PEROU

PEROU- Lundi 30 juin et mardi 01 juillet 2014 - 234 et 235ème étape 

Cliquez pour agrandir l'imageEtape du jour:            JULI              COPACABANA
Distance jour:                87 km                65 km
Déniv+jour:                    551 m                630 m
Distance totale:            23069 km          23134 km
Déniv+total:                  205438 m          206068 m
T°sur vélo:                      10°/20°              10°/20°
Hola amigos !
Ces deux dernières étapes Péruvienne se sont déroulées tranquillement sur le quasiment  plat l'Altiplano, et sur ce genre d' étape il vaut mieux être rêveur, heureusement je le suis.
Effectivement ce n'est qu'une grande plaine d'herbe raz borde de montagne et une route au milieu. Par contre sur cette route pratiquement droite les voitures roulent vite, et il y a beaucoup de petites chapelles le long de la route indiquant le grand nombre d'accidents. cyclistas en la berna....
La dernière soirée au Pérou ne fut pas fameuse, petit village pas très agréable malgré son surnom de Rome du Pérou (à cause d'avoir 3 ou 4 églises), il y a fait froid et j'avais un hôtel qui n'était vraiment pas
classe, raide escalier, porte avec cadenas, chambre et sdb qui n'avaient pas vu l'aspirateur depuis bien longtemps contrairement aux draps qui eux avaient déjà vu quelqu'un. Avec ce froid du soir obligé de se mettre au lit à 19h. C'était le meilleur du village et le seul qui pouvait me mettre Vinso et la BoB à l'abri.
Le lendemain le même paysage jusqu'à la frontière Bolivienne, et c'est après presque deux mois que je quitte le Pérou avec ses 2509 km et ses 33131m de déniv+. Pays difficile mais au combien merveilleux par ses paysages, ses montagnes, ses habitants et ses couleurs. Les seuls nuages sont les chiens et les gendarmes couchés nombreux (les rois des gendarmes couchés).
Je vous mets une vidéo ''Pérou''
Je vous retrouve de suite en Bolivie.
hasta  pronto !
Le Marcelou et Vinso 
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PEROU- Samedi 28 et dimanche 29 juin 2014 - 233ème étape

Cliquez pour agrandir l'imageEtape du jour:                PUNO (3830m)
Distance jour:                      45 km
Déniv+jour:                          265 m
Distance totale:                  22982 km
Déniv+total:                        204887 m                 
T°sur vélo:                            10°/16°
                                Col n°23:    4006m
Hola amigos !
Départ un peu plus tard, je profite du confort de cet hôtel, petit déj. et vers les huit heures j'enfourche Vinso. Toujours le même paysage, la pampa. Les voitures, combis et bus sont beaucoup plus nombreux sur cette portion de trajet. Puis derrière une barrière montagneuse à plus de 4000m,voici Puno dernière grande ville Péruvienne (120000hab), capitale de l'Altiplano, des hauts plateaux Péruviens, et du département de Puno. La ville grise avec ses toits de tôle serait d'un morne ennui sans le lac. Mais au bord du lac Titicaca, confins du pays, immensité bleue de 175 km de long à 3812 m d'altitude,8559 km2, soit quinze fois le lac Léman ! Entouré de montagnes enneigées (cordillère royale)  que l'on discerne dans le lointain (Illampu  et Ancuhuma à plus de 6000m), ce lac qui fut sacré pour les Incas, le reste encore d'une certaine manière: les indigènes qui y naviguent jettent dans ses eaux deux feuilles de coca en forme d'offrande au dieu. Le Titicaca (puma de pierre) en aymara, est le lit où naquirent Manco Capac et Mama Ocllo, couple légendaire tiré des eaux par le soleil et fondateur de la dynastie des Incas. La formation de cette mer intérieur reste un mystère propre à alimenter et maintenir les légendes et les croyances.
Je vous en conte une: Il y a longtemps , le lac Titicaca était une vallée fertile, peuplée d'hommes paisibles et heureux: un véritable paradis terrestre. On ne connaissait ni la mort, ni la haine, ni l'ambition, ni la faim. Les Apus, dieux des montagnes, protégeaient ce petit monde merveilleux....à une condition: que personne ne tente d'escalader les montagnes jusqu'au sommet, où brûle le feu sacré. Les habitants se gardèrent bien d'enfreindre cette loi pendant un temps si long qu'il se perd dans la mémoire des anciens. Mais les esprits obscurs, qui toujours s'échinent à perdre les hommes, voilèrent le bon sens de ce peuple sain et bienheureux. Ils commencèrent par semer la discorde et à diviser les hommes en clans. Puis ils introduisirent dans leur esprit les notions de courage, d'honneur, d'objectif: il fallait chercher le feu sacré qui brûle sur les cimes des montagnes. UN jour, à l'aube, les hommes s'en allèrent vers les montagnes et entreprirent l'escalade. A mi-chemin, les Apus les arrêtèrent: des centaines de pumas jaillirent des cavernes et dévorèrent tous ceux qui avaient eu l'audace de désobéir aux ordres sacrés. Malgré les supplications des hommes, les Apus se révélèrent inflexibles. Voyant cela, Inti, le dieu du Soleil, se mit à pleurer; et ses larmes étaient si abondantes qu'en quarante jours elles inondèrent la vallée. Une seule femme et un seul homme survécurent au massacre des Apus; quand le Soleil se mit de nouveau à briller, ils voulurent revenir chez eux, et contemplèrent abasourdis le spectacle édifiant: un lac immense recouvrait leur belle vallée paradisiaque. Les pumas s'étaient noyés et transformés en statues de pierre. Voilà pourquoi le lac s'appelle ''Titicaca'', le "lac des pumas de pierre" ! Cette légende me plait bien...
Aujourd'hui dimanche, je n'est pas besoin de poser un rtt pour aller sur une des îles flottantes du lac Titicaca. Je choisi l'islas Uros qui n'est qu'à 7 km de Puno. Ces îles constituent la principale attraction du lac, elles sont fabriquées avec des roseaux appelés totorasqui poussent en abondance dans les bas fond du lac.
La vie des Uros est indissociable de ces plantes, ces roseaux servent à construire des maisons, des bateaux et des objets artisanaux.
Les îles se composent de nombreuses couches de totoracomplétées en surface à mesure que les couches inférieures pourrissent(une fois par semaine); le sol reste ainsi toujours souple et élastique.
Certaines îles possèdent des versions élaborées des bateaux en bottes de roseaux, et des miradors afin de pouvoir communiquer avec ses voisins d'en face sans avoir à mettre en marche le bateau.
Hélas, business,business, c'est en bateau avec une vingtaine de ''gringos'' qui débarquent sur chaque île toutes les deux heures et les Aymaras qui ont remplacé les Uros aujourd'hui disparus, doivent gagner je pense plus de pognon qu'un prof d'université.
Je suis d'accord avec Marco, les eaux du lac froides (9°C) profondes (max.282m) sont menacées d'un grave péril apparu sous la forme d'une lentille d'eau qui, née de la pollution, est en train de tuer faune et flore aquatiques en tissant un tapis impénétrable pour les rayons solaires. A ce jour, nul ne sait d'où est venu ce fléau qui se nourrit des déchets déversés par les humains dans les eaux, ni comment le combattre. Beaucoup de bateaux circulent sur le lac (touristes) et si les autres bateaux sont comme celui que j'ai pris, la fuite d'essence qui se répand dans le lac ne doit arranger la protection de ce celui ci.
Dans deux jours je serai en Bolivie, à Copacabana, à l'île du soleil et dans une semaine à La Paz. La canicule c'est pas pour moi !
Hasta pronto !
Le Marcelou et Vinso
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PEROU- 25-26-27 juin 2014 / 230-231-232ème étape

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Etape du jour:              COMBATAPA (3490 m)                AYAVIRI (3907 m)              JULIACA (3824 m)
Distance jour:                          123 km                                  134 km                                  99 km
Déniv+jour:                              1246 m                                  1250 m                                250 m
Distance totale:                    22704 km                              22838 km                                22937 km
Déniv+total:                        203122 m                              204372 m                                204622 m
T°sur vélo:                                21°C                                3°/16°C                                  4°/18°C 
                                                                                Col 22:  4338 m
                           
Hola amigos !
Je quitte Cusco pour le dernier tronçon Péruvien. Il faut d'abord remonter la vallée de l'Urubamba, le fleuve sacré des indiens, jusqu'au col La Roya (4338) qui s'ouvre sur cette immense vallée d'altitude, l'Altiplano. La pampa, humide par endroit domine un paysage sans arbre. Les cultures ont disparues. Des hameaux de cinq six bâtiments d'adobe couvert de chaume parsèment le paysage où vaches,moutons,ânes,chevaux côtoient désormais lamas et alpagas. Je devrai rester entre 3500 et 3800 m pendant deux à trois semaines .
A près de 4000m, fait pas chaud, les départs matinaux par 3°C sont rudes.....mais je croise les gamins à vélos partant à l'école, mains nues sur l'acier du guidon, vêtus souvent d'un simple gilet de laine et de la chemise du costume scolaire.....sont pas fait comme nous ces Indiens... vers 10 heures le soleil chauffe un peu. Le ciel est d'azur, sans nuage, puis dès 16 heures il me faut empiler à nouveau les épaisseurs pour aller à la soupe, car le resto n'a pas de porte et la soupe n'est pas chaude longtemps dans l'assiette.....et à l'hostal le chauffage.....connaissent pas.....alors la soirée c'est sous les couvertures.
Au démarrage, je suis encore en short, mais pour combien de temps ?
Ce qui fait du bien c'est de faire enfin du plat, je me suis même fait plaisir aujourd'hui en mettant tout à droite, le Vinso était heureux et je n'entendait que le chant de ses pneus sur le goudron. Les vélos réapparaissent et même les deux villes de Ayaviri et Juliaca ont des cyclos-pousse .
Le seul aéroport commercial de la région fait de Juliaca, la plus grande ville de l'altiplano, un lieu de transit inévitable. Le commerce et la contrebande y prospèrent en raison de la proximité de la frontière. Agressions et ébriété sur la voie publique font partie des problèmes fréquents dans la journée. Les guides touristiques conseillent d'ailleurs d'éviter de séjourner dans la ville, ils proposent le petit village de Lampa à quinze kilomètres avant Juliaca, ou de continuer sur Puno qui est à une quarantaine de kilomètres. 
Finalement, je m'arrête malgré ces avis, mais je me prends un hôtel plus haut de gamme que d'habitude (il y a le chauffage) et qui fait restaurant afin de ne pas sortir ce soir. Pour arriver à cet hôtel j'ai dû traverser deux à trois cours des miracles, rues sans goudron, tu te demande si tu poursuis ou non.
Demain ce sera Puno et le lac Titicaca, petite étape de 45 kilomètres.
hasta pronto, qué desmans !
Le Marcelou et Vinso


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PEROU- MACHU PICCHU        Vendredi 20 juin 2014

Cliquez pour agrandir l'imageHola !
Fantastique site inca de Machu Picchu, drapée dans la brume et entourée de végétation et de montagne, la citadelle inca est à la hauteur des rêves les plus fou. Elle est à la hauteur des pyramides et de la muraille de Chine, on se sent transporter lorsque l'on est en face.
Je me suis levé à quatre heures afin d'être du premier voyage des bus qui font la navette d'Aguas Clalliente au site. Bien m'en a pris de cette décision car en arrivant au départ des bus il y a déjà la queue.
5h30 la nuit est encore présente et les premiers bus partent (moi avec) afin d'arriver pour l'ouverture à 6 heures.
Je monte de suite sur les hauteurs afin de pouvoir prendre une photo du site sans les touristes visiteurs sur la citadelle.
Les nuages drapent encore les montagnes voisines de la citadelle et Wayna Picchu est lui aussi dans les nuages. Je monte près de la hutte du gardien du rocher funéraire qui offre une excellente vue d'ensemble sur le site. Je m'assoie et j'attends que le soleil se lève et viennent arroser la citadelle. Je ne suis pas tout seul, ce site te fait une telle sensation de plénitude que tu restes deux heures sans aucune envie de bouger, tu rêves...et le soleil arrive, tu as presque envie d'applaudir.
Le site est d'une grande qualité, bien entretenu et la qualité des constructions, de ses implantations, et le mystère du site te font même oublier le nombre important de visiteurs. Le gros de la troupe arrive vers les 10 heures. En haute saison, le nombre maximum de 2500 visiteurs est atteint.
Je suis bluffé, c'est vraiment à ne pas manquer lorsque tu viens au Pérou.
Le site est découvert très tard, en 1911, et par hasard par un Américain guidé par des habitants. Celui ci recherchai en fait la citée perdue de Vilcabamba, le dernier bastion des Incas, qu'il croyait avoir trouvé à Machu Picchu. Plusieurs expéditions furent reprisentet en dépit de ces études les connaissances concernant Michu Picchu demeurent superficielles. Aujourd'hui encore les archéologues en sont réduits à émettre des hypothèses et à se perdre en conjonctures sur sa fonction. Certains pensent que la cité fut fondée lors des dernières années de l'Empire inca, dans un ultime sursaut des Incas pour préserver leur culture ou rasseoir leur pouvoir; d'autres supposent que le site était déjà déserté et oublié à l'époque de la conquête. Le conservateur du sit affirme qu'il s'agissait d'une ville et d'un centre politique, religieux et administratif. Son emplacement et le fait qu'au moins huit routes d'accès furent découvertes suggèrent que la cité était le centre névralgique des échanges commerciaux entre les régions de l'Amazonie et la Cordillère. Quoi qu'il en soit, l'exceptionnelle qualité de travail de la pierre et l'abondance des ornements attestent que Machu Picchu fut un important centre cérémonial.
Après cette merveilleuse journée retour vers les 23 heures à Cuesco.
Aujourd'hui vendredi après le grand nettoyage de Vinso, petite révision des freins, réglages de quelques rayons de la roue arrière, et changement de la chaîne (8600 km). J'ai trouvé un magasin de vélo sur cusco spécialisé dans le vtt,mais le garçon avait l'air sérieux.
Ce soir c'est la grande foule sur la plaza de Armas, orchestre ,feu d'artifice, mais je ne reste pas trop longtemps car beaucoup d'alcool circule et vu cette foule, je n'ai pas envie de prendre le moindre risque, car lorsque l'on ne connaît pas une ville on peut prendre une rue qui peut être dangereuse. Prudence !
Après cette page culturelle du Machu Picchu, je vous souhaite d'un; de pouvoir y être un jour, deux; une bonne journée puisque pour moi c'est une bonne nuit.
Hasta pronto !
Le Marcelou et Vinso
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PEROU- CUSCO

Cliquez pour agrandir l'imagehola !
Cusco (Qosq'o en quechua) capitale inca, 350000 habitants/altitude 3326m.
Cusco est la capitale archéologique incontestée du continent, mais aussi la plus ancienne ville habitée sans discontinuer. La plus riche ville sud-américaine en termes de patrimoine culturel et architectural.
Elle n'échappe pas à la règle des grandes villes, les loyers centre ville s'envolent et repoussent les habitants vers la périphérie. Derrière les pierres Incas surgissent des boutiques les plus chics vendant tricots en laine d'alpaga coûtant petite fortune. Au milieu de tout ce luxe pour touristes, vivent des femmes portant la jupe traditionnelle et chapeau melon, vendant des articles artisanaux de grande qualité  et à des prix très intéressant.
Une légende raconte qu'au XIIème siècle, le premier inca (le roi Manco Capac) reçu l'ordre du dieu du Soleil, Inti, de déécouvrir l'endroit où il pourrait enfoncer un bâton d'or dans le sol jusqu'à qu'il disparaisse, c'est sur ce sîte, considéré comme le nombril du monde (Qosq'o) qu'il fonda Cuzco qui allait devenir la capitale prospère du plus grand empire des Amériques. Au fil du temps , les roi se succédant donnèrent le goût de la domination et la victoire contre les Chankas (que je vous ai raconté lors de ma visite des sîtes à Trujillo) donnera la naissance à l'empire inca.
Pachacürec (urbaniste avisé) donna à la ville sa célèbre forme de puma et dévia les cours des fleuves afin qu'ils la traversent. Puis il fit bâtir de beaux bâtiments, le célèbre temple de Qorikancha et son palais, le temple forteresse d'Ollantaytambo et sans doute Machu Picchu. 
La civilisation inca était la seule de son temps à définir des constellations. L'astronomie était prise très au sérieux: certaines des rues principales de Cuzcofurent conçues pour être dans l'alignement des étoiles à certaines périodes de l'année.
Francisco Pizarro débarquait au nord de l'Equateur et marchait vers le sud dans le sillage des conquêtes d'Atahualpa (un des deux frères inca se partageant le royaume). Il fit prisonnier ce dernier qui offrit pour sa liberté une pièce remplie d'or et deux pièces remplies d'argent. Pizarro l'assassina quand même et marcha sur Cuzco.
Nombreus édifices incas furent détruits pour céder la place aux églises et aux maisons coloniales. Sur les fondations anciennes de pierres parfaitement ajustées, les vainqueurs élevèrent d'imposantes églises, couvents, des collèges et d'élégantes casonas (maisons coloniales). Cusco présente une parfaite réussite de ce métissage culturel qui en fait d'elle l'une des plus belles cités d'Amérique latine.
C'est en 1950 que la ville supporta (mal) un énième séisme qui abattit les principaux édifices et que le malheur des indigènes fut quelque peu atténué quand les ondes telluriques (générées par la déesse Terre Pachamama ?) découvrirent les magnifiques murs incas honteusement dissimulés derrière les parois des églises: preuve était faite de la prédominance d'une culture sur l'autre.
Une fois Cuzco conquise, pillée et colonisée, les appétits des Espagnol se tournèrent sur Lima, la capitale qu'ils venaient de fonder.
Voilou,voilà une page culturelle, car il me semble que vous en aviez besoin....
Aujourd'hui, grand nettoyage, du linge, de Vinso qui en avait besoin, de la BoB, des sacoches et sacs. L'homme y était passé dimanche soir !
J'ai rallongé de deux jours ma halte sur Cusco, car le 24 juin il y a l'Inti Rayni (fête du soleil) qui est de loin la fête la plus impressionnante de Cusco, je rallonge donc !
Mercredi je pars deux jours sur le Machu picchu, bus et train et nuit sur place.
Après...je ne sais pas encore.
En attendant, Buenos tardes,queridos amigos !
Le Marcelou et Vinso

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PEROU- 13 et 14 juin 2014-228 et 229ème étape

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ETAPE DU JOUR:      CURAHUASI (2687)      LIMATAMBO  (2640)    CUSCO (3421)
Distance jour:                      89 km                          44 km                            79 km
Déniv+jour:                          2077 m                        1698 m                          1592 m
Distance totale:                  22458 km                    22502 km                    22581 km
Déniv°totale:                      198526 m                    200284 m                    201876 m
T°sur vélo:                              21°C                            30°C                              22°C
                                          Col 19: 4006 m            point bas 1900 m            Col 20: 3744 m
                                                                                                                      Col 21: 3698 m
Hola amigos del ombligo del mundo !
Tout à commencer par une déviation pour une rue bloquée dans Abancay, on me montre la rue qu'il faut prendre pour rejoindre la route de Cusco. Peut être un plaisantin, peut être un garçon qui n'aime pas les détours, bref ! un garçon me donne la rue et c'est une rue qui doit faire entre 25 et 30% de pente !!! je suis évidemment à côté de Vinso et j'ai du mal à pousser tellement c'est raide, je m'arrête tous les trois à quatre mètres, et il y a plus d'un kilomètre de rue......Après lorsque je suis sur la route je me dis qu'il devait y avoir une autre rue car les bus et les camions ne pouvaient monter cette rue. Un plaisantin....cette étape est presque moitié en montée, moitié en descente, mais je vais mettre 7h41 pour atteindre le col ....le descendre sera fait très vite, mais il a fallu mettre des couches sur le haut du corps, le bonnet et les gants. Je suis resté en short.
Les étapes des autres jours ont été beaucoup plus cool, et je suis arrivé à Cusco ou Cuzco (le nombril du monde en Queshua)
Drôle d'impression, cela fait des mois que j'ai quitté les villes de consommation, j'ai l'impression d'arriver chez les riches, il y a beaucoup de touristes et le peu que j'ai consommé en arrivant tu multiplies les prix par quatre.
Mais c'est une ville qui m'a l'air sacrément jolie (je suis sur la plaza de Armas) et je pense que je vais me régaler pendant ces huit jours que je vais rester dans cette ville et la vallée sacrée. Par contre il fait frais !
J'ai trouvé une auberge (style de jeunesse) à deux pas de la plaza de armas) eau chaude et wi-fi et une cuisine ou tu peux tu faire la cuisine. Accueil sympathique.
Je vous ferez demain une page culturelle sur Cusco, pour le moment au lit et récupération des ces derniers jours.
Buenos tardes,queridos amigos !
Le Marcelou et Vinso

 
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PEROU- 10-11-12 juin 2014- 225 et 226ème étape

ETAPE JOUR:        ANDAHUAYLAS (2926)      KISHARA (3730)    AMBACAY (2430)
Distance jour:            190 (10vélo 190 bus)          72 (6 de piste)            79 (42 de piste)
Déniv+jour:                                                            1884 m                          1230 m
Distance totale:                                                    22290 km                    22369 km
Déniv+total:                                                          195219 m                      196449 m
T°sur vélo:                                                              16°C                                31°C
                                                                              col 17:  4163 m              Col 18: 3921 m
Hola !
Trois jours riches en souvenirs.
D'abord le voyage en bus qui me vaut de me prendre sérieux avec le chauffeur et le contrôleur/bagagiste du bus; prix du ticket de bus 20 soles pour moi et Vinso. Au chargement du bus bus je suis présent car  ils chargent les marchandises en poussant avec le pied, il faut que ça rentre ! des précautions avec le vélo ? Ils ne savent pas faire, il faut être présent. Je charge moi même le Vinso et la BoB, j'attache le Vinso afin qu'il ne bouge pas dans les virages (journée montagne). Le chauffeur s'approche de moi et me demande de lui donner la pièce, bien que personne avec les paquets n'a donné la pièce et qu'il n'a rien fait puisque c'est moi qui ai fait le chargement, je veux lui donner 5 soles, mais il me dit que c'est pas assez, pour le vélo c'est 20 soles !  Bon Paulo, je suis peut être gringo, mais le prix du billet est pour moi et le vélo, que le gringo faut qu'il mange lui aussi et je lui file que 5 soles en lui précisant que la patte de dérailleur est fragile et qu'il est souhaitable de ne rien mettre en tassant dessus. Evidemment lors des arrêts effectués, ils m'ont mis des sacs et en poussant pour que ça rentre. Je fais signe au contrôleur/bagagiste lors d'un arrêt, et il me répond que pour 5 soles c'est comme ça ! évidemment il a fallu que l'on s'explique ! pas drôle et pas facile avec mon manque de vocabulaire...
Après huit de route nous arrivons à Andahuaylas, hôtel, resto, dodo, car le bus n'ai pas ma tasse de thé surtout en montagne, dommage car le paysage était magnifique.
L'étape de mercredi est plus que bizarre, je calcule que pour arriver à Ambacay il y a 100/108 km et que malgré les plus de 3000 de dénivelé je tenterai bien d'arriver à cette ville. Etape somptueuse par sa diversité de paysage, peu  de circulation, et je monte bien (jour avec) malgré les pentes assez longues. La route est belle seule la température n'est pas présente pour une belle journée.
Puis d'un seul coup, la route s'arrête pour une piste, et un panneau indique Ambacay 90 km comment ? j'en ai déjà fait presque 70 sur les 100 envisagé et on m'indique qu'il m'en reste 90 ? je prends cette piste qui m'emmène à un minuscule village, Kishara. Je demande au personne présentes sur la place si l'indication kilométrique est juste, affirmatif ! je demande également si c'est la piste jusqu'au bout; affirmatif ! c'est le début de l'après midi, et à voir la piste montante sur le flan de la montagne  je décide de faire l'étape sur ce village. Pas d'hôtel ! je demande donc aux personnes présentes si je peux bivouaquer sur un emplacement. Dans les personnes il y a le maire, et ils me disent qu'avec une tente je vais avoir froid et qu'ils vont me trouver une solution. Il y a un foyer pour jeune papa (?) et le maire essaie de savoir s'il y a une place pour moi. Complet ! peu importe me dit il, venez avec moi au commissariat. Il parle avec le responsable de la police et me dit dit que je peut prendre un bureau pour dormir. Le chef me dit même que je fasse comme chez moi, que c'est ma maison...J'installe donc le matelas et duvet, et il m'apporte en plus un matelas pour deux personnes !
Je me prends un banc public sur la petite place et commence lecture de libération de la veille, car ici pas internet, ce sera les nouvelles de la veille !
Puis arrive une voiture de la carratera police avec deux jeunes policiers. Ils m'abordent et de quatre heures de l'après midi à 18 heures l'heure du dinner que l'on prendra ensemble et qu'ils m'offriront, puis ils me donnent un raccourci pour demain qui devrait me faire gagner 40 km.  Je les quitte pour gagner ''ma chambre'' tandis qu'eux dorment dans la voiture devant le commissariat. Pourquoi ? pour être prêt le plus rapidement possible me disent ils !
A 6h30/7 heures ce matin, je prends la route, tandis que dans la voiture des flics, la nuit continue....
Piste à flanc de montagne, montante et pas très bonne, mais les jambes sont encore là et le soleil est aussi au rendez vous. A un moment mes deux policiers réveillés me doublent et me disent qu'ils vont à l'endroit qu'il faudra que je prenne pour ce raccourcie. Effectivement au bout d'une quinzaine de kilomètres les deux garçons m'attendent et ils ont bien fait car jamais je n'aurai pris cette piste.
Nous faisons une séance photos, ils sont très très gentils. Ils me disent d'aller tout droit, et si des personnes me demandent où je vais ''Ambacay ''.
Effectivement, je n'ai pas gagné sur la qualité de la piste, mais je traverse trois villages, et le habitants me regardent comme si je j'arrivais d'une autre planète. Il est certain que cette piste n'est pas empruntée, si ce n'est que par les habitants de ces villages. Grandiose, c'est ce que l'on cherche l'authenticité ! en plus ces gens sont souriants et lorsque je demande la direction ils me l'indique avec le sourire. La vue de Vinso et la BoB n'est pas sourire, mais éclat de rire...Une habitante me demande même de prendre une photo d'elle, alors qu'habituellement ils fuient l'appareil.
Une grosse journée, qui se termine par non pas avec les quarante kilomètres en moins, mais un itinéraire dur (piste) mais au combien intéressant pour la beauté du paysage et riche par les contacts des personnes rencontrés.
J'ai envie de dire deux jours dantesques.
Mais si la douche a été bonne (deux jours sur piste) et nécessaire, la nuit va également être bonne.
Hosta pronto !
Le Marcelou et Vinso

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PEROU- 05-06-07 et 08 juin 2014 - 221-222-223 et 224ème étape.

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Etape du jour:              IZCUCHACA (2921)        ANCO (2551)      HUANTA (2648)        AYACUCHO (2780)
Distance jour:                    65 km (piste)              84 km  (piste)    66 km                            47 km
Déniv+jour:                        818 m                          722 m                1003 m                          691 m
Distance totale:                22021 km                    22105 km          22171 km                      22218 km
Déniv+total:                      190919 m                    191641 m            192644 m                      103335 m
T°sur vélo:                            21°C                              20°C                  21°C                              21°C
                                    Col 15:  3915 m                                                                                Col 16: 2946 m
Hola !
On dit de cette région des hauts plateaux du centre, qu'il y a de fascinants vestiges d'anciennes civilisations, une nature sauvage à perte de vue, que cette région a conservé toute son authenticité et qu'elle vit au rythme de ces fêtes. Dommage qu'elle a conservée l'authenticité de ses chemins de terre, qui t'use le vélo et le bonhomme....tu fais des journées de 8/9 heures et quelques fois plus pour faire peu de kilomètres. Usant !
Pour relier Cusco, il y a donc encore de la piste puis deux étapes importantes en % de pente. Les deux réunis font que je vais mettre le Vinso sur le toit d'un bus et moi à l'intérieur. Je ne supporte pas trop le bus (surtout là en montagne) mais tant pis, quand c'est trop, c'est....Le problème est de savoir si un bus peut me prendre en cours de route (?) ou si je suis obligé de prendre plusieurs petits fourgons qui vont de village à village.  Le bus met 22 heures pour Cusco. (480 km). Donc je me renseigne pour savoir où se termine la piste, il semble qu'elle s'arrête à Abancay (?), je m'arrêterai lorsque la piste s'arrêtera.
L'actuel président du Pérou Ollanta Humala est le fils d'un avocat de Ayacucho, et il a fait de l'intégration sociale une prérogative de son mandat.
Ayacucho est peu visitée par les voyageurs, qui s'entassent au Pérou sur Lima, Cusco et Titicaca afin de voir en deux ou trois semaines le plus de choses et de s'acclimater à l'altitude. Moi, j'ai le temps et l'altitude est maintenant gérée. Mais le faible nombre de touristes ne me gêne pas, au contraire et même si cela doit me faire interpeller de "gringo", que ça dourre.
Ville de 151000 habitants, le nom de de cette cité coloniale,dérivé des mots queschua aya (mort ou âme) et cuchu(arrière-pays) offre un aperçu révélateur sur son passé. Car cette capitale isolée d'un département traditionnellement pauvre, Ayacucho constitua un terreau idéal pour l'implantation du "Sendero Luminoso" (sentier lumineux) du professeur Abîmael Guzman. Visant à renverser le gouvernement, ce mouvement révolutionnaire maoîste provoqua des milliers de morts dans les années 1980 et 1990. Les activités de ce "sentier lumineux" provoquèrent de violents incidents, sur les hauts plateaux du Centre et la jungle amazonienne. Cette région fut interdite aux voyageurs. La situation changea lorsque Sendero Luminoso Guzman,fut arrêté et condamné à la prison à perpétuité;ses lieutenants connurent le même sort et comme Guzman n'avait pas eu le temps de préparer sa succession, il s'ensuivit une accalmie. Depuis des petits groupes se sont repliés dans des régions reculées du Pérou et frappent de façon sporadique. Ils ont aussi largement abandonné la philosophie maoîste de Guzman pour le trafic de drogue qui semble aujourd'hui constituer leur principale activité. Le dernier affrontement majeur a eu lieu en avril 2009 dans la région de Ayacucho quand les rebelles ont tué 13 officiers de l'armée, et en août 2011, des touristes en circuit haut de gamme à Choqueqqquirau, un important sîte inca à côté de Cusco, ont été poliment priés de remettre leur argent pour aider la révolution. Le dernier haut dirigeant a été arrêté en février 2012, le sentier a alors lancé une opération en avril 2012, capturant et retenant en otages 40 ouvriers d'un gazoduc transandin. Ils furent libérés après plusieurs jours de détention. Selon les autorité les membres du sentier lumineux se limite à 500 et leur activité se concentre dans les vallées du Huallaga supérieur, au nord de Tingo Maria, région de production de cocaîne déconseillée aux touristes. Ailleurs les risques restent minimes pour les voyageurs. Le bilan de ces vingt années de conflits armés est tragique pour la région: plus de 10000 paysans assassinés, 3000 disparus, 5000 0orphelins et 170000 personnes déplacées. Avec le calme semblant être revenu, de nombreuses familles ayant fuit tente de retrouver, peu à peu leur terre et à Ayacucho de recouvrer sa tradition d'accuei
Ces liens très distendus entre la ville et le monde extérieur ont contribué à fortifier un esprit farouchement indépendant, qui se voit dans la vie quotidienne, des fêtes uniques et une culture particulière et florissante. Le passé tragique s'est depuis dissipé et les voyageurs commencent tout juste à découvrir les trésors de Ayacucho. Des églises richement décorées (30 églises), et des édifices coloniaux. Les montagnes alentour recèlent certains sîtes archéologiques les plus importants du Pérou. Puis parmi toutes les festivités, celles de la semaine sainte sont les plus extraordinaires du pays et attirent de nombreux touristes locaux.
Reste plus qu'à faire des routes....
Aujourd'hui ils ont promené le Jésus dans la ville (c'est la pentecôte) aux sons des trompettes, tambours etc, puis ils l'ont remis à sa place et dès la sortie de l'église, les officiels entamèrent une danse toujours aux ordres  de l'orchestre, mais dans un rythme beaucoup plus vif et joyeux..
Hier et avant hier dans les petites villes c'était les écoles qui défilaient au pas de l'oie, ainsi que les policiers. Uniforme différent suivant l'école, les premiers de rang portaient une baguette blanche, qu'ils présentaient à l'épaule (comme une arme) devant les officiels, et l'on pouvait voir dans un même défilé, des enfants de 4/5 ans défiler au pas de l'oie, avec derrière eux des soldats ou policiers  en  armes. Les Péruviens adorent défiler, depuis que je séjourne dans le pays j'ai assisté à des dizaines de manifestations avec ou sans musique, mais la fanfare n'est jamais loin. Amusant !
Bon je vous laisse, j'espère que ces news vont passer, et demain il faut que je sois au terminal des bus pour 7 heures et j'ai une bonne petite promenade pour y accéder avec une belle petite montée, donc départ six heures.
Buenos tardes,queridos amigos !
Le Marcelou et Vinso




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PEROU- mercredi 04 juin 2014

Cliquez pour agrandir l'imageBuenos tardes,queridos amigos
J'ai bien fait de poser un RTT pour cette ville de Huancayo qui est la plus importante de la Sierra. Même si le mieux est d'être dans la ville le dimanche , car la foire hebdomadaire est une institution et une véritable institution. Elle attire les habitants des vallées voisines. Les cinq sens sont stimulés par bruits,cris,agitation, bousculades et par des couleurs et senteurs typiquement indiennes. Mais il est mercredi et cela ferait longtemps à attendre. Il faut de temps en temps se donner un petit coup de pied au derrière. Point de vue senteurs, la ville dispose autour de cette place de la cathédrale, d'agréables restaurants, et je casse la tirelire. Je passe de 6/8/10 PEN à 40/50 soit de 1,5/2,10/2,6 euros à 10/13 euros. Une spécialité est le cuy piquante (cuy : prononcez couille).
  La température de cette ville oscille la journée et durant toute l'année entre -5°C (tôt le matin) et 21°C.
Elle est le terminus des deux plus beaux trajets ferroviaires du Perou et d'Amérique Latine , dont la deuxième plus haute du monde (la première est je crois celle qui relie Pékin à  ) qui traverse les Andes depuis Lima. Plus de 10000 personnes ont travaillé à la construction entre 1870 et 1908; 335 kilomètres dans la montagne. Il part du niveau de la mer  (Lima) pour Huancayo (3271m) avec un point à 4818 m. eux infirmières sont à bord pour les personnes qui ont du mal à respirer.
Il doit être agréable de prendre ce train, car il traverse le haut plateau central que j'ai traversé ces jours derniers. Une nature sauvage à perte de vue, rocheuse et isolée, qui n'a rien à envier à des destinations touristiques plus connues. Cette région des Andes a conservé son authenticité et vit au rythme de ses nombreuses fêtes entre Pâques et juillet.
La vie est rurale et sur les routes les ânes sont plus nombreux que les voitures.
le Perou est également royal pour ses jus de fruits, c'est un régal de faire une halte sur le bord de la route et de faire marcher le mixeur, de choisir son ou ses fruits, un peu d'eau tiède et se laisser tranquillement boire son pichet au soleil. Il y a plusieurs cocktails, certains ont un oeuf et un petit peu de fortifiant (?) et de miel mélangés aux fruits choisis. Je prends souvent un mélange de plusieurs fruits, le fortifiant et le miel. Ce cocktail vaut 3 PEN soit 1 euro le pichet.
Voilou, voilà ma journée de rtt, et fin prêt pour la dernière et non la moindre traversée de la Sierra , qui m'emmènera sur le nombril du monde (Cuesco en quechua), à Machu Picchu afin de me plonger dans la vallée sacrée.
Rectification sur la pesée d'hier; une balance aujourd'hui me donne 68kg (tout habillé) ce qui me semble plus juste que celle d'hier.
hasta pronto, qué desmans !
Le Marcelou et Vinso
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PEROU- 02 et 03 juin 2014- 219 et 220ème étape

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Etape du jour:                JAURA (3233m)              HUANCAYO (3271)
Distance jour:                      142 km                                49 km
Déniv+jour:                          1406 m                                134 m
Distance totale:                  21908 km                            21957 km
Déniv+total:                        189967 m                            190101 m
T°sur le vélo:                          6/21°C                                  21°C
Hola !
Je suis parti de Junin avec la fraîcheur, il faisait 6°C et il a faut vite mettre la machine en route. Si j'ai encore gardé le short, j'ai rajouté le haut Bionic, qui m'a préservé du froid.
Je pensai m'arrêter à La Oroya, ville minière que les guides déconseillent de s'arrêter (?), qu'il faut redoubler de prudence si l'on sort le soir, ce que déconseillent les habitants. c'est vrai qu'il y a pas mal de gens dehors, qu'il y a nombreux policiers et vigiles,  c'est une ville triste et pauvre, mais...de toute façon j'étais à 10h sur La Oroya et c'est un peu tôt pour s'arrêter, surtout qu'il fait encore frais. La ville n'est pas très jolie, une vaste zone industrielle au sud de la rivière et le vieille ville au nord. Je continue !
Cette région des Andes est très différente des autres régions, elle est essentiellement rurale. Il parait que les vllages produisent le plus bel artisanat du pays.
Belle balade dans un canyon, le long d'une rivière que j'accompagnerai longtemps. Toujours de l'élevage, lamas, moutons, vaches. J'ai aussi aperçu des groupes de vigognes, que je n'avais pas revus depuis l'Equateur.
Je commence à me réchauffer, le soleil me chauffe et ça fait du bien, sans doute la baisse de l'altitude car de plus de 4000 je passe à 3223.
La route est agréable, bonne et pour une fois qu'il y a du plat et de la descente je vais faire un bon bout de chemin.
Une nuit dans un village très remuant, une activité d'une petite ville, du monde partout, le marché qui reste tard le soir. Drôle de petit village. Je profite de cette activité pour me faire réparer la chambre à air qui fuit très peu mais je suis obligé de donner un coup de pompe tous les matins. La réparation me coûte 1 PEN soit 0,25 centimes. On devient vite fainéant à ce prix.
Départ sous le soleil (ça change) pour Huancayo (323000 hab.) qui est la grande ville affairée de l'altiplano central, et pour beaucoup de voyageurs elle constitue une étape sur les hauts plateaux péruviens.
Elle se situe sur le fabuleux itinéraire montagneux qui mène à Cuzco, ce qui me donne l'occasion d'y séjourner une journée pour être fin prêt, jusqu'à penser à s'alléger ""coiffeur"". En parlant d'allégement il y avait une vielle dame qui avec sa balance tente de gagner de l'argent, j'en ai profité pour me peser, 66 kg habillé (très léger) il me faudra refaire une pesée car sa balance doit d...... A vérifier !
Que descanse, hasta pronto !
Le Marcelou et Vinso


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PEROU- Dimanche 01 juin 2014- 218ème étape

Etape du jour:      JUNIN (4132m)
Distance jour:        77 km
Déniv+jour:            546 m
Distance totale:    21766 Km
Déniv+total:          188561 m
T°sur vélo:            9°/21°C

Hola !
Bien heureux de quitter cette ville de Cerro de Pasco, ville triste, hôtel qui veut se donner un air de grand (prix) mais qui a des prestations de petits hôtel. Cet hôtel qui s'appelle Plaza prend le double(25e) des hôtels que je prends habituellement (10e) il n'ont fait aucun effort pour que Vinso soit à l'intérieur de l'hôtel, car c'est un risque que de le laisser dehors. L'eau chaude coulait si peu que j'avais du mal à me rincer et les draps avaient déjà été visités. Cela m'arrive dans des hôtels simples, mais eux qui veulent se la jouer ! j'ai fait changer les draps. C'est la première fois, tant pis pour eux, faut pas jouer.
Même les équipes de foot qui viennent jouer ici se plaignent.........de l'altitude. C'est sûr que ça doit faire drôle.
Je suis donc parti avec le frais, et heureusement que cela a commencer par une montée pour sortir de cette ville qui dans la cuvette de la mine exploitée, puis après cette bosse, plat et faux plat (voir le d+)
je ma suis même osé de mettre un petit moment la grosse plaque, il y avait si longtemps...et puis elle est là ! mais je ne suis pas resté longtemps avec car je ne veux pas m'entamer, je suis quand même à 4300 et si aujourd'hui et demain c'est cool, je crois que les prochains quinze jours seront solides. (jusqu'à Cuesco)
Donc aujourd'hui après cette bosse (4371m) changement total de décor, finie les montagnes, on aurait dit que quelqu'un avait passé un coup de gomme juste derrière ce col.
Une immense steppe, des troupeaux de moutons, vaches et lamas. Aucune culture, que de l'élevage, les maisons ayant des enclos pour les bêtes et se trouvant n'ont plus sur le bord de la route mais à 200/300 mètres de celle ci. Je ne suis pas sûr que les gens soient plus riches, mais au moins ils n'ont pas cette pollution et cette poussière occasionnées par le trafic.
Sur le bord de route des marchands de jus de fruits (ils sont merveilleux) qui me voient faire des haltes quotidiennes, et des marchands de queso (fromage).
Donc étape pas trop difficile et je me suis arrêté dans un petit village où les habitants ne voient pas souvent de gringos. A s'arrêter dans ces villages, loin du tourisme, je me suis découvert que je pouvais manger et dormir dans des endroits avec peu d'hygiène. C'est une grande découverte chez moi. Nadine diraitils me l'on changer. Lorsque tu es dans ces grands espaces, tu prends ce qui se trouve, tu n'as pas de choix, tu prends ! Mais les gens ont tellement de gentillesse que cela te fait oublier le reste.
Je vais vous laisser, car il fait un peu froid dans cette chambre, il y a des ouvertures un peu partout et je serai mieux dans le lit.
Pour répondre à une des questions de Sylvie et Michel que je vient de lire; je n'ai pas encore goûté à la feuille de coca, mais si je n'ai pas l'intention de chiquer une feuille j'essaierai une infusion, histoire de voir le goût. J'ai failli en prendre une au restaurant de Caraz, mais j'ai eu peur de ne pas dormir.... bientôt, peut être à Huancayo où je resterai sans doute deux jours, car c'est une ville avec plus de trente églises je crois.
Hasta pronto !
Le Marcelou et Vinso

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PEROU-

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Etape du jour:            HUARIACA (2960)                          CERRO DE PASCO (4330)
Distance jour:                      69 km (30 de piste)                        56 km ( 20 de piste)
Déniv+jour:                          1564 m                                            2867 m
Distance totale:                  21633 km                                          21689 km
Déniv+total:                        185148 m                                          188015 m               
T°sur vélo:                            30°C                                                    31°C
                                                                                                      Col.14- 4435 m
Buenas tardes,queridos amigos !
Huanuco ville en pleine activité, beaucoup de mouvement dans cette ville, on sent que l'activité n'est pas feinte. Je crois ville universitaire.
J'aime loger le plus près de la plaza de armas (chaque ville et chaque village a cette place) car c'est ici que les gens viennent s'asseoir et discuter, là où les marchants ambulants viennent, enfin là où il y a de l'activité jusqu'à tard le soir.
La route d'aujourd'hui est une route en mauvais état, et 30 kilomètres de piste. La piste est fatigante surtout en montée même si le % de la pente est faible, car j'ai la roue avant qui n'adhère pas assez sur le sol. (poids à l'arrière). Puis les gens roulent vite sur les pistes et tu mange de la poussière. Les habitués ont leurs trajectoires ils te klaxonnent si tu es dessus et te serrent.
Pour cette étape de transition à Huariaca, petit village qui sent la pauvreté. Je n'ai pas osé sortir l'appareil photo ce soir, les gens vivent dans des rues de terre, mangent dehors assis sur le sol, on sent le "pas riche" et je suis généreux pour ne pas dire le "pauvre".
Mais j'ai trouvé une hospejade dont l'hôtesse  est d'une extrême gentillesse, avec une chambre modeste mais qui est très très  propre. Elle me fait un prix de gringo mais avec un gentil sourire. je te fais ce prix là car je sais que tu peux...( 11 euros ) On sent qu'elle veut me couver, elle est au petit soin. Elle est même désolée de me dire que la douche est en eau froide. Peu importe lui dis-je, je commence à avoir l'habitude ! Si tu la prends assez rapidement de ton arrivée, ton corps est encore chaud et ça passe beaucoup mieux. Il faut surtout ne pas voir froid avant la douche car là c'est dur. J'ai donc pris l'habitude (mais je préfère quand même chaud).
Il y a la wi-fi à la chambre, mais je n'ai pu le savoir que cinq minutes, car coupure d'électricité, la dame me dit qu'hier soir c'était pareil jusqu'à 22 heures. J'ai droit à un bougeoir et une bougie. Jusqu'à quelle heure ? Je risque de ne pas attendre la reprise, au lit de bonne heure avec la frontale je vais lire Libé qui me raconte les histoires de l'UMP, et les résultats des Européennes.
Demain normalement je serai à Cerro de Pasco et je resterai deux jours, pour pouvoir laver un peu (pas moi, la laverie), faire un peu de logistique et visiter car un peu plus loin il y a le "Bosque de Piedras" qui est à voir, des pierres plantées naturellement et représentant des formes..(?). je vous dirai cela après demain.
Aujourd'hui a encore été une journée avec les 20/25 premiers kilomètres sur une piste affreuse, cailloux, poussière, fatiguant, usant. Après la route a été bonne jusqu'au col à 4435 m. Mais cela a été une étape pénible, peu agréable et j'ai mis 8h pour faire 56 kms. Je vais demander à Mme Wikipedia de me trouver le nom de celui qui a trouvé le goudron et je lui enverrai des fleurs sur sa tombe (car il doit être mort). Le goudron qui te fait entendre tes pneus chanter....ah ! que c'est agréable.
Cerro de Pasco est une ville qui me semble bizarre (voir demain) elle se trouve dans une cuvette, près d'une mine (plomb,zinc,argent et arrêt sur le cuivre ) ce qui fait que la pollution a l'air présente, il y fait froid, et je n'ai pas une première impression agréable.
Je vais prendre une douche,donner du linge à laver, manger et je verrai demain matin.
Què descanse !
Le Marcelou et Vinso
        
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PEROU- 23-24-25-26-27-28 mai 2014 -211-212-213-214-215ème étape

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Etape du jour:            HUARAZ (3091)        Parc HUASCARAN  (4159)    Parc HUASCARAN (4824)    HUALLANCA (3563)      HUANUCO (1913)
Distance du jour:              75 km                            60 km 20 de piste)      31 km (piste)                      39 km (31 piste)                  38 (+ 137km en voiture- 4h de route)
Déniv+jour:                    1222 m                              1352 m                          1143 m                                952m                                  419 m
Distance totale:            21396 km                      21456 km                          21487 km                          21526 km                            21564 km
Déniv+total:                  179718 m                      181070 m                            182213 m                            183165 m                            183584 m
T°sur vélo:                        31°C                                24°C                              5/9/13°C                            5/9°C                                    9°C
                                                                                                                    Col n°12- 4821 m                  Col n°13- 4871 m
Hola !
Beaucoup de beaux panoramas et beaucoup de souffrance depuis ma dernière connexion.
D'abord l'arrivée sur Huaraz que les guides comparent à Chamonix, je serai Chamonix je porterai plainte car c'est une grande injure faîte à cette dernière. Ville sans aucun charme, le seul attrait de Huaraz est le départ pour nombreux Andinistes pour différents treck ou objectifs des plus hauts sommets. C'est la seule comparaison acceptable !
J'en profite pour faire une balade à la laguna Llaganuco qui est considérée comme la plus jolie de la Cordillère Blanche, et aussi pour me refaire un peu de globules rouges que j'ai dû perdre avec ce séjour au bord du Pacifique.
Belle balade, mais les photos parleront mieux que moi de cette laguna à couleur émeraude mais je regrette que les glaciers ne descendent pas dans le lac comme c'est le cas sur la route des glaciers au Canada (entre Jasper et Banf ) ce qui donne un plus joli cliché. (on n'est jamais content)
Après un petit déboire avec l'hôtel qui m'a pris pour un gringo, je retourne à ma principale occupation, la découverte de ce pays avec mon compagnon Vinso.
Je dois dire que depuis que j'ai quitté cette zone touristique du Pacifique on m'appelle souvent gringo, mais sans hostilité, des enfants pour me faire un signe de la main ou des adultes pour me faire un signe du pouce levé.
Cette première portion de route est agréable et surtout asphaltée, mais qui va déboucher sur une piste en mauvaise état, cailloux qui te renvoient sur d'autres cailloux, bref ! un beau parcours de vtt, mais pas de vélo avec en plus de la charge. Heureusement les % ne sont pas fort, mais l'état de la piste me font de temps en temps tirer,pousser le Vinso et quand même de pédaler sur les parties sans trop de cailoux. Poids, état de la piste, altitude, et en plus viennent s'ajouter les chiens qui sont vraiment un problème au Pérou (identique à la Grèce).
Si ce parcours est difficile, heureusement qu'il est fantastique par ces vues que j'ai toute la journée. Admirable, grandiose.
Un bivouac à l'entrée du parc de Huascaran, à 4159 m me fera un plus grand bien de récupération. Pluie jusqu'à tard dans la soirée, température assez fraîche sous la tente, mais super bonne sous le duvet.
Je ne vous parle pas de la toilette, je n'ai pas de mot. D'ailleurs lorsqu'il n'y a rien, il n'y a pas de mot !
Réveil avec la fraîcheur, et le lavage de dents doit attendre car toute mon eau a gelée, ainsi que la couverture de la tente. Le temps que le soleil se lève, que les toiles se sèchent le départ a été un peu plus tard que d'habitude.
Si le premier jour à été dur, que dire du deuxième, incroyablement dur, presque surhumain pour une randonnée en vélo, admirable pour une sortie VTT du PCC, avec aucun chargement et surtout des vtt en  montures. Jo et Jean Luc ( PCC) vous avez un parcours admirable pour le côté sportif et que dire du panorama présent toute la journée. Vous êtes entouré des plus grands sommets  de la Cordillères Blanche et vous êtes si près des glaciers que seuls quelques centaines de mètres vous séparent de la piste au début de certains glaciers.
Bivouac le soir à 4824 m, il est seulement cinq heures, mais c'est le seul endroit que je vois possible pour le bivouac, car je suis sur une zone hostile au bivouac pour la bonne raison que vous avez la paroi de la montagne sur votre gauche et un petit précipice sur votre droite, au milieu la piste. J'ai donc vu cet endroit, en pente mais je prends de suite car je ne sais pas pour le futur.
De la journée, je n'est vu qu'un combi qui m'a doublé, après RIEN, seul dans ce gigantesque décor.
Encore une pluie dans la soirée, et je ne sais pas la température du dehors pour la nuit, mais tout était gelé (voir photos) le matin,, et la température sous tente est de 4°C vers les cinq heures du matin.
Attendre le séchage aurait été beaucoup trop long, je range la tente mouillée et j'essaierai à l'hôtel de Huellanca de sécher cette dernière.
Dernier col à franchir à 4871 m et descente, mais toujours sur cette piste en mauvais état, ce qui réduit vite te vitesse. Mais au bout de celle ci que vois je ? une route asphaltée qui n'était pas prévue sur la carte. Que du bonheur ! mais quelle est la direction ? droite ou gauche ? j'espère que sur la piste je ne ma suis pas trompé, car à un moment il y avait une possibilité de prendre à droite. Tant pis j'arrête un camion dans sa montée, je m'excuse pour cela et lui demande la direction. A gauche ! tant mieux c'est la partie qui descend.
Petit village que Huellanca, je me renseigne sur l'état du parcours pour demain, le patron me dit que c'est bon, que la route est belle. Poquito !
Je décide de continuer à vélo, car si cela avait été une piste semblable aux derniers jours, j'aurai jeté l'éponge et pris n bus. Je ne suis pas un bagnard !
Mais que ces derniers jours ont été beaux pour ce magnifique panorama, la découverte de mon premier Lama, de voir cette fameuse plante Puya Raimondi, de voir cet arbre à l'écorce qui s'écaille le Quenual, de voir mon premier condor, et de franchir ce Col à plus de 4800 qui était j'avoue un gros point d'interrogation.
L'altitude n'a pas été un frein pour ce parcours (il y en aura d'autres) certainement l'acclimatation a été lente et donc importante par rapport à des touristes qui montent de Lima à la sierra en bus.
Seuls les coups d'accélération (si on peut dire) sur une bute, ou de changement de vitesse pour éviter un piège de cailloux, t'accélère sacrément tes pulsations, mais lorsque tu peux monter à une allure lente mais régulière, c'est tout bon. Cela ressemble parfaitement au test à l'effort en altitude que j'avais fait à Larrey.
Les nuits précédentes ont été bonne et celle qui viendra aussi, mais cette dernière aura surtout l'avantage de me mettre au lit et douché !
Hasta pronto
Le Marcelou et Vinso qui est un compagnon extraordinaire avec ce que je lui fait subir, et ce malgré les emplâtres.
Je reprends donc les news à Huallanca, petit hôtel pour ce très petit village, mais patron très sympathique et qui me verra manger à 15h et à 18h30 avec l'Américain (moto) que j'avais rencontré à Olmos et que je vois tourner autour de la petite place en cherchant un hôtel. Heureux et surpris de me voir déjà à cet endroit du parcours car nous nous étions donné rendez qu'à noël à Ushuaîa.
Nous buvons la bière de l'étape et je re-mange avec lui. Il faut dire que la veille au bivouac je n'avais pas mangé à cause de la pluie. Dormir sans mangé, oui mais une seule fois.....
Pour l'étape de demain le patron de l'hôtel me dit que la route est bonne, l'ami motard me dit que c'est une portion très mauvaise...que faire ?
Je prends donc la route ce matin et on verra bien en cours de route, je vais aller jusqu'au village de Union et je questionnerai les habitants sur l'état de la route.
Au bout de 9 km je m'arrête pour prendre une photo et je m'aperçois que j'ai oublié le flag sur la BoB, M...., c'est quand même notre identité et surtout un moyen de sécurité. Je retourne à l'hôtel. L'Américain dors toujours....
L'arrivée sur la Union me fait dire que je risque de prendre le bus, tout est en terre et pierres. Après renseignements je décide de prendre le bus. Oui, c'est bien de dire je vais prendre le bus, mais il n'y en a que deux par semaine qui vont à Huanaco ! Je marchande avec un gars en voiture qui me propose 30 PEN ce qui est dérisoire pour la distance, d'ailleurs un copain à lui lui glisse que le ''gringo'' peut payer plus. Nous partons avec le Vinso sur le toit de la voiture. En bout de village le gars me dit qu'il croyait que j'avais des amis avec moi et vu que je suis tout seul dans la voiture cela fera 100 PEN.
Je lui dis qu'il y a cinq minutes on s'est mis d'accord sur 30 et que c'est pas réglo de marchander, et que je descends car je ne suis pas d'accord sur 100. Nous marchandons et nous nous mettons d'accord pour 50 PEn qui est un bon prix pour 137 kms et surtout quatre heures de route. Je veux dire de piste, le pire que j'ai vu jusqu'à maintenant. J'ai vraiment eu de la chance de ne pas m'engager dans cette piste, j'aurai mis quinze jours ! J'ai affaire à un nerveux de l'accélérateur, et j'ai serré les fesses pendant 137 kms, mais il faut avouer qu'il conduisait bien, il connaissait les emplacements des trous, et savait conduire dans les passages de boue et même sur une partie d'avalanche de pierres accélérer en ayant regardé avant s'il y avait des grosses pierres....mais lorsque tu es côté précipice avec la largeur de la route qui est rognée par un affaissement de la chaussée, que tu croise un bus ou un camion... J'étais content d'arrivée au bout sans encombre, long mais arrivé.
J'ai trouvé un hôtel avec le wi-fi et j'espère que ces news vont partir.
Hasta pronto !
Le Marcelou et Vinso
 
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PEROU- Jeudi 22 mai 2014

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Hola !
Journée de repos (visites) à Caraz, petit bourg bien sympathique avec un grand marché tenu par les indiens qui descendent des montagnes pour vendre et acheter.
Impressionnant de les voir faire la queue à la banque, au distributeur, à certaines boutiques...
J'ai profité de faire aussi mes impôts pendant que j'avais du wi-fi, de faire une lettre (la 2ème) qui me prélève toujours mon portable alors que j'ai suspendu le contrat en avril 2013,du lavage (laverie), et de la logistique pour les jours suivants. Bref ! une journée bien remplie avec les diverses visites sur la petite ville de Caraz.
Que descanse, hasta pronto !
Le Marcelou et Vinso
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PEROU- Dimanche 18 mai 2014 - 207 et 208ème étape

Etape du jour:        GUALALUPINO (40)      COCHERA  (551  YURAMARCA  (1568)  CARAZ (2256)
Distance jour:            125 km                            80 km                62 km (de piste)    56 km (dont 26 de piste)
Déniv+jour:                927 m                              1304 m              1988 m                  1400 m
Distance totale:        21123 km                        21203 km          21265 km              21321 km
Déniv+ total:              173804 m                        175108m            177096 m              178496 m
T°sur vélo:                    34°C                                34°C                  31°C                        24°C
Hola !
C'est la veille du départ que je m'aperçois que Trujillo est pour les cyclistes le vatican car le pape des casas de ciclista est à Trujillo. l'arrêt obligatoire des cyclonomades.  Lucho est connu de tous les cyclos qui passent dans le coin depuis de nombreuses années. Lucho est même passé chez G. Holz sur le tour de France invité pour récompenser sa légendaire hospitalité. Il invite tous les cyclos, tu dors, tu peux cuisiner, tu reste le temps qu'il te faut  et en partant  tu mets dans la corbeille ce que tu veux mettre ou ce que tu peux mettre.
Donc pas de passage chez Lucho, je suis impardonnable sur ce coup. Désolé Lucho.
Départ ce matin à 6h30 et j'avale jusqu'au soir du désert....du désert.; Les vingt derniers kilomètres ont été pénibles, car passant une colline  (sable) je me retrouve dans une vallée avec vent assez fort et de face. Démoralisant d'appuyer comme un fou sur les pédales et de voir que le compteur affiche 7/8, en plus on y laisse des forces. le sable envoyé par le vent te cingle le visage, je suis presque à mettre la cagoule d'hiver pour me protéger. Au premier hostal je m'arrête, ce sera Gualalupino dans un parc de piscine avec toboggans .(pas terrible ! )
Je devais m'engager sur un chemin de terre (privé) vers le kilomètre 70, mais je n'ai pas trouvé ce chemin, je prendrai donc une route asphaltée demain pour rentrer dans la Cordillère blanche.
Il faut savoir que la Sierra précédente a réussie à me prendre encore quelques kilos. Je me suis pesé à Trujillo, 68 kilos. A trois kilos de mon poids de junior !
Je longe le Rio Santa et j'aperçois de l'autre côté de la rive le chemin de terre où je devrait être en ce moment si j'avais trouvé l'entrée hier après midi. Je ne suis finalement pas déçu, car j'ai le même décor et en plus l'asphalte est quand même mieux qu'une piste. Pour moi et Vinso.
Il est treize heures, et le vent se lève, je vais m'arrêter à ce lieu dit de Cochera, perdu dans cette sierra. Hospedaje plus que sommaire, mais je préfère m'économiser, faire des petites étapes, car j'ai beau faire le brave ces prochaines étapes m'angoissent un peu. Physiquement serai-je capable de franchir les plus de 4800 m ? comment sont les pentes ? et je me sens tellement petit en train de rouler au milieu de ces montagnes de couleur magnifique. Peu de circulation avec les quelques bus donnant un lien de vie entre les villages.
Je viens de passer trois jours dans un décor magnifique, époustouflant ! un peu angoissant d'être seul dans cette grande nature, mais que c'est beau. Tu oublies même que c'est de la piste, que c'est beaucoup plus fatiguant que l'asphalte, mais que c'est beau !
Evidemment, tu ne vas pas trouver des hôtel cinq étoiles ici, les étoiles elles sont en haut dans ce grand ciel au dessus de ces mastodontes montagnes. Le premier était un baraquement fait par le proprio pour les gars des routes qui travaillent, le second également. Pour le second j'arrive juste avec les premières gouttes d'orage, mais si je ne prends pas l'eau dehors, je prends des gouttes dans la pièce où il y a deux lits et sur un des lit. Je change de lit. Pas de douche, un bidon avec de l'eau (froide) dedans, mais le bidon est dehors et il y a l'orage ! Un petit coup sur la figure avec l'eau qui me reste du vélo, et je couche en tenue de cycliste sur le lit. Je me fait manger par des moustiques...
Puis c'est la descente sur le canyon Del Pato . Je crois avoir lu que c'est le plus haut canyon au monde (+de 1000m). Une garde m'arrête car ils ferme le canyon de 7h à midi et de 13h à 19h  (sans doute pour les travaux sur la route. Bref ! je suis bloqué. Pas pour longtemps, car un chauffeur de mini bus qui attends son heure dit à la femme qu'elle peut me laisser prendre la route, que je ne suis qu'une bicyclette, que je ne prend pas de place et que l'heure du midi je n'aurai pas le temps de franchir le canyon....... la femme me laisse passer en me demandant de me serrer lorsqu'il y aura des véhicules du chantier. J'ai dû voir quatre camions, et cinq, six voitures. Quel régal ! ce canyon est crée par la rencontre des deux Cordillères  (blanche et noire) et à des endroits il n'y a que quelques mètres qui séparent ces deux Cordillères. J'ai pas fait attention au compteur, mais je pense qu'il doit y avoir une quinzaine de kilomètres avec le passage de 36 tunnels. Je me suis trouvé au milieu du tunnel avec deux bus, angoissant !!
Je n'ai pas la possibilité de klaxonner dans la courbe à l'intérieur du tunnel, ma lumière me sert à me signaler et pas suffisant pour m'éclairer suffisamment en sécurité, et j'ai eu une chute au milieu d'un tunnel (épaisseur importante de graviers) et une rencontre aussi avec la paroi du tunnel. Les deux sans gravité ni bobo.
Les travaux couvrent la route de graviers et l'épaisseur est parfois trop importante pour circuler en vélo et rend précaire notre équilibre. Pas trop près du bord précipice, car il n'y a pas de protection de sécurité, et dans les tunnels c'est souvent dans le milieu de la route que le gravier se met en tas.
Un peu de géographie: La Cordillera Blanca est une région impressionnante du continent et la plus haute chaîne de montagnes tropicales de la planète. Le majestueux Nevado Alpamayo (5947m) qui fut autrefois qualifié de "plus belle montagne du monde" par le club alpin allemand. Le Nevado Huescarin (6036m) point culminant du Pérou. Elle regroupe une trentaine de sommets de plus de 6000m aux cimes enneigées.
Le parque nacional Huascaran de 3400 km2 englobe pratiquement toute la Cordillère blanche au dessus de 4000m, incluant plus de 600 glaciers et près de 300 lacs, et protège des espèces extraordinaires menacées, telles que la Puya raimondii, dont le tronc droit qui porte près de 10000 fleurs et mesure 8 à 12 m de haut, le quenual arbre vivant au dessus de 3000 m et dont l'écorce rouge feuilletée se desquame ,l'ours à lunettes et le condor des Andes.
Cette région connue en 1070 un énorme séisme ( 8 sur l'échelle) et provoque environ 80 000 mort. Huaraz fut quasi détruite. Yangay à côté de Caraz a le plus souffert, avec le décrochement du glacier qui surplombe la ville,  glace et boue détruisit la totalité de la ville à l'exception  du christ à l'entrée du cimetière et de 4 palmiers de la plaza de arma. Des 23 000 habitants seuls survécurent 300 enfants d'une école située à l'écart. Caraz a mieux résistée que les autres agglomérations de la vallée, conserve l'indéniable cachet que lui donne ses ruelles étroites, son climat chaud et sec, sa situation entre les deux Cordillères et la présence du Huandoy culminant à 6300 m. Elle est un excellent camp de base pour les randonneurs et andinistes. Ce gros bourg va me voir une journée ou deux, car j'aimerai aller voir la Laguna Llanganuco.
En attendant je profite d'avoir un hostal correct avec eau chaude, je suis bien propre (ça fait du bien) et je vais faire une bonne nuit car hier c'était pas terrible et puis la piste fatigue bien et j'ai les cuisses à reposer.
Julien ! vois tu comment je manie la langue espagnole ?
Hasta pronto !
Le Marcelou et Vinso

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PEROU- vendredi 16 mai 2014

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Journée de jeudi pris par le bus, 160 km afin d"éviter de ma faire braquer.
Belle rencontre au bus, j'ai rencontré une jeune française qui parcoure l'Amérique du Sud afin de rencontrer les tribus indigènes ou peuples  retirés du va et vient touristique du Pérou. Elle a fait des études d'anthropologie et elle parvient à concilier la découverte d'un pays, d'en apprendre la langue et d'essayer de concilier le tout avec sa passion et connaissances de ses études avec des personnes rencontrées sur place. Je passerai son blog sur mes liens. Agréable jeune fille, pleine de courage et d'ouverture.
Donc une arrivée à Trujillo en fin d'après midi (18H), la recherche d'un hôtel et voîlou, voîla une pause de deux jours afin de visiter cette belle ville coloniale et ses sites archéologiques .
Au départ ce devait être une journée et comme j'ai découvert un hotel d'un charme fou, et d'une grande propreté j'ai pris un jour de plus. J'aurai le temps de bien visiter.
Trujillo est l'une des ville les plus riches en bâtiments coloniaux conservés en parfait état. Les habitants vivent en moyenne mieux que leurs compatriotes; ils sont accueillants, polis et joyeux. La ville est calme et propre.
Les sîtes archéologiques ne manquent pas tout le long de la côte, et Trujillo est bien situé pour parfaire ses connaissance de la période préincas.
Visite de la Huaca de la Luna: c'est ici que furent déterrés les restes de 107 guerriers sacrifiés et de nombreux bas reliefs. Sa construction ne dura pas moins de 600 ans.
La Huaca del sol est la plus haute du Pérou avec 45 m (on n'en voit que 20 m aujourd'hui) est assez dégradée, mais les frises qui subsistent émerveillent par leurs détails et leurs couleurs. Les archéologues affirlment que pas moins de 250000 personnes participèrent à sa construction.
Puis le site de Chan Chan qui l'une des cités préincas les plus impressionnantes du Pérou. Chan Chan veut dire en langue muchik parlée sur la côte avant l'arrivée des Incas ""où il y avait du soleil"" et la capitale de l'Empire chumi ""terra de la Luna""qui rayonna du IXè au XVème siècle. La cité de terre la plus étendue du monde avait une superficie de 14 km2 où se dressaient vingt huit palais et vivaient 100000 personnes. Seuls restent les murs d'adobe. Les Incas qui tenaient les montagnes, soumirent les peuples de la côte en déviant les fleuves et en les privant d'eau.
Tschudi est un ensemble monumental ébouriffant. On circule entre les murs de brique dont certains culminent à 13 m, et on débouche sur d'immenses espaces, les patios. Les murailles sont chargées de bas reliefs représentant de manière répétitive des poissons, des oiseaux, des animaux fantastiques. Les formes les plus étranges sont les alvéoles, superposées comme les rayons d'une ruche, et les sièges des dirigeants.
Je ne vais pas vous ennuyer trop avec cette page culturelle, je mets les photos en page.
Petit passage le long du Pacifique, avec les cabalhitos en totora (roseaux) le garçon pagaie en delà des vagues et revient en surfant avec des prises.
Demain départ pour le canyon Del Pato qui est sur la liste des routes les plus dangereuse au monde...puis dans la semaine le passage des premiers cols à plus de 4000.
Hosta pronto !
Le Marcelou et Vinso
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PEROU- Samedi 10 /dimanche 11 /lundi 12 / mardi 13 : mercredi 14 mai 2014 - 202-203-204-205-206ème étape

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Etape du jour:                  TAMBOGRANDE 593)        SULLANA (67)                          PIURA (74)            LA  MANCHANCA (115)              OLMOS (176)
Distance jour:                          99 km                                52 km                                  36 km                            73 km                                    112 km
Déniv+jour:                              535 m                                263 m                                  184 m                              477 m                                    574 m
Distance totale:                      20716 km                          20768 km                          20804 km                      20877 km                              20989 km
Déniv+total:                            171379 m                          171642 m                            171826 m                        172303 m                              172877 m                 
T°sur vélo:                                  28°C                                  28°C                                      24°C                              30°C                                        26°C
Hola !
Une journée de repos qui a fait du bien, lessive (pas moi), logistique, blog (passage la nuit), tout tranQUIlle !
Passage du Vinso au Karcher (et c'est pas une racaille !) ce qui lui a fait le plus grand bien, graissage de la chaîne, de la selle....
Ce matin départ après un petit déjeuner, passage de la frontière à 8h30. J'ai failli ne pas m'arrêter à l'immigration Péruvienne car rien ne laissait penser que les baraquement sur le bord de la route étaient des bureaux officiels pour le passage de la frontière. Heureusement un civil visiteur m'a fait signe et j'ai rebroussé chemin afin de me faire tamponner le passeport.
Les premiers cent kilomètres me font un peu mal au moral, tellement je tombe sur un pays pauvre. Quel changement avec l'Equateur, du pas riche tu passes à la pauvreté. Vivre dans la pauvreté ne doit pas être drôle tous les jours, mais comment font les riches pour vivre à côté de la pauvreté ? on se sent mal, je pense que je ne pourrai pas vivre dans cette ambiance. Finalement le principal défi de notre temps  c'est l'inégalité ! réveillons nous les 99%, car nous sommes les 99% puisque le capital est détenu par 1% des plus riches. Messieurs regardez en dessous et dîtes moi si vous êtes heureux et satisfait.
Les petits villages que je traverse ressemblent plus à des bidonvilles qu'à des villages. J'arrive à la plus petite ville qu'est Tambogrande, maison en dur et en terre, mais quel bordel !! qui fait quoi , qui vend quoi ? por trouver le restaurant, l'épicerie, tu fais toute la rue en regardant ce qui se fait à l'intérieur des boutiques.
J'ai quand même trouvé un gars qui a dévoilée un peu la roue arrière de Vinso.
Rapport vélo, j'ai fait du plat chose que j'avais complètement oublié que ça existait. Cela fait du bien de musarder le nez au vent. D'ailleurs deux éléments reviennent perturber le parcours; le vent qui revient se positionner, tantôt devant, tantôt derrière puis les chien qui te poursuivent de nouveau. Plus de côtes mais au fond tu préfères quoi ?
les côtes ont succédées aux côtes, sacré pays qu'est l'Equateur, mais quel décor, vallées profondes, sommets dans les nuages (même toi) Magnifique ! avec une population sympa, au pire indifférente,mais jamais hostile. Un paradis pour randonneur.
Et puis c'est aussi le paradis des fruits en jus, papaye, goyave maracuja,melon, guanabana, la tomate del arbol (tomate de l'arbre) naranjilla sans parler des quinze variétés de platanas (banane) jaune , verte, petite, grosses atteignant le kilo parfois, à cuire, à frire, manger à la main, enfin comme vous voulez, du citron vert sans oublier la noix de coco. Tous ces fruits donnent des jus de fruit délicieux et ne sont pas onéreux. La seule limitation sur la consommation est la ''turista'' si l'on en consomme de trop.
Demain je verrai la première grande ville Sullana afin de voir un peu ce changement de population et de son mode de vie.
Faire du plat, c'est quand même agréable, ça repose et cela nous mets dans une situation de découverte, de contact plus avec la population, on s'arrête plus volontiers sur un resto de route si l'on voit du monde assis afin d'essayer de prendre contact. Cela fait du bien !
Je me suis fait traité de gringo, (sans hostilité) par des enfants qui m'interpellenthé !gringo ! afin de pouvoir me faire un coucou de la main, puis au resto de rue hier soir le patron disant à un homme tu n'as qu'à te mettre à la table du gringo..
J'arrête aujourd'hui avant d'arriver au projet d'itinéraire ( Piura), car il y a un hostal trop mignon, au calme  quelques kilomètres après cette ville de Sullana, autour le désert. Je m'y arrête, il n'est que onze heures mais tant pis, je ferai un peu de travail pour le blog.
Je vous ai mis pour essai une petite vidéo prise du vélo. (essai pour amélioration...)
Bon le site ne marche plus, je vais faire une petite étape et me donner du temps pour essayer de voir ce qui ne va pas.
L'étape n'est pas très originale, désert, désert, et désert, au milieu quelques habitations très très sobres en briques de terre et tôle ondulée.
Bon je me suis arrêté à Piura afin de résoudre le problème du blog, c'est fait mais j'ai oublié de configurer l'espace commentaire, vous attendrez que j'ai une connexion pour m'écrire.
Aujourd'hui c'est toujours le même paysage, désert, désert. Peu de circulation, peu de population, j'ai l'impression d'être seul au milieu de cette immense désert.
Et pourtant, lorsque le camion d'eau arrive au point de distribution, des ânes sortent de je ne sais où pour arriver au camion afin de remplir le bidon qu'ils ont en charge.
Je fais l' halte de la journée  dans un village d'une autre époque, maisons en briques de terre, tôle et morceaux de bois, implantées dans le sable. La pauvreté, mais la population est souriante, accueillante.
Dans cet hospejade sommaire, je discute avec la mama de la maison et elle me propose de me faire à manger, j'accepte et elle me fais un morceau de viande avec riz, quelques petits morceaux de tomate et de la banane cuite. Le tout avec une cerveza. Simple mais bon.
Je reprends le blog car j'arrive à Olmos, après toujours la traversée du désert de Séchura, mais demain je prends le bus jusqu'à Trujilo pour la sécurité, car une zone où ils attaque les cyclos, donc prudence.
Je vous mets une vidéo de l'Equateur, et je configure la plage ''commentaire'' car ça me manque, c'est c....ce silence.
Changement de programme, je pars finalement avec vinso jusqu'à la ville de Chyclayo car je n'avais plus que 40 pesos et impossible de faire jouer la ''targetas'' au distributeur. Donc départ avec le Vinso et s'il y a des mecs qui me braque dans le désert de Séchura et bien ils n'auront pas de quoi faire la fête. Je vais planquer quand même la carte bleue et les dollars qui me restent.
J'irai donc à la ville de Chyclayo, je prendrai (j'espère) de l'argent au distributeur (c'est une grande ville) et là je prendrai le bus pour Trujillo, je ferai donc la moitiè chaude demain, et pour ne pas tenter le diable je prendrai le bus pour la deuxième partie.
J'ai privilégié le repas du soir avec les 40 pesos car le bus était à 30 pesos, soit pas assez pour faire un bon repas.
Hasta pronto !
Le Marcelou et Vinso
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