RAPA NUI

Ile de Pâques du 15 au 25 septembre 2014

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Iorana
Pehe koe ? moy riva riva !
Aucune île de l'océan Pacifique a fait couler autant d'encre que l'île de Pâques, avec son isolement et ses sculptures en pierre monumentales, qui ont impressionné avec la même intensité les premiers explorateurs que nous autres, voyageurs contemporains.
L'Océanie se divise en trois zones principales, la Molanésie (ainsi nommée à cause de la peau foncée de ses habitants) la Micronésie (en raison de la petitesse de ses îles) et la Polynésie (qui signifie beaucoup d'îles).
L île de Pâques (appelée aussi Rapa Nui) appartient géographiquement à la Polynésie, soit le triangle imaginaire regroupant les îles situées entre la Nouelle Zélande, Hawaï et Rapa Nui.
L'île de Pâques est la plus éloignée du monde puisque l'île polynésienne la plus proche est celle de Pitcain, située à 1900 km et la côte chilienne à environ 3700 km. Ce qui fait dire aux Pascuans que l'île est le nombril du monde (Te Pito Ote Henua).
L' île se présente comme un triangle isocèle avec des côtés de 24, 18 et 16 kilomètres . Cette forme est due à son origine volcanique et la présence de trois volcans marquant chacun de ses angles, mais ils ne sont pas les seuls de l'île, qui en comporte près de 70, tous éteints.
Depuis l'annexion de l'île de Pâques au Chili en 1888, les relations entre eux n'ont jamais été franchement amicales. Durant les 70 premières années qui suivirent l'annexion, le Chili abandonna l'île; il la céda à bail à une compagnie d'exploitation, spécialisée dans l'élevage de bovin, et se désintéressa de cette dépendance si distante. Ce n'est qu'en 1966 (hier) que les insulaires se virent reconnaître des droits fondamentaux, comme le droit à la citoyenneté, à la santé, à l'éducation publique ainsi que l'autorisation de quitter l'île.
A l'heure actuelle l'île de Pâques fait partie de la région de Valparaiso, et depuis une dizaine d'années (2006) il y a  un changement important dans la structure administrative. Rapa Nui ayant gagné une certaine liberté administrative, l'île peut négocier directement avec le gouvernement sans passer par la case "Valparaiso".
Rapa Nui est un "territoire spécial". Le Chili fournit toujours l'assistance médicale, la sécurité (une quarantaine d'agents de police ) l'administration, mais le gouverneur et le maire sont Rapanui. Le premier est nommé par le président, le second élu localement.
Les habitants ne paient pas d'impôts, et de taxes ainsi que d'assurance pour les voitures qui circulent sur l'île. L'île ne connaît également pas le chômage avec le tourisme toute l'année.
Mais jusqu'où peut on miser sur le développement touristique de l'île, sans risquer de bouleverser les délicats équilibres architecturaux et humains ? Le nombre croissant de visiteurs (environ 65000 chaque année) a un impact sur l'environnement. L'arrivée de nombreux Chiliens du continent (surtout ouvriers du bâtiment) a crée des tensions avec certains habitants de l'île qui voient les continentaux comme des "fauteurs de troubles". En août 2009, un groupe Rapanui a bloqué l'aéroport pendant plusieurs jours en signe de protestation contre l'immigration incontrôlée. Mais aucune décision n'a été prise sur l'émigration des Chiliens sur l'île, car cela impliquerait une modification importante de la constitution et donnerait lieu à des revendications similaires dans d'autres régions du pays. Personne ne remet cependant en question l'idée selon laquelle la population de l'île ne peut augmenter (moins de 4000 habitants en 2002 aujourd'hui près de 6000), non seulement en raison des problèmes sanitaires et de disponibilité des ressources telles que l'eau, mais aussi à cause de la dilution progressive de la culture polynésienne de l'île. Il y a peu, le nombre de Chiliens du continent était supérieur au nombre de Rapanui, menaçant sérieusement la pérennité de cette culture encore vivante mais compromise. Cette menace est aussi linguistique, même si par chance la langue rapa nui a vécu une sorte de renaissance ces dernières années. (langue polynésienne très proche du tahitien et du maori néo-zélandais).
Hango Roa est une petite localité qui concentre 95% de la population de l'île et est l'unique lieu de l'île disposant de l'électricité et de l'eau courante. Elle possède deux banques, un hôpital ultra moderne, une caserne de pompiers, une pharmacie et un bureau de poste.
L'aéroport de Mataveri, qui existe depuis 1967 a bénéficié d'un financement de la part des Américains qui sont autorisés à l'utiliser en cas de problèmes lors des vols de leurs navettes spaciales.
Mais l'île de Pâques apporte plus de questions que de réponses. Une énorme quantité de détails sur la culture primitive ont disparu avec les premiers habitants.
Ce qui me plait c'est les légendes qui se mêlent aux publications "scientifiques" des guides.
Si l'on sait que le culte des ancêtres est commun à toute la Polynésie, ils croyaient que le mana(énergie spirituelle) des personnes importantes continuait d'exister après la mort, avec la capacité d'influer sur le cours des évènements bien après leur décès.
Au fur et à mesure de la visite de l'île, l'émerveillement s'empare de vous et votre imagination. Quel effort déployé pour créer toutes ces plates-formes et statues (moaï), et une question vient naturellement à l'esprit: pourquoi ?
La religion et une saine compétition entre une douzaine de tribus pour surpasser les autres avec des statues toujours plus grandes semble être la principale raison.
Lorsque le chef d'une tribu ou l'un de ses membres les plus importants décèdait on faisait sculpter une statue dans la carrière de Rano Raraku, laquelle était ensuite transportée jusqu'au petit village correspondant, où elle était érigée de manière à ce qu'elle eût à vue le lieu d'origine et les descendants du défunt. A mesure qu'il acquéraient une plus grande habilité dans l'art de sculpter et transporter les statues de pierre, la taille de celles-ci augmentait. On peut penser que l'ancienneté des moaï peut être établie à partir de leur taille et de leur style; les statues les plus anciennes tendent à être plus petites et grossières. Le moaï le plus grand se trouve dans la carrière de Rano Raraku, inachevé depuis qu'à pris fin la période de sculpture des statues.
Vous doutez bien après cette page culturelle, que l'île nécessite plusieurs jours d'exploration et de nombreuses questions à mon guide Jerôme ( très agréable hôtel "chez Jerôme") ainsi que de la lecture.

Le parcours pour l'île de Pâques a été assez long, départ de Mendoza à 10h30 avec bus confortable. La ruta 7 (route des Andes) est magnifique, passage auprès du parc de l'Aconcagua, et arrivée à la frontière chilienne vers les 14h.......mais passage au Chili à 20h (6h pour le passage de douane...)ce qui fait une arrivée sur Santiago à 23h.
Arriver de nuit sur une grande ville, de nuit sans avoir pris le soin de réserver un hôtel et sans un centime de monnaie du pays n'est pas très agréable, mais on se débrouillera encore une fois.
Hôtel au centre, près de la plaza de Arma me laissera le temps de marcher un peu à la recherche de sîtes à visiter. Santiago à l'air d'être une ville assez moderne (du moins le centre) d'une population active, il faudra prendre deux à trois jours pour la visiter lors de mon passage avec Vinso.
Le premier jour de l'île de Pâques m'a fait rencontrer un homme (malgré tout sympathique) qui m'a fait des passes de "sorcier" au dessus de la tête et le corps , mais m'a tenu la conversation pendant au moins une à deux heures. Farfelu mais agréable ! Par contre en le quittant je passe au Distributeur de Banque, et là pas moyen dans les deux banques de sortir des billets....m'aurait il enlevé le pouvoir de faire des billets ?....si je ne peux payer l'hôtel, je me vois consigner sur l'île jusqu'au mois d'avril où toutes les cloches sont libérées ......non ! la liberté arrive le lendemain matin, et le bon esprit de la machine me donne enfin l'argent demandé.
Avoir des DAB est important car la vie sur l'île est assez chère, il faut compter trois à quatre fois le prix du continent, le Chili étant déjà le plus onéreux des pays de l'Amérique du Sud .Tout sur l'île vient du continent, et la vie des insulaires tourne  autour des touristes.
Bref ! un séjour qui se passe merveilleusement bien, au rythme de la Polynésie, c'est à dire tranquillement, simplement. Des visites (location d'un vtt), du temps pour la lecture et la découverte de l'art culinaire ainsi que du vin chilien très agréable. Le glacier de l'île fait également partie de mes visites...Quant à l'hôtel "chez Jérôme" je vous le recommande si vous venez sur l'île. Accueillant Jérôme qui est aussi guide, sait mettre une ambiance agréable dans sa résidence, et le dîner du soir se fait tous autour de la même table, ce qui provoque ainsi des échanges instructifs et agréables. J'ai une invitation d'un charmant couple colombien pour la ville de Bogota,  d'un autre couple qui a pas mal bourlingué pour Paris (mais c'est pas dans mon itinéraire) , le nom d'un bateau et du capitaine pour la traversée de Carthagène à Panama par un tout aussi charmant couple belge, un très agréable et  gentil jeune couple de Marseille, un couple franco-polynésien venant de Tahiti,, et un couple Israëlien. Tout ce joli monde autour d'une table de chez Jérôme. Pas mal non ?. Très intéressant d'avoir un bateau donné "sûr" pour le transfert du début de l'année prochaine.
Voilou ! voilà ! vous savez tout sur ma période Pascuale, retour jeudi sur Santiago et vendredi sur Mendoza avant le départ pour le grand bonheur qui arrive sur Buenos Aires.
Entre temps j'espère vous envoyer ces news, mais ce sera soit à Santiago, soit Mendoza.
Iorana
Le Marcelou et Vinso

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