ARGENTINE

ARGENTINE-Jeudi 16 octobre 2014-273ème étape

Cliquez pour agrandir l'image
Etape du jour:          PUENTA DEL INCA (2719m)
Distance jour:                      73 km
Déniv+jour:                          1776 m
Distance totale:                  26842 km
Déniv+total:                        234208 m
T°sur vélo:                          10°/19°C
Hola amigos !
Journée identique à celle d'hier, montagnes sur les côtés et droit devant soi, puis levé du vent entre dix heures et midi.
Une halte pour la nuit à Puente del Inca où il y a une splendide formation rocheuse semi-naturelle. Située sur la route qui reliait le Chili au Pérou, elle servait  à l'époque précolombienne de pont pour traverser le rio Mendoza. Splendide par ses couleurs que lui ont donnée l'eau chargée de sel et de soufre, elle est semi-naturelle car les Incas ayant compris l'effet sédimentaire du cours d'eau, l'ont détourné pour consolider cette arche et la transformer en un pont praticable. Nous sommes le long du parque provincial Aconcagua qui je le rappelle est le plus haut sommet des Amériques.
Les bêtes sont gardées malgré la montagne à cheval, Augustin, je te ramène les bottes et le chapeau, occupes toi du cheval et tu vas faire sensation à Portet de Luchon.
La fraîcheur descend vite en fin d'après midi, renforcée par ce fond vif et froid. Ce soir pas de virée aux clubs, directement sous la couette. Puenta Del Inca a une hosteria et un bar restaurant, puis des étals de souvenirs. Il doit y avoir une dizaine de maisons, plus la garnison militaire qui longe la route. Je couche donc à l'hosteria dans un dortoir de huit lits, mais il n'y a que moi. Le patron a allumé un radiateur électrique dans la chambre, mais pas d'eau chaude, et l'eau à 2700m est vraiment FROOOOide ! Une bonne soupe et une omelette au jambon et fromage et une garniture salade oignons, et au lit, c'est à dire au chaud.
Hasta manäna !
Le Marcelou et Vinso
Partager sur Facebook Partager sur Twitter
Partager sur Messenger Partager sur LinkedIn Partager sur Google Buzz Partager sur Delicious

ARGENTINE- Mardi 14 et mercredi 15 octobre 2014- 271 et 272ème étape

Cliquez pour agrandir l'image
Etape du jour:        POTRERILLOS (1350m)              USPALLATA (1767m)
Distance jour:                  84 km                                          56 km
Déniv+jour:                      1098m                                          1032m
Distance totale:              26713 km                                    26769 km
Déviv+total:                    231400m                                      232432m
T°sur vélo:                          33°C                                              33°C
                                  col n°:36: 1550m

Hola amigos !
C'est parti ! Vinso est prêt pour cette route des Andes qui a connue le plus extraordinaire chassé-croisé de l'histoire de l'Amérique du Sud.  Au XVIème siècle les Espagnols ont emprunté ce couloir pour coloniser le Cuyo, et le général San Martin passe dans l'autre sens, à la tête de 5000 hommes, signant le départ des Espagnols de cette partie du continent et la chute de l'empire.
C'est aussi cette même route que nous avons pris pour faire du cheval, et "Gaucho Daniel" est juste au dessus de Potrerillos qui sera ma première halte sur cette route qui m'emmènera au Chili.
Le temps est agréable, pas trop de circulation (pas encore) et la cadre des montagnes devant soi est agréable. Je loge à une cabanas au bord d'un lac artificiel aux eaux turquoise sur fond de montagne.
Il y a plus mal !
Deuxième étape à Uspallata avec le même paysage devant, quelques tunnels à traverser, et c'est le lever du vent. Le Zonda qui est un vent vigoureux m'a même projeté à terre avec une telle violence que je n'ai pas eu le temps de dire le moindre mot. Atterrissage à vingt centimètres d'une borne ! j'ai pensé à Marco qui me disait "mets ton casque ! " pas de casse, ni sur Vinso ni sur moi, seulement des égratignures sur le bras droit. Il faut bien que le sang coule un peu....
Uspallata est le dernier bourg avant la frontière, une espèce d'oasis de peupliers dans ce désert montagneux. Le repas de ce soir ne sera pas en terrasse à cause du vent. J'essaierai de partir tôt demain afin de faire le plus possible de kilomètres avant sa levée.
Un peu plus de circulation aujourd'hui, notamment des camions qui sont la plaie des cette ruta 7 car c'est le seul passage pour les camions du Brésil, Uruguay, de Buenos Aires pour passer à Santagio du Chili et à Valparaiso. Il parait que les Brésiliens sont payé suivant le temps qu'ils mettent, et pour cela ils prennent des "substances" illégales afin de ne pas dormir et ils ont le plus nombre d'accidents.
Lorsque le voyage commence mal, la suite est souvent identique. La famille a donc grâce au métier d'Aéromexico louper deux avions et dût payer un deuxième billet, pour arriver à Buenos Aires le vendredi soir au lieu du mardi matin, mais ils ont aussi fait une gaffe sur le billet du retour, il n'y avait que trois places au lieu de quatre ! ce qui fait qu'Oscar et les enfants sont partis de Mexico city sur Phoenix, et ma fille a pris un autre avion qui la faisait passer par Dallas et après Phoenix. Merci Aéromexico !
Je vous embrasse toutes et tous.
Buenas noches et hasta pronto !
Le Marcelou et Vinso
Partager sur Facebook Partager sur Twitter
Partager sur Messenger Partager sur LinkedIn Partager sur Google Buzz Partager sur Delicious

ARGENTINE-

Cliquez pour agrandir l'image
Rendez vous en Argentine
Toute les belles choses ont malheureusement une fin, la petite famille Bejarano a pris l'avion hier soir. C'est dur de quitter les siens ! des larmes des deux côtés....
Malgré le grand retard sur Buenos Aires (merci Aeromexico) nous avons passé un excellent séjour ensemble,le séjour sur BA a été court pour les enfants et nous avons choisi de visiter le quartier de La Boca et de Puerto Madero
A Mendoza, sous ses longues avenues arborées nous avons pris le temps de visiter la ville au rythme méridional avec de nombreuses pauses café, bières,vins et glaces...
On peut quitter Mendoza que si l'on a visité ses Bodegas et nous n'avons pas "échapper à la règle". Les Bodegas d'Argentine sont des propriétés viticoles, la traduction est stockage de vin et notre cave à la maison serait appelé bodega. Cet expression  est totalement différent à l'Espagne et la France.
Nous avons donc passé une journée entière sur trois bodegas avec explication sur les différents cépages utilisés, reconnaître aussi la feuille du cépage, ..etc ...etc sans oublier la dégustation. Nous avons très peu craché !! cette journée a été très instructive pour nous trois, mais surtout pour Oscar et Peggy qui rentraient pour la première fois dans le monde viticole. Le soir nous avons eu droit à une démonstration de dégustation de Coca Cola par Vincent, (sans oublier de faire rentrer de l'air dans la bouche), la formation a été comprise par la petite famille américaine au complet !
La dégustation a été poursuivie bien sur à tous les dîners que nous avons pris.
Nous avons également fait une rando en montagne à cheval avec "gaucho Daniel" au dessus de Potrerillos dans le Valle del Sol. Une journée qui a commencée avec beaucoup de retard car Daniel à cause du brouillard ne retrouvait pas la totalité de ses chevaux pour la balade (ils sont en liberté), il en manquait deux. Pour combler cette attente sa femme nous a fait des petits beignets. Nous avons finalement pris le départ de cette balade. Pas évident le cheval !!  pour tous les cinq c'était une première, et commencer par une balade en montagne ne doit pas être l'idéal, heureusement que les chevaux ont l'habitude de promener les touristes qui ont peu d'habitude avec les chevaux. Nous avons commencé la balade à environ 1600m pour arriver à plus de 2500m. Nous avons récolté des affaires pour se protéger du froid chez des amis de rencontre (pas très mode, mais chaud !).
Aujourd'hui est jour férié dans toute l'Amérique latine, c'est les jour de Christophe Colomb.
Mon départ sera donc pour demain matin, direction la route des Andes par la ruta 7qui fait partie des routes mythiques qui invitent à l'exploration et qui m'emménera jusqu'à Santiago ou Valparaiso, je ne sais pas encore laquelle de ces deux villes je vais prendre.
Puis ce sera cap sur la Patagonie, cette terre qui fascine et où la nature y a fait ses plus belles réalisations. Reste à gagner ce voyage par un climat très dur et par l'isolement que je découvrirai de nouveau (moins d'un habitant au kilomètre carré, sur un territoire d'une fois et demie la France).
J'espère vous faire de belle phots et films pour vous donner envie.
J'ai hier fait la toilette à Vinso et à la BoB, changer la chaîne, les câbles des freins et des patins, chausser l'arrière d'un pneu neuf que Peggy m'a ramené, changer de sac pour les affaires, car l'ancien commençait à percer ainsi qu'un nouveau drapeau car l'ancien avait déjà été réparé à Potosi le vent faisant du dégât sur ce dernier.
Peggy m'a également ramené un kindle, et j'ai put remettre mes livres et guides.
Peggy n'a pas fait que me dépanner, elle est venue aussi avec 300 US$, elle a organisée une saucisse partie chez elle et ses invités devaient mettre dans l'assiette un billet pour les enfants de Bousquairol.
Comme dirait Christine Mahot la présidente de l'assos, tel père telle fille. C'est vrai que je suis fier d'elle et de sa générosité.
Buenos tardes, queridos amigos ! buenas noches !
Le Marcelou et Vinso
Partager sur Facebook Partager sur Twitter
Partager sur Messenger Partager sur LinkedIn Partager sur Google Buzz Partager sur Delicious

ARGENTINE- BUENOS AIRES du 30 septembre au 05 octobre 2014

hola amigos !
Ce voyage à Buenos Aires a été plein d'imprévus, c'est le moins que l'on peut dire, mais les voyages c'est toujours une aventure.....
Le dernier jour de Mendoza fut une journée très agréable. Invité chez Stéphane et Elisabeth qui ont l'hôtel Monkeys et l'agence qui est à côté Mendoza Andes. Donc beau dimanche en bonne compagnie et aussi bien arrosée, Stéphane étant sommelier.
Je prends donc lundi soir l'avion pour Buenos Aires, et arrive dans la capitale fédérale vers les 23 h l'avion ayant un important retard à Mendoza. Un petit casse croûte en arrivant à l'hôtel et au lit pour l'arrivée des Américains demain matin, je commence à être excité...
Mardi levé à l'aube (il ne faut pas être en retard) petit dej et consultation des e-mail, un message de Peggy titre problèmes à Mexico vite: nous sommes bloqués à Mexico, nous n'avons pas pris l'avion de Buenos Aires, restes branché sur Skype je t'appelle dés que je peux je ne vous explique l'état du père dans cette situation...Explication: Oscar, Soleil et Vincent doivent payer obligatoirement une "taxe" de 200 us$ chacun en étant de nationalité américaine, Peggy n'a pas remarquée cette clause lorsqu'elle a pris les billets, car étant de nationalité française elle n'en a pas besoin et elle a sans doute pensée que c'était pour tout le monde identique, et bien non !
La solution est simple à résoudre il suffit de se connecter à un site et de payer la taxe....sauf que le wi-fi marche pas ou très mal à l'aéroport, que le bureau qui peut éventuellement faire cette opération est à l'autre bout de l'aéroport, et qu'il faut du temps pour exécuter cette opération....l'embarquement se fait sans eux ! les bagages eux sont partis, l'avion à cinq places de libres..
La famille Bejarano se retrouve donc à l'hôtel, mais léger car pas de bagages, pas de change et produits de toilette...
Il faut maintenant prendre de nouveaux billets, mais au dernier moment c'est la peau des fesses, bref après des négociations, car il y a un peu de faute à cette compagnie qui a laissé les embarquements se faire sans demander si les taxes avaient été payées,  ils arrivent a avoir un prix bien diminué mais quand même conséquent surtout qu'il se multiplie par quatre. 
Ils prennent donc l'avion ce matin jeudi pour arriver ce soir vers les 20/20h30. J'espère qu'ils pourront récupérer sans trop de problèmes leurs bagages.
Pendant ce temps, Peggy me demandait de rester connecté sur Skype afin d'avoir des nouvelles. Mais ici c'est l'Argentine avec ses nombreuses coupures ....c'est une bien belle journée !
La durée donc de visite des Bejarano sera brève sur Buenos Aires, deux jours c'est court mais ils se rattraperont à Mendoza, et ont visité Mexico.
L'hôtel qu'a réservé Peggy sur Avenida de Mayo est plein centre et donc idéal pour le touriste à pied. C'est une avenue qui se consacre à des hôtels et restaurants, avec un look des années 50. Il paraît que son look la fait ressembler à Madrid, (que je ne connais pas encore) tant elle rappelle par son architecture la capitale espagnole, la Gran Via de Madrid.
Passage à la plaza de Mayo qui est l'âme de Buenos Aires. Ce serait le premier endroit où se se sont installés les Espagnols, à quelques kilomètres du rio de la Plata. Son nom est un hommage au 25 mai 1810, jour de la formation du premier gouvernement argentin indépendant, après la fuite du vice-roi espagnol et de sa suite par les Portenos. Elle a vu se dérouler les principaux évènements qui ont marqué l'histoire de la ville. Les grand rassemblement de foule au moment du péronisme, les manifestations des mères des disparus sous la junte militaire (que je parlais lorsque j'étais à Cordoba) ces "folles de mai" qui défilèrent pendant 25 ans en tournant en rond tous les jeudis, les défilés des partisans de la guerre des Malouines (aujourd'hui ces vétérans y sont encore à manifester) les rassemblements de soutien à la démocratie au début des années 1980 et aussi des manifestations sportives victorieuses.
Au centre, une stèle repose sur une terre provenant des quatre coins de l'Argentine et recouverte (bien sur) de terre bénite. Tout un symbole.
Au font de la place un grand bâtiment de couleur rose, la casa Gobiernoappelée aussi casa Rosada à cause de .....bein vous suivez, en 1868 deux partis politiques s'affrontaient; les fédéralistes en rouge et les unitaristes en bleu pâle. Le président Sarmiendo, dans un but consensuel, fit peindre le siège du gouvernement en rouge et bleu pâle, ce qui donne cette couleur. Imaginez notre chambre des députés ou le sénat avec cette idée de couleurs...
C'est aussi de cette casa Rosadaque le couple Peron haranguait les foules et que le président De La Rua fuit en hélicoptère en 2001.
Le café Tortoli le café le plus célèbre des grands cafés de Buenos Aires. Il est fondé par un Français en 1858 et a gardé tout le charme de l'époque, avec de belles verrières au plafond, des billards au fond, de petites tables en marbre, des fauteuils en cuir. C'était le rendez vous des intellectuels et des artistes. Au fond, une petite salle où l'on joue du tango. C'est évidemment un café plein de touristes.
Le cimetière du quartier de la Recoleta, plus de 48000 tombeaux sur 5>5000 mètres carrés. Un véritable petit village avec des caveaux somptueux (pas de tombes) combinant luxe et solennité (dont plus de 70 sont classés monuments historiques). Ici sont les dépouilles des personnes célèbres ou des grandes familles de Buenos Aires. On y retrouve les trois quarts des noms des rues de la ville.
Dans ces caveaux le dernier arrivé est placé au niveau supérieur, et au fur et à mesure des arrivants il descend d'un niveau. Lorsque le caveau est plein, on rassemble les restes du plus ancien qu'on met dans une urne afin qu'il prenne moins de place.
Les concessions se libèrent très rarement et sont hors de prix;
La sépulture la plus visitée est celle d'Eva Peron (adorée par les Argentins) où des fleurs sont régulièrement déposées. Pour la petite histoire Evita est inhumée dans le tombeau de sa famille, les Duarte.
Le corps d'Eva Peron revint en Argentine en 1976 après avoir été longtemps embaumé puis exposé au siège de la confédération générale des travailleurs. Quand son mari fut renversé,en 1955, le cercueil fut envoyé en Italie et enterré sous un faux nom. Puis il fit un séjour en Espagne, dans une résidence privée. En 1973, Peron revint au pouvoir, sa troisième femme s'opposa au retour du corps d'Evita. Il fut rapatrié sous la pression populaire après la mort de Peron. Il a trouvé enfin sa place dans le caveau familial.
En deux quelques phrases, Buenos Aires est une ville de trois millions d'habitants et 13 millions si l'on ajoute le Gran Buenos Aires .
Elle rassemble près du tiers de la population argentine sur à peine 1% de son territoire et concentre 75% de la richesse du pays. Comme le dit le dicton:Dieu est partout, mais reçoit seulement à Buenos Aires. Outre la domination économique et politique, les gens de l'intérieur ressentent vivement la condescendance que montrent les habitants de BA. Les provinciaux trouvent les Portenos trop occidentalisés, trop stressés, trop extravagants, et Buenos Aires trop bruyante et polluée. Quant aux Portenos, ils plaisantent souvent sur leurs compatriotes provinciaux qu'ils estiment lents, peu cultivés et trop rivés à leurs traditions. Celà ne vous rappelle rien ?
Les Portenos aiment se décrire comme des Européens en raison de leurs origines, de leur prospérité passée...mais cette arrogance fait grincer les dents des gens de l'intérieur mais aussi de leurs voisins latino-américains aux origines plus métissées ! Ils disent que les Portenos sont ""des Italiens qui se prennent pour des Anglais et qui parlent l'espagnol !""
Comme toutes les grandes ville ont y côtoie  la grande richesse et la misère, à quelques kilomètres du centre des gens vivent dans des maisons de tôle, et au centre ville le soir des cartonerosqui trient les poubelles pour récupérer les cartons recyclables.
C'est ce soir le grand bonheur !
Il est vingt heures et pas de famille Bejarano, sur erreur de la compagnie ils n'ont pas pris l'avion aujourd'hui, ce sera pour .....demain (si rien ne cloche encore).
Pour les dédommager la compagnie leur prend l'hôtel pour ce soir, le repas du midi et du soir et le petit dej demain matin. Ils changent aussi la date de retour pour la famille au lieu de jeudi ce sera samedi. Avec les erreurs à répétition ils peuvent le faire, ma fille dit que les discutions étaient vives.
Je ne sais pas dans quel état je vais retrouver les miens demain soir.
Mais ce n'est peut être pas fini car premièrement il reste à prendre l'avion demain matin, et deuxièmement il faut récupérer les bagages qui sont partis depuis mardi....sur Buenos Aires.
à suivre !
Comme il faut occuper le temps laissé "libre" par la déception d'être de nouveau seul, je décide d'aller visiter le quartier populaire de La Boca.
Ce quartier très différent des autres se situe à l'emplacement de la première vile de Buenos Aires. L'artère principale est la Caminito (ancienne voie de garage) qu'est la plus visitée à Buenos Aires, le nombre le plus élevé de touristes au mètre carré. Il est conseillé de ne pas s'aventurer dans les autres petites rues de ce quartier, ainsi que l'obligation d'utiliser le taxi la nuit tombée....
Le quartier revendique son indépendance et son identité culturel et des panneaux indiquent Bienvenidos a la Republica de la Boca Si ce quartier n'est pas donné comme le plus sûr de la ville, il reste malgré tout incontournable, et ma les gens sont assez sympathiques et souriants. Tourisme oblige.
L'histoire de ce quartier est assez agréable, puisque qu'un bébé abandonné est recueilli par une famille pauvre de La Boca. L'enfant grandit et devient un peindre célèbre dans les années 1890-1977.
Il fit construire une école dans ce quartier insalubre et demanda à tous les habitants de La Boca de venir peindre les murs de l'école pour que ça soit plus gai. Le résultat plut aux habitants et ils badigeonnèrent leurs maisons de bois et de tôle de la même manière. Ainsi naît le style de La Boca !
Les maisons sont régulièrement repeintes de couleurs vives; rouge, vert, jaune, bleu...
Et comment dans ce quartier ne pas aller voir le stadium de l'équipe mondialement connue "La Boca Junior" qui a vu évoluer le dieu local, le Pedro de Oro Diego Maradona. Il parait que les soirs de match la ferveur du ballon rond se répand dans toutes les rues du quartier. Ce doit être impressionnant .
Voilou, voilà ce jour passé seul à BA, mais n'ayant pas reçu d'e-mail alarmant, ils sont dans l'avion ! Vivement 20h30.
je mets une vidéo de la cérémonie de la Pacha Mama et de l'île de Pâques.
Buenos tardes amigos
Le Marcelou  Vinso (qui doit trouver le temps de repos un peu long)
Titre 1:valeur 1
Titre 2:valeur 2
Titre 3:valeur 3
Partager sur Facebook Partager sur Twitter
Partager sur Messenger Partager sur LinkedIn Partager sur Google Buzz Partager sur Delicious

ARGENTINE-MENDOZA- semaine du 06 au 13 septembre 2014

Cliquez pour agrandir l'imageHola amigos !
Il faut que je vous présente quand même Mendoza, la ville qui va m'accueillir jusqu'au 10 octobre.
Mendoza se trouve au sud de la région du Cuyo, vous savez celle qui est le plus au sud des régions du nord, et la plus au nord des régions du sud.... A l'ouest, les Andes et la précordillère qui sont séparées par les vallées de Uspallata et de Calingasta, puis à l'est de grandes plaines désertiques. Ville posée au pied des Andes et du plus haut sommet des Amériques (l'Aconcagua 6972) devant le Mc Kenzy (je ne suis pas sur de bien l'écrire) qui se trouve en Alaska.
Mais cette quatrième ville du pays est une ville neuve, car les caprices de la terre n'ont laissé que peu de vestiges coloniaux. Plusieurs tremblements de terre successifs dont celui de 1861 qui fit de "beaux dégats" puisque la ville perdit le tiers de sa population.
Une ville aérée aux artères bordées d'arbres, atmosphère semblable à notre Méditerranée (avec sa sieste de 13 à 17 h) ce qui la rend assez agréable.
Ville riche grâce à ses vignobles qui l'entourent, ils font d'elle la capitale du vin puisqu'elle assure 90% de la production nationale. Ville bourgeoise où les prix prennent un peu de liberté.....
Si elle est arborée sur ses avenues elle a aussi d'agréables petitesplaza qui entourent la grande place centrale de l'Indépendance.
Elle a aussi un magnifique parc de plus de 350 ha. Pour vous donner une idée; d'abord les Toulousains ! la Ramée fait 44 ha, et pour tout le monde Central park fait 341 ha. Il est aménagé avec 17 kilomètres d'avenues. Imagination du paysagiste français Charles Thay, qui a aussi dessiné les plus beaux parcs des villes argentines. On peut s'y balader pendant plusieurs heures comme moi dimanche, ou comme les familles argentines puis choisir son lieu de pique nique. Le "Cerro de la Gloria" surplombe le parc et en haut de la colline on découvre un monument de pierre et de bronze en hommage à l'armée des Andes formée par Saint Martin à Mendoza (général, je crois) et qui est considéré ici comme le père de la patrie.
Le parc Saint Martin occupe toute la partie ouest de la ville, et sa grille principale, une grille aux proportions majestueuses a été offerte par la France au début du XXème siècle.
Elle est aussi au carrefour desruta mythiques 40 qui va au nord vers la Bolivie et au sud jusqu'au bout du monde et laruta 7 qui est la route des Andes,( ma future route ) passant par le parc  de l'Aconcagua, où le vent Zonda, est véloce et tumultueux, rigoureux et particulièrement désagréable. J'ai reçu avant hier un e-mail d'un couple en vélo (rencontré en Bolivie) qui à Uspallata ont été obligés d'arrêter, de prendre le bus car le vent les plaquait à terre avec les vélos. Ce passage de col est aussi de temps en temps fermé pour cause de neige ou de verglas comme il y a deux jours. Ce sera mon passage en bus à la fin de la semaine pour rejoindre Santiago du Chili, puis mon passage à vélo après le 10 octobre.
Hier dans ma visite de ville quelle ne fut pas ma surprise en voyant une boutique avec TOULOUSE, boutique fermée (l'heure de la sieste) qui a vue mon retour afin d'éclaircir cette découverte. Mais c'est deux garçons du milieu de la France qui ont donné ce nom pour évoquer la France et il pensent que Toulouse sonne bien phonétiquement et est plus facile à prononcer que .... Pinsaguel ....!
Je vous quitte pour aller faire un petit tour et changer aussi de l'argent pour avoir un peu de Pesos Chilien. Je reprendrai cette écriture en rentrant, peut être avec des nouvelles...
De retour, mais je n'ai pas encore changé  d'argent pour des pesos chiliens, mais des pesos argentins sous la table, différence ? pour 90 euros au lieu de 972 $ on arrive à 1575 $. soit 17,5 au lieu de 10,8 l'euro.
L'us$ est lui à 13,5 (je vais essayer à 14.5) au lieu de 8,40. Bien sur il faut faire attention qu'ils ne te refilent pas des faux billets...faut prendre le risque !
Explication ? depuis la crise qu'il y a eu il y a quelques années, les Argentins n'ont pas confiance aux banques pour économiser et changent les pesos contre des billets verts ou Euros pour les mettre sous le matelas, et préfèrent changer les coupures de 100$ voir 50$ pour l'épaisseur qu'apportent les petites coupures. Il y a en plus une inflation galopante qui ne les rassurent pas. Le change au noir était à 15 lorsque j'étais à Salta, hier à 16.5 et aujourd'hui j'ai changé à 17,5.
Une autre grande satisfaction, l'hôtel où je loge mets dans une bibliothèque les livres laissés par les clients, et il y a des livres en langue française. Quel joie, de pouvoir lire  dans un parc assis sur un banc au soleil, au lit le soir...que du bonheur ! Pas besoin de gagner des grosses sommes au loto pour être heureux, le bonheur doit être simple, grand et immense, mais simple, et j'ai une grande chance de le rencontrer souvent pendant ce tour du monde. Je suis un chanceux !
Je vous quitte, il est plus de minuit et je vais essayer d'envoyer cet e-mail.
Finalement, je viens d'arriver à Mendoza (9 heures de bus dont 3h d'attente à la douane). Il est 17h30 et comme j'avais fait le compte rendu sur l'île je peux envoyer.
Buenos tardes, queridos amigos ! buenas noches !
Le Marcelou et Vinso
Partager sur Facebook Partager sur Twitter
Partager sur Messenger Partager sur LinkedIn Partager sur Google Buzz Partager sur Delicious

ARGENTINE- le 02-03-04 05 septembre 2014- 267-268-269 et 270ème étape

Cliquez pour agrandir l'image
Etape du jour:      51km av.ENCON (530)    CAUCETE (560)    SAN JUAN (650)      MENDOZA ( 747)     
Distance jour:                  154 km                  148 km                        30 km                      171 km
Déniv+jour:                      518 m                    170 m                            41 m                        263 m
Distance totale:              26279 km            26428 km                    26458 km                26629 km 
Déniv+total:                    229828 m            229998 m                    230039 m                230302 m
T°sur le vélo:                      34°C                        34°C                            28°C                        25°C

Hola a todos, qué tal ?
Il me faut quand même vous faire parvenir les dernières étapes de la première partie de l'Argentine, mais depuis que je suis arrivé à Cordoba, j'ai tout posé, les valises et le courage...
Je n'ai rien fait depuis vendredi, sauf visiter bien sûr, boire et mangé ! les kilos vont revenir....
Revenons sur ces dernières étapes qui ont été assez longues et pénibles avec ces lignes droites dans la pampa, le désert et surtout un vent de côté qui était de temps en temps défavorable.
Depuis Quires, 150 km de Pampa, seul rencontre un gaucho, ou un paisanos puisqu'il ne reste plus que des gardiens de troupeaux appointés, enfin bref ! un mec qui gardait un troupeau. Ce fut mon seul arrêt afin de le prendre en photo (l'air surpris). 150 km avecnada de nada bivouac et utilisation d'un litre d'eau pour me faire une soupe (rien prévu d'autre) il y a du vermicelle, des pâtes et du liquide, ça ira pour la nuit. Le lendemain départ de nouveau sur cette ligne droite avec toujours ce même vent, mais qui s"est calmé en milieu d'après midi ce qui m'a permis de pousser jusqu'à la première ville, enfin une vie ! entretemps j'avais bien sûr plus d'eau pour faire ces 148km, mais le bidon levé lorsqu'une voiture passe....et à la première voiture, les gens m'ont approvisionné en eau (minérale), il ne faut pas attendre longtemps avec la gentillesse des Argentins. 
Cette ville de Caucete j'en ai rêvé depuis près de 300 km, car depuis Quilmes, rien ! sauf un poste de police pour la frontière des régions, mais c'était avant le bivouac et je n'ai pas demandé d'eau, car je pensais qu'il y avait un village 50 km plus loin.......car sur ma carte il y avait deux ou trois villages de marqués, mais rien de rien, le désert !
A mon arrivée à Caucete, mercredi, il n'y avait que trente kilomètres pour la ville de San Juan, mais plus le courage, les cuisses avaient le feu ! et j'avais envie de voir du monde de la vie...de reprendre le moral.
Et pourquoi avoir pris cette route ? car remonter sur San Juan, c'était pour voir quoi ? Une ville sans grand intérêt, ville nouvelle puisque le 30 janvier 1944 à 21h, la terre a tremblée, faisant plus de 10 000 morts et laissant la ville complètement détruite. La ville fut reconstruite sur des bases modernes et antisismiques efficaces puisque rien n'a bougé au nouveau tremblement de terre en 1977. Un grand détour donc pour peu d'intérêt.
je fais une pause sur les réflexions que j'ai eu sur le vélo au Pérou. Je visite des villages entièrement détruits, et avec la quasi totalité de la population disparue, et lorsque j'arrive à l'hôtel, je ne demande pas si sa construction est antisismique, mais "avait vous le wi-fi ?" ...nous sommes des fous !
Je ne reste donc qu'une journée complète à San Juan, le temps de donner la tenue à laver et de visiter un peu la ville, mais une ville commerciale...
Le lendemain, le paysage n'a pas été trop chouette également, mais au moins des villages, des vignes et du désert. Si la vigne a enrichie de grandes familles, l'ouvrier agricole ne doit pas gagner beaucoup, car les habitations de ceux ci le long des hectares de plantation de la vigne est plutôt rudimentaires, mais mieux que les ouvriers de la canne à sucre.
Les longues heures de pédalage t'amène a réfléchir sur toi, ton passé ton avenir, tes projets. Ce sont des souvenirs agréables qui reviennent, des émotions aussi...., lorsque les étapes sont dures et longues, il n'est pas rare que la tristesse se pointe et la déprime du voyageur te gagne. Lorsque tu sais que tout se passe dans la tête, au moral, la volonté s'effrite, la cadence devient mécanique et tu es à deux doigts de retrouver les tiens. Tu te demandes ce que tu fais là, de ton amour perdu, de ta famille que tu aime ainsi que tes amis. Tout cela te donne le doute de cette vie d'errance, et c'est à ce moment là, qu'il faut arriver, avec effort quelquefois à penser à autre chose, à n'importe quoi mais à autre chose pour chasser cet état d'esprit qui pourrait te nuire à la longue. Cette situation te fais faire une étape courte si tu n'arrive pas à t'enlever cette tristesse, mais j'ai jusqu'ici réussi à chasser ces états d'âme. (j'ai un truc).
Sur cette dernière étape de Mendoza, pour la prmière fois j'ai eu un léger crachin, (il y a eu la pluie dans la nuit)et je me disais que je n'avais pas eu de pluie depuis la Malaisie. Pas mal non? ce qui changera plus tard car au sud de Santiago du Chili, la presqu'île de Chiloé est réputée pour son humidité persistante, c'est la Bretagne du Chili, je demanderai des conseil à notre ami Breton du PCC.
Vendredi lorsque je suis arrivé à Mendoza, en passant près d'un bar, j'ai aperçu une affiche qui disait rendez-vous le vendredi pour la "parlote", je me suis donc approché du groupe, et ce sont des Argentins et même des Français qui se retrouvent pour parler le français. Fin de ces discussions à minuit, j'avais pris des bières, mais je n'avais pas encore mangé ! et bien à minuit les resto avaient encore leurs tables bien occupées, je vous le disais, les Argentins sortent lorsque toi tu vas au lit. Sinon c'est pas mal leur signe de ralliement; la parlotte. J'y ai aussi rencontré deux jeunes filles qui font des études de médecine, que j'avais rencontré à la frontière côté Bolivie.
Il va falloir faire attention, car depuis vendredi, je mange et je goûte le vin...attention à la reprise !
Je vais finir ce soir par un copier/coller d'une réponse que je faisais à des amis sur la questions d'un polar qui parlait de l'extermination des Indiens en Argentine.

Pour répondre  sur le livre de Caryl Ferré (que je n'ai pas lu), il y a eu une véritable chasse à l'Indien par les Espagnols et les Anglais.
Avant la conquête , l'Argentine était peuplée par un grand nombre d'ethnie améridiennes, aujourd'hui, c'est le pays d'Amérique latine qui, officiellement en compte le moins. C'est surtout dans le nord du pays que se trouvent encore les vrais Argentins. Ils vivent d'ailleurs assez pauvrement, ils vendent pour les touristes qui passent des souvenirs, poterie, objets en cuir, fromages..ils élèvent lamas et chèvres et vivent dans dans "rustiques" maisons de bois.
Après les atroces ravages de "la conquête du désert" une campagne d'extermination et aussi de désintégration culturelle par le Général Julio A. Roca (1879), il y a eu le génocide de la Pantagonie.Les Tehuelches ont beau avoir donné leur nom à un un territoire gigantesque, il n'en reste plus un seul ! ils furent décimés par les éleveurs anglais vivant dans les îles Malouines et qui établirent de grandes estancias en Pantagonie, terre propice à l'élevage et sur laquelle vivaient quelques milliers d'Indiens, chasseurs de lamas et d'autruches. De temps en temps, les indiens tuaient quelques moutons anglais. Ces petits vols furent à l'origine du génocide. Les éleveurs anglais payèrent des chasseurs (une livre sterling par paires d'oreilles) En quelques années, tous les indiens furent exterminés, on les chassait encore dans les années 1930. Les derniers ont péri comme au Canada et aux Etats Unis de l'alcool et des maladies importées.
On trouve encore les Mapuches au nord, environ un millier alors qu'ils sont un million au Chili, mais ils doivent être contraint de vivre dans l'ombre du géant Benetton qui possède pas moins de 900 000 ha de terres en Pantagonie y faisant paître 280 000 moutons ! un état dans l'état qui entrave la liberté des Mapuches.
Mais l'un des pires ennemis des Indiens (du Gran Chaco en particulier) aujourd'hui est la déforestation. Je crois que j'ai mis sur le blog, l'appel du nouveau or vert argentin, le soja ! les tracto-pelles chassant les Indiens de leurs territoire, malgré une loi votée en 2007 grâce à l'intervention de Grennpaece, mais peu respectée.
Je ne me souviens plus si j'ai mis ou voulu mettre au blog (c'est l'âge et non l'altitude) que quelques milliardaires Américains veulent réagir pour une écologie active en achetant des terres (millions d'hectares) comme Douglas Thompkins, le fondateur de North Face achetant dernièrement plus d'un million d'hectares, laissant les rizières et terres d'élevage afin qu'elles retrouvent peu à peu leur aspect originel, et voulant se faire le chantre d'un écotourisme respectueux et pourvoyeur d'emploi.Mais ces milliardaires Américains se heurtent à de nombreux opposants, inquiets de voir un étranger s'accaparer de tels territoires. D'autres ayant créé des précédents fâcheux comme le financier Joseph Lewis, ou Benetton qui interdisent l'accès public aux rivières de leurs domaines (alors que la loi l'oblige) Benetton a même détourné une rivière pour améliorer l'irrigation des pâturages de ses moutons.
Le temps passe mais le monde ne change guère !
voici un extrait de ce génocide indien, mais on pourrait le faire sur ceux du Canada et ceux des Etats Unis.
Je complétais aussi en disant que j'avais été visiter l'université jésuite de Cordoba (universidad nacional y  colegio Monserrat) cette universités réputée et fondée par les jésuites qui décident de s'implanter à Cordoba avec l'accord du pape et de la couronne Espagnole de l'époque (1613°. L'objectif des pères Jésuites, éduquer et évangéliser le nouveau monde. Pour accueillir les candidats missionnaires, l'ordre créé pour les séparer des autres étudiants un noviciat; les hidalgos (-hijos de algo-) ceux qui n'avaient pas de sang juif,maure,indien ou noir, en faitles seul à pouvoir s'inscrire.
Le monde change peu .....
Mais prospère et puissant et suscitant la jalousie, l'ordre des jésuites ne rend compte qu'au pape. Cette indépendance et cette supériorité irrite les cours européennes.  le Portugal l'interdit, puis la France de Louis XV, et enfin l'Espagne en 1767. Les jésuites furent chassés de tous les territoires de la couronne espagnole, leurs biens sont saisis, repris en main par les monarques ou confiés à d'autres ordres comme les franciscains. Seul la Russie de Catherine II et la Pologne les tolèrent.
Ceci complète la page culturelle du génocide indien par des peuples allant à l'église, de la différence pratiquée par les hommes d'église suivant l'origine de ton sang.
Pensez vous que le monde a changé ?
Il est temps de se rendre au restaurant, je vous quitte.
Que descanse ! hasta pronto !
Le Marcelou et Vinso


Titre 1:valeur 1
Titre 2:valeur 2
Titre 3:valeur 3
Partager sur Facebook Partager sur Twitter
Partager sur Messenger Partager sur LinkedIn Partager sur Google Buzz Partager sur Delicious

ARGENTINE-  30-31 août- 01- 264-265-266ème étape

Etape du jour:    VILLA CARLOS PAZ (643)    MINA CLAVERO (923)    QUINES (481)
Distance jour:                  53 km                                  118 km                          122 km
Déniv+jour:                      452 m                                  1998 m                        535 m
Distance totale:              25885 km                          26003 km                    26125 km
Déniv+total:                    226777 m                          228775 m                    229310 m
T°sur vélo:                          23°C                                    21°C                              34°C
                                                                                col n°35: 2200 m
Amigos
A ti que me dan signos de animarme, sonrisas, gestos de hospitalidad, usted es un crédito a su país.
Me eamigosncanta Argentina! Te amo amigos argentinos.

Je ne peux commencer ces news qu'en remerciant ces Argentins qui sont d'excellents compagnons de route. Klaxon d'encouragement, signe de bras, pouce levé, photos, contact sur le voyage, offrandes de boissons et de manger, l'hospitalité Argentine. Amigos bravo !
Je pense avoir compris où se diriger tous les habitants de Cordoba, ils devaient se rendre à Villa Carlos Paz ou sur les montagnes vers El Condor, car ce sont deux endroits où il y avait énormément de monde, bord de lac pour la première étape et balade en montagne, vol à voile pour la seconde. Il y avait le championnat du monde de vol à voile (parapente) en 2014 à cet endroit.
Première étape, c'était samedi et donc j'ai eu droit aux tgv, rer,et ter, (noms des sorties vélo du PCC )  des habitants de Cordoba (ceux qui restent) jusqu'au lac, puis dimanche, c'était les vélos vtt derrière les voitures qui montaient sur la montagne, plus les promeneurs. Evidemment beaucoup d'encouragements.
En haut du col, une voiture me double, puis se gare, les gens descendent, ouvrent le coffre et sortent de la glacière deux bouteilles de Pepsi, une pour tout de suite, et une pour après me dit l'homme. veux tu manger ? As tu faim ? voilà l'hospitalité argentine. Ils sont agréables et généreux, et ils viennent souvent te voir et bavarder.
Aujourd'hui à l'hôtel, je suis arrivé assez tôt et la patronne est au petits soins pour moi, me donnant un goûter, et me faisant boire le maté (boisson du pays).
Hier c'était au restaurant, avant de prendre ce que j'avais commandé, le patron m'a apporté une petite saucisse, un petit boudin noir et des cacahuètes...
Je vous explique le mate (ou yerba mate ou yerba)
Originaire du Paraguay, le mate (prononcer"maté") est principalement cultivé sur les terres du nord-est de l'Argentine, dans les provinces subtropicales de Corrientes et Misiones. Cet arbuste (espèce de houx) peut atteindre 3 à 6 m de hauteur et a des fleurs blanchâtres et des baies abondantes de couleur rouge. C'est à partir de ses feuilles persitantes et luisantes, que l'on élabore une infusion que l'on verse dans une calebasse évidée (ou mate) et que l'on boit avec une pipette de métal (ou bombilla)
Les indiens déjà mâchaient ses feuilles et buvaient une boisson très énergétique en les faisant macérer. Les missionnaires jésuites furent étonnés de constater qu'après avoir bu du mate les indiens pouvaient pagayer pendant des heures sur le fleuve et présentaient soudain une résistance à l'effort. Il faut dire que cette infusion possède des vertus très toniques; exitante (contient 2,5% de caféine), elle stimule les fonctions de l'estomac et intensifie les mouvements respiratoires. Le mate réveille, supprime la sensation de faim et chasse les migraines.  Les jésuites se mirent à exploiter sa culture de façon intensive. (d'où son ancien nom de thé des jésuites).
Le mate est une véritable institution en Argentine. On en boit partout; pendant les repas, au travail, dans les taxis, sur les plages. On voit souvent des gens avec des bouteilles thermos contenant de l'eau chaude, ou faisant remplir le matin à l'hôtel le thermos.
IL est le symbole même de l'amitié et du bon accueil. Ne jamais refuser un mate offert avec bon coeur.
On s'habitue bien à sa saveur herbeuse et son amertume.
pour mater le cholestérol !
Une étude menée en 2007 par l'Université de l'Illinois observe une augmentation d'un antioxydant cardio-protecteur naturel chez les buveurs de mate. Or, cet enzyme accroît le taux de bon cholestérol, et lutte contre le mauvais ! Préparez cette boisson de manière traditionnelle, en versant d'abord un peu d'eau froide, puis de l'eau chaude à plusieurs reprises sur 50 à 70 grammes de feuille de mate, permet d'extraire les antioxydants - dont l'enzymz en question - en préservant leur propriété. Si vous avez abusé des bonnes viandes, vous savez ce qu'il vous reste à faire ! (extrait sur le mate)
Pour Michel
Je te mets dans les photos, une photo avec le journal local, et j'espère que le mauvais esprit...........
Puisque tu vas faire un périple de 100 km autour de Madrid,  N'oublies pas de passer à Alhondiga (env.90 km) car c'est un village qui me verra passer au retour sur Toulouse. Poses un mot sous une pierre près du pont, je le lirai en arrivant dans ce village. C'est le village de Julien (qui était à mes 60 ans).
Amigos, hola a todos !
Le Marcelou et Vinso.
Partager sur Facebook Partager sur Twitter
Partager sur Messenger Partager sur LinkedIn Partager sur Google Buzz Partager sur Delicious

ARGENTINE- Cordoba le vendredi 29 août 2014

Cliquez pour agrandir l'image
hola amigos !
Une journée de visite sur Cordoba, ainsi qu'un petit réglage des vitesses sur Vinso. (pb de descendre et monter la chaîne).
Déjeuner dans un restaurant avec une salle  grande comme deux terrains de football avec plusieurs centaines de tables, et l'orgie culinaire peut commencer. Des dizaines d'entrées, un troupeau entier de boeuf en train de griller sous l'oeil intraitable du maître-grill...Trois grandes places fortes pour la cuisson spéciale de choix personnalisés de plats, de poissons, de viandes, de légumes, de déserts. Il y a même des sushis et des futo-maki. Carte des vins intéressante, à prix doux, cerveza (un litre) et le tout pour un prix modique. Le buffet à volonté et la bière 112$ (soit 11 euros). Pour ceux qui veulent y aller: Las Tinajas: San Juan 40. à Cordoba.
J'avais oublié aussi de vous dire, que l'on est obligé d'aller souvent au distri-banque, car on ne peux pas retirer une grosse somme au distributeur. Peut être pour éviter les départs de sommes importantes 
comme pour la dernière crise monétaire du pays. Comme actuellement le change officiel d'un euros est à environ 11 (la générale me fait 1OOO pour 90 euros) pesos et que le marché noir m'a été proposé à Salta à 15 (il serait à 16 à BA) c'est donc plus intéressant de le changer dans la rue. Mais attention aux faux billets !
Donc, les Argentins sont aussi obligés de venir souvent aux distributeurs de monnaie, et il y a toujours une queue énorme.
Ce qui me fait penser à autre chose sur la culture argentine.
Chaque ville argentine disposed'hoteles por hora (hôtels à l'heure) où les amoureux peuvent se donner rendez-vous. Ces établissements se déclinent en residenciales(hôtels bon marché) quelconques ou en nids d'amour luxueux avec lumières tamisées, miroirs, chaîne tv érotique, jacuzzi et room service proposant toute une panoplie de sex toys.
Cordoba a quatrehoteles por hora sur la route de l'aéroport.
Pas de voiture ? pas de problème, vous prenez un taxi.
Lorsque vous arrivez, un numéro clignote sur un panneau, votre numéro de chambre. Si vous êtes en taxi, le chauffeur vous dépose dans le garage portant ce numéro et repart. Vous fermez la porte et rentrez dans la chambre. Dans les cinq minutes, on vous propose par téléphone une boisson gratuite qui sera livrée par une petite trappe dans le mur. Lorsque l'on frappe à la porte, vous ouvrez la trappe, et on prend la boisson en payant la chambre. (80 pesos pour deux heures, soit 8 euros).
Dix minutes avant la fin, on vous appelle au téléphone pour vous avertir poliment que les deux heures sont passées.
Pour le retour, demandez au taxi de venir vous prendre deux heures plus tard, il connaissent la chanson.
Tout repose sur l'anonymat !
Demain matin l'anonymat reposera sur mes relations avec Vinso pour rejoindre Mendoza en faisant un crochet sur San Juan, soit environ 750 kilomètres (sur papier). Grande halte sur Mendoza, puisque je ne reprendrai le vélo que le 10 octobre. Entre temps un séjour à l'île de Pâques, un séjour avec la famille Bejarano à Buenos Aires et  Mendoza jusqu'à leur départ sur Phoenix le 09 octobre.
Je vous mets la carte de l'itinéraire jusqu'à Mendoza.
Hasta manana, qué descanses !
le Marcelou et Vinso
Etonnant ! je viens de sortir pour me faire couper les cheveux, les commerçants ont ou sont en train de fermer(19h), les rues se vident, même les restaurants ferment. Habituellement les Argentins commencent à sortir et les magasins sont en plein régime à partir de 17h, et bien à Cordoba les rues étaient animées aujourd'hui vendredi en milieu d'après midi, et maintenant les embouteillages sont sur les grands axes, les habitants quittent la ville. Les hôtels font des prix à Cordoba  le samedi et dimanche. J'ai tout faux, je quitte la ville demain samedi......
Partager sur Facebook Partager sur Twitter
Partager sur Messenger Partager sur LinkedIn Partager sur Google Buzz Partager sur Delicious

ARGENTINE - CORDOBA le jeudi 28 août 2014

Cliquez pour agrandir l'image
Buenos dias,queridos amigos !
Changement de continents, de pays, et toujours les mêmes problèmes; comment vivre correctement dans ce monde qui ne pense qu'à réaliser profits quitte à laisser sur le trottoir les 99% de la population.
Oui ! le principal défi de notre temps est l'inégalité ! et ici en Argentine il y a depuis quelques jours des manifestations, le pays croule sous la dette que des banquiers Américains ne veulent pas modifier.....
L'inflation est galopante (voir la courbe euros/pesos). Les politiques espèrent sur les nouvelles négociations de la semaine qui va venir.
Et il y a la différence de vie et de comportement de la capitale et du reste du pays. Buenos Aires (appelée par les Argentins Capital Federal) et ses habitants ont une relation complexe et parfois tendue avec le reste du pays (dénommé el interior). Buenos Aires domine vraiment sans partage la vie économique, politique et culturelle du pays. elle regroupe (avec sa banlieue) près du tiers de la population argentine sur à peine 1% de son territoire et concentre 75% des richesses du pays. Un dicton dit:Dieu est partout, mais reçoit seulement à Buenos Aires.
Les gens de l'intérieur ressentent vivement la condescendance que montrent parfois les habitants de Buenos Aires, ils trouvent les Portenos trop occidentalisés, trop stressés, trop extravagants et la ville trop bruyante et polluée. Quant aux Portenos, ils plaisantent souvent sur leurs compatriotes provinciaux qu'ils estiment lents, peu cultivés et trop rivés à leurs traditions. Nous avons connu cela il y a quelques années avec les Parisiens, qui nous prenaient pour des ''ploucs'', maintenant c'est eux qui viennent travailler en province....
C'est donc dans cette ambiance que Cordoba, la deuxième ville du pays, dite La Docte et qui entretient avec Buenos Aires une rivalité permanente.
Grand centre industriel, commercial, touristique (pour les Argentins), mais aussi étudiant (ils sont 50000 à fréquenter les sept universités), elle s'impose comme une plaque tournante de l'Argentine.
Elle offre un centre ville riche en vestiges coloniaux ainsi que les environs de la ville avec l'ensemble de la Manzana jesuitica, regroupant collège-université, église et résidence de la compagnie de jésus, classé au patrimoine de l'Unesco.
La ville est à l'image des autres villes traversées, c'est à dire endormie entre 13h et 17 h (sieste), les Argentins sortent lorsque toi tu vas te coucher, l'heure du restaurant est 21 heures.
Cordoba est un régal également pour avoir des orchestres au quatre coins des rues, chanteurs et chanteuses de rue, qui ont quelquefois de grandes  qualités.
Le début de la journée a donc été un regard sur la manifestation avant d'aller faire le touriste dans les musées et églises de la ville ainsi que ses rues piétonnes.
Des photos de personnes toujours disparus sous le régime militaire de Videla, envahissent une rue afin que les gens n'oublient pas. On retrouve encore lors de grands travaux des ossements.
un petit rappel: L'histoire de ces 14 mères qui bravant en 1977 (hier) à Buenos Aires l'interdiction de rassemblement public imposé par un régime militaire connu pour torturer et assassiner celles et ceux qu'il considérait comme opposants. Ces mères portaient sur la tête un foulard blanc aujourd'hui emblématique (les langes de leurs enfants) demandaient a être informées du sort de leurs enfants "disparus" dans le cadre de la répression menée par le régime contre l'opposition politique.
Le groupe se structura, gagna en influence, et pris le nom "Madras de la plaza de Mayo" devenant le seul mouvement politique à défier le régime. Leur statut de mères, particulièrement respecté dans la société argentine, conférait à ses membres une relative impunité.
Tout cette histoire dans une rue abritant également un bâtiment à la mémoire. A La Rioja, j'avais également regardé un film que des gens diffusaient sur la place de mai. En espagnol, mais les images étaient assez parlantes.
Queridos amigos, buenas noches !
Le Marcelou et Vinso

Partager sur Facebook Partager sur Twitter
Partager sur Messenger Partager sur LinkedIn Partager sur Google Buzz Partager sur Delicious

inARGENTINE - Samedi 23 et dimanche 24 août 2014 - 259 et 260ème étape

Cliquez pour agrandir l'image
Etape du jour:        PATQUIA (550)          CHAMICAL (461)      VILLA DE SOTO (530)          COSQUIN (720)            CORDOBA (395)
Distance jour:              79 km                          72 km                            148 km                                114 km                            51 km
Déniv+jour:                  178 m                            191 m                              515 m                                  1041 m                            267 m       
Distance totale:          25446 km                    25519 k                        25667 km                          25781 km                      25832 km
Déniv+total:                224311 m                      224502 m                      225017 m                          226058 m                      226325 m         
T°sur le vélo:                    21°C                              24°C                          4°/20°C                                7°/18°C                          3°/15°C
                                                                                                                                                          col n°34: 1142 m
Buenos dias, queridos amigos !
Le vent est l'ennemi du cycliste donc aussi du cyclonomade, et aujourd'hui il est présent sur les 68 kilomètres de la longue ligne droite quipart de La Rioja à Patquia où je décide d'arrêter. J'ai mis 5h11 pour faire ces 79 kilomètres. Cette nouvelle ligne droite traverse un désert de sable, et le vent soulève ce dernier qui s'élève dans l'air et s'infiltre partout, même sous les lunettes. Mais ne te plains pas car dans quelques temps ce sera la Pantagonie et son vent violent.
Le soir également changement de température, hier à La Rioja, short et haut synthétique manche courte, et on sentait encore la chaleur. Aujourd'hui on reste en short mais je mets une veste de survêt pour aller dîner.
demain sera un autre jour....
C'est un autre jour, et pour ce jour je vous invite à prendre un bon verre de vin et de le boire au souvenir de Nadine. Ce soir trinquons ensemble, et salud !
Je continue sur la même route qu'hier, même ligne droite et toujours ce vent qui m'a fait prendre une épaisseur de plus pour le départ. J'ai quand même enlevé le blouson au bout de 20 km, puis le bonnet, puis les gants...bref! au bout de 40 km il faisait quand même 20°C.
Arrivé sur Chamical, (halte non prévue) il y avait sur le bas côté de la route une manifestation de voitures garées, de BBQ allumés, et sur le côté la préparation (labours) d'une piste qui pourrait être une ligne droite pour une course de chevaux. Allons voir !
Le gars à l'entrée me regarde d'un air étonné, ne sais pas s'il doit me faire payer ou pas, puis sur mon air le plus intelligent il a pitié de moi et me fait signe de rentrer. Je me balade au milieu d'une foule qui est venue là pour manger, boire et encourager les chevaux du pays, car j'ai l'impression que ce sont des courses d'amateurs (sûr) et qui défendent les couleurs de leur village voire du ranch où ils travaillent.
Je suis invité à faire quelques photos sur des groupes familiaux autour du BBQ, à manger de la viande, des empaladas et boire un verre (voir plusieurs...).
Finalement je reste sur ce village, demain sera un autre jour.......
Au moment ou je vous transmet ce message, le vent a fortement redoublé de violence et c'est une vrai tempête de sable qui est actuellement dehors, tout est emporté, j'ai bien fait d'arrêter ici (c'est ça la chance ) espérons une perte de ses forces pour demain....
les jours se suivent ainsi que les lignes droites et le vent. Celui ci fait baisser la température, il est 8h/_h30 et j'ai 4°C sur le vélo, la température ne dépassera pas au plus fort de la journée 20°C..
Toujours une ruta pour rêveur, ligne droite, pampa et cactus à gauche et droite de la route et vent de côté, le premier village est venu au bout de 100 kilomètres, avant aucun moyen de se ravitailler en eau.
Le désert ! puis dans les quarante cinq derniers kilomètres trois villages tous les dix km, et dans les vingt derniers une protection du vent grâce à la plantation d'oliviers. Un panneau indique un hôtel "Montpellier" à villa de Soto, parfait ! je dormirai ce soir près de la maison...
Les premiers kilomètres sont douloureux pour mes cuisses qui se ressentent des efforts d'hier, d'avoir appuyé comme un fou (comment voulez vous que je fasse ?) sur les pédales avec ce vent. Heureusement une courbe me fera faire une trentaine de km avec le vent dans le dos, ce qui est idéal pour chauffer un peu ces vieilles cuisses. Mais qui dit courbe....je me retrouve après avec le vent....de face ! le temps est également plus frais (le vent ?) car la cordillère s'est maintenant rapprochée, après Cordoba il y aura le parc avec le plus haut sommet des Amériques.... mais nous ne sommes qu'à Cordoba. (enfin demain pour 60 km).
L'étape d'aujourd'hui a été plus reposante car beaucoup de petits villages, dont certain très animés. Depuis un vingtaine de kilomètres, je ne sais pas si c'est les alentours de Cordoba (sans doute) mais presque tous les villages se touchent, et aussi beaucoup d'agences immobilières ainsi que des lots de lotissements. Cordoba est la deuxième ville d'Argentine avec 1,4 million d'habitants (2012) et ne compte pas moins sept grandes universités.
Me voici, me voilà à Cordoba ! petite étape qui me permet d'arriver sur la ville et prendre mon temps pour trouver un logement. C'est fait ! et j'ai encore de la chance, car je cherchais une rue qui devait m'emmener à une adresse d'un petit hôtel, mais je n'arrivais pas à trouver cette rue, et je passe devant un hôtel quelconque, je demande le prix et il me dit c'est 275 pesos l'appartement. L'appartement ? oui. Je prends ! un appartement plein centre, à 200 m de la plaza San Martin et de la cathédrale pour 27 euros ? incroyable. Wi-Fi, une télé écran plat dans la partie salle à manger, une télé dans la partie chambre, de quoi faire à manger (que je ne pense pas faire), mais le petit déj.....
Je porte comme d'hab. du linge à laver afin de l'avoir demain, puis c'est l'heure de manger, au soleil et à l'abris du vent. Elle est pas belle la vie ?
Je ferai visite demain, j'essaie d'envoyer le blog cette nuit.
Hasta manana!
Le Marcelou et Vinso
Partager sur Facebook Partager sur Twitter
Partager sur Messenger Partager sur LinkedIn Partager sur Google Buzz Partager sur Delicious

ARGENTINE- 22 août 2014 - La Rioja

hola !
Je pensais ce matin en prenant un chocolat chaud en terrasse, que l'on ne connaît finalement pas très bien les habitudes de son pays et de ses habitants. Sommes nous aussi nombreux à prendre les cafés en terrasse le matin ? les directions pour un étranger sont elles bien faîtes ? la ville est elle aussi propre que je pense ? ...etc plein de questions dont je ne sais répondre malgré ma vie sur Toulouse, rien de tel qu'un oeil étranger.
Ici les Argentins me font beaucoup penser aux Italiens, dans la façon d'être bavard, de parler avec les mains, de se comporter, d'avoir en menu pasta et pizza. Rien ne serait étonnant vu le nombre d'Italiens qui ont traversés l'océan pour s'installer ici. C'est vraiment un peuple d'origine Européenne.
J'ai rencontré depuis deux jours des cyclotouristes, la région plate favorise l'utilisation de la bicyclette. Même moi le plat m'a fait parcourir déjà plus de kilomètres que la totalité effectuée en Bolivie.
Mais c'est dans les cols que l'on a les plus belles vues et que le sentiment de liberté et de puissance est le plus fort. Même si les ascensions durent des heures voire des jours, sur le moment on peste contre la route et sa déclivité, mais une fois en haut on oublie la douleur et la fatigue et on contemple le panorama que l'on s'est offert.
Si je reste en contact avec les Andes qui sont toujours très près, je pense avoir fini les grands cols, reste un ou deux à 2000 sinon ce sera des 1200/1500.
Mais la difficulté sera bien autre, elle sera climatique ! bonjour la Pantagonie....mais j'aurai pris des forces auprès de la petite famille Bejarano.
Voilou, voilà, je ne sais pas ce que vous faîtes demain, mais moi je prends Vinso et direction le sud, cap sur Cordoba, et j'espère encore sous le soleil.
Hola a todos ! Hasta la semana que viene
Le Marcelou et Vinso
Partager sur Facebook Partager sur Twitter
Partager sur Messenger Partager sur LinkedIn Partager sur Google Buzz Partager sur Delicious

ARGENTINE- Jeudi 21 août 2014 - 258ème étape

Cliquez pour agrandir l'imageEtape du jour:            LA RIOJA (550)
Distance du jour:              164 km
Déniv+jour:                      640 m
Distance totale:              25367 km
Déniv+total:                    224133 m
T°sur vélo:                          39°C
Hola amigos !
C'était une étape pour rêveur, 160 kilomètres sur une ligne droite, bordée d'élevage d'olivier, puis désert, puis oliviers puis désert......avec très peu de village traversée sous une température de 39°C (heureusement c'est l'hiver). Je n'arrête pas de boire depuis mon arrivée, l'eau du bidon et des bouteilles du vélo était chaude, pas d'habitation pour pouvoir mouiller les chaussettes qui gardent un peu le frais des bouteilles je suis dans le désert, depuis trop longtemps..... je peux chanter cette chanson. Il paraît qu'ici les étés sont plombés par une chaleur écrasante !
Cela n'empêche pas les belles rencontres, je discute lors de l'arrêt casse croûte avec un pompiste (cafétéria à une station service) celui ci chante à tout le monde mon tour du monde et .....mon âge. vous savez pas quel âge il a ? 66 ans arrive un homme avec qui je discute (et le pompiste) et cet homme  s'en va mais me demande de l'attendre. Il est parti m'acheter deux pommes et deux bananes pour la route. Sympa l'accueil Argentin !
Je vais rester deux nuits sur La Roija, j'en profite pour donner une bonne lessive à la lavederia, et je ferai visite demain. Avec tous ces oliviers c'est bien sûr la spécialité de la région.
Cette province a une spécificité, elle est la plus au sud de la région nord, et la plus au nord de la région sud . Etonnant non ?
C'est la fatigue, il est temps d'aller se coucher.
Qué descanse ! hasta pronto !
Le Marcelou et Vinso
Partager sur Facebook Partager sur Twitter
Partager sur Messenger Partager sur LinkedIn Partager sur Google Buzz Partager sur Delicious

ARGENTINE- les 15/16/17/18 août 2014 - 252-253-254-255ème étape

Cliquez pour agrandir l'image
Etape jour:      n km > ALEMANIA (1400)              CAFAYATE (1660)        AMAIDA DEL VALLE (1998)              TAFI DEL VALLE (1980)          La COCHA (440)    SAN FERNANDO DEL VALLE
                                                                                                                                                                                                                                                                          DE CATAMARCA  (740)                                                                       
Distance jour:                    106 km                                        93 km                                72 km                                                58 km                                142 km                          112 km       
Déniv+jour:                        616 m                                          1071 m                                701 m                                                  1279 m                              430 m                          866 m
Distance totale:                  24725 km                                  24818 km                          24890 km                                          24949 km                        25091                            25203 km
Déniv+total:                        219086 m                                  220157 m                          220858 m                                          222137 m                        222627 m                    223493 m
T°sur vélo:                          20°C                                                31°C                                  31°C                                                    28°C                                31°C                                30°C
                                                                                                                                                                                                Col n° 32: 3042 m                                                  col n° 33: 1310 m
Hola amigos !
Finalement je suis resté trois jours à Salta, pas pour la ville, mais la logistique m'a pris plus de temps que prévu. IL y a d'abord sur l'arrivée d'une ville où je reste deux jours, le dépôt de linge sale, puis à Salta il y a eu coiffeur, vérification de la roue arrière (un peu voilée), mis à jour du blog, logistique des prochains jours, réservation hôtel à Buenos Aires, réservation avion pour l'île de Pâques. Bref ! tout cela prends du temps.
Le billet pour l'Isla del Pascua a été tout un jeu de connexion internet, mercredi je trouve sur le net un billet pour 527 euros, je décide donc de le prendre, seulement lorsque vous n'avez pas de téléphone, il vous est impossible de remplir les cases obligatoires pour cette appareil, pas de numéro de téléphone , pas de connexion ! il y a un bureau de la compagnie qui a le monopole de l'île à deux pas de l'hôtel j'irai donc jeudi matin. Jeune femme très mignonne et très gentille, mais elle me trouve le meilleur prix à 1150 euros ! je lui fait voir la recherche de la veille et elle me dit qu'effectivement lorsque l'on prends de la France c'est moins cher, malgré que ce soit une ligne d'Amérique du Sud.faites le avec votre ordi, et mettez n'importe quel numéro pour le téléphone je m'exécute et j'ai ainsi un bon prix pour l'île.
Marie ayant payée pour les cinq continents, avec isle del Pascua il y aura l'Océanie, c'est l'île la plus à l'est de celui ci. Je ne vais grugée une amie....en plus une semaine que j'espère sympa.
Ce matin la sortie de la ville s'est fait sans trop de problème, et la température était douce en matinée et agréable dans l'après midi. Si l'hiver n'est pas plus froid ce sera un régal pour rouler. Cap au sud !
La première a été une étape a petits problème avec Vinso, problèmes assez vite résolus, mais le dernier c'était plus important, le pneu arrière se fissuré au niveau du cordon rigide (je ne sais pas si c'est le terme) du pneu qui rentre dans la jante, j'ai remplacé le pneu arrière après seulement 8653 km (changt à Phnom Pnenh (Cambodge) le 01 février 2014.
La deuxième étape rentre dans la Quebrada de Las Conchas, classée au patrimoine de l'Unesco. La terre rougit, seul quelques cactus parviennent à survivre, on entre dans un des site les plus spectaculaire du nord-ouest Argentin ! l'eau et le vent ont façonné au fil du temps dans des formes surréalistes les montagnes de couleur ocre. Il y a des perroquets, des aigles des flandus (sorte d'autruches naines) chats sauvages et serpents à sonnette...
Mais c'est aussi la route des vins car la région de cafayate est une région vin qui n'est pas aussi prestigieuse que la région de Mendoza, mais le vin est bon. Cela fait presque une semaine que je dîne avec soit un verre de vin soit une 1/2 bouteille voir même un 1/2 litre, mais tu sais bien Jeannot que lorsque je fais du vélo, j'ai de la volonté.........pour ne boire que de l'eau !
Toute cette découverte de la Quebrada sous le soleil, des klaxons amicaux, des pouces levés, et des bavardages lors d'arrêts photos, les Argentins sont très agréables, et n'hésitent pas à venir te voir.
Ce soir au restaurant plusieurs cars de touristes argentins qui commencent à visiter leur grand pays, cars du troisième âge, je regarde et qu'ils soient Argentins ou Frnçais, les personnes âgés sont les même; il y a les premiers à table (1/2 heure avant tout le monde) et qui dès que le service est mis commence à manger alors que tout le monde n'est pas arrivé. IL y a les éternels retardataires et qui n'ont plus de place pour être ensemble à table et qui mettent le b......, enfin bref ! c'est assez drôle à regarder. Mais je suis inquiet, car la plupart ont mon âge ! c'est-il déjà chez moi ? ou dans combien de temps ? demain ? après demain ? ...;
Caafayate est une belle petite ville, une magnifique plaza et des bars restaurants tout autour. Les Argentins ont comme nous des bars en terrasse où tu peux boire la cerveza de l'étape tout en regardant passer les belles d'Argentine.
17 août 2014
Si une chose ne va pas avec la vie moderne de l'Argentine, c'est l'internet, c'est une calamité, peu de réseau wi-fi, lorsqu'ils sont présents ils sont d'une extrême lenteur, et souvent il y a des coupures !
Vous attendrez donc une prochaine connexion, un jour ..........
Il y a des jours ou tu te sens privilégié, Tu quitte une petite ville dont la douceur te fait passer une bonne soirée au bord de la place du village, puis après une bonne nuit, la route te conduit le long des vignes sur une trentaine de kilomètres avec ses magnifiques bodegas au pied de la montagne.Il fait beau, le soleil  chauffe la vieille carcasse, la vie est belle à découvrir.
Mais une nouvelle route te réveille par sa qualité de bitume, elle est très très mauvaise et traversera pendant une trentaine de kilomètres un désert de sable qui t'emmènera jusqu'aux pieds des montagnes qui seront à franchir......mais demain.
Il est tôt, (13h30) mais je suis séduit par ce petit village d'Amaicha Del Valle, c'est dimanche et les BBQ sont tous allumés, la musique est également présente partout, La voix d'une chanteuse me parvient, et me fait arrêter à une grande terrasse où les gens mangent, boivent, chantent et claquent des mains. Je décide d'arrêter là et de manger et boire moi aussi. La suite sera pour demain !
Quelques empaladas (chaussons fourrés à la viande de boeuf, au poulet, aux légumes...), des frites et la cerveza de l'étape (1/2 litre).
Les gens ont l'air aussi heureux que moi, et sont charmés par la voix de la chanteuse, du guitariste et du jeune qui joue du tambour (?). Je n'en sortirai qu'à dix sept heures.
Je commence à me plaire dans ce pays où l'autochtone n'est pas compliqué. Il aime boire, manger, chanter et danser.
18 août 2014
De séduction en séduction........
Je quitte l'agréable village d'Amaicha Del Valle qui affiche comme slogan ""le meilleur climat du monde""avec le sentiment d'avoir passé un agréable après midi.
La route monte de suite en direction du col infernillo (col du petit enfer) la route est toujours très très très mauvaise et  les lacets succèdent aux lacets, c'est toujours le désert et même les cactus candélabres se font de plus en plus rare. Quelques maisons de familles indiennes, pas très riches, puis c'est l'arrivée au col à plus de 3000. Deux trois échoppes  vendent des bibelots et tapis.
La descente sur l'autre versant est stupéfiante, la route est impeccable avec même un couloir pour cyclistes, puis fin de l'aridité. Torrents, d'immenses prairies, des troupeaux de chevaux et de vaches à perte de vue, de grandes et très belles maisons avec souvent chevaux à l'arrière. La petite ville assez étendue se situe au bord d'un grand lac, on se croit dans une ville de l'ouest Américain, on est chez les gauchos !! D'ailleurs Tafi découle de l'indien entrée splendide Ici on ne prend pas le vélo ou la mob pour venir chercher le journal, on y vient à cheval ! La ville est évidemment connue pour sa spécialité équestre mais aussi pour son fromage connu dans toute l'Argentine. Sortes de tommes, assez proches des fromages de la Mancha, en Espagne, d'où est venue sa fabrication. De grandes estancias de l'époque colonial se trouvent dans le village, et ces magnifiques bâtisses sont même à visiter pour certaines d'entre elles.
19 août 2014
Après une dizaine de kilomètres, c'est une descente longue de 47 kilomètres que j'effectue sur une route en excellente état encaissée entre deux flancs de montagne et suivant un rio. La végétation est exubérante seul quelques virages sont à prendre avec précaution, la route étant mouillée car ne voyant que rarement le soleil à cause de l'encaissement de celle ci.
Puis ce sont des dizaines et dizaines de kilomètres (90) avec comme paysage, à gauche culture de canne à sucre et à droite culture de canne à sucre. Pour combien de temps ? car des pancartes géantes de  Monanto le long de la route appelle à la culture du soja. Le soja est le nouvel or vert de l'Argentine. Le pays est le premier exportateur mondial de farine et d'huile de soja et le troisième de graines. LEs grands propriétaires terriens s'enrichissent en cultivant à grande échelle ce soja transgénique exporté vers l'Europe et la Chine pour nourrir le bétail. En 1997 la surface cultivée était de 6 millions d'hectares, elle dépasse aujourd'hui 17 millions, soit la moitié des terres cultivées du pays. Evidemment au détriment des plus fragiles. Communautés autochtones et paysans pauvres sans droit de propriété sont expulsés, légalement ou illégalement, peu importe, tant que l'intimidation marche.... Plus de 50000 petites fermes ont disparues durant cette même période. Les victimes jetés à la rue par la voracité des grands. Dans la province de Cordoba une région réputée pour son soja, plus de deux millions d'hectares ont été déboisé. Problème identique au Paraguay et le sud Brésil, où la forêt recule encore plus que durant les années 80-90.
Le Roundup Readyde Mosanto représente près de 99% du soja cultivé en Argentine. Il ne peut être utilisé qu'en corrélation avec sa dose d'herbicides Roundup(aussi fourni par l'entreprise) qui tue tout, sauf le soja génétiquement modifié. La terre est arrosée à l'aide de tracteurs et par avion. Les agriculteurs veulent croire à l'innocuité du Roundupet à sa biodégradabilité - même si Mosanto a été condanné en France pour publicité mensongère à ce propos. Les doses sont souvent plus massives que ce que annonce le fabricant et la dispersion dans l'environnement  est alarmante. Dans les zones de forte culture on relève une augmentation effrayante de transformation de foetus, cancers et leucémie. Un test réalisé en 2006 sur 30 enfants par la municipalité de Cordoba révèle que tous avait des traces de pesticide dans le sang, 23 d'autre eux au dessus de la norme autorisée....L'épandage est interdit à moins de 1500m des habitations, des associations luttent, déposent des recours, mais l'état freine des quatre fers, il tire l'essentiel de ses ressources de la taxe de 35% appliquée sur chaque tonne de soja exportée. En attendant l'Argentine est obligée d'importer lait et viande du Brésil voisin pour nourrir sa population, ce qui fait grimper en flèche l'inflation, la bête noire du pays. Le soja a tout pris, même la vaste Pampa synonyme d'Argentine éternelle.
C'était ma petite page verte, mais qui donne à réfléchir......N'oubliez pas que la terre n'est pas un don de nos parents, ce sont nos enfants qui nous la prêtent.  proverbe indien que j'avais déjà mis sur le blog.
20 août 2014
Etape sans grand intérêt, les trente premiers kilomètres sont à droite, culture de canne à sucre, à gauche canne à sucre, en face ; un bon petit vent. Puis vient une petite forêt qui calme le vent mais qui ne fait pas augmenter l'allure car nous attaquons un col qui nous ménera à plus de 1300 m. L'autre versant du col est complètement différent, l'aridité est de nouveau présente et fait apparaître de nouveau les cactus. Ce sera le même paysage jusqu'à Catamaca où le vent refera surface à une vingtaine de kilomètres.
J'avais oublié deux choses depuis que je suis en Argentine:
Que le parc automobile est quasiment neuf, les voitures Européennes sont majoritaires et les Françaises omniprésentes (ça fait plaisir !) Renault et Peugeot sont très très présentes, un degré moins pour Citroên. Les camions sont Mercedes ou Wolvagen.
Puis si les Argentins sont très majoritairement catholiques (92%) et abrite aussi la 3ème communauté juive du monde après Israêl et le Etats Unis. (beaucoup à Buenos Aires), on trouve sur le long des routes d'innombrables petits autels, consacrés au culte des santos ces saints populaires devenus légendaires parce qu'ils étaient humains, pauvres, coléreux ou insoumis. On leur attribue des actions miraculeuses et on peut tout demander au santos, car ils sont là pour faire le bien.....ou le mal. On les trouve dans des régions reculés et plus le lieu est pauvre plus les autels deviennent nombreux. L'église accepte ces nouvelles icônes et les intégre au culte catholique (?). Parmi les santos préférés des Argentins: le Gauchito Gil (le robin des bois de Corrientes, dont l'autel, une niche rouge recouverte de fleurs et de foulards rouges claquant au vent, et la difunta Correa, de San Juan, dont l'autel est entouré de bouteilles d'eau, en souvenir de sa mort. (elle est morte de soif dans le désert, à la recherche de son mari parti en guerre; on a retrouvé sur son sein, vivant, l'enfant qu'elle allaitait).
Encore une page culture ! vous allez être aussi fort que moi.
Allez j'essaie encore une connexion ! je croise les doigts.
Je mets une vidéo Bolivie.
Buenos tardes, queridos amigos ! buenas noches !
Le Marcelou et Vinso
Titre 1:valeur 1
Titre 2:valeur 2
Titre 3:valeur 3
Partager sur Facebook Partager sur Twitter
Partager sur Messenger Partager sur LinkedIn Partager sur Google Buzz Partager sur Delicious

ARGENTINE-Du vendredi 08 août au Lundi 11 août 2014- 248-249-250 et 251ème étape

Cliquez pour agrandir l'image
Etape jour:            ABRA PAMPA (3484)        HUMAHUACA (2930)  SAN SALVADOR                  SALTA  (1200)
                                                                                                              DE JUJUY (1260)
Distance jour:                  77 km                              92 km                            129 km                            124 km
Déniv+jour:                      321 m                              491 m                            586 m                              1079 m
Distance totale:              24274 km                        24366 km                    24495 km                        24619 km
Déniv+total:                    216314 m                          216805 m                    217391 m                        218470 m
T°sur le vélo:                    10°C                                    8°/17°C                        20°C                                  24°C
                                                                                Col n°31: 3780m 

Buenas tardes,queridos amigos !
Le passage en Argentine fut un peu long par la longue file d'attente et la fouille à la frontière.
Le premier contact avec le pays, dans la petite ville de La Quiaca est agréable, l'habitante qui me sert un thé est une.....Française, mignonne et sympathique et qui a vue que j'étais Français lors de ma commande à cause de mon accent espagnol (tiens donc !) Elle me portera chance.
Puis c'est l'altiplano Argentin après celui de Bolivie et du Pérou. Voyons voir comment ils conduisent ici et comment sont les informations des directions. Bref ! sentons le pays.
Les informations routières sont répétées assez souvent, la route est impeccable et la conduite des autochtones .......bonne ou chaude...ils préfèrent te voir sur le bas côté, c'est à dire sur l'herbe, la terre sablonneuse et gravier plutôt que sur la route. Désolé, mais je roule sur le goudron et tant pis pour les 10% de mécontents qui te mettent sur le bas côté lorsqu'ils te doublent, ou alors tu te trouve face à une voiture (milieu capot) et tu vas de toi même sur le bas côté.
Les 90% me conduisent sans problème à Abra Pampa, village de passage à large rues de terre, où le vent se donne beaucoup de plaisir. On surnomme le village ''la Sibérie Argentine''.
Puis le lendemain route sur Humahuaca, petit village à 3000m d'altitude le long du rio Grande. Ce petit village a conservé son caractère authentique avec ses ruelles pavées, ses maisons en pisé ainsi que ses marchands de pulls en laine de lama, poterie et divers souvenirs artisanaux. Petit village donc très touristique malgré son isolement dans le nord ouest de l'Argentine. Il faut dire qu'à quelques kilomètres de là,il y a la région de la Pleta del Pintor (la pallette du peintre) étonnantes variations de couleurs sur la roche. Zone sauvage, une Argentine andine, quasiment Boliviennne où le Queschua est encore pratiqué. La Qebrada de Humahuaca est classée au patrimoine mondial de l'humanité de l'Unesco.
San Salvador de JUJUY, (prononcez cucouille, pour donner à manger aux commentaires) est une ville de 250000 habitants environ située à 1200 m d'altitude qui me voit arriver en début de l'après midi.
Le super marché ferme,(sieste de 13 à 17 heures) et je m'offre donc un coca cola sur une baraque de bois sur le trottoir. Un homme vient vers moi et me demande d'où je viens, où je vais.....qui amène à une petite discussion, et il me dittu as faim ? veux tu manger avec nous, nous avons de la viande au BBQ ? le célèbre BBQ Argentin, et me voici devant des énormes morceaux de viande et de chorizo, pendant l'apéro le fumé de la viande me donne déjà de l'appétit. Nous avons passé une grande partie de la journée à table, salsa, salades, viandes, sodas, vins et Fernet Blanca....un vrai festin chez la famille Rivas. Muchas,muchas gracia RIVAS familia.
Des gens simples qui savent donner avec beaucoup de coeur. très belle journée, une belle table de 12 personnes, désirant communiquer avec l'autre, et c'est aussi l'anniversaire de Bruno (17ans) ce qui va  amener à cette occasion un hommage à la Pachamama. (la terre mère) tant vénéré en Bolivie,
Un trou est creusé devant la maison et de nombreux plats sont préparés pour la cérémonie ainsi que le gâteau d'anniversaire, soufflé puis découpé mais pas entamé par les convives.
Dans un récipient est brûlé du charbon de bois, alimenté par des herbes et de l'encens, il le promène dans la maison, et ce malgré la fumée que ça occasionne, Vinso aura droit au traitement afin de le protéger. Ils me demandent si je veux bien être le dernier de la famille pour la cérémonie. Malgré mes convictions d'athéisme, j'accepte afin d'honorer mes hôtes. Je demande si cela ne dérange pas que je filme, ainsi que des photos. Pas de problème. Il y a là un mélange des traditions indiennes et croyance catholique comme les bénédictions des voitures observées à Copacabana.
Les Mexicains descendent des Aztèques, les Péruviens des Incas et les Argentins.........des bâteaux !ce dicton d'Octavio Paz résume la réalité ethnique de l'Argentine moderne. Au centre et dans le sud, plus d'indiens, les blancs les ont décimés au XIX ème siècle. C'est dans le nord ouest que perdurent le plus les traditions précolombienne; le culte de la Pachamama,musique, fêtes, gastronomie...
Si le métissage ne s'est jamais opéré, les deux civilisations cohabitent sur des voies parallèles.
Je passerai un jour une partie de la cérémonie.
Après cela nous jouerons en équipe au sapo qui peut se traduire par le jeu du crapaud (voir photo) jeu d'adresse avec douze pièces en laiton que l'on lance pour atteindre (si possible) la gueule du crapaud. Ce jeu est d'argent et avec l'aide de ma partenaire nous raflerons la mise !
Tout cela est en musique, sinon ce ne serait pas l'Argentine !
Après le repas du soir il est hors de question que je soit à l'hôtel et c'est dans la chambre du fils (Marco) que je dormirai (lui chez une voisine) jusqu'à 5h30 que mon hôte me réveille afin de me dire au revoir et les mises en garde pour ma sécurité, avant qu'il ne se rende au travail comme gardien au centre pénitencier.
Petit déj avec la patronne et Marco avant que ceux ci ne partent à l'école et au travail.
merci, muchas gracias à cette famille au grand coeur qui  fait découvrir son pays et ses traditions pour mon plus grand bonheur.
La route pour Salta est assez longue car après une quarantaine de kilomètres j'ai eu droit au vent, ce qui a réduit ma vitesse.
Je rencontre deux cyclistes en arrivant sur Salta, nous nous arrêtons sur la même place, moi afin d'admirer le point de vue sur la ville et prendre une photos, eux afin de se reposer et d'aller se désaltérer. Je m'apprête à partir, mais l'un d'eux me fait signe d'attendre son collègue qui rapportera du coca cola. Vous en avez vu beaucoup des gars qui sans vous avoir parlé auparavant vous rapporte du coca cola ?
Ce sera deux jours de visite sur Salta la Linda (la belle) car Salta viendrait du mot sagtaqui signifie beau en langue indienne Aymara.
Ici je rentre dans une vie moderne, dans une ville ouverte à la consommation avec ses nombreuses rues piétonnes et ses magasins dotés de produits modernes et à la mode. La présence de policiers est importante, sans doute avec l'importance du tourisme ?
Voiloù, vàilà. Vous faîtes quoi demain ? moi j'enfourche Vinso et nous partons sur Cafayate, Tucuman, la Rioja, Cordoba et Mendoza qui n'est qu'à environ 2000 kilomètres.
Ah, j'oubliais, sur la route de Salta, je prends une bouteille d'eau et dans la chaussette qui enveloppe ma bouteille d'eau, QUOI QUE je trouve ? un petit mot (voir photo) d'un jeune qui voyage avec son épouse pendant un an et dont le voyage se terminera à Buenos Aires avec le mariage de son frère. Ils ont décorés une grande toile et demandent à des gens de nationalités différentes de poser devant afin de l'offrir aux futurs mariés. Un cadeau du monde ! Un gentil petit couple. Merci Jérémie !
Je suis assez heureux de voir tous ces jeunes de tous les pays qui voyagent, souvent avec peu de moyens et qui se retrouvent, se parlent et partagent les repas et les galères des voyages. Ces rencontres ne peuvent qu'apporter des jours meilleurs pour notre pauvre monde qui se déchire par des gens qui n'ont pas assez de tolérance envers les autres. Enfin de l'espoir....
j'ai mis la vidéo du Sud Lipez et du salar d'Uyuni.
Hola a todos ! Hasta la semana que viene !
Le Marcelou et Vinso
 
First info:value of my first info
Second info:value of my second info
Third info:value of my third info
Partager sur Facebook Partager sur Twitter
Partager sur Messenger Partager sur LinkedIn Partager sur Google Buzz Partager sur Delicious


Site web créé avec Lauyan TOWebDernière mise à jour : vendredi 7 octobre 2016