon Ouzbeck qui m'a réparé le Vinso. Il faut vraiment que je lance un avis de recherche..Sinon que nadaentre les deux points, il ne faut pas être en panne.
Le vent était faible jusqu'à 14/15 heures puis d'un seul coup, plus rien ! que c'est agréable. IL est revenu vers les 19 heures.
Ce matin, je me réveille à 5h30 et je constate qu'il n'y a plus de vent, faut partir ! préparation de Vinso et départ au petit matin sur une piste affreuse, faire pire devient difficile.
Après le passage de la frontière Argentine l'asphalte, que cela fait du bien, plus de crainte de descente d'organe, possibilité de manger des petits pois ce soir, le plaisir retrouvé.
Je longe l'Atlantique sur plusieurs kilomètres, cela faisait longtemps que je l'avais vu, presqu'à la maison....
Arrêt à midi, il y a une petite ville, et comme le vent se lève et que je commence à recevoir des gouttes, je pense faire un arrêt jusqu'à demain matin.
Je profite de ce maigre temps que j'ai aujourd'hui pour lancer un appel aux dons. Profitons de ces fêtes de fin d'année où l'on cherche le bonheur d'être entre amis et famille, pour penser à ceux qui ont moins de chance que nous, qui sommes en bonne santé ou qui n'avons pas cette chance d'avoir des enfants touchés comme c'est le cas des enfants de Bousquairol. Alors, oui je vous demande , vous qui me suivez, certains depuis ma traversée du Canada, faîtes un don. Pas riche ? peu importe faîtes un petit don, 10 euros, mais c'est le nombres de donneurs qui font les grosses sommes. Allez ! je compte sur vous.
Normalement, départ demain matin la météo n'est pas trop mauvaise sur le vent et ses rafales.
Allez je vous embrasse et je compte sur vous.
Le Marcelou et Vinso
       
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PANTAGONIE CHILIENNE-Dimanche 07 décembre 2014

Cliquez pour agrandir l'imageHola amigos !
La traversée du détroit de Magellan s'est fait en 2h30 et j'ai put mettre le pied sur la terra del Fuego, Cela fait tout drôle, car ça signifie que la fin de ce périple Sud Amérique touche à sa fin (si le vent le veut), car samedi les rafales étaient à 120/130 km/h.
J'ai donc pris une chambre pour une nuit, pensant partir au matin, mais lorsque vous êtes dans un endroit agréable, d'une décoration de bon goût avec des gens merveilleux , et bien j'ai pris un autre jour de farniente. J'ai trouvé l'excuse que le vent était encore un peu fort....
Si un jour vous passez à Porvenir, capitale chilienne de la terre de feu, arrêtez vous chez Enrique et Cecilia à L'hosteria YENDEGAIA house, 702 calle Croacia -tel 56 61 581 919-www.hosteriayendegaia.com
et e-mail: info@hosteriayendegaia.com on s'y sent merveilleusement bien. Enrique est un photographe connu pour ses livres sur la Patagonie et la terre de feu et ses livres tout aussi fameux sur les  oiseaux et les pingouins, faune et flore de la Patagonie. Un intérieur riche en décoration. Arrêtez vous !
Mais même si l'on se sent bien, il faut partir un jour et ce sera demain matin. J'ai fait le plein de vivres et d'eau car piste (150) jusqu'à San Sebastian le passage de la frontière argentine et 80 kilomètres plus loin (asphalte) Rio Grande où je pourrai me ravitailler de nouveau pour les 200 derniers kilomètres.
J'ai commencé à travailler sur l'après et je pense que cela va être vers le 20 décembre retour à Quito par Buenos Aires et je vais essayer d'être sur les Gallapagos le 24 décembre 2014 jusqu'au
02 janvier 2015. Si j'arrive à concilier les dates ce sera pas mal, peut être un peu onéreux mais on n'a qu'une vie, et ce sera noêl !.
Et attention pour 2015,  amis Colombien préparez vous, j'arrive....
Je vous quitte car ce soir ce sera fruits de mer avec un couple de Français de la région de Tours, toujours des rencontres agréables.
En parlant de rencontres, je viens de recevoir un mail d'un couple du Lot que j'avais croisé. Si tu me lis Jean Noêl G. ils sont de Pomarêde.  Ils connaissent bien sûr Mongesty et le Lherm. Le monde est petit.
Je vous embrasse TOUTES et tous.
Le Marcelou et Vinso
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PANTAGONIE CHILIENNE-02 et 03 décembre 2014- 293ème et 294ème étape

Cliquez pour agrandir l'imageEtape du jour:          VILLA TEHUELCHES (260m)        PUNTA ARENAS (20m)
Etape du jour:                      158 km                                          105 km
Déniv+jour:                          795 m                                          550 m
Distance totale:                  28682 (avec les 22 d'hier)        28787 km
Déniv+total:                        250212 m                                    250762 m
T°sur vélo:                          15°/22°C                                        13°C (pluie)               
Hola amigos ! estoy en la ruta del fin del mundo.
Premier décembre, belle date pour un départ sur la ruta del fin del mundo. Faux départ, après 11 kilomètres retour à l'hostal. La cause ? rafales de vent à 103 et 108 km/h, tu ne contrôle plus Vinso, le vent (de côté) te pousse et tu risque soit la chute, soit être propulsé sur un véhicule. La vie est trop précieuse, arrêt !
02 décembre: nouveau départ, c'est le bon !
L'ami vent est toujours là, mais beaucoup moins violent, il est à plus de 50 voir 70 sur les derniers 40 kilomètres mais s'il est de côté (W) il est assez souvent (dans les 110 premiers km) légèrement favorable, la température est bonne c'est tout bon et Vinso est heureux de se dégourdir enfin les jambes. Les derniers quarante kilomètres sont par contre beaucoup plus durs, le vent s'est levé et c'est une lutte permanente avec lui. Il me suit, il me nargue tout le long de la route, non pas en sifflotant, mais en rugissant. J'en ai mal aux bras de tenir le guidon. Je me couche le plus possible sur Vinso mais dans cette position tu ne vois que l'asphalte et plus le paysage,  il ne te reste plus qu'un défi, le charme est perdu. Tu me diras que le paysage est le même pendant tout le trajet, steppe, steppe, steppes  et troncs d'arbres morts, brûlés par le  vent, ils n'ont plus de feuille, cela me rappelle le nord de Newfoundland and Labrador (Terre Neuve et Labrador) même paysage. Nature hostile à l'homme.
La nuit est bonne mais pluvieuse, cela n'empêche pas qu'elle a quand même été réparatrice. Je me réveille donc de bonne heure et il va falloir partir sous cette pluie, sinon tu reste là, au milieu de nulle part. Allez ! Punta Arenas n'est qu'à 100 kilomètres. L'ami vent n'est pas au rendez vous, profitons en.
Il pleut jusqu'à 10/11 heures et j'arrive assez tôt sur la capitale de la région de Magellan et de l'Antarctique chilien, un petit casse-croûte, un coca à l'entrée de la ville (car avant que nada) et direction el centro de Punta Arenas.
On voit de suite que cette ville a une histoire, et sans doute une histoire riche, à la vue de certains bâtiments, maisons. C'est une ville de 130000 habitants.
Située à l'extrême sud de la Patagonie chilienne elle évoque la découverte du détroit de Magellan. Si sa période riche a perdu avec la construction du canal de Panama, son économie repose aujourd'hui sur l'exploitation des hydrocarbures, en 1945 on découvre du pétrole en Terre de Feu et la ville en devient alors le centre d'administratif et résidentiel de cette nouvelle industrie, l'élevage ovin la pêche et le tourisme qui est aussi une de ses activités principales. Quelques navires traversent encore le détroit long de 583 kilomètres et dont la largeur va de 3m à plus de 40m passage qui a conduit dans le passé à beaucoup de naufrages, mais moins qu'en passant le cap Horn.
La ville a d'abord été une base militaire, ainsi qu'une enclave où furent envoyés les prisonniers de droit commun ce qui ralentit son développement jusqu'à la fin des années 1875/1885. Un gouverneur fit venir des îles Malouines 300 moutons pour initier l'élevage ovins. Les pionniers de l'élevage (un tiers des habitants est d'origine Croate) et les futures grandes fortunes de la ville donnent la base du développement de la ville.(places,cimetières,théâtre, opéra et palais des grandes familles....)
Aujourd'hui c'est la visite de la Pingûnera isla Magdalena réserve naturelle sur le détroit de Magellan à environ 35 km de Punta Arenas. L'île d'une superficie de 85 ha abrite une colonie de pingouins de Magellan, un peu plus de 60000 couples soit près de 130000 individus, ainsi que des cormorans. Jadis, les indigènes, puis les premiers colons y débarquèrent pour s'approvisionner notamment en  nourriture.
Voilou, voilà les dernières journées avant le passage sur l'Isla Grande de Terra Fuego. Ushuaia n'est qu'à une semaine, mais c'est le vent qui va décider, le départ pour samedi pour prendre le bateau afin de traverser le canal jusqu'à Porvenir (2h30) est pour normalement le départ pour  dimanche, la météo  s'annonce pas terrible pour le vent......
Que descanse !
Le Marcelou et Vinso


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PATAGONIE CHILIENNE-Dimanche 30 novembre 2014

Hola amigos !
Beau souvenir de ces cinq jours et quatre nuits dans le parque nacional Torre del Paineavec ses glaciers majestueux, ses lacs scintillants et ses pics de granit.
Quatre jours pour aller au devant des trois cuernos(cornes) dont  la plus haute est à 2600 m, les trois torres(tours) dont la plus haute est à 2850 m et le sommet le plus haut du massif est le Paine Grandeà 3050m. Pas be haute altitude pour pouvoir admirer ces glaciers, dont le galcier Grey qui s'avance sur le lac de Hielo où parfois des immenses blocs de glace se détachent et vont flotter sur les eaux du  lac.
Un parc bien desservi en refuges et terrains de camping  pour des marches d'une journée ou des treks de plusieurs jours.
Le développement touristique de la région de Magallanes repose en partie sur le parque nacional de Torre del Paine, car c'est l'une des destinations les plus prisées des étrangers qui visitent le pays. (88834 visiteurs étrangers sur un total de 145148 entrées en 2011)
D'une superficie de 227298 ha il est déclaré depuis 1978, réserve biosphère par l'Unesco. Painevient du langage des indiens Tehuelche signifiant "bleu", sans doute pour la couleur de ses lacs, des glaciers et du ciel.
Faire le West le trek le plus fameux et le plus populaire, il consiste à faire la vallée qui mène aux pieds des Torres, puis la vallée del Frances et enfin à longer la lac Grey vers le glacier. Les randonneurs ayant le même parcours sur les trois ou quatre jours se retrouvent dans les différents refuges et des rencontres amicales se forment. Mes compagnerosde ces derniers jours ont été un sympathique et  jeune couple (voyage de noces) dentistes à Nantes., lui coureur de marathon, et ancien tri-athlète, puis une sympathique et dynamique famille ( parents et deux enfants) du sud de la France qui vit à Sanghaï depuis dix sept ans et qui est en train de faire un voyage d'une année à travers le monde. De bien belles rencontres. Sur le parcours les premiers qui descendent croisent les derniers, puis les premiers aux refuges regardent en buvant une bière les derniers arrivants. Croisant un bon nombre de randonneurs, nous pouvons nous croire sur les sentiers des Pyrénées avec le nombre de "hola" dit dans la journée.
Un temps assez variable pendant ces quatre jours, soleil, grêle (neige ?), petites averses et l'ami vent.
Retour hier soir à Puerto Natales afin de donner le linge à laver, puis à préparer Vinso pour la dernière quinzaine en Patagonie. La météo n'est pas fameuse dont des rafales de vent à plus de 100 km/h. Vivement le soleil et un peu de chaleur, mais avant il faudra affronter la terre de feu !
Je vous embrasse toutes et tous.
Que descanse amigos !
Le Marcelou et Vinso
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PATAGONIE-ARGENTINE dimanche 23 novembre 2014

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Hola amigos !
Juste un petit mot vite fait pendant que je peux envoyer les news.
Hier avec un temps assez bon dans la journée, poussées de vent en milieu d'après midi et grosses poussées en fin d'après midi, je suis passé en Argentine pour aller auparque national Los Glaciares.
Ce parc national, le plus étendu du pays est impressionnant, 726 900 ha parsemés d'immense glaciers, descendant des sommets d'Argentine et Chili. Le plus célèbre étant le Perito Moreno.
Ce parc est admirablement aménagé et une passerelle de quatre kilomètres de long nous permet d'admirer le mastodonte de tous les points de vue.
Le Perito Moreno est le seul glacier au monde qui avance, il fait partie d'un gigantesque bloc de glace dénommé Helo Continental Patagonico, l'une des réserve d'eau potable les plus importante au monde, et le plus grand continent blanc après l'antarctique. Il alimente 47 grands glaciers et 200 autres de moyenne importance. Son front mesure 5 km et s'élève à 70 mètres. Sa superficie est de 250 km/2, c'est-à-dire plus vaste que celle de Buenos Aires.
Le glacier avance régulièrement de deux à trois mètres par jour, puis s'écroule en respectant un cycle de deux à quatre ans formant ainsi des iceberg qui flottent sur le lac. Il coupe le bras du lac, et l'esu ne peut s'écouler et lui ne cessant de s'agrandir.
Au bout de quelques temps, les eaux montent et se trouvent jusqu'à 25 mètres de leur niveau habituel, elles exercent une pression d'une puissance phénomènale, érodant la façade et creusant une sorte de tunnel de glace. Lorsque le bouchon éclate, l'eau accumulée s'écoule dans la brèche ouverte. Les derniers écroulement ont eu lieu en 2006 et 2008. Il se produit néanmoins continuellement des craquements par l'extension du glacier, ce qui donne un mini-effondrement avec des blocs qui tombent dans les eaux du lac. Les couleurs du glacier changent d'intensité en fonction de la lumière. Sous le soleil le glacier affiche une magnifique couleur bleu saphir. Inoubliable !
C'est en plus très rare de voir un glacier des si près et à basse altitude, dans un paysage boisé. Il faudrait monter à plus de 3000m dans l'hémisphère nord pour voir un glacier.
Plus étendu que la ville de Buenos Aires, le glacier Upsala est à la différence du Perito Moreno il recule. Il fait partie des plus grands glacier de l'hémisphère sud. Le lac fait plus de 1000m de profondeur à cet endroit et le front de glacier de 70m et ne représenterait qu'un huitième, la partie sous l'eau serait de 490 mètres.
Voilou, voilà une autre merveille que la nature nous offre, et n'oublions pas que ce n'est qu'un prêt de nos enfants....
Ce matin, du lit j'entends rugir l'ami vent, ça promet....pourvu que je ne reste pas courbé par la présence continuel de celui ci, comme les arbres et les piquets de clôture.
Je vous embrasse TOUTES et tous.
Le MArcelou et le Vinso (au garage)
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PATAGONIE CHILIENNE-REGION DES MAGALLANES-22 novembre 2014

Cliquez pour agrandir l'imageHola amigos !
Les journées de RTT permettent de prendre le temps de découvrir un peu plus la ville ou la région que l'on traverse et de prendre un peu plus de temps pour essayer de vous transmettre en détail les infos recueillies ainsi que quelques anecdotes qui viennent agrémenter (je l'espère) la page culture dont vous avez droit.
La région de Magellan et de l'Antarctique occupe l'extrême sud du territoire chilien continental auquel s'ajoute l'Antarctique. C'est la région chilienne la plus étendue, et abrite 160000 habitants (2011) pour 1 382 033 km/2 dont 1 250 257 pour la partie Antarctique. Avec le détroit de Magellan la région a une situation unique qui s'ouvre sur les deux océans, Atlantique et Pacifique. La cordillère des Andes descend jusqu'au 52°sud puis prend le nom de cordillère de Darwin en Terre de Feu. Le point culminant étant le volcan Murallon (3600m) et Mtt Paine à 3050m.
Une grande partie de la région est recouvert par un "champ de glace" qui s'étend sur plus de 300 kilomètres du nord au sud, puis des zones de steppes à végétations courtes, idéales pour l'élevage des moutons tout autour de Puerto Natales et Punta Arenas et la terre de feu. Un climat de steppe, froid, et d'un niveau de précipitation de 425 mm, des vents froids surtout au printemps et en été sur cette zone est. Les températures moyennes sont de 11°C en été, elle est pourtant la zone de peuplement privilégiée de la région où une durée d'ensoleillement est particulière (jusqu'à 18 heures en été). IL peut faire jour à minuit sur Ushuaia. ( Le climat est plus clément sur le parc de Torres del Paine où les températures peuvent atteindre 25°C en été).
L'activité économique de la région repose sur le secteur minier (pétrole, gaz et charbon), l'élevage (ovins, bovins et camélidés), le poisson et les fruits de mer (merlu austral, crabe géant), l'exploitation forestière, les services maritimes et le tourisme (Punta Arenas, Puerto Natales, le parc de Torres del Paine).
Puerto Natales (environ 20000 habitants) est située entre le golfe Almirante Montt et la baie d'Ultima Esperanza au bord du canal Senoret.
Point de départ idéal pour le parc de Torres del Paine et les canaux patagons. Incontournable, pour tous les touristes qui visitent la région, elle est devenue le principal pôle d'attraction de tout le sud patagonique chilien, (l'équivalent de El Calafate en Argentine) , la Mecque du tourisme international dans le pays, mais les prix s'en ressentent.
Une petite Française Aurelie de Patagonia Adventure, s'est occupée de mes réservations pour les refuges de Torres del Paine, originaire de La Rochelle, elle a découvert l'amour à Puerto Natales et à donc décidée de rester pour le vivre. Souriante, agréable et compétente, si vous passez à Puerto Natales et avez besoin d'une agence (c'est nécessaire) n'hésitez pas, allez voir Aurélie !
Puerto Natales est un ville tranquille dans la journée (les touristes sont en excursion),et une ville calme le soir (il ne fait pas chaud dehors).
Les habitants, les Natilanos ont le surnom de "Natilanos Tira Piedra" (lance-pierres) qui viendrait de l'époque de Pinochet et du couvre feu. Les habitants continuaient quand même à circuler la nuit et lançaient des pierres aux fenêtres des maisons pour annoncer leur arrivée.
J'ai également fait une journée culturelle aujourd'hui, maison de la culture et le musée "frigorifico bories".
Le" frigorifico bovies" est le complexe industriel frigorifique le plus important de Magallanes. Il témoigne de la grandeur (et de la décadence) de l'industrie de l'élevage en Patagonie. Situé à cinq kilomètres de la ville, près du rio Cucharas, il est l'oeuvre d'un pionnier Anglais qui importa 300 moutons des îles Falkland (Malouines)en 1877. (mais n'oubliez pas l'énorme génocide qui suivi l'arrivée des Anglais)
Un chemin de fer permettait de s'y rendre depuis Puerto Natales. Celui ci devrait être remis en service par la ville dans un but touristique.
En 1914, la structure était plus ou moins complète, même si un lavoir (pour la laine) fut construit en 1923 seulement. Sa production s'élevait à 207 000 laines tondues, 170 000d'entre elles étaient congelées, ce qui représentait environ 3000 tonnes, plus 340 000 kilos de cuir d'agneau et 150 000 kg de cuir de moutons.
Puis ce fut la décadence et le frigorifico cessa en 1970, il employait jusqu'à 400 personnes.
L'architecture de style anglais mérite un large coup d'oeil et dégage un certain charme avec le mélange de musée et d'hôtel-restaurant haut de gamme qu'il est devenu. Le bâtiment de briques rouges et sa magnifique charpente est magnifiquement restauré. Un bel ensemble. En 1966, le Chili à déclaré l'ensemble monument historique.
Je l'ai visité ce matin, et je suis arrivé en même temps qu'un groupe d'une cinquantaine de personnes qui étaient attendues à cet hôtel restaurant de luxe. Les hôtesses ont pensées que j'était dans ce groupe, et comment refuser aux serveurs passant avec leurs plateaux de verre de vin et de toasts chauds, salés et sucrés......je suis poli et je ne m'en suis pas senti le courage de leur refuser ! c'est avec une immense facilité qu'un individu seul peut s'introduire dans une réception. Cela fait la deuxième fois.
Aujourd'hui (jeudi) ce fut une journée sans vent jusqu'à 18/19 heures, puis le vent est venu avec un ciel très sombre, gare à cette nuit...Effectivement, pluie hier vendredi et aujourd'hui samedi.
Heureusement que le programme des activités arrive car l'inaction commence à me peser. Le tour de la ville est vite fait, le musée, la maison de la culture, le frigorifico et les divers magasin pour la montagne et le tourisme. J'ai d'ailleurs acheté une paire de chaussure de montagne pour ma rando de la semaine prochaine,la réservation des refuges en poche car c'est plein de plein. La saison haute approche avec les vacances des Argentins et Chiliens (sans doute l'Amérique du sud), et ce sont les occidentaux qui occupent la partie intermédiaire. Il y a du monde !
Je pense que ces news vont être les dernières avant Puento Arenas et peut être même Ushuaia, car la semaine prochaine que nadaet après je vais être complètement isolé dans la pampa en espérant que les prévisions météo se trompent, car c'est la pluie qui est annoncée pour toute cette fin de parcours. Je passerai par les commentaires si je peux.
Il me reste dix à douze jours pour la "fin del mondo" mais les jours seront bien occupés, et tant mieux.
Je vous embrasse TOUTES et tous.
Le Marcelou et Vinso
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PATAGONIE CHILIENNE - PUENTO NATALES 18 novembre 2014

Cliquez pour agrandir l'imageHola amigos !
C'est donc par un ferry que je vais atteindre Puerto Natales, un périple de quatre jours, trois nuits au milieu des fjords chiliens, et de la traversée (qui dure 12 heures) du très houleux Golfo de Penas Golfe des Peines. Attention au mal de mer. L'itinéraire sud inclut un passage par le Glacier XI, le plus grand d'Amérique du Sud , d'une taille équivalente à Santiago, et bien d'autres certainement. Avec de la chance on pourra observer des baleines, des orgues, des dauphins...et le site insolite de Puerto Eden, le port de Puerto Aguirre, des glaciers, des glaciers.....C'est évidemment une traversée de rêve lorsque l'on consulte la brochure de Navimag, mais ces belles choses à découvrir ne se feront que si le temps le permet. Et c'est pas gagné !.....
Nous accostons après ces quatre jours de traversée dans un temps patagonien, entre six et sept heures d'attente pour l''autorisation de la capitainerie d'accoster. Cause;  le vent ! he,oui ! on peut peser des tonnes et être fragile comme un petit canot....Le ferry a jeté l'ancre et nous tournons autour pendant ce temps, nous sommes pas encore au bout du monde mais nous nous en approchons.
Ces quatre jours ne nous ont pas permis de voir le catalogue de Navimag, beaucoup de brume, de pluie, de vent. Le passage du "golfo de Pene" s'est assez bien passé, car à 75% pendant la nuit.
Après une traversée compliquée à travers les canaux chilien, le bateau fait un arrêt dans une baie pour un petit village du Chili Austral,  Puerto Eden, région administrative de Magellan et Antarctique chilien. Un village complètement isolé, ravitaillé par le ferry. Un isolement que même certains de nos amis Auvergnats sont loin d'imaginer, si ta naissance est ici, tu sais tout de suite que tu n'auras pas la même vie que les autres. Un village qui n'a même pas de curé, Impressionnant !
Pour arriver à Puento Natales, nous passons également  dans de nombreux canaux des fjords du Sud Chili, où un ferry de Navimag s'est échoué au mois d'août dernier avec treize personnes à bord.
Pendant ces quatre jours, beaucoup de rencontres, de toutes nationalités, Irlandais,Italiens, Espagnols,Argentins, Chiliens, Américains USA, Australiens, Brésiliens, Français et même Anglais.
Plaisanterie lorsque je dis "même un Anglais", mais c'est mon côté rugbystique qui prend le dessus, car John est un garçon charmant de 66 ans (lui aussi) et qui est à vélo (aussi) pour une courte distance et durée, mais il fait assez souvent un petit périple dans un pays, ce qui lui permet de voyager sans être trop chargé. Il est très Anglais, donc assez cool.
J'ai été assez sollicité dans les deux derniers jours pour des photos, j'ai peur de plus pouvoir mettre mon casque tellement la tête enfle.
Le programme de ces prochains jours va être El Calafate et le parc des glaciers dont le Perito Moreno ( Argentine) et le parc  de Torres del Paine (Chili) afin de faire une ou deux balades dans les deux sites qui sont les parcs les plus visités de la Patagonie, puis ce sera la descente sur Punta Arenas sur la fin de la semaine prochaine, traverser le détroit de Magellan pour "L'isla grande de Tierrra del Fuego".
Pour le moment concentrons nous sur ce qui sera sans doute les deux points les plus magnifiques de la Patagonie, et surveillons la météo qui nous donne pour les deux prochaines semaines des températures allant de 2°C à 14°C et du vent soufflant de 60 à 90 km/h, pour les rafales ce sera.....
Je vais essayer d'envoyer ces news,que descanse
Le Marcelou et Vinso
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PATAGONIE ARGENTINE - Lundi 10 novembre 2014 - 292ème étape - mardi 11 novembre rtt -

Cliquez pour agrandir l'imageEtape du jour:          SAN CARLOS DE BARILOCHE (852m)
Distance jour:                          90 km
Déniv+jour:                              989 m
Distance totale:                      28502 km
Déniv+total:                            249417 m
T°sur vélo:                                  17°C
Hola amigos !
Je suis arrivée à San Carlos de Bariloche, la station de ski chic des Argentins et de l'Amérique du Sud. Elle vit du tourisme et du chocolat dont elle s'est fait une spécialité.
C'est peu être entre Junin et Bariloche la Suisse ou les Alpes, mais trois siècles en arrière, avant qu'on ne construise routes, usines, remontées mécaniques et bâtiments d'altitude.
Au bord du lac de Nahuel Huapi et au bord de la frontière chilienne, zone assez ventée.
La ville est aussi prisée des nouveaux bacheliers et étudiants qui viennent y fêter dignement la fin de leurs études. On y trouve les meilleures discothèques du pays !
On sait que Juan Peron a protégé bien des nazis, et le scandale éclate en 1995, quand on se rend compte que certains vivaient paisiblement à San Carlos de Bariloche. Le SS Erith Priebke tenait une épicerie, Josef Mengèle, le boucher d'Auschwitz y passa le permis, Adolph Fichman y vécut et que le club d'alpinistes  était tenu par Otto Meiling, membre de la jeunesse hitlérienne.....
Pour mon jour de rtt, je vous fait un point de culture sur la Patagonie qui est délimitée au nord par le rio Colorado et au sud par le cap Horn.
La patagonie est un peu plus grande que la France. Désertique elle compte moins d'un habitant au kilomètre carré. La plus grande partie est à l'Argentine, le reste au Chili.
Cette région fascine pour ces grands espaces et la diversité des ses paysages ainsi que par la rudesse de son climat. La nature y montre toute sa beauté par ses paysages et sa réserve d'animaux.
Patagonie est attribué à Magellan qui se serait exlamé "ah ! patagon" c'est à dire "grands pieds" à cause de la pointure des mocassins, la taille et la force des indiens Tchuelches.
Deux explications possible: pata veut dire pied en espagnol, mais certains préfèrent la version selon laquelle patagon en grec signifie "rugissant" ou "grincement de dents".
Mais un auteur Britannique Bruce Chatwin avance une autre hypothèse. En 1512 (7 mois avant le départ de Magellan) fut publié en Castille un roman de chevalerie, Primaleon de Grèce, où il est question d'un île éloigné où les hommes sont cruels, primitifs, mangent de la viande crue et portent des peaux de bêtes. A l'intérieur des terres vit un monstre à tête de chien appelé le grand Patagon.....Quand on sait que les indiens Tchuelches sont non seulement immenses, mais portent des masques à tête de chien, il n'est pas dérangeant de penser que Magellan avait une copie de ce livre dans ses bagages à son départ du nouveau monde.
Après cette page de culture (vous en avez besoin..) je vous informe qu'il y a également un changement d'itinéraire. Devant les récits de voyageurs rencontrés et d'autochtones je vais passer plus tôt que prévue au Chili. L'itinéraire devait me conduire après Bariloche à El Bolson, belle station de ski où un ami rêvait de faire du ski avec sa fille, pour ensuite descendre plein sud sur  Esquel et beaucoup plus loin El Calafate.
Le nouvel itinéraire me ferait donc passer au Chili afin de gagner Puerto Varas et Puerto Montt et de là prendre un ferry qui m'emmènerai à Puerto Natales à travers les fjords de la route australe. Une superbe promenade où l'on aperçoit des baleines, des dauphins, des orgues des éléphants de mer ou des pingouins. C'est donc à prendre en compte, sachant qu'après El Bolson voir Esquel, ce ne sera que pampa désertique avec l'ami vent.
Ce nouveau périple va me faire remonter malgré tout sur El Calafate, ville de transit pour le glacier Perito Moreno que je veut absolument voir, mais ce ne sera que 250 à 300 kilomètres.
Reste à savoir si le bateau peut partir, car je sais  qu'ils ne peuvent partir qu'en saison d'été, mais que les premiers départs sont en novembre, et milieu novembre, c'est bon  ? nous verrons bien, et s'ils ne partent pas nous verrons, nous verrons........
Voilou voila
Que descanse !
Le Marcelou et Vinso
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PATAGONIE ARGENTINE-08 et 09 novembre 2014-290 et 291ème étape

Cliquez pour agrandir l'image
Titre 1:valeur 1
Titre 2:valeur 2
Titre 3:valeur 3
Etape du jour:            bord du lac Falkner (986m)      Villa La Angostura (790m)
Distance jour:                      49 km                                        67 km dont 26 km de piste
Déniv+jour:                            865 m                                        1021 m
Distance totale:                    28344 km                                28412 km
Déniv+total:                          247407 m                                248428 m
T°sur vélo:                                14°C                                            21°C
                                      col n°39: 1203m
Hola amigos !
Deux jours de balade sur un itinéraire magnifique, la route des 7 lacs qui comme les mousquetaires qui étaient quatre, les lacs sont au nombre de dix, mais sept sont en bord de route.
Pas ou peu de vent pour la première journée. Je n'étais pas sûr de partir jeudi car la veille au soir le vent souffler encore pas mal. Mais la prévision météo n'a pas faillie, le vent s'est calmé au petit matin.
Une route parsemée de genêts, belles taches de couleurs en bordure des lacs et des cimes enneigées, mais aussi une belle odeur tout le long de la route.
Mais lorsque c'est trop beau on n'a pas envie de bouger, on pense à se poser. C'est donc très tôt dans le début de l'après midi (12h30) que je décide de planter la tente autour de la laguna Faulker. Je me pose pas très loin de deux Argentins qui ont un bateau et qui sont en train de planter trois tentes (une pour la cuisine et les deux autres pour le sommeil. Je fais rapidement connaissance avec eux, et ils me disent qu'ils vont mettre le bateau à l'eau et partir pêcher jusqu'à 20h, qu'il serait bien que je puisse attendre car s'il ont du poisson, ils m'invitent à manger.
La pêche a été bonne et nous dégustons le soir du saumon délicieux, car celui ci n'est pas d'élevage...pommes de terre, oeufs durs, bière, café et whisky seront les ingrédients de notre dîner. Les Argentins sont vraiment adorables, ils aiment discuter, et partager un repas. Ce sont des latins ! Fabian et Juan Carlos viennent ici tous les ans, ils sont de Buenos Aires et pendant six jours, ils pêchent. Six jours sans femmes et enfants, pêcher, boire et manger. Fabian est dentiste sur Buenos Aires.
Après une bonne nuit, départ un peu plus tard que d'habitude, mais je ne sais pas parler et travailler en même temps, et comme mes deux amis sont très bavard dès le matin....
Un couple de jeunes Hollandais me double ce matin, nous nous étions vu hier et finalement nous avons camper sans le savoir à deux ou trois kilomètres près. Sur le vélo, ils me déposent à chaque fois lorsqu'ils me disent au revoir et à bientôt (ils vont à Bariloche), 25kilos de moins et quarante ans de moins....ça compte !
Une voiture immatriculée 64 me double et s'arrête un peu plus loin, les occupants ayant sans doute vu le drapeau français. Ils sont originaire de Pau mais ont un gîte sur le chemin de Compostelle à St Jean Pied de Port. Ils ferment pendant l'hiver et profite de voyager, ils laissent leur 4X4 en Uruguay (ils peuvent pendant un an) et découvrent petit à petit l'Amérique du Sud. ILs vont jusqu'à Ushuaia.
Peu de temps après deux motos me klaxonne, deux immatriculations françaises, j'ai vu le F mais pas les numéros.
Puis un VTT me double et me dis "bonjour la France" un Français posé en Argentine depuis dix années, nous avons roulé un petit peu ensemble.
Puis (eh oui, encore) un groupe de dix motards du Brésil, me double en klaxonnant et me faisant signe en pousse levé. Nous nous retrouvons sur un belvédère, et je dois poser pour la photo individuelle pour chacun d'eux et une photo de groupe. Je le disais, il y a une grande fraternité avec les motos de voyage et les vélos de voyage. solidarité.
Mon couple de Hollandais me double de nouveau, ils avaient fait un petit détour afin de manger .
Rencontre sur un belvédère avec des Argentins, qui veulent à tout pris me laisser quelque chose en souvenir, ce sera un livre (écrit en Espagnol), ça pése moins lourd en Espagnol ?
Puis c'est l'arrivée sur Villa La Augostura, une petite ville de 1500 habitants, plus petite station que San Martin de Los Andes et San Carlos de Bariloche.
Au bord du lac Nahuel Huapi. Beau panorama en arrivant, avec le lac et les montagnes déchiquetées et le Cerro Catedral, dont on distingue les trois pics.
Très connue en Argentine, cette station de villégiature est l'ancienne résidence présidentielle. La famille Peron y passait ses vacances et Isabelita y vécut en résidence surveillée après le coup d'état de 1976. Manoir "Normand" qui devient propriété du gouvernement provincial.
La vie n'est pas chère ici, elle est exorbitante ! les Hollandais que j'ai rejoint sur la ville me disait que le camping est à 250$ (le prix d'une chambre en Hostal). Pour moi,ce soir il me faut un wi-fi car j'ai rendez-vous avec ma fille. La seul auberge jeunesse est à 450 $ et pas de wi-fi, une hosteria 450 et pas de wi-fi, finalement je trouve un appart à 500 avec wi-fi, a côté d'un super marché, de quoi acheter et me faire la cuisine. C'est les stations de ski de la Patagonis, hors de prix. San Carlos de Bariloche demain qui est la station chic, va être à combien ?
Voilou, voilà deux beaux petites journées qui ont des panoramas magnifiques et qui font plus envie de se poser que de pédaler.
Le Marcelou et Vinso
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PATAGONIE CHILI - 04 -05- 06 novembre 2014 - 287-288-289ème étape

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Etape du jour:          19 km<la frontière (600 m)              JUNIN DE LOS ANDES( 780m)              SAN MATIN DE LOS ANDES (902m)
Distance jour:                  61 km                                              78 km plus 8à10 en camion                      35 km plus 10 en voiture
Déniv+jour:                      948 m                                            942 m                                                        216 m
Distance totale:              28181 km                                        28259 km                                                  28295 km
Déniv+total:                    245384 m                                      246326 m                                                  246542 m
T°sur vélo:                        8°/21°C                                            8°/22°C                                                    8°/12°C  vent à 6Okm/h avec rafales à plus de 80
                                                                                                col n°38:  1208m
Hola amigos !
Sur le site météo il annonce; pas de pluie, vent très faible, soleil ! profitons en car pour le lendemain il y a quelques averses.
Pendant deux jours, j'ai vécu à Pucon dans la brume avec plusieurs coups de pluie dans la journée, j'ai cherché le volcan Villarrica pendant ces deux jours, je savais qu'il était dans les parages car je l'avais vu et même photographié (dans les nuages) lors de mon arrivée. Rien ! que nada !  Ce matin, en sortant de l'hostal, que vois je à deux quadras ? mon volcan. Si j'avais eu la fenêtre du bon côté, je le voyais de la chambre.(par temps clair)
Bref  ! une journée claire dès ce matin huit heures, température correcte au démarrage et le ciel bien dégagé, je pense que je vais avoir une belle journée pour m'approcher de la frontière Argentine.
Les paysages sont à mes yeux d'européens Alpins, même s'il y a les volcans en plus. Les montagnes, les îles et les lacs sont rois. La pluie aussi, mais pas aujourd'hui. Il y a les Andes et ses sommets enneigés, ses forêts de pins, ses chalets de bois, et même des restaurants qui proposent des fondues et des magasins des chocolats ! c'est la Suisse !
Officiellement on considère que la Patagonie commence au sud de Puerto Montt au chili et au sud du rio Negro en Argentine. Plus ou moins au sud du 40° parallèle, jusqu'au cap Horn. Pour des raisons d'ordre pratique j'ai mis L'Araucanie et la région chilienne des lacs.
Après une belle après midi (j'ai fini de rouler très tôt) et une bonne nuit dans cette cabane près de cette rivière nerveuse de montagne, bonne pour la pêche à la mouche (dixit le proprio) je m'attaque à l'étape de passage de frontière.
Je démarre évidemment en montée sur quatre kilomètres avant d'être arrêté par un gars qui a pour charge de faire stationner les véhicules car ils sont en train de refaire la route, et je pense qu'ils laissent la matinée aux hommes de métiers, ce qui fait que la frontière n'ouvre qu'à onze heures. Donc le gars en question me demande de rester derrière la barrière, mais je lui dis que les dix sept kilomètres qui me faut faire pour laduaname prendra au moins deux heures vu les pentes (deux) que je pense pas trop mal. Après discussion, il accepte de me laisser passer. Heureusement, car un peu plus loin, fini la route asphaltée, place à la piste. Ils sont en train de faire une route, et passage de camions, coupage d'arbre, éclatement des roches longeant la piste....bref, un sacré chantier, une piste à faire souffrir un Toulousain et son fidèle compagnon, des pentes qui me voient de temps en temps à côté de vinso et de le pousser comme un âne. Les 17 kilomètres ne vont pas être une partie de plaisir.
Je souffre, je souffre...cela doit se voir, car devant mon interrogation de la tête (qui se veut d'invitation) un camion de service de la route s'arrête et charge le Vinso et moi à l'arrière. Ils me feront faire huit à dix kilomètres, mais comme ils me disent"on fait les pentes, après à vous c'est plat". Merci à ces deux garçons qui m'ont évité une sacré galère.
L'attente à la douane est assez frigorifique, 1200m et endroit dégagé qui laisse le fort vent froid me prendre et j'aurai longtemps du mal à retrouver une température à ma convenance. Nous sommes au pied du volcan Lanin qui est à 3870. Il y a le soleil, mais c'est frio.
Le passage frontière se passe assez rapidement, chili puis quelques kilomètres plus loin Argentine. Ensuite c'est la direction de la première ville Argentine Junin de los Andes. Mais peu de temps après le passage frontière argentine, j'y suis ! tout y est, le froid (ressentie) malgré le soleil, les arbres cuits par le vent, les montagnes enneigées, la piste, les moutons, les chevaux en liberté, et.....le vent. A partir de 14h il devient un peu plus fort, j'enlève le drapeau qui est sur la BoB, car ça tape assez fort. J'évite d'aller à fond dans les descentes, car de temps en temps il y a une bourrasque qui ne me laisse que peu de maîtrise sur le Vinso.
Il va falloir se couvrir, car ce soir pour le peu de chemin que je fais entre le resto et l'houstal, il fait frio le vent est fort et froid.
C'est quand même une sacrée étape, mélangée de galère et de bonheur de voir ces nouveaux paysages.
Demain sera encore meilleur.........
Bises à toutes et tous.
Jeudi 06 nov/  Et bien non le lendemain n'a pas été meilleur, car cette étape a été pénible, stressante, rien a voir avec le plaisir de faire du vélo. La cause ? un fort vent donné à 60 km/h avec des rafales à plus de 80km/h de côté, ce qui t'envoie sur les voitures. Sachant que celles ci ne prennent pas toutes la distance de sécurité et que des c.....doublent en face de toi et ne te laissant que le sort du sauve qui peut... Je veux bien souffrir à vélo, mais je ne veux pas mettre ma vie en danger. Pour vous donner une idée, le casque a été mis pour la première fois depuis mon départ.
Ce matin au lit j'entendais déjà le vent rugir,mais je me suis préparé quand même, ne sachant pas ce que cela allait faire sur le chemin. Très vite j'ai compris, et l'ami vent (avec des amis comme ça pas besoin d'ennemis) m'a obligé à mettre le casque et à prendre une position cassé en deux sur le vélo, tête baissée. Plusieurs arrêts en chemin afin de me sécuriser, coucher sur le vélo. L'ami vent m'a mis une fois à terre. Pas mal aux jambes mais mal aux bras.
Une voiture s'est arrêtée à une dizaine de kilomètres de San Martin de Los Andes et l'argentin m'a demandé si je voulais profité de sa voiture. Devinez ma réponse ? chargement de Vinso et de  la BoB, et le gars m'a déposé à deux/trois kilomètres de la ville. Je l'aurai embrassé.
Pas question de rouler avec ce vent qui te met en danger, demain repos, et sur la chaîne météo après demain et le jour suivant sont bon avec un vent à seulement 20/28.
Les départs se feront dorénavant avec la consultation de la météo ou des infos des autochtones.
Je râle,mais après un bon repas et une cerveza d'étape, ça repartira...Je la voulais cette Patagonie ? Je l'ai !
J'espère que le blog pourra partir, car je retrouve l'Argentine avec sa wi-fi un peu faible.
Je vous embrasse toutes et tous.
Le Marcelou et Vinso
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PATAGONIE CHILI - 02 novembre 2014 - 286ème étape

Cliquez pour agrandir l'imageEtape du jour:        PUCON (220m)
Distance jour:              110 km
Déniv+jour:                  891 m
Distance totale:          28120 km
Déniv+total:                244436 m
T°sur vélo:                  9°/11°C
Hola amigos !
Pas de pluie depuis le 06 mai l'étape de Loja en Equateur, 7300 km sans étape de pluie, mais là je pense que ça va bien arroser, L'étape Nacimiento avec pluie, j'échappe de justesse à celle de Temuco, mais c'est tombée toute la nuit, et j'évite dans l'étape de Pucon j'évite encore sur la moitié du parcours, mais j'ai droit à la déferlante dans les 32 derniers kilomètres. Grosses gouttes et roides.
Le paysage est très vert, mais il le peut ! 
Difficile dans ces conditions de prendre des photos, car l'appareil est bien au sec, et les paysages sont dans la brume, idem pour les volcans à la cime enneigée. Ce sera pour plus tard car les volcans qui domiinent la Cordillère des Andes ne manquent pas, ils sont cinq dans la région; Llaima (3125), Lonquimay (2865), Villarrica (2840), Quetrupillan (2360), et le Lanin (3870). Ils constituent un atout touristiques (treck) dans la région ainsi que les lacs et les parcs nationaux de Villarrica et Conguillio. Pêche,ski, randonnée, thermalisme sont les atouts de Pucon et villes voisines.
J'ai cassé un rayon (déjà) et je porterai Vinso à la clinique, ainsi qu'un peu de linge à la lavanderia.
Sinon, une très belle étape semi-forestière, mais printanière avec le vert éclatant de ses prairies agrémentées quelquefois de jolies teintes multicolores d'azalés, de rhododendrons, ou de grands tapis jaune de soja. Bref ! une belle petite route.
Pucon est l'un des principaux centres touristiques du Chili. Beaucoup se désespèrent que ce village-vacances soit le fief des nantis, de la farândula(jet-set) chilienne, un coin pitucoou cuico en un mot snob. En fait, Pucon est assez tranquille hors du grand rush de janvier et février.
Mais la grande richesse de la région est de nature culturelle, les descendants des Mapuches ayant gardé vivantes les coutumes de leurs ancêtres. Ils sont malheureusement marginalisés, leur territoire est convoité par de grandes compagnies et avatars de l'industrialisation, du" progrès social et technique". Leur lutte quotidienne pour récupérer ces terres ancestrales se heurte à l'incompréhension des politiques et au silence des médias, qui préfèrent parler des granges brûlées, plutôt que de l'exploitation abusive à laquelle ce peuple entier a été soumis depauis des siècles. De nombreux militants sont à ce jour emprisonnés et des grèves de la faim sont menées....C'est un vrai mouvement "indigèniste" en Amérique latine.  Je rappelle le génocide commis par les Anglais côté Argentine qui les ont supprimé jusqu'au dernier.
J'ai mis en titre Patagonie, car je vais passer du Chili en Argentine (après demain) et d'argentine au Chili, pour revenir de nouveau en Argentine. Je trouve plus simple et plus facile pour suivre de mettre Patagonie pour ces deux pays.
Je vous quitte pour aller faire un tour autour de Pucon, du lac et.....
Je vous embrasse TOUTES et tous.
Le Marcelou et Vinso

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Site web créé avec Lauyan TOWebDernière mise à jour : vendredi 7 octobre 2016