TURKMENISTAN - OUZBEKISTAN - KYRGHIZSTAN

KIRGHYZSTAN - 99 et 100ème étape - lundi 16 septembre 2013

Etapes des jours: 95
Déniv+: 2583 m
Distance totale: 9513 kms
Déniv+t total:  88835
T°sur vélo: de 11°C à petite tempête de neige T° 3°C avec vent glacial
visièm priviètt  Salam
Que dire de cette étape tant attendue, si ce n'est l'angoisse (comme sur un gros match de rugby) car monter un col à 3750 m me tenait à coeur, se sentir seule parmi ces grands espaces et ces montagnes impressionnantes, et vint s'ajouter une petite tempête de neige qui se mit à couvrir d'un seul coup tout ce qui restait de vert.
Le principal commence au petit village de Tash Rabat ( quelques yourtes et un vieux caravansérail ), avant tash Rabat n'est que liaison pour atteindre rapidement le col, car le taxi m'attend la matinée du 18 septembre jusqu'à 13H3O, et puis aussi la frontière fermera le 20 septembre pour cinq à six jours. C'est la fête des lanternes en Chine et il y aura aussi le 1er octobre (fête nationale )
Il y a d'abord AT-Bachy qui est située en retrait de la route du col est réellement le fin fond du Kirghyzstan. Coincée entre les massifs d'AT-Bachy et de Naryn Tau, le village jouit d'un site grandiose.
Puis il y Tash Rabat qui sera le dernier village, on pénètre par une piste dans une ravissante vallée entre des colline verdoyantes aux flancs ondulés. Là se trouve un caravansérail fortifié aux allures de mausolée et qui offrait déjà aux voyageurs fortunés des siècles passés une halte agréable. Certains font rmonter l'édifice au XVème siècle, pour d'autres, ce serait un monastère chrétien du Xème siècle, utilisé ensuite comme caravansérail. Les historiens pensent que la main d'oeuvre nécessaire à la construction de Tash-Rabat (forteresse de pierre en Kirghiz) était sans doute justifiée par son importance politique et commerciale pour la route de la soie.
Puis une magnifique route construite et entretenue par une société chinoise nous amène Vinso et moi sur ce col de Toruguart à 100 kms de là. assage à un poste de militaire passé sans aucun problème sur présentation du passeport, puis c'est une piste qui prend le relais. cette piste en bon état se transformera en une piste de tôle ondulée, parsemée de trous pendant 38 kms.
Sur la portion bonne piste, il est quatorze heures et le vent se lève,les nuages arrivent à grande vitesse, je décide de trouver un endroit à l'abri du vent afin de planter la tente. J'en trouve un, mais les travailleurs chinois de la route (qu'ils sont en train de construire) me disent qu'à cinq ou huit kilomètres il y a des yourtes pour passer la nuit. Je les écoute et reprend la route. Des flocons de neige commencent à voler, une ferme sur la gauche, je demande la permission de planter la tente, ce sera une nuit à l'intérieur et l'hôte m'aide à décharger Vinso car déjà la neige tombe bien. EN quelques minutes ce qui était encore vert devient blanc, et le vent fort devient glacial.
L'intérieur est très très simple, les hôtes un peu sortis du décoffrage sans finition, mais la simplicité n'enlève en rien cette généreuse hospitalité. Nous mangeons au moins trois à quatre fois depuis mon arrivée (14h) et la fin de la soirée 2Oh30. EN fait c'est dès qu'il arrive quelqu'un on se met à table et l'on grignote en buvant beaucoup de thé. Je dis à table, mais c'est toujours un Tachpan ou suri, assis sur des tapis. Il est toujours aussi facile de se mettre en tailleur après soixante kilomètres de montée. (même sans vélo !) . Les lits sont lis dans une pièce en disposant des tapis par terre, tous ensemble. Le poêle est alimenté par des bouses de vaches, car il n'y a pas d'arbres dans cette steppe.
Après une bonne nuit, je reprends donc la route à 8h30 sur cette affreuse piste, il fait 3°C, tout est blanc,mais le soleil est là . Il n'y a personne, impressionnant et le bruit de la glace qui rompt sur le passage des roues augmente cette angoisse. Mais dès 9h30/10h les camions qui se dirigent sur la Chine me doublent en n'oubliant pas de m'arroser au passage de boue, car la neige à fondue au soleil.
J'arrive au poste frontière Kirghie, mais je ne le passe pas car j'avais pris une journée de sécurité afin d'atteindre le col, je n'en n'ai pas eu besoin, mais il le  fallait sans connaître le lieu et le aléas possibles. Et puis ça me fait passer la frontière Chine le jour de la st Nadège qui est la st Nadine, un petit clin d'oeil...
Je monte la tente à l'approche du poste frontière, mais le vent est assez fort et glacial, et je démonte celle ci pour aller dans des roulottes qui sont un peu plus loin (on ne sait pas comment sera la météo de la nuit à +3700m). Mon dernier billet sera pour ces gens qui vivent là toute l'année et qui louent une place et une assiette. C'est encore plus simple qu'hier soir (c'est possible) mais toujours cette bonne humeur et le sens de recevoir malgré le barrage de la langue.
Demain donc, repos et passage mercredi matin à ce fameux poste de Toruguart. Toruguart est un poste frontière imprévisible. Le trajet le mieux organisé peut toujours se heurter à d'incompréhensibles décisions du côté chinois ou à des fermetures (pour cause de jours fériés,d'enneigement ou dieu sait quoi encore.Depuis le poste de douane Kirghize il y a encore 7kms de montée jusqu'au sommet. A environ 5kms, on passe par un autre poste de contrôle, mais le poste de douane et d'immigration chinois se trouve 70 à 100 kms plus loin.
La plupart des difficultés concernent le passage du col viennent du fait que Toruguart est considéré par les Chinois comme une frontière réservée au trafic local. Des réglementations particulières s'appliquent donc aux étrangers, dont beaucoup sont destinées à leur extorquer des devises. Ainsi, les étrangers n'ont pas le droit de prendre le bus hebdomadaire qui circule entre Kachgar et le Kirghizstan. Il faut un moyen de transport réservé ) l'avance par une agence chinoise. C'est la m^me chose pour le vélo, interdit côté chinois, le droit de franchir ce col m'a coûté 450$ afin que ce taxi m'attende .Du véritable racket !!
Mardi 17 septembre
Une file de camion attendent déjà (7h) devant le poste de frontière, pour moi ce sera demain.
La neige d'hier et d'avant hier a fondue, le vert est redevenu vert, je crois que la température agréable est de 8h du matin avec le soleil, jusqu'à midi voir maxi 13/14h , après le vent se lève et le froid revient vite.
Vivement demain, et j'aurai réussi mon col.
Mercredi 18 septembre 2013
C'est prêt à partir, il es 8h15, je dis au revoir à mon hôtesse et à son frère, ils sont heureux d'avoir un client comme moi, j'ai bien payé et j'ai mangé de tout (mais une seule fois).
La température est à 5°C et le vent est déjà là, j'ai pas chaud et en attendant que la frontière s'ouvre un camionneur en attente, me fait signe de mettre Vinso contre ses grandes roues et de monter au chaud dans sa cabine. ''les routiers sont sympa'' (pas vrai jean Mi ?).
L'ouverture est pour moi, le coup de tampon rapide et ils me laissent le droit de monter à la porte de la Chine avec le vélo. HEUREUX .Je vais arriver à 3752m (j'ai pris une photo du GPS juste avant la porte chinoise, car ils n'aiment pas trop les gps et les appareils photo sur des sîtes militaire et la frontière en est un) . Il manque donc les cinquante derniers mètres. J'offre ce col à André du club de  Plaisance qui m'a si gentiment accompagné et invité sur mes première étapes, et à Jean Claude du PCC, eux deux font la liste des 100 cols, ce col est pour vous deux.
Je suis heureux d'avoir passé ce col qui me tenait à coeur, j'avais peur que ces militaires d'un côté comme de l'autre me le volent avec leurs contraintes administratives. De la frontière Kirghie à la porte de la Chine, huit kilomètres de piste affreuse, pleine de trous, et la roue avant qui a tendance à ne pas bien adhérer, je pousse sur le guidon, je ne vais pas mettre pied à terre ici ! La respiration se fait un peu plus vite... Les premiers camions me doublent environ à deux kilomètres de la porte de la Chine, assez pour me prendre un bon paquet de poussière. Je pense que je vais ressembler à un coureur de Paris Roubais, lorsqu'il enlève ses lunettes. Mais qui ne m'abat pas me rend plus fort (je l'ai lu, quand ? et qui?) et je suis fort aujourd'hui, au moins dans la tête. J'ai eu mon col !!!!!
à bientôt
Kashgars voit arriver un zombie, un type qui ne s'est pas rasé depuis cinq jours, et qui n'a pas pris de douche depuis également cinq jours, il sent le ...... Que la douche fut bonne !!!!
Première impression de la Chine ?  Ils ont l'air nombreux .
Le Marcelou et Vinso

Titre 1:valeur 1
Titre 2:valeur 2
Titre 3:valeur 3
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KIRGHIZSTAN - Jeudi 12 septembre 2013


Je suis au pied de la montée, Issyk-Kul (Ysyk-Kol, ''lac chaud''car sa température est à 20°C en été)est à 1600 m d'altitude, gigantesque faille inondée entre le Kûgey (ensoleillé) Alatau au nord et le Terskey (sombre) Alatau au sud qui forment la chaîne nord du Tian Shan. La profondeur extrême des eaux , l'activité thermale souterraine et une légère salinité l'empêchent de geler.
Le lac fait la fierté des Kirghiz et il est vanté et exibé à tous les visiteurs étrangers de passage dans le pays. Sa beauté cache cependant un caractère changeant; tandis que la tempête fait rage sur ses rives sablonneuses, au nord, le calme règne sur sa rive sud, escarpée et rocheuse. Grande quantité de cours d'eau se jettent dans l'Issyk-Kul qui, au long de plus de 170 km sur 70 km, est le deuxième plus grand lac alpin de la planète derrière Titicaca Après que l'armée tsariste et les explorateurs eurent annexé le lac à la Russie, les immigrants bâtirent des cités de fortune aux maisons basses. Les centres thermaux accueillaient des curistes de toute l'URSS - un type de tourisme qui avait périclité avec la fin de l'ère soviétique mais qui commence à renaître grâce à l'afflux de visiteurs Kazakhs fortunés.
La partie des Tian Shan du centre à laquelle on a accès depuis le lac est sans doute le plus beau domaine de trekking d'Asie centrale.
A l'époque soviétique, la région d'Issyk-Kul (en fait, l'essentiel du Kirghizstan au delà de Bishkek) était totalement interdite aux étrangers. Les habitants parlent de vastes plantations de pavots à opium et de cannabis, agréées par l'état, qui auraient disparu au début des années 1970 sous la pression internationale.
L'Issyk-Kul était utilisé par la marine soviétique pour tester des torpilles de haute précision, à l'abri des regards occidentaux.
Dernières nouvelles
Je n'avais pas internet ces derniers jours et j'ai eu l'occasion aujourd'hui (que j'ai prise), bien m'en a pris, car j'avais une alerte e-mail me disant que je n'avais pas la voiture  venant me prendre au passage de frontière du Toruguart (obligatoire côté chinois) seules les agences en ont l'autorisation maintenant , puis que  la frontière allait fermer le 20 septembre pour environ une semaine.
Impossible dans ces petites villes (villages) de trouver une agence , donc retour à Bishkeek ou je dois trouver une nouvelle solution de passage.
Des routards me disent qu'Irkeshtam c'est plus facile et que le passage à vélo y est autorisé. Il faut seulement retourner d'où je viens, et je devais être à environ 70kms de Osh lorsque j'étais à Andijan. Bref ...
Je vais devoir encore prendre une décision rapidement pour que le passage se fasse avant le 20 septembre.
A+ pour des nouvelles
le Marcelou Vinso
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KIRGHIZSTAN - Dernière semaine Asie centrale

Je vous mets vite deux vidéos;Turkménistan (quand même) et l'Ouzbékistan
à la semaine prochaine avec des globules rouges en plus......
Le Marcelou et Vinso
je rajoute la classe de français en école Ouzbek
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KIRGHIZSTAN - semaine du 03,4,5,6,7, septembre 2013 - 94-95-96-97-98ème étapes

Etape du jour:  Uchkurgan - Kara-kôl (-8km)    Etape du jour: Kara-kôl - Yoklogul        Etape du jour: Yoklogul - ( ?)  Etape jour: de ? à ?                            Etape du jour: de ? à Bishkek
Distance jour: 108 kms                                    Distance jour:  122 kms                        Distance jour: 59 kms            Distance jour:  144 kms                      Distance jour: 87 kms
Déniv+jour:  1881 m                                          Déniv+jour: 1891 m                              Déniv+jour: 2463 m                Déniv+jour: 1215 m                              Déniv+jour: 507 m
Distance totale:  9006 kms                              Distance totale:  9128 kms                  Distance totale:  9187 kms    Distance totale:  9331 kms                Distance totale: 9418 kms
Déniv+total:  80176 m                                      Déniv+total:  82067 m                        Déniv+total: 84530 m            Déniv+ total: 85745 m                        Déniv+total: 86252 m
T°sur vélo: 40°C                                                T°sur vélo:  38°C                                  T°sur vélo: 34°C                      T°sur vélo: 34°C                                  T°sur vélo: 36°C

Salam
Après un passage frontière finalement assez rapide et sans problème, je pose ma première roue en terre Kirghirie.
Le Kirghizstan a posé les fondations d'institutions démocratiques solides lesquelles lui valent d'être souvent tenu pour la république la plus libre d'Asie centrale. Elle compte environ cinq millions d'habitants, dont beaucoup mènent une vie de semi nomade, pâturage l'été, maison l'hiver.
Sur l'indication d'une habitante je quitte la grande route sur la direction de Tash-Kumur. Je me demande si j'ai vraiment bien compris cette femme, car je rentre dans une citée minière dont les terrils abandonnés sont les témoins du déclin de l'industrie charbonnière Kirghire depuis l'indépendance. Des immeubles, des maisons, des centrales électriques vides, un barrage qui doit être la seule vie. Il est tôt dans la matinée et déjà des hommes sont à la vodka dehors. Le centre du village est par contre très animé sur une zone  de cent mètres sur trente. Drôle de village. Je prends quand de l'eau et me paie une glace, avant de retrouver avec plaisir la grande route qui m'amène en direction de Kara-kôl et des gorges de la basse Naryn.
Après cette angoisse de route délabrée et de ce village semi abandonné, je ma retrouve dans un endroit magnifique des ces gorges, qui forment un défilé spectaculaire encadré de parois abruptes et vertigineuses colonnes de grès rouge, avec une route agrippée à la roche. Je me dis d'avoir beaucoup de chance d'être là. C'est magnifique, et reposant (à part qu'il faille pédaler pour la pente).
Bivouac ( à 8kms de Kara-kôl) au milieu de ces gorges, une nuit perturbée par la venue d'une tourista qui me sortira deux fois de la tente. repas du routier du soir ?
Kara-kôl dont presque toute la population travaille pour la station électrique de Toktogulsky. Barrage qui fait partie d'une série de cinq barrages sur la gorge inférieure à la rivière Naryn. Prouesses des ingénieurs soviétiques; 210 m de haut, 150 m de large et retenue d'eau de 19 milliards de m3.
Je quitte ces profondes gorges de la rivière de Naryn pour arriver en haut d'un col qui me fait découvrir cet immense réservoir d'eau de Tokfogul., j'en fait le tour (3/4 env.) et je prned une chambre à un petit hôtel à 11 $ la nuit. La bière de l'étape est la bien venue après cette étape. Repas à l'hôtel et je m'attable dehors avec 4 garçons que je quitterai après quatre grandes choppes de bière. Agréable soirée à parler de leur pays le Kirghizstan.
Je quitte Yoklogul pour attaquer la vallée de Suusamyr et franchir ses deux cols à plus de 3000 m.
La vallée de Suusamyr est encore peu visitée et recèle de villages pittoresques, des Jailoode montagne, rivières. C'est un endroit merveilleux, un paysage ponctué de yourtes avec beaucoup d'étals de produits laitiers et le fameux Kymys, lait de jument fermenté (non , le lait !) mais ça faisait pas joli lait fermenté de jument.
Encore une fois je me sens privilégié et heureux d'être là à vélo, j'ai vraiment de la chance; imaginez une immense steppe bordée par des pics majestueux et les chaînes montagneuses formant une barrière frontalières, au milieu de cette immense prairie une route, et de chaque côté la steppe et ses cours d'eau , parsemée de yourtes avec ses troupeaux de vaches, moutons, chevaux. Les troupeaux sont souvent visités par d'émérites cavaliers que sont les kirghiz. Ils ont trouvés l'endroit idéal pour engraisser leurs troupeaux.
Evidemment il faut se le gagner, ça monte.....
Je passe ma première nuit au milieu des yourtes, avec mes voisins les nomades. Le jeune passe son temps accroupi à regarder Vinso.
La route sera longue, je pars donc tôt, j'enfourche Vinso à 6h30, il fait 8°C, il n'y a qu'un homme de levé, il fait le feu pour réchauffer le lait.
Je m'arrête sur une yourte où l'on me fait signe de venir. Comme d'hab, ce n'est pas la première mais pourquoi oui à celui ci ?
Evidemment on se met à table, je ne suis toujours pas abonné au Kymys (j'en avais gouté en URSS), la crème est bonne, le fromage roulé dans las mains de la fermière (et non pas sur les cuisses de la fermière) passe, mais pas en grosse quantité (c'est fort) le thé est excellent, la viande grasse, la soupe excellente. Le nomade me parle d'Alexandre Dumas, de Monté Cristo , des trois mousquetaires , de la reine Margot..... Etonnant d'être parmi ces nomades en pleine steppe qui me parlent littérature française.
Je passe mon premier 3000m (3174) et après c'est un léger faux plat descendant qui permet de faire des kilomètres, afin d'arriver au bas du col de Toî-Ashuu (3586m) à la jonction des massifs du Talas Alatau et de l'Alatau Kirghiz, que j'avais dans ma rêverie complètement oublié. Il m'interpelle, car vu cette ascension à faire je ne vais pas le finir aujourd'hui, il est plus de 16 h et les jambes qui ont déjà bien travaillées. Je prends une photo, repars en me disant que si un gars me propose de m'emmener, je l'embrasse et lui dis oui !
Trente mètres plus loin un camion se met à ma hauteur et le chauffeur me fait signe pour m'emmener. Je ne l'embrasse pas, mais je dis OUI !
Il y a au moins trente à trente cinq kilomètres de montée indiquée à 12%, et la fin du col se termine par un tunnel humide, noir et mal chaussée traversé par des nombreuses voitures et nombreux camions. Le gars m'enlève une belle angoisse de traversée.
Après ce n'est qu'une belle descente sur la vallée du Chuy, la route entre deux immenses murailles. Plus de trente cinq kilomètres à descendre ce canyon, avec une crevaison (on ne peut accumuler la chance). J'arriverai en bas de la vallée qu'à sept heures. Le temps de trouver un bel endroit, de monter la tente, de faire chauffer la soupe et de la manger à la frontale. La fatigue aidera à faire une bonne nuit, malgré les incontournables sorties par la tourista. Le matin je prends la décision de sortir la pharmacie; je prends du Ticorfanor ( c'est bien docteur ?)
  Je ne suis qu'à 80kms de Bishkek, j'arrive juste à midi, je prends contact avec ma boîte e-mail dont j'ai 84 messages.
Je pense passer deux nuits (max: trois) à la capitale, car j'ai rencontré des Français (Normands) qui m'ont dit qu'ils revenaient du lac Issyk-Kul et que sur les hauteur il avait fait -1°C la nuit. Le col de Toruguard qui est au dessus et que je dois franchir est à 3785m. Donc .....
Je dois aussi m'occuper de faire le lien transfert, haut du col et descente sur la partie chinoise qui est interdite à vélo. Le coût doit être d'environ 160$.
Bon je vous quitte car je vais aller m'occuper de ce transfert, mais j'avais à coeur de vous donner des nouvelles, car pendant une semaine ce sera impossible, à moins que dans la montée du Toruguard ....
Comme beaucoup de fois je n'ai pas le temps de relire j'espère que la fin Ouzbek et le début Kirghir n'a pas trop de faute, mais j'ai pas le temps;
Le prochain contact sera donc en Chine, et avec Vinso, car s'il a tenu jusqu'ici, il mérite de continuer jusqu'en .......
j'oubliais de vous dire, je viens de me peser:72kgs je crois qu'à Ankara c'était 76
Salam-insovisièm priviett
Le Marcelou et Vinso




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Jeudi 29, vendredi 30 et samedi 31 août dimanche 01 septembre et lundi 02 septembre 2013 - 89 - 90- 91- 92 et 93ème étape -

Cliquez pour agrandir l'image
Etape jour: Tashkent - Angren        Etape du jour: Angren - Kokand                Etape du jour: Kokand - Margilon            Etape du jour: Margilan- Andijan        Etape du jour:  Andijan-uchgo'rgon
Distance:  144 kms                          Distancejour:  141                                    Distance jour:  90 kms                            Distance jour:  75 kms                      Distance jour:  88 kms
Déniv+jour:  1050 m                        Déniv+jour:  2014m                                  Déniv+jour:  380m                                  Déniv+ jour:  150m                            Déniv+jour:  82 m
Distance totale:  8495 Km              Distance totale:  8636 kms                      Distance totale:  9726 kms                    Distance totale:  8801 kms                Distance totale:  8898 kms
Déniv+ total:  75669 m                    Déniv+total:  77683m                              Déniv+total:  78063m                              Déniv+ total:  78213 m                      Déniv+totale: 78295 m     
T°sur vélo: 24°C                              T°sur vélo:  28°C                                      T°sur vélo:  30C                                      T°sur vélo:  36°C                                T°sur vélo:  35°C
visièm priviett  salam
Je quitte ce doux confort de l'hôtel city palace avec un haut en coton au couleur de la route de la soie, et brodé,  Khiva,Bukhara,Samarkand, Tashkent offert par l'hôtel. Je vous avez dis que la charmante, jolie et malgré tout super compétente Nargiza était très attentionnée.,
Mais ce matin même le ciel pleure de me voir partir. Je rencontre un cycliste sur la grande avenue après l'hôtel et un feu rouge je lui demande si je suis bien sur la direction de Angren. pas tout à fait, mais je vais vous mener à la direction. suivez moi voila comment un gars va faire une vingtaine de bornes pour me conduire à la sortie de la ville. après c'est tout droit me dit il
Arriver à la province d'Angren, poste de police, et le gars me demande passeport et me demande d'attendre pour faire une photocopie. Il part avec une voiture qu'il vient d'arrêter et revient 12 mn après avec la photocopie (qu'il me donne (?)) et mon passeport.
Route tranquille et sans grand intérêt, surtout avec la pluie.
Angren, je prends un hôtel pour les justificatifs de passage, la réceptionniste fait photocopie du passeport, du visa et de tous les justificatifs d'hôtels précédents; La chambre est à 72000 soum et 20000soum de frais d'enregistration, tu m'étonnes avec toutes les copies qu'il faut faire.... le tout fait une chambre à 34 euros. Je pense faire le plein de justificatifs, car si je suis obligé de bivouaquer il ne me manquera peu de justif et l'amende risque d'être faible voir pas du tout.
C'est pas un hôtel de touristes, c'est un hôtel de travailleurs: Allemands, Espagnols, Coréens ....ici c'est travail et la bière après, j'ai  cette dernière en commun avec eux. Des Espagnols de Madrid, je me suis bien caché de dire que je connais un Espagnol d'un village voisin. Je ne vaulais pas qu'ils se moquent .....
Je suis aux pieds des montagnes, la première montée devrait être pour demain.

Etape jour: Angren - Kokand
Pas de pluie, place au soleil.
La route monte légèrement, afin de pouvoir se chauffer. Les montagnes se rapprochent, et la surveillance policière et  militaire aussi. La province a toujours eu une forte influence politique, économique et religieuse. Le Fergana a été le berceau de nombreuses révoltes contre le tsar, puis contre les bolcheviques et , dans les années 1990, le creuset de l'extrémisme islamique en Asie centrale. La répression brutale de supposés extrémistes par le président Karimov a atteint un pic avec le massacre d'Andijan en 2005. (Karimov fait tirer sur la foule, plus de 1500 personnes de tuées)
Depuis la présence policière s'est accrue dans la vallée.
Je passe deux contrôle de police, demande de passeport, puis un enregistration (mon parcours va être suivi), eux passage militaire sans montrer mon passeport, avec calatn et blindé protégé derrière des sacs de sable. Ambiance !
D'abord de longues et alternantes côtes et descentes qui ne me font pas progresser en altitude, puis au détour d'un check point à 1100m d'altitude commence les hostilités (7%) puis un  panneau indiquant 12%, il y aura 14 kms de montée, à cinq à l'heure je ne te dis pas le temps que j'ai mis. J'arrive au sommet et un tunnel va m'éviter au moins 150m de dénivelé, moi qui vient d'en faire 1551m pour une altitude de 2171m. Je suis à Kamchik pass. Le tunnele est gardé par les militaires armés.
Passeport le gars est inquiété par le visa  que le consul Ousbek D'Achgabat m'a rectifié manuellement puis signé.
c'est vous qui avez changé les dates ?
non c'est le consul......
le gars appel un supérieur, tourne le passeport au moins 20 fois, regarde tous les tampons.....
1/2 heure après le supérieur arrive, le gars lui explique, mais alors qu'un de ses collègues dit que ça peut être moi, lui dit c'est lui qui a rectifié. Je dis qu'il faudrait être fou pour rectifier soi même un visa, et que j'ai passé la frontière sans problème, et au moins une dizaine de contrôles sans problème. Le chef semble vouloir prendre une décision, il me fait signe de le suivre au bureau. Il me demande de m'asseoir et rédige un rapport, qu'il me présente et qu'il me dit de signer. Je sens que ça va se corser car je refuse de signer un rapport dont je ne comprends pas la langue. pas de problème me dit il, et si problème je ne signe pas !  Je ne sais pas où je vais, mais je ne peux signer un papier sans le comprendre. Le gars va faire un tour dehors, reviens quelques minutes après, lève un peu le ton pour m'impressionner. Je lui réponds qu'il a trois solutions: Une, il téléphone au consul Ouzbek à Achgabat; deux, il téléphone à l'ambassade de France à Tashkent pour que je puisse discuter avec un représentant de France , et trois qu'il demande à une interprète de venir faire le procès verbal en langue Française.
Je vois dans ses yeux que je l'e......, mais qu'il ne sait pas trop quoi faire.
Finalement il rajoute quelque chose sur son rapport et me dit que je peux partir. (cet incident aura pris plus 1h30 )
Je passe le tunnel, au milieu de celui ci un militaire en arme (je te dis pas ce que ces poumons doivent absorbés pendant sa garde) puis sortie de tunnel un militaire me fait signe de m'arrêter passeport C'est vrai qu'après 1071m de tunnel, il pouvait se passer..... il me laisse passer. Je ne pavoise pas, je n'ai pas encore passé la frontière.
Deux kilomètres plus loin deuxième tunnel et bis répétita passport
Puis c'est le plongeon jusqu'à 365m plus de quarante kilomètres de descente sans pouvoir se lâcher, la fragilisation de Vinso et surtout l'état de la route.J'ai quand même gagné 30 km/H sur la montée. Arrive une portion de route en béton. Ah ! les routes en béton, j'avais oublié cet épisode. La route est faite de plaques de béton de 5m environ, souvent disjointes, chacune voulant vivre sa vie indépendamment de sa voisine et au détriment du pauvre Marcelou qui passe par là en vélo.
Nouveau contrôle de police, qui me demande de me faire enregistrer et après ce check point une route presque neuve avec un léger plat descendant. Vinso se lâche fustré de sa descente, nous roulons à 35 sur ce tapis, ça fait du bien ! Kokand est maintenant là, je vais pouvoir me prendre la bière de l'étape, je l'ai bien gagnée (4396 calories consommées)

Kokand - Margilan
L'Ouzbékistan est le troisième producteur mondial de soie et Margilan, le centre traditionnel de cette industrie La visite de la fabrique de soie Yodgorlik permet de découvrir toutes les étapes de la fabrication.
Margilan existe sans doute depuis le premier siècle avant JC. Pendant des siècles, ses clans de marchants jouèrent un rôle clé dans le commerce en Asie centrale et dictèrent leurs propres lois ; même durant la période soviétique, la ville était le centre du marché noir en Ouzbékistan. Margilan est aussi l'une des villes les plus religieuses du pays.
On n'a pas l'impression d'être dans une vallée, mais sur un  immense plateau avec les chaînes de montagnes environnantes, les Tan Shan au nord et le Pamir Alaî au sud. Mais ces sommets spectaculaires sont enveloppés d'un brouillard dû à la pollution de al région la plus peuplée et la plus industrialisée d'Ouzbékistan.
Centre de la production de fruits et de coton, la vallée du Fergana, arrosé par le cours supérieur du Syr-Daria, est une vaste oasis au sol fertile et au climat plaisant.
Les 8 millions d'habitants de cette vallée sont majoritairement ouzbeks, à 90% dans la vallée et plus encore dans les petites villes.
Etape tranquille pour récupérer de celle d'hier et cette petite route de campagne traverse de nombreux villages et permet de vagabonder en rêvassant.
Je fais halte dans un de ces routiers, où les tables sont bien garnies d'hommes de la région. Je prends commande, mais des plats supplémentaires arrivent, le patron voyant que j'étais touriste (comment il a vu ?) a décidé de me faire goûter les plats de son....''restaurant'' et me donne du raisin à emporter.
Sur l'hospitalité, nous les occidentaux avons beaucoup à apprendre.

Margilan - Andijan
Je n'ai fait que 200m que déjà on me fait signe de m'arrêter. C'est une réunion de *?* tout le monde avec l'habit du dimanche, des personnalités doivent être présente au nombre de personnes autour et le travail des caméraman autour de ces gens, de orchestre, et finalement du Marcelou. On me demande de venir manger, et l'on surveillera vinso, ça tombe bien car je n'ai pas déjeuné ce matin à l'hôtel que je viens de quitter. Il est 7h, soupe, fromage, un plat cuisiné, bonbons, nougats, thé, je mange du raisin et prend congé de mes amis de table, en leur disant que la route m'appelle. Vraiment sympa !
Je prends donc congé, mais en traversant les différents villages je m'aperçois qu'il y a aussi des réceptions, puis dans une plus grande ville une fête. Impossible de savoir ce qui se passe, qui se fête.
Sur la route j'ai refusé au moins trois invitations de prendre le thé, une à manger, mais j'ai accepté une invitation pour du thé et une pour manger des ?????(je n'ai pas retenu le nom) de mamies qui préparaient ces galettes fris dans de l'huile de coton et qui offraient ces dernières aux gens qui passaient par là. Elles m'ont données aussi du raisin, comme un roi.
Vu la longueur de l'étape d'aujourd'hui et malgré mes arrêts fréquents,  j'arrive de bonne heure à Andijan. Pas encore d'hôtel avec internet, j'espère en trouver un avant le passage de la frontière.
Passage de la frontière que je n'arrive pas à trouver, et aucune personne d'ici pour me dire où je la passe.
Par contre je sais que c'est la fête de l'indépendance.

Andijan-Uchkurgan
Il y a des jours ou tout arrive, ça s'accumule, journée pleine.
Tout d'abord je trouve assez facilement la route pour la frontière (enfin trouvée) je dis facilement car ici pas de panneaux de signalisation, pour quitter une grande ville ,tu te débrouille !
Petite route de campagne assez calme, ça tombe bien j'ai envie de prendre le temps.
Le midi je m'arrête à un routier qui en plus de ma commande n'arrête pas de m'apporter des plats afin que je goûte les spécialités de la région. Adorable ! C'est sur qu'ici les touristes ne doivent pas être nombreux. Puis de nouveau sur Vinso je reprends la route, m'arrête prendre une photo d'un papi qui fait du vélo sur  un Peugeot made in France qu'il est heureux de me faire voir.
Puis un gars me double, me klaxonne et me fait signe comme beaucoup me font depuis que je suis dans la vallée du Fergana, mais quelques kilomètres plus loin il est sur le bord de la chaussée et me demande de m'arrêter et de venir chez lui, boire le thé et manger. Si j'ai refusé plusieurs invitations ces jours ci, j'accepte la sienne (pourquoi ?), et le gars met en marche la préparation de la table, avec la mama, la femme, la belle fille...il faut que le visiteur soit comblé comme un prince (que je suis). Il a téléphoné à un ami qui filme, des voisins arrivent, on mangent, on discutent, on prends des photos... et arrivent trois profs de langues étrangères qui demandent si je peux venir dans la classe de Français de leur école. Je ne peux refuser même si je dois revenir en arrière de cinq kilomètres.
Nous quittons, je quitte mon hôte qui est heureux comme un pape sur le déroulement de son invitation (qu'il a bien mené) et il me charge évidemment les sacoches de nourriture, de boisson et d'amandes.
Accueil sympathique à l'école avec un bienvenue Mr Marcel beaucoup de regard sur Vinso, et arrivent l'avalanche de questions sur le voyage, mais surtout sur la France et ma vie et ma famille.
Tout se termine sur des chansons, et les enfants  m'entament quelques airs bien connus pour terminer sur la Marseillaise. (voir vidéo). Tout à une fin, même les plus heureux moments....
Je reprends la route pour enfin arriver au village frontalier. Je cherche où dormir, lorsqu'un homme vient vers moi et me dit que si je veut attendre trois minutes (il va prendre sa fille à l'école) il m'emmène à son café, restaurant boire un coca. Il me propose de venir dormir chez lui qui est à mi chemin sur le chemin de la frontière. Accepté !
Je veux changer le restant de mes soumsOuzbek en somKirghiz, il appelle son neveu qui m'accompagne en vélo au bazar pour le change au noir, et m'accompagne à la maison de mon hôte.
Celui ci m'attend et me fait visiter sa maison, son jardin (légumes et fruits) bio. Il a aussi une vache, des canards et des poules, tout pour que le manger soit de bonne qualité me dit il. Adhamjon est très agréable et a une famille magnifique, les enfants ont l'air d'adorer leur père. Une bien belle famille ! Il y a aussi le fils de son frère (qui est voisin) qui étudie en Malaisie avec qui nous avons passé la fin d'après midi à discuter, de tout , pour finir sur faut il continuer à vivre sur les traditions?
Une belle soirée avec évidemment des bonnes choses à manger, une bonne nuit et agréable petit déjeuner. Là encore il ne faut pas oublié de remplir les sacoches qui n'ont pas eût le temps de se décharger.
Une journée à te faire regretter de sortir d'Ouzbékistan, l'est est très différent du reste du pays, encore plus chaleureux et hospitalier. C 'est sans aucun doute dû à la religion musulmane plus forte dans cette région.
Adhamjon,Shohsanam,Azimjan,Zebuniso,Mehrimiso je vous embrasse tous très chaleureusement et je pars de l'Ouzbékistan avec vous dans mon coeur.
Titre 1:valeur 1
Titre 2:valeur 2
Titre 3:valeur 3
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OUZBEKISTAN - Mercredi 28 août 2013

vsiém priviétt
C'est fait, j'ai le visa Chine ! préparation de Vinso, des derniers points sur l'itinéraire, et demain matin départ.  J'ai estimé six à sept jours pour atteindre la frontière Kirghizstan , cinq ou six pour Bishkek et huit à neuf pour la Kashgar la première ville chinoise. Je n'ai d'ailleurs que jusqu'au 23 septembre pour la validité du visa (un mois entre l'obtention et le franchissement frontière) puis je n'ai un visa que d'un mois, il faudra faire prolonger sur place. Avant il y avait la possibilité de faire deux fois un mois soit 90jours, depuis juillet il semble que la Chine ne délivre qu'une prolongation et n'autorise que 60 jours pour un visa tourisme. Il faudra changer l'itinéraire et emprunter les trains et les bus.
Le principal étant d'être le 23 décembre 2013 à Hanoî pour retrouver ma petite famille, prendre plein de réserve de bonheur.
Les nouvelles risquent d'être espacées, car je vais attaquer la partie montagneuse et certainement peu de village, et les yourtes des nomades n'ont sans doute pas internet.
J'espère que Vinso tiendra le coup sur ces routes, mais j'ai confiance......et j'ai pas le choix. Je l'ai fait régler et vérifier à Igor (je donne l'adresse pour les cyclos: kochemas1@mail.z
tel:99 890 358-39 09. Il faut aller à Kadicheva Market Bazar, puis lorsque l'on fait face au marché c'est le bloc de droite, (bloc d'appartement de neuf étages). c'est sous les magasins, dans une cave.
il travaille dans sa cave, mais il m'a l'air compétent et il a bien bossé sur Vinso. Prix dérisoire, (10000 soums soit 4$ et 3euros). Il doit aussi faire quelques sorties, car il a le bronzage cycliste.
Cela me fait penser à dire à Pierrette que Vinso n'est pas ''sophistiqué'' (?) c'est un modèle (en acier)  qui a fait ses preuves sur des routes et pistes de l'est (Paris-Pékin), mais ce qui m'est arrivé (le très grand choc sur la voiture et le fait que l'ai fait roulé avec moi à côté, mais il a roulé)  ces erreurs que j'ai commises n'importe quel vélo aurait fini pareil . Tords de gauche à droite un morceau de métal, tu verra qu'il se fragilisera et se séparera. Je n'avais pas parlé de ce choc voiture, pour ne pas inquiéter, mais ce qui est drôle, c'est que Camille et Xavier deux à trois jours après passent dans cette banlieue de Téhéran et rencontre mon cycliste et sont au courant de mon exploit.
Vincent Albar vient de passer quinze jours en Kirghizstan, et ses photos du pays sont magnifiques. site: htpp:www.vincentpour100photos.free .fr et me donne aussi d'un Toulousain qui est parti en mars moto side car : htpp:trapanelle.wordpress.com //
Je vous quitte en espérant vous retrouver bientôt, je vous embrasse toutes et tous.
da svidania
Le Marcelou et Vinso


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OUZBEKISTAN

zdravstvouitie  salam àalaykoum
Tashkent, carrefour de l'Asie centrale, est une ville étendue et insolite, de plus de 2 millions d'habitants. Dans la partie russophone, les voitures roulent en klaxonnant le long des larges avenues de style soviétique, ailleurs, des hommes âgés poussent des charrettes à travers un dédale de maisons en pisé vers un bazar animé. Dans un autre quartier, des centaines de citadins se rassemblent autour de chaudrons fumants pour leur plovquotidien.
Et le président trône au milieu de ce tohu-bohu, près du sénat installé dans un nouveau mastodonte blanc sur la Mustaqillik maydoni (place de l'indépendance). Cette place est censée être le centre de la capitale, qui n'en possédait pas.
Tashkent ne charme pas d'emblée, comme la plupart des grandes villes où l'on ne fait que passer, mais après quelques jours, en cherchant un peu au-delà des apparences, on découvre des attraits insoupçonnés.
Cela ne se limite pas à son ambivalence musulmane et soviétique, elle possède une population cosmopolite, un bon nombre de bons restaurants, et parait il une vie nocturne animée. Il parait car dans les grandes villes, je ne m'hasarde pas la nuit si je ne la connaît pas. Elle compte de nombreux espaces verts, et plusieurs musées intéressants. Bref de nombreux expatriés apprécient réellemnent cette ville, et un touriste en attente de visa ne regrette pas d'y passer quelques jours (Un comble pour un état policier).
Le plus grand parc du centre ville (parc Navoî) est un paradis pour les joggeurs, les promeneurs du dimanche et les amateur d'excentricité architecturale ouzbèque. Des architectes ont édifiés des monstruosités en béton telles que le palais istiklal, l'ancien palais de l'amitié des peuples, qui ressemble à une station d'alunissage d'un film des année 50, et le massif palais du mariage. De l'architecture style soviétique. Dans les curiosités de Tashkent, Dans le cadre de son grand projet d'embellissement de la ville Karimov a fait abattre des dizaines de platanes d'Orient centenaires et mis  la statue équestre de Timur. Un coup d'oeil sous la statue révèle que l'étalon a été amputé de son appendice reproducteur. L'identité de l'auteur de ce forfait reste un mystère
Personne ne sait pourquoi Karimov a fait couper les platanes. Selon la rumeur, le président voulait bénéficier d'une vue dégagée sur le nouveau et gigantesque Dom forum, qui accueille parfois des événements officiels pour des invités prestigieux. Les tigres qui ornent la façade ressemblent à ceux de la medersa Chir Dor du Registan de Sarmarcande.
Des pélicans porte-bonheur gardent les entrées de Mustaqillik maydoni (place de l'indépendance), ou la foule se rassemble pour regarder les défilés de la fête de l'indépendance, ou autre manifestation organisée par le président Karimov pour réveiller l'esprit nationaliste. Les Ouzbeks nous demandent souvent comment trouve-t-on l'Ouzbékistan ? ils sont assez fier de leur pays.
Dans le même périmètre le monument de la Mère affligée, devant lequel brûle une flamme éternelle, a été érigé en 1999 à la mémoire des 400 000 soldats ouzbeks morts pendant la seconde guerre mondiale. Leurs noms sont inscrits dans les niches qui bordent les deux corridors. Karimov a fait ériger un monument quasi identique dans presque toutes les grandes villes du pays. J'y ai vu aussi les mariages de Samarcande et de Tashkent venir faire des photos.
Les hommes et les femmes soviétiques qui ont reconstruit Tashkent après le séisme de 1966 sont commémorés au mémorial du tremblement de terre. // lorsque Moscou annonça que 20% des nouveaux appartements seraient donnés aux bénévoles (russes pour la plupart) et les invita à rester, le mécontentement des habitants explosa et se transforma en combats de rue entre Ouzbeks et Russes dans ce qu'on appela l'incident de Pakhtakor, en mai 1969.
Le parc Bobur abrite l'émouvant parc de la paix de Seattle, une collection de petit carrelages qui rappelle la guerre froide, avec des messages de paix dessinés par des écoliers de Tashkent et de Seattle dans les années 1980.
La cathédrale de l'Assomption (Uspensky Sobor) l'une des quatre églises orthodoxes de la capitale, elle a plusieurs dômes en oignon et un clocher de 50m.
La visite de cette ville très étendue est finalement très agréable à faire à vélo, si ce n'est la conduite irresponsable des Ouzbeks qui m'empêche de m'attarder sur les fines femmes  Ouzbeks vêtues de légères étoffes colorés, robes longues mais aussi short et jupes courtes en tissu léger. Où est tu vent d'Autan ? 
Ce que l'on apprécie moins c'est la surprésence policière (un tous les 100m), elle aurait été renforcée notamment dans les stations de métro depuis les attentats de février 1999, qui ont fait 16 morts et plus de 120 blessés.
Voici ce qui occupe un pauvre touriste attendant son visa chinois, entrecoupé de bain à l'une des piscines (deux) de l'hôtel et des passages à la salle de fitness (faire un peu de vélo).
Cet hôtel Markaziyest (ancien Sheraton) est agréable et admirablement organisé par la charmante et grande professionnelle Nargiza (heé oui). Chambres immenses avec des grands lits (1.80), de jolis draps et décor élégant. C'est pas facile un tdm......
Position centre ville et près des ambassades, et de ces lieux que je vient de vous décrire. Un luxe à pas cher.....
De nombreux mariages organisent leur soirée à l'hôtel, près d'une des piscines. Quatre mariages lors de mon séjour. (date d'aujourd'hui)
Et Vinso ? l'écurie se trouve dans le hall de l'hôtel, dans une pièce pour bagages, il est de toute les attentions des concierges, et je pars avec lui toute le journée pour les visites. Il m'a l'air en forme et ses emplâtres m'ont l'air de tenir, mais l'état de la route dans la ville est bonne.
allez da svidania
Le Marcelou et Vinso
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OUZBEKISTAN - Samedi 24 août 2013

Juste un clin d'oeil pour une personne que j'aime et qui me manque depuis maintenant 7 années.
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OUZBEKISTAN - Mardi 20 août 2013 - mercredi 21 août 2013

Cliquez pour agrandir l'imagedaraguié drouzia dobré viétchérr - Дорогие друзья, добрый вечер ! -
J'ai le temps de vous parler un peu de L'Ouzbekistan
Aucun pays d'Asie centrale ne semble tout à la fois béni et maudit que l'Ouzbékistan. Berceau d'une culture de plus de deux millénaire, cette contrée possède un fabuleux patrimoine artistique et architectural, héritage d'une histoire rude et fascinante. Sombre revers de cette splendeur, des tyrans se sont amourachés de cette terre d'abondance et l'ont dirigée d'une poigne de fer depuis des temps immémoriaux.
S'il existait un panthéon des villes d'Asie centrale, l'Ouzbékistan arriverait largement en tête avec trois joyaux: Samarcande, boukhara et Khiva. A eux seuls, ces noms incarnent la région et évoquent des derviches enturbannés,des caravanes qui s'étirent dans le désert et des forteresses qui se fondent dans le sable.
Si malgré une restauration parfois trop appliquée, ces trois villes ne déçoivent pas, elles tendent à éclipser les autres atouts du pays, des bazars éblouissants, d'antiques citadelles du désert et de nombreuses merveilles naturelles largement méconnues.
Ce tableau séduisant ne suffit pas à faire oublier les exactions de personnages comme Gengis Khan, Tamerlan, Nasrullah, et Staline. L'indéboulonnable dirigeant actuel, Islam Karimov, ne se distingue pas plus pour sa bienveillance.
Malgré ces aléas, le peuple Ouzbek conserve une gentillesse largement à l'attrait de ce pays envoûtant.
Carrefour des civilisations avec les traces d'Alexandre le Grand à celui des tsars en passant par ceux cités précédemment.
Carrefour des modes de vie, entre les tribus nomades et quelques une des plus anciennes cités sédentaires du monde.
Carrefour des religions, à la croisée des influences bouddhistes, chrétiennes et musulmanes sans que soit réellement effacées certaines traditions laissées par le chamanisme ou le mazdéisme.
Carrefour culturel enfin qui se découvre tout le long de la route de la soie qui reliait la Chine à l'Occident avant l'avènement des voies maritimes.
Près de vingt ans après l'indépendance, l'Ouzbékistan profite pleinement des ses atouts touristiques légués par un découpage arbitraire de Staline (1920/1930).
Chaque année des milliers de tourisme marchent sur les traces de Marco Polo et de dix siècles d'architecture musulmane. Une mane financière qui arrive à point dans un pays en proie à d'immense difficultés économiques, et qui tente de sortir du système imposé par les soviétiques durant des décennies.
L'agriculture, secteur majeur de l'économie Ouzbek, représente près d'un tiers du PIB et emplois près de 40% de la population.
L'économie Ouzbek souffre de la monoculture du coton imposée par les Soviétiques ( 5ème producteur au monde et 2ème exportateur mondial) il reste dépendant des cours du coton et du volume des exportations ce qui freine son ascension à l'autosuffisance énergétique.
Pourtant le ressources du pays sont importantes en cuivre, uranium, gaz naturel et pétrole. L'extraction minière, le raffinage et l'assemblage automobile attirent la majorité des investisseurs étrangers.
Cet après midi (mardi) je suis passé à une agence pour obtenir le visa Chine, passer par une agence permet d'obtenir les papiers nécessaires pour le visa, lettres de justification hôtel, billet d'avion pour le retour, fournir une copie de son relevé de compte bancaire pour une période de trois mois afin de justifier son autonomie, un justificatif d'assurance rapatriement, photos, et passeport avec deux pages vierges consécutives. Par contre mauvaise nouvelle, la Chine ne délivre plus qu'un mois de visa touriste (depuis juillet) avec une possibilité de pouvoir demander une prolongation à l'intérieur du pays, mais fini les 90 jours, seulement 60 jours maxi. Il va falloir repenser l'itinéraire et le moyen de traverser le pays. (train,bus...)
Le visa est également valable qu'un mois à partir du jour de l'obtention.
Mais le principal est d'être le 23 décembre à Hanoî.
Les mauvaises surprises continuent, mon appareil photo ne veut plus reconnaître l'objectif, il me demande de le mettre correctement alors qu'il n'a pas été retiré et ça patine à l'intérieur. A voir......
Enfin une bonne nouvelle (mercredi) je reçois un e-mail de Camille et Xavier qui me disent qu'ils sont en train de squatter l'e-mail d'un hôtel (le Dedeman) je regarde où se trouve cet hôtel, tout simplement en face du mien, de l'autre côté de la route. Embrassades, et une bière à l'hôtel !!!
Ils sont aussi affectés pour le nouveau visa chinois, qui risque de modifier beaucoup leur itinéraire.
Ce soir au restaurant de l'hôtel, agréable rencontre avec des Bordelaises qui pour justifier leur région ont demandées du vin pour leur repas, et m'en ont offert un verre. Mon premier verre de vin Ouzbek.
Et l'on dit que les Toulousains et Bordelais ne s'entendent pas ?
Je vous quitte jusqu'à mardi, car l'obtention du visa est cinq jours mini (donc mardi) et sept jours max, après c'est refus mais il n'y a pas de raison.
Entre temps je vais visiter la ville.
spakoînaî notchi - спокойной ночи
Le Marcelou et Vinso




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OUZBEKISTAN - Samedi 16 et dimanche 17 août 2013 - 87ème et 88ème étape

Etape du jour:  Sarmacande - Dzhizak                                                          Etape du jour: Dzhizak - Tashkent
Distance jour:  111 kms                                                                                Distance jour:  219 kms
Déniv+jour:  450 m                                                                                      Déniv+jour:  550 m
Distance totale:  8132 kms                                                                          Distance totale:  8351 kms
Déniv+ total:  74069 m                                                                                Déniv+ total:    74619 m
T°sur vélo: 37°C                                                                                          T°sur vélo: 37°C

vsiém priviétt
Nous voici à Tashkent Vinso et moi, vinso en pleine forme et moi les jambes un peu fatiguées.
J'étais un peu dans le doute sur le comportement de Vinso pour Tashkent, j'ai eu raison de tenter le parcours avec lui, d'une part c'est plus agréable de faire du vélo que du taxi ou du bus ,  c'est moins cher te le tdm c'est d'abord en vélo le reste est seulement si nécessaire.
Samarcande Tashkent une grande ligne droite (surtout sur la deuxième partie) de 300 kms sans village à traverser, tu regarde l'horizon et tu y vas...pas très agréable.
Le premier soir je me suis arrêté sur le bord de la route pour satisfaire mon appétit et pour préparer mon bivouac dans un lot d'une dizaine de routiers, où les camions et les voitures n'arrêtent pas d'arriver pour manger et se désaltérer, jusqu'à environ une à deux heures du matin. Le tout dans un bruit épouvantable et dans une poussière permanente, mais a-ton toujours le choix ?
J'ai eu de la chance de choisir celui qui m'a permis de dormir sur un Tapchan (russe) ou un Suri (Ouzbek), et qui m'a fait goûter plusieurs plats d'origine. Puis je me suis retrouvé attablé avec trois couples et il a fallu remanger et boire jusqu'à une heure et demie. Malgré la nuit courte et bruyante, je me lève tôt et démarre au lever du jour; il est 6h30. L'étape sera longue aujourd'hui .
Deuxième étape sans grand événement sur cette ligne droite, si ce n'est le croisement avec Julien de Toulouse (Colomiers) qui arrive de Bishkek, Tashkent et va sur Sarmacande, nous discutons un bout mais je décline avec regret son invitation à partager le repas, d'un je n'ai rien acheté et deux je souhaite m'arrêter le plus court moment afin d'arriver sur Tashkent avant la nuit. On se le fera à la maison Julien. Je le dépanne de rustines, car il a crevé trois fois depuis ce matin. Nous échangeons quelques renseignements nécessaires à nos destinations, et je lui dis qu'il va croiser un nouveau Toulousain (Xavier et Camille) qui doit être à deux ou trois jours derrière moi. je lirai le soir qu'ils quittaient Samarcande le matin même
Arrivée à l'hôtel assez surprenante, car le gars de la réception , regarde mon passeport, me demande où j'ai dormi les autres nuits, je lui fais voir les tickets d'hôtels, mais il me dit que mon entrée en Ouzbékistan est le 10/08/2013, que le papier de l'hôtel de sarmarcande indique que j'ai dormi du 12/08 au 16/08 mais que je n'ai rien de la nuit du 16 au 17.
  • bien sûr puisque j'ai dormi dehors !
  • oui mais il faut un papier sur la nuit...
  • vous faites des hôtels sur la route et je vous fournit un papier...
Le gars téléphone au poste de police, raconte ce qui se passe et me demande d'attendre 20 à 30mn pour savoir s'il peut me donner une chambre.
  • je ne peux pas attendre, car la nuit va tomber, je n'ai pas de lumière s'il faut que je trouve un autre hôtel, soit vous pouvez me donner une chambre soit je pars à la recherche d'un autre hôtel.
Il appelle un gars de la sécurité hôtel qui me demande encore les explications, il passe deux coups de fil, explique et finalement me dit que je peux dormir ici ce soir.
Je leur dis que s'ils veulent savoir tout sur notre route il faut d'abord savoir qu'il faut se faire enregistrer, et deux lorsque l'on voyage à vélo les étapes sont des fois longues et il faut bien s'arrêter à un endroit pour dormir avant que la nuit tombe. Construisez des hôtels ou des terrains de camping . Du coup le mec de la sécurité me file des adresses de camping après Tashkent.
Pourquoi pas de problème pour Boukhara ou Sarmacande ? la réponse fut parce que c'est près du passage de frontière. (?)
Le soir re problème; je passe au restaurant (j'ai faim) je prends une bière avec deux Italiens, le serveur prend la commande, nous dis d'attendre 20mn puis le temps passe nous l'appelons, il nous dit d'attendre une heure ! mais les trois autres tables arrivées après nous sont servis pas de réponse il s'en va. Il revient cinq minutes après et dit qu'il ne sera pas possible de manger, devant notre colère il accepte de demander si quelqu'un peut faire cuire du poulet pour les deux Italien et une saucisse et un oeuf pour moi. Pourquoi ce choix ?
Voici le premier soir de Tashkent, ça promet ! Julien m'avait prévenu, il n'avait pas du tout aimer cette ville.
Mon premier tour aujourd'hui a été de chercher un magasin de vélo, un magasin de professionnel pour régler un peu Vinso, car le vélo en deux, tout s'est un peu déréglé.
A ce magasin de Professionnels, c'est à dire des magasins (environ six ou sept ) j'en prends un au hasard le gars ne fait même pas tourner la roue, il me tourne une vis et veut appuyer sur la patte de dérailleur (comme une brute), je lui retire Vinso et lui demande s'il connaît le vélo professionnel. J'essaie avec précaution un deuxième; il me fait tourner la roue et me mets de la graisse, je lui dis que je ne veux pas de graisse, que j'ai ce qu'il faut, mais il ne m'écoute pas et étale son paquet sur la chaîne, encore obligé de retirer le vélo. EN plus il me demande 18000 soum. Je lui en donne 10000 pour éviter les problèmes et je pars.
Je partirai avec Vinso et nous réglerons les problèmes en route.
Cette ville est complètement le contraire de cette bonne impression Ozbek rencontrée jusqu'ici.
Demain direction l'ambassade de Chine, je vais voir si je peut demander un visa à Tashkent et le réceptionner à Bishkek. Je vais continuer les tracas, celui ci sera administratif, mais Alban nous a envoyé à Xavier et moi un mail disant qu'il y avait problème sur la délivrance du visa à Tashken et Bishkek alors que cette deuxième ville était donnée comme un bon coup il y a un mois.
Bon je vais vous laissr, car j'ai faim et je vais essayer un petit resto à côté de l'hôtel.
da zavtra
J'ai oublié de vous dire (je crois) que dans ces trois pays d'Asie cenrale, ça parle principalement le russe, la télé est russe et les inscriptions,noms des magasin en russe. !
da zavtra
Le Marcelou et Vinso 
 
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OUZBEKISTAN 6 Samarcande jeudi 15 août 2013

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cobra-ié outra
Sarmacande est vraiment une ville intéressante à voir, une ville différente.
Contrairement aux préjugés la ville est tranquille, et le touriste est en parfaite sécurité et libre de ses visites.
Malgré tout ça, demain sera le départ pour Tachkent (300 kms). J'ai décidé de partir avec Vinso. Hier toute le journée et aujourd'hui j'ai fais de la ville et tout s'est bien passé, bien sûr Vinso n'était pas chargé, mais je tente le coup demain.
Si toutefois j'arrive à Tachkent sans ennuis se posera alors un choix à faire, continuer avec le même vélo dans la partie montagneuse du Kirghizistan ou l'on tire sur le guidon par le dénivelé et le % de pente, et poursuivre sur la Chine ? mais on n'en est pas là nous verrons cela à Tachkent, mais ne t'inquiètes pas Céline je n'abandonne pas car même si je rentrai en France pour acheter un vélo, ce serai pour repartir d'Asie centrale afin de faire mon tdm. (ça fait plaisir d'avoir de vos nouvelles)
Je vous tiens toutes et tous au courant.
Je vous mets une vidéo sur la Turquie et sur L'Iran.
Je vous embrasse toutes et tous
spakoînaî notchi
Le Marcelou et Vinso
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OUZBEKISTAN - Samarcande 14 août 2013

vsièm priviett
Des nouvelles de Vinso.
Ce matin je me suis absenté deux heures et les gars que le taxi à trouvé pour faire une opération de fortune à Vinso sont venu le prendre , cela m'embête car ils devaient le prendre cet après midi et j'aurai voulu être là pour voir la réparation, surtout que l'explication a été compliqué car les gars ne parlent pas un mot d'anglais.
Bref le vélo est parti et ils doivent le ramener vers les 12/13 heures.
L'heure du retour, un emplâtre à été mis à Vinso, les gars ont mis un tube à l'intérieur et ont collé le cadre, j'aurai préféré une soudure mais ils me disent qu'ils ont fait ça sur un de leur vélo et c'est ''karacho'' Je fais un tour, le guidon ne tremble plus, après la solidité..... le gars me dit que ce n'est que du dépannage.
Prix: 80$ c'est honnête pour m'assurer au moins de pouvoir être à côté.
L'après midi je prends Vinso et je vais faire un brin de visite. Pas de problème, il roule bien ! Toute l'après midi en visite de Samarcande sur Vinso, ça fait du bien !
A force de parler de lui comme un compagnon, je me suis pris au jeu et le fait d'abandonner Vinso me faisait et me fait tout drôle.
Demain encore une journée visite et direction Tachkent. En bus ou en vélo ? décision demain.
Ensuite j'ai regardé les solutions si rien à Tachkent:
  • vol sur Ankara (le magasin a de quoi )  pour prendre un autre vélo et retour sur Bichtek, car un retour sur Tachkent exigerai un visa.
  • vol sur Toulouse pour un autre vélo (100 euros d'écart avec Ankara) et je règle en même temps quelques problèmes administratifs, retour sur Bichtek, mais Jolly Cycles est ouvert en ce mois d'août?
  • demande de visa chinois à Tachkent et vol sur la Chine pour un nouveau vélo.
Voici dans quelle réflexion je me trouve.
Je vous mets des photos de Vinso platré.
paka, da zavtra
Le Marcelou et Vinso
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OUZBEKISTAN Lundi 12 et Mardi 13 Août 2013

Cliquez pour agrandir l'imageSamarcande
Je pars donc en petit bus sur Samarcande afin de préserver  Vinso, mais même d'être sur le côté et le faire rouler (j'ai pas d'autres solutions) le fait secouer au niveau de la direction.
Le bus me dépose à l'approche du vieux Samarcande, j'ai du mal à trouver un coin pour dormir, la ville est très touristique, les B&B et hôtel sont pris, il me faut marcher, marcher, marcher.
A un moment Vinso à lâcher et à force de vriller s'est sectionné !
Cette panne de maintien du tube de direction est arrivée dans la zone ou il n'y a rien pour le vélo, rien !
Depuis ce matin (13/08) je cours afin de trouver un magasin (il n'y en a pas) mais un taxi me fait une recherche et peut être qu'il a trouvé des gars qui peuvent me bricoler une petite réparation pour atteindre Tachkent (la capitale) où il y a peut être un magasin de vélo.
Il y a que peu de solutions: le tdm s'arrête là, mais je n'en ai pas envie
soit je rentre sur la France et je reviens avec un vélo. (c'est une solution coûteuse)
soit je trouve à Tachkent au moins un vélo qui m'emmène jusqu'à la chine où je devrai trouver un vélo.
Je tente le coup de réparation de fortune, afin (j'espère) relier Tachkent.
Lorsque je suis rentré dans cette voiture en Iran, j'ai mis un bon coup, mais je ne pensai pas à fragiliser autant cette partie du maintien de la fourche, et comment aurais-je pu le voir ? cette bague fragilisée plus  l'état de l'asphalte font que les vibrations sont importantes et répétitives et  ont faitt la cassure.
Je n'aurai pas dû faire rouler Vinso même avec moi sur le côté en le poussant, mais que faire ? comment se déplacer ici ?  personne ne sait où, comment trouver un magasin de vélo.....
Malgré ce gros pb, la visite continue, il le faut car Samarcande le'' vaut bien'', et je n'ai pas cassé pour rien.
Aucun nom n'évoque mieux la route de la soie que Samarcande.
Le regard est attiré par les coupoles et les minarets. Les fabuleux monuments de Tamerlan, le bazar bigarré et le long passé mouvementé de la cité diffusent une ambiance magique.
La ville nouvelle s'étire à travers des kilomètres de bâtiments de style soviètique,de parcs et de larges avenues sillonnées par des taxis Daewoo.
Samarcande (Marakanda pour les Grecs) est l'une des plus anciennes villes d'Asie centrale, elle aurait été fondée au Vème siècle av.J6C. Alexandre le Grand s'en empara en 329 av.J-C et déclara Tout ce que j'ai entendu sur Marakanda est vrai, sauf qu'elle est olus belle que je ne l'imaginais
Il me faudra au mois trois à quatre jours pour visiter la ville, tout en surveillant cette réparation de Vinso.
Le voyage doit continuer même si j'ai pris un sacré coup au moral, mais si je remets sur pied <Vinso....
da svidagnia
Le Marcelou et Vinso
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OUZBEKISTAN- samedi 10 août 2013-86ème étape

Cliquez pour agrandir l'image
Etape du jour: Turmenabad - Boukhara
Distance jour:  48km
Déniv+ jour:  240m
Distance totale: 8021 km
Déniv+total: 73619m
T°sur vélo: 30°C

Zdravstvouitie
Je pars de bonne heure afin de passer la frontière dans de bonnes conditions.
Pluie ! il y avait longtemps. Je pense que je n'avais pas vu la pluie depuis la Croatie, ce n'est pas pour cela que je l'aime, car elle me mets le sac et les sacoches dans un piteux état. Le nettoyage sera de rigueur avant d'entrer dans la chambre.
J'arrive au poste frontière et que vois-je ? que le gros nounours du poste d'entrée à un frère jumeau qui est au poste de sortie.
Premier contrôle militaire pour rentrer dans l'enceinte.
J'arrive à mon nounours qui me demande de reculer avec mon vélo car il veut mettre les bagages aux rayons.
Un militaire me demande de remplir un imprimé.
Passage au guichet pour vérification passeport, tampon.
Un mètre cinquante (peut être deux) un militaire tient une porte et regarde ce qui se passe au guichet, ce qui ne l'empêche pas de vous demander le passeport,et de vérifier feuille par feuille. Des fois que son copain ne fasse pas bien son boulot.
Passage au militaire de sortie. c'est fait !
Direction l'Ouzbek
Je passe dans un bâtiment ou le gars me demande si je ne suis pas malade, et me colle un thermomètre digital sur le front. (j'ai bien fait de passer un samedi matin, sinon c'était la fièvre du samedi soir)
Je passe ensuite dans un bâtiment où il faut remplir un imprimé, celui ci est en russe et je leur dis que je ne comprends pas. Un militaire arrive, mais lui non plus il est pas très à l'aise pour remplir cet imprimé. L'imprimé est quand même remplit, passage de nouveau aux rayons, puis fouille.
Je peux partir à la porte de sortie, mais  le militaire veut voir le passeport que je lui tend (il faut surtout pas le ranger) et il s'aperçoit qu'il manque un tampon !
Retour en arrière, je vais directement à la case départ (et je ne touche pas 20000).
Je sors de l'enceinte Ouzbékistan  à 12H30.
Cent cinquante mètres et le vélo se mets à trembler, je ne maîtrise plus du tout le guidon. J'essaie de voir, et je pense qu'il s'agit du maintien du tube de la fourche ou est fixée la potence. Une bague  est sortie, qui devrait être à l'intérieur pour maintenir le tube. Je ne sais pas comment, mais sans doute fragilisé lorsque je suis rentré dans une voiture avant Téhéran, je lui avait mis un bon ccoup, ensuite l'état de la route.....les vibrassions.... Je ne sais pas.
Je me fais amener vinso et la BoB en taxi jusqu'à Boukhara. Il va falloir trouver quelque chose et ici c'est pas facile.
Si quelqu'un a une idée, qu'il n'hésite pas pour me dire une astuce, au moins pour quelques centaines de kilomètres........
Je vous tiens au courant;
vsiém priviett
Le Marcelou et Vinso
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TURKEMENISTAN 7 août 2013 - 85ème étape - Bajgiran (Iran) à Achgabat (Turkéménistan)

Etape du jour: Bajgiran-Achgabat
Distance jour: 66kms
Déniv+jour:  277m
Distance totale:  7973 kms
Déniv+ total: 73379m
T°sur vélo: 31°C
Salam aleykum
Je me lève tôt, et j'attends à 8h ma mémé qui ne vient pas. Je vais la chercher afin de passer le poste frontière dans les meilleurs conditions et d'essayer d'arriver avant 13 au consulat Ouzbek à Achgabad, mais il faut que je récupère mon passeport. Elle arrive, il est 8h30. Je lui laisse tout l'argent iranien qui me reste, elle lève les bras au ciel et dit qu'allah me protège (enfin je pense).
Passage au poste frontière iranien assez vite, trois contrôle de passeport et tampons.
Je franchis la grille du Turkéménistan, première présentation de passeport, le militaire note, puis il me fais signe d'aller au bâtiment 20m plus loin. Deuxième présentation de passeport à un nounours avec qui je n'aimerai pas passer mes vacances.
  • vous allez où ?
  • à Achgabad
  • comment ?
  • en bicyclette qui là derrière
  • un regard puis quelle route ?
  • Achgabat, Mary puis Turkmenabat et Ouzbékistan
  • Combien de nuit à Achgabat ?
  • une ou deux
  • (ça passe mal) une ou deux ?
  • ça dépend, si j'ai mon visa Ouzbek  aujourd'hui, je reste qu'une nuit, mais dans le cas contraire il me faut attendre vendredi et là je passe deux nuits.
  • quel hôtel?
  • je ne sais pas
  • et Mary?
  • une nuit
  • Quel hôtel ?
  • Je ne sais pas
  • Turkmenabad
  • une nuit
  • et vous ne savez pas l'hôtel ?
  • non
Il me fait signe d'attendre et pars avec un bout de papier dont il a inscrit les renseignements précédents.
Un gradé arrive et me demande où et combien de temps à Achgabat; je lui fais la même réponse qu'à son subalterne, ce qui ne lui convient pas.
  • vous avez un book pour voyager ?
  • oui
  • faites voir votre book
Je sors le sac de la BoB et j'en retire le Kindle, je cherche Achgabat et les hôtels, mais je lui dis que je ne sais pas lequel car j'aimerai qu'il soit près du consulat Ouzbek.
  • combien de jours ?
Je explique encore, et que je ne sais pas où non plus dans les autres villes, mais s'il connaît je veux bien suivre son conseil.
Il part en compagnie de nounours, qui revient cinq minutes plus tard et me dit d'aller au bureau d'à côté pour payer 15$ de frais de dossier (ce doit être le morceau de papier q'il avait)
Je paie et je reviens le voir. Salle d'attente. Nounours me fais signe et me tend mon passeport afin de passer à la fouille. Bagages aux rayons, (pas le vélo qui passe à côté) puis après le tapis fouille intégrale de tous les bagages, le moindre sac est ouvert, même les bouteilles d'eau pour les sentir. Haie ! une seringue. C'est un aspire venin. oui, mais c'est une seringue.... ça passe. Allumer  l'ordi, mais ils sont intéressés par son prix, à part un qui veut jouer avec mais je lui dis que c'est moi qui le fais marcher, que c'est fragile !
Bref; le passage fini à 10h30.
Après avoir remis tout en ordre, un officier me dit qu'entre le poste frontière et Achgabat il y a 35kms, et entre les deux points, interdiction de s'arrêter, il me répète, NO STOP mister !

De loin la plus mystérieuse et la moins visitée ( tu m'étonnes) des républiques d'Asie centrale, elle a notamment fait parler d'elle lors de la dictature de Saparmourad Niazov, qui s'autoproclama Turkmenbachi (chef des Turkmènes) qu'il a gouverné jusqu'à sa mort en 2006, la couvrant de statues en or à son effigie et de monuments grandioses censés symboliser son ''âge d'or''.
Malgré cet excès de totalitarisme le Turkéménistan séduit par ses traditions et ses beautée naturelles des antiques cités de Merv, Misrian et Konyeourgebtch qui évoquent les caravanes qui
sillonnaient jadis la route de la soie. Forcée à abandonner son mode de vie nomade par les soviétiques , la population a conservé son hospitalité légendaire. Les femmes portent des foulards bigarés et de longues robes décorées de motif turmènes.
Par contre, la xénophobie qui règne dans les plus hautes sphères de l'autorité turkmène pénalise le voyageur. Tout voyageur muni d'un visa touristique doit louer les services d'un guide, qui l'accompagne dans tout le pays. C'est actuellement le seul moyen d'explorer le pays. L'autre visa est le transit(comme moi) qui ne permet de traverser le pays qu'en cinq jours, ça laisse peu de temps à flâner (surtout en vélo) et malgré cela, ça les agace un peu....
Superficie:  488 1OOkm2
Capitale : Achgabat
Réputé pour ses chevaux alkhal-téké, les tapis, les réserves de gaz et le culte de la personnalisation de ses dirigeants.
Langues: turkmène,russe, ouzbek.
Monnaie: le manat (M) 1$= 2,85M - 1 Euro= 3,57 M
Population: 4,88 millions d'habitants
C'est aussi le pays le plus chaud d'Asie centrale. Seul les fous ou les malchanceux restent à Achgabat en juillet et août quand la température atteint 50°C. Je crois que je cumule les deux conditions !
Je vous note seulement l'histoire proche de nous, c'est à dire qu'après la révolution bolchévique de 1917, les communistes s'emparèrent d'Achgabat en 1919. La région fut pendant quelque temps l'oblast turkmène de la république socialiste soviétique autonome du Turkestan, puis devint en 1924 la république socialiste soviétique (RSS) du Turkménistan.
Les tentatives des soviétiques de sédentariser les tribus et collectiviser les terres exacerbèrent la résistance turkmène et la guérilla se poursuivit jusqu'en 1936. Plus d'un million de Turkmènes s'enfuirent dans le désert du Karakoum, au nord de l'Iran et en Afghanistan plutôt que de renoncer à leur mode de vie nomade. La campagne anti religion dictée par Moscou ne fit qu'attiser l'animosité des Turkmènes. Sur les 441 mosquées que comptait le pays en 1911, il n'en restait que cinq en 1941.
Des vagues d'immigrants russes introduisirent leur méthodes d'agriculture et des projets pour la culture du coton. Le climat aride du Turkéménistan ne favorisant pas les récoltes, les autorités entreprirent dans les années 1950 le creusement du canal du Karakoum afin d'obtenir les vastes quantités d'eau nécessaires à l'irrigation. Long de 1100 km, ce canal traverse tout le pays et draine l'Amou-Diara (Oxus) pour créer une bande fertile au sud. Depuis, la production de coton a quadruplée et la mer d'Aral a quasiment disparue.(bien que celle ci se situe en Ouzbékistan et Kazakhstan)
En 1985, Saparmourad Niazov, relativement inconnu,fut secrétaire général du Parti communiste du Turkéménistan (CPT) et a conservé le pouvoir au delà de l'effondrement de l'union soviétique. Pris au dépourvu, Niazov se vit contraint à déclarerl'indépendance du Turkéménistan le 27 octobre 1991.
Déterminé à rester au pouvoir, il rebaptise le CPT en Parti démocratique du Turkéménistan afin de sauver les apparences, puis interdit tout autre parti politique. Commença à se développer son culte de la personnalité. IL ordonna que tout le monde l'appelle Turkmenbachi (chef des Turkmenes), fit ériger des statues à son effigie et placarder son portrait sur des bâtiments. Vsible partout, son slogan ""Halk, Watan, Turkmenbagi'' (le peuple, la nation, le Turkmenbachi) faisait étrangement écho au ''ein Volk, ein Reich, en Fûhrer'' d'Hitler.
Tablant sur les énormes réserves pétrolières et gazières du pays, Niazov promit une économie flamboyante, avec des revenus élevés pour les habitants. En réalité, la plupart des bénéfices furent engloutis dans des travaux publics ostentatoires. l'opinion publique était apaisée par d'énormes subventions d'état pour le gaz, l'eau et l'électricité. Ces largesses faisaient partie de l'âge d'or turkmène (Altyn Asyr) vanté par Niazov. Parallèlement, le contrôle paranoîaque des médias incitait Reporters sans frontières à classer le Turkéménistan avant dernier (juste avant la Corée du Nord) dans son index de liberté de la presse.
A l'apogée de son culte de la personnalité et de son pouvoir, Niazov échappa de justesse à une tentavive d'assassinat en 2002. Cet événement servit de prétexte à l'anéantissement de l'opposition. Boris Chikhmouradov, ancien ambassadeur et opposant déclaré, fut jugé pour trahison et reste emprisonné jusqu'à ce jour.
Nul n'étant immortel, le président Niazov finit âr succomber à une crise cardiacle le 21 décembre 2006 à l'âge de 66 ans. N'ayant pas préparé sa succession , sa mort provoqua une vacance du pouvoir qui ouvrit brièvement la porte à des réformes démocratiques et au retour des dissidents. Pourtant, un transfert de pouvoir étonnnamment facile intervint quand le vice-premier ministre Gourbangouly Berdymoukhmedov (on va l'appeler Berdy) prit la tête du pays avec le soutien des partisans de Niazov. Il fut nommé après les élections de février 2007, qu'il remporta avec 90% des voix; seul le parti démocratique du Turkéménistan avait présenté des candidats, et même les rivaux de Berdy le soutenaient ouvertement ! selon la rumeur, Berdy serait un fils illégitime de l'ancien président. Bien que cette filiation reste douteuse - Niazov n'avait que 17 ans lors de la naissance de Berdy_ la ressemblance des deux homme est troublante.
lors de sa prise de fonction, le président Berdy fit quelques réformes afin d'atténuer les extravagances de son prédécesseur . Les initiatives les plus délirantes furent supprimées, comme donner aux mois et aux jours les noms des membres de la famille du Turkmenbachi, l'interdiction des ballets ou celle d'écouter de la musique en voiture ! malgré ces quelques signes encourageants, les changements se sont arrêtés là. Si la paranoia maladive qui prospérait sous Niazov s'est un peu calmée, pour les visiteurs étrangers rien n'a changé.
La politique extérieure turkmène n'a pas plus changé, pour la plus grande satisfaction de la Russie qui a garanti la pérennité de ses lucratifs contrats énergétiques. Berdy a réitéré la déclaration de neutralité de Niazov, et son habilité à préserver son pays du fondamentalisme musulman lui a permis d'éluder des critiques acerbes de l'Occident.
Si le culte du Turkmenbachi survit sous la forme de monuments et de statues, une ambiance de changement flotte dans l'air, et peu de Turkmènes désirent parler de celui qui a contrôlé tous les aspects de la vie quotidienne pendant si longtemps. Toutefois les portraits de Berdy sont omniprésents et, s'il ne témoigne pas d'une mégalomanie équivalente à celle de son prédecesseur, il semble apprécier le culte de la personnalité.
Bien que sédentarisés, les Trkmènes restent fondamentalement nomades et vivent d'une manière simple et digne, qui reflète leur mode de vie rural. Les coutumes nomades notamment l'acceuil des hôtes, régissent toujours la vie quotidienne.
Une forme d'animisme unique en Asie centrale leur sert de guide spirituel et les jours fériés sont utilisés pour des pèlerinage.
Les Turkmènes sont profondément religieux . L'islam sunnite est la religion d'Etat. Bien que lq constitution garantisse la liberté de culte, seul s l'islam et le christianisme orthodoxe sont librement pratiqués.
Après cette page culturel, mais nécessaire car l'histoire de l'Asie centrale nous est assez méconnue, je reprends l'histoire du Marcelou central.
Donc descente sur Achgabat au milieu de cette magnifique montagne couleur orange, magnifique défilé. Quel dommage de ne pas pouvoir faire une photo, c'est magnifique, il y règne en plus un silence extraordinaire. Des vigie sont plantées pour surveiller la route (plutôt les utilisateurs) par intervalles réguliers. De quoi ont ils peur ?
Je passe un poste de contrôle juste avant d'arriver à Achgabat, le militaire note le nom,numéro de passeport, de visa et l'heure......
Incroyable impression dans cette ville, de somptueux palais en marbre, d'étincelantes coupoles dorés et de vastes parcs soignés et bien vert. Achgabat (la ville de l'amour en arabe) est propre, pas un papier, pas de bouteille plastique qui roule sur la route, pas de verre, la ville est extrêmement propre, (des femmes frottent même les lignes blanches à la main) après l'Iran où les gens jettent tout par la fenêtre, qui est très sale, ça fout un coup. L'ambiance et le trafic est détendue dans de très larges artères, les monuments incongru te font penser à Las Vegas...
Quand on pense qu'en 1948 la ville fut rayée de la carte en moins d'une minute  par un terrible tremblement de terre (9 sur l'échelle de Richter) ,. Plus de 110000 personnes périrent (2/3 de la population),les chiffres officiels ne firent état que de 14000: à l'époque de Staline, les désastres ne touchaient pas les pays socialistes.
Etrange présent.
Après cet impression d'être dans un autre monde, je me dirige quand même à la recherche de mon consulat Ouzbek, que je trouve sans trop de mal, mais il est 13h30.
Je décide de me prendre un hôtel à proximité, un peu cher mais tant pis je serai prêt pour vendredi matin.
Je demande à l'hôtel d'appeler un taxi, car j'ai l'adresse d'une banque qui change des dollars avec la carte visa, je demande au taxi de m'attendre (car je ne peux le payer pas d'argent) et j'espère que c'est un bon tuyau. C'est bon j'ai pu retirer 600$, j'en change 300 en manat, je ne sais pas si c'est bon ou pas, mais l fallait faire visa, non je veux dire fissa.
Une bonne douche et je décide d'allé faire un tour au consulat et je suis surpris de voir du monde attendre, il est 15h45 et l'on me dit que ça ouvre à 16h. J'attends. Effectivement quelqu'un ouvre un guichet et je demande si le visa pour moi est possible vendredi matin ? Le gars me prends mon passeport et j'attends donc dehors. A 17h45 mon passeport arrive avec un imprimé: 105$ (c'est effectivement le prix que Téhéran m'a dit pour une urgence, soit une semaine), il me fait rentrer à l'intérieur, mais arrivé devant le consul je m'aperçois que je n'ai pas les dollars sur moi. Je lui demande si j'ai le temps d'aller à l'hôtel, dix  minutes ou bien si c'est possible demain matin, voir vendredi matin. Le consul pas très souriant me demande si je suis sûr de mes dates, je lui dis que oui, et il me prend mon passeport de nouveau. Attente d'environ un quart d'heure et le revoilà, me tend mon passeport avec mon visa d'Ankara rectifié manuellement, il me sourit et me souhaite bon voyage dans son pays. Je lui parle des 105$, il me fait un geste de la main en signe de balayage. Surpris, je suis sur un nuage. Je le remercie chaleureusement. Il y a des jours ou tout fonctionne plus que normalement, l'entrée au Turkéménistan qui ne s'est pas réalisée par la bonne porte, mais réussie, ensuite la possiblité de prendre des dollars rapidemant,  puis ensuite ce visa dès le premier jour et en plus gratuit.
De retour à l'hôtel sur Vinso, j'en pousse un cri de joie. Les gens doivent se dirent que je ne supporte pas le soleil.... A l'hôtel je me prends une bière dans le frigo/bar, le soir je me paie le resto (marre des chips de Bajgiran) et même un petit Canadien Club au bar de l'hôtel.
Effectivement il était temps de prendre des dollars car la carte visa ne marche pas en Iran, et pendant un mois, les visites, les transports, les hôtels et la nourriture et les visas  se sont réalisés en liquide, donc je commençais d'être à sec.
Aujourd'hui jeudi, j'ai pris un taxi sauvage, celui d'hier pour visiter la ville, le gars me conduit un peu partout, même chez lui ou il me fait voir le film de son mariage et me présente sa femme et ses deux enfants en bas âge.
Voici les deux premiers jours turkmène, j'ai profité d'avoir le temps pour vous faire un bon new (enfin j'espère)

vendredi 09 août 2013
Achgabat-Mary- Turkemenabad
Ce trajet s'est fait en taxi (sauvage) afin de pouvoir relier dans les temps du visa transit.
Comment peux -t-on laisser son peuple rouler dans des routes aussi désastreuses,(trous,excroissances) alors que l'on a un pays riche en pétrole et gaz. Ils est préférable de se faire des statues en or pur...pitoyable!
Le trajet s'est fait en zigzaguant, les voitures se trouvant de temps en temps face à face au gré de l'asphalte,certainement épuisant pour le chauffeur, quand à moi il ma faut cinq litres d'eau habituellement sur le vélo, aujourd'hui avec quelques olives j'ai fait au moins cinq litres d'huile.
Hôtel un peu "crade"je n'ai pas osé me mettre dans la baignoire de peur de ma salir, c'est pas quatre étoile tous les jours.
J'ai oublié de vous dire qu'à l'hôtel d'Achgabat (grand Turkmene hôtel) il y avait une belle piscine, et là pas de tchador, les bikinis étaient de sortie !
Bonne nuit quand même.
allez  daraguié drouzia,dobré viétchérr
Le Marcelou et Vinso
First info:value of my first info
Second info:value of my second info
Third info:value of my third info
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