BOLIVIE

BOLIVIE- Jeudi 07 août 2014-247ème étape

Cliquez pour agrandir l'imageEtape du jour:        VILLAZON (3410)
Distance jour:              94 km
Déniv+jour:                  1369 m
Distance totale:          24197 km
Déniv+total:                215993 m
T°sur vélo:                      14°C
Hola !
J'écris cette étape alors que je suis à Salta, j'ai l'impression que c'est déjà loin....
C'est la dernière étape Bolivienne, cette Bolivie qui m'a procurée sans doute les plus beaux paysages traversés depuis mon départ. La diversité des panoramas nous récompense des efforts fournis par les conditions climatiques et le manque de confort sur les routes, hôtels. Mais que c'était beau !
Cette étape se termine par la ville frontière de Villazon, ville poussièreuse avec des hôtels plus miteux les uns que les autres, c'est à qui sera le plus crasseux ! donc un passage frontière que j'aurai dû faire pour passer à La Quaita (Argentine) mais passer une dernière nuit en Bolivie me semblait normal vu ce que ce pays m'a offert pendant mon séjour.
Passage à la banque pour prendre des dollars US afin de changer au noir en Argentine.

Le Marcelou et Vinso
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BOLIVIE- Quatre jours magiques dans le Sud Lipez-Du 02 au 05 Août 2014

Cliquez pour agrandir l'imageHola amigos !
Pour faire une bonne rando, excursion, bref un bon souvenir il faut que les paysages et les équipiers soient au top merci à mes coéquipiers qui ont été de véritables amis de voyages. Quatre jeunes d'une bonne humeur, d'une simplicité et d'un bon esprit. Nous étions cinq dans le 4X4, mais un autre nous suivait et les quatre autres jeunes étaient tout aussi remarquables par leur esprit. Bref ! je suis bien tombé.
Le tour est organisé par Tupiza tour, bon chauffeurs et bonne cuisinière (c'est important).
Plus d'un voyage, c'est une véritable expédition expédition d'aventure et de découverte qui récompense tous les efforts réalisés pour y parvenir. (climatiques et transp
Premier jour: 400 kilomètres de piste mais qui sont bien passés par le magnifique paysage traversé. Le village de San Antonio de Lipez (4200m)  village abandonné par la Lépre au pied du volcan Uturuncu (6008m) auquel nous séjournerons pour la première nuit. Habitation sommaire, eau froide, chambres pas très chaudes mais la bonne humeur fait oublier tout le confort habituel.
Le deuxième jour a été un jour magique avec des lagunas plus belles les unes que les autres. D'abord la Blanca, puis la Céleste aux eaux bleues qui est séduisante au pied de l'Uturuncu.
Les vastes étendues du Sud Lipez comptent bien d'autres lagunas superbes, riches en minéraux et nommées d'après leur couleur. Les eaux laiteuses portent le nom de laguna Blanca, d'autres colorées par le souffre sont appelées laguna Amarilla et celle couleur Bordeaux, laguna Guinda (lac cerise).
Le deuxième jour est aussi merveilleux que le premier, nous commençons par la magnifique laguna Verdé, d'une couleur émeraude assez surréaliste de ses eaux à 4400m. Son extraordinaire couleur verte est due à l'importance concentration en carbonate de plomb, de souffre, d'arsenic et de calcium. Un vent glacé fouette en permanence la surface du lac, recouvrant recouvrant d'une brillante écume verte et blanche. L'agitation de la surface alliée à la forte concentration de minéraux l'empêche de geler à des températures très basses (-21°C). Cette couleur vert émeraude dont l'éclat devient de plus en plus intense en avançant dans l'après midi. Derrière se trouve le volcan Licancabur (5968) dont le sommet abrite une ancienne crypte Inca.
Puis au pied du Cerro Polques, un petit bassin ou l'eau jaillit à +de 30°C, véritable paradis après la nuit sans douche du premier soir. Eau riche en minéraux, réputée pour soulager les rhumatisme et l'arthrite.
Puis c'est au tour d'un paysage lunaire de faire son apparition, le paysage devient féerique, des fumerolles, geysers et puits volcaniques nous transportent à la frontière de la formation de la terre. Située à 4850 m le Sol De Monâna est constitué de mares de boue bouillante, de fumerolles et de vapeurs sulfureuses, émanant une odeur nauséabonde.
Arrive la laguna Colorada. Cette laguna d'altitude (4278) représente une caratéristique très impressionnante; la tonalité de la couleur rouge de l'eau varie en fonction des conditions climatiques et de l'heure de la journée. Cette lagune spectaculaire est peuplée par trois espèces de flamants roses, dont l'espèce rarissime flamant James, les deux autres étant l'Andin et Chilien.
Une couleur rouille qui couvre 6000 ha et dont la profondeur ne dépasse pas 80 cm. Son intense coloration provient des algues et du plancton qui prospèrent dans l'eau riche en minéraux. De brillants dépôts blancs de sodium et magnésium, de borax et de gypse longent la rive. L'air est pur, le froid vif et les températures descendent sous le zéro. Hôtel rudimentaire et la nuit la plus froide du circuit puisque l'on dort à plus de 4600m.
Le lendemain la route grimpe à un col de plus de 5000m sur un versant désolé que parsèment les énormes pierres (Rocas de Dali), ils semblent avoir été soigneusement déposés par le maître du surréalisme en personne. Raid sur l'alignement de volcans qui entourent le sud Lipez et qui offrent des couleurs grises, argent, blanc et rouge dans un panorama splendide. Ollargue et sa fumée au sommet du volcan que l'on aperçoit au lointain à partir de la vallée de lave fossilisée qui ressemble à la planète Mars (elle n'est pas sur mon itinéraire)
Suit une immense esplanade désertique d'une trentaine de kilomètres entourée de montagnes aux teintes rouge et marron, et qui présentent des trous bleus et verts aux creux de sa formation rocheuse.
Cette région se compose de coulées de lave aux formes étranges, de volcans en activité, de villages abandonnés, de ravins, de désert de sel, de champs de quinoas (très nourrissant et plus protéique que le lait).
Dernière nuit dans un hôtel de sel, avec douche chaude à condition de prendre un par un sa douche, petit encas avec le thé ou le café, puis le dîner avec un petit vin de Bolivie que nous sommes allé chercher dans le "super market" du village. Nuit la plus chaude du circuit.
Lever à cinq heures afin de voir le lever du soleil sur l'île d'Incahuasi où j'ai bivouaquer il y a quelques jours, et quelques photos ensuite sur le salar.
Je rends visite à Alfredo le seul habitant de l'île et qui est en sorte le roi du salar et qui dit soy colmo el cactus, y no me iré de la isla
Je vous ferai une vidéo de ces quatre jours......
Après ces quatre jours pleins, vécus sur la pallette d'un peintre, il faut revenir à Tupiza puis demain départ pour la frontière Argentine, autre pays, autre paysage, autres plaisirs de découvrir les habitants.
Bosos a los todos
Le Marcelou et Vinso
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BOLIVIE- le salar d'Uyuni-245 et 246ème étape -

Cliquez pour agrandir l'imageHola amigos !
La ville d'Uyuni est endormie comme peuvent l'être des villes en Bolivie.
Une petite balade matinale à la sortie de la cité far-west , ça fait faire de l'exercice et surtout ça réchauffe, car la nuit a été à moins quinze, et l'hôtel n'est pas chauffé (panne ?) car normalement il est donné et payé pour habitation calliante. Je suis donc mieux au soleil !
Balade jusqu'au  cementerio de trenesqui me plonge dans un monde aussi étonnant qu'absurde, locomotives et wagons. Des milliers de tonnes de ferraille devrais je dire qui après plus d'un siècle de bons et loyaux services agonisent dans un désert d'immondices après avoir été dépouillé de ce qui avait un peu de valeur. Néanmoins ce lieu est le passé glorieux de la Bolivie à l'époque de l'ère industrielle où Uyuni devait être le noeud ferroviaire du pays et un accord était réalisé avec le Chili, mais la guerre du Pacifique entre les deux pays mis fin à cet accord.
Le salar d'Uyuni, des années que je rêvais d'y pousser Vinso et la BoB,  peut être avec le sud Lipez les paysages parmi les plus fascinants de l'Amérique latine, mais il restera à la Pantagonie de me faire mentir.
Les Boliviens disent du salar d'Uyuni et du sud Lipez, "c'est là où le diable a perdu son poncho
Le salar d'Uyuni est le seul point scintillant de la planète qui ait été observé depuis l'espace. Neil Amstrong a son retour sur terre est venu voir ce point lumineux, les journaux et télé ont fait beaucoup de travail de communication et de ce jour le salar est devenu touristique.
Altitude moyenne 4000 m (sommets à 6000 m)
Altitude du salar: 3653 m
Diamètre moyen du salar: 100 km
Epaisseur du salar: 120m (alternance de couches de sel d'environ 12 m de profondeur et de couches sédiments). Les études réalisées ont démontré que le salar avait une épaisseur minimum de 120m, mais on évalue à plus de 450 m son épaisseur réelle.
C'est évidemment la plus grande croûte de sel du monde (10582 km2, soit l'équivalant de deux départements français). Ce sel s'est déposé lors de l'assèchement d'une mer intérieure qui occupait, il y a environ dix mille ans, une grande partie de l'altiplano.
La quantité de sel existant dans la saline est évaluée à soixante-quatre milliards de tonnes. Entre autres richesses du Salar d'Uyuni, on trouve le lithium (une des principales réserves mondiales), mais aussi une importante concentration de potasse, bore et magnésium.
Il y a quelques temps, jusqu'au début années 1960, les caravanes de lamas traversaient cette route de l'argent, ils devaient chausser des sabots de cuir et porter des visières pour se protéger de l'extraordinaire réverbération sur la surface du salar. Le lama peut rester huit jours sans boire.
Le salar d'Uyuni un nouveau Potosi ? Une société Américaine a presque obtenue une concession de l'état Bolivien pour une exploitation de 50 ans, du précieux métal qui intervient dans la construction des avions, des satellites et des piles électriques, voitures électriques. Cette société exploite déjà les salars de l'Hombre Muerto en Argentine et Atacama du Chili. En prenant Uyuni elle obtenait le monopole mondial de l'exploitation du lithium. Mais la Litheo dut quitter le pays, car les habitants de Potosi s'opposèrent farouchement à ce nouveau pillage des richesses nationales, car le contrat donnait 85% des bénéfices à la société, le reste à l'état Bolivien. Ces gisements attendent donc que la Bolivie renégocie ces contrats.
Mardi 29 juillet 2014
Etape du jour:          île d'Incahuasi/ Hôtel Palacio de Sal/          Hôtel Palacio de Sal/ Uyuni
Distance jour:                            81 km (sur le salar)                        27 km ((de piste)
Dénivelé jour:                            30 m                                                -
Distance totale:                        24076 km                                        24103 km
déniv+total:                                214624 m                                        214624 m
T°sur vélo:                                    8°/16°                                              8°/13°
Hola amigos !
Que du bonheur !!!
Au milieu de ce désert blanc, une oasis, l'île d'Incahuasi, abritant quelques lamas et des viseachus (sorte de chinchillas), et une forêt de cactus géants, unique au monde qui poussent d'un centimètre par an et dont les plus grands ont plus de dix mètres. Une autre planète !
Bivouac sur l'île d'Incahuasi, température de 14°C dessous de zéro, mais dans le duvet il fait bon, tout est enveloppé de la tête aux pieds, il ne reste que le nez dehors.
La nuit est étoilée et se confond dans l'infini avec le désert de sel, mais pas le courage de sortir pour prendre l'appareil, ce ne sera que pour moi....
Six heures du matin, les premiers 4X4 arrivent pour le levé du soleil sur la montagne de cactus ce qui me fera levé plus tôt que prévu<. Il faut juste un peu de courage pour sortir du duvet. Allez, 1,2,3....
Raté! 1,2,3 vite le caleçon, les chaussettes, le tee shirt, le polo, le short, le blouson, le buff, le bonnet, les chaussures ! c'est fait ! maintenant on peut laver ce qui est à l'air...les yeux, le nez, la bouche et les dents. Le rinçage à l'eau froide est difficile...
Le sage de l'île, le seul habitant me fait signe pour le café, mais sa femme me fait manger d'abord une soupe avec un peu de viande de lama . Le sage m'avait fait signer le livre d'or de tous les cyclistes qui passe sur l'île, il a plusieurs cahiers signés, des mots gentils et des photos collées. Pas de col pour ma carte avec l'itinéraire, tant pis je mange un chewing gum et ça servira de colle....
En descendant de l'île, les occupants d'un 4X4 m'appellent, ce sont deux jeunes filles de Lyon, qui m'apportent deux part de gâteau et du chocolat, elles sont adorables ! non pas les parts de gâteau...
Après un long entretien avec les jeunes, je me décide de partir faire ce que tous les cycliste rêvent de faire en Amérique du Sud...rouler sur le salar !  80 kilomètres seul (ou presque) au milieu de cet immense désert de sel, par chance je n'ai pas de vent, seul les chants des pneus de Vinso passant sur les cristaux de sel m'arrivent. Cela faisait longtemps que je rêvais d'y pousser Vinso et la BoB. Seul sur cette banquise de sel, sur cette surface immaculée sous un ciel d'azur.
J'arrive sur ce magnifique hôtel de sel, cet hôtel est nouveau sur le bord du salar et les ouvriers bossent encore aux finitions. Pas donné comme hôtel, mais la traversé du salar vaut bien cette dépense.
Par contre PAS DE CHAUFFAGE !!! (panne ?) c'est le même groupe que l'hôtel d'Uyuni qui lui aussi était en panne de chauffage......ça ressemble à une politique.... Les gens à l'intérieur sont frigorifiés et se pressent sur les poêles qui sont mis en route dans les parties communes et la salle du buffet du soir. Dommage, car ça gâche beaucoup le plaisir de cet endroit merveilleux. Mais un fois rentré dans le lit glacial, une minute sans bouger et recroquevillé, le lit se réchauffe avec la température du corps et la nuit fut excellente.
J'ai aussi passé une agréable soirée en compagnie d'un jeune couple Suisse (Fribourg), vraiment agréable et je leur souhaite beaucoup de bonheur.
Retour ce matin par une piste style tôle ondulée, puis sur de la terre sablonneuse où il ne faut pas que tu passes aux endroits trop épais, car c'est la perte d'équilibre et c'est la chute (une fois).
27 kilomètres pour arriver à cette ville d'Uyuni, je prends un billet de bus pour la ville Tupiza demain matin 6 heures. 200kilomètres en six heures, belle balade ! il paraît que ça secoue...
La chambre d'hôtel est identique aux autres chambres de Bolivie, pas de chauffage....vivement l'Argentine.
voilou, voilà mon passage tant attendu  sur le salar d'Uyuni.
Bosos a los tardos
Le marcelou et Vinso
jeudi 31 juillet 2014
Un petit tour au blog bien que les envois deviennent difficiles,tant pis pour vous.
Donc aujourd'hui direction en bus Tupiza. Levé à 5heures afin de gagner le terminal pour un départ à 6 heures. La température de la chambre est toujours aussi froide et c'est toujours autant habillé que je fais ma toilette du matin. Dehors il fait moins 10 et pour une fois j'ai mis un collant sous le short, ça pique moins, mais j'ai surtout peur d'avoir froid dans le bus.
C'est un bus de 14/18 qui fera la liaison, mais j'exagère il n'est pas de 14 mais bien de 18, la vitre de mon côté est cassée, et évidemment l'air passe, moins que la vitre qui manque à l'arrière....
Pour voir le paysage, c'est difficile car les vitres sont gelées....
Heureusement le soleil réchauffe tout cela et nous laisse apparaître a travers le vitrage poussiéreux un magnifique paysage, les montagnes changent de couleurs sans arrêt. On est dans un désert de roches, de canyons, de défilés de toutes les couleurs. Nous apercevons de nombreux troupeaux de lamas, et alpagas et quelques vigognes.
Si le côté paysage c'est magnifique, côté qualité de la piste, c'est presque la route de la mort....la piste est étroite et c'est quelques fois impossible de se croiser, les bords de la piste sont quelques fois  éboulis, et tu te dis pourvu que ça passe...Pour te rassurer, il y a le long du trajet, à certains endroits des croix et des petites chapelles pour te dire qu'un jour, ici, il s'est passé quelque chose de pas réjouissant. Le chauffeur dans cette piste de terre et cailloux au volant de son vieux bus, est quand même un sacré chauffeur. Tu peux voyager avec une tourista, tu serres les fesses pendant la moitié du parcours.... mais le paysage est tellement fantastique ! La Bolivie nous donne vraiment une diversité de paysages que nul autre pays nous ont offert. C'est un sous sol d'une telle richesse.
Le bus ne mettra pas six heures ....mais...neuf heures pour les 200 kilomètres. Vinso et la BoB ainsi que les bagages sont couvert de terre sablonneuse présente tout le long du parcours. Le choix du bus est quand même un bon choix, j'aurai mis six mois pour ce trajet, et peut être que je me serai perdu.
L'hôtel est agréable, bien sûr pas chauffé, mais c'est supportable car l'altitude n'est seulement que de 2950m et ça se sent.
Je me suis pris à l'agence le circuit du Sud Lipez de quatre jours/trois nuits et j'espère faire films et photos de qualité afin da vous faire rêver. Ce qui est dommage c'est que je suis obligé le quatrième jours de faire le salar de nouveau. Ne pas le faire aurait été un circuit perso et donc cher, alors que là nous seront quatre dans un 4X4, donc frais en moins. Le circuit coûte 1500 BoB (150euros) logement et nourriture compris. Les logements sont entre 4000 et 5000m d'altitude, donc très froid (pas de chauffage) et fonctionnent avec des panneaux solaires qui ne nous laisseront que trois heures d'électricité. Pas de douches sur les trois premiers jours ! Nous jouerons les aventuriers....(je crois que j'ai déjà donné, même si c'est aussi le bout du monde).
Rendez vous dans quatre jours, à moins que je puisse envoyer ces news
Bosos  a los todos
Le Marcelou et Vinso
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BOLIVIE-Sucre/Potosi 24 juillet 2014 -25 et 26 juillet 2014- 243 et 244ème étapea

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Hola amigos !
Les vacances touchent à la fin, demain il va falloir pédaler, fini de se lever avec la douceur du soleil, il faudra activer les jambes.....
Si la Bolivie est un pays bon marché pour les occidentaux, il devient cher pour moi car après mon Kindle et ses 100 US$, je me suis fait prendre une pochette contenant 1200 US$ et un de mes deux passeport. Belle journée, et je suis incapable de dire où et quand, je m'en suis aperçu que lorsque j'ai fait mon sac pour partir de Sucre. Ce qui m'ennuie le plus c'est le passeport car j'avais sur celui ci un visa pour les USA jusqu'en 2020, ce qui est assez rare. J'ai bien une photocopie du visa, mais connaissant les Américains, ce ne sera pas suffisant.
Mais comme dirait ma fille, "papa, tu n'as rien ? le reste n'est que matériel..." et elle a raison ! (mais ça fait c...quand même)
J'aurai pas dû me moquer sur Skype de mon ami qui vient de se faire cambrioler chez lui à Samatan.
J'ai bien sûr voulu déclarer le vol à la police, j'ai fait des commissariats (quatre) qui m'ont envoyés chacun chez le collègue un peu plus loin, même la police des touristes qui m'a dit "nous on donne juste des informations" voilà la Bolivie, mais le mieux est le consulat français que je suis allé voir.
Une jeune femme me reçoit dans l'escalier (hé oui !) pour me dire que le consul est absent, je lui dis que je ne cherche pas à voir le consul, mais n'arrivant pas à déposer une plainte en commissariat j'aimerai mettre mon nom et mon adresse e-mail afin de pouvoir récupérer mon passeport s'il y a une petite chance. Cette employée (Bolivienne) me dit "mais le consul n'est pas là !  je n'ai pas besoin du consul, est il possible de faire une déposition de perte de passeport ? mais le consul...et je n'ai pas la patience de vous entendre plus longtemps ! puis elle me laisse sur l'escalier et rejoint son bureau. Incroyable mais vrai. Ne nous moquons pas des commissariats Boliviens, l'administration fait pire.
J'ai quand même aimé la ville de Sucre, j'y ai fait de belles rencontres, un couple de Savoie et leur fille que j'avais croisé au départ de La Paz, et une famille Française expatriée au Brésil pour le travail, elle aussi bien sympathique, et une jeune fille de Toulouse (Escalquens) jouant avec sa bande d'amis de la musique (bonne) dans les rues de Sucre.(www.thesubmarinebrassband.org). Les touristes français sont les plus nombreux sur Sucre.
J'ai aimé aussi le dimanche endormi  de Sucre ressemblant à nos villes, puis le retour actif de la ville le lundi avec la reprise des écoles (vacances).
Retour hier soir sur Potosi qui contraste avec la blancheur de Sucre.
Demain donc direction le Salar d'Uyuni que j'attends depuis tant de temps, j'ai deux rendez vous importants en Amérique du Sud; le Salar d'Uyuni/sud Lipez et la Pantagonie. Le plus important étant quand même le rendez vous à Buenos AIres et Mendoza de Peggy et sa petite famille fin septembre.
Pour le Salar d'Uyuni, les agences sont à crocs, car il y a des manifestations et blocage des routes pour le Salar depuis maintenant une semaine et je n'ai pas pu réserver car c'est l'inconnu.....ils vont pas me faire ça !!!....
Voilou, voilà, vous faites quoi demain ? moi j'enfourche Vinso et cap au sud.
pas de connexion je prends donc la suite des deux dernières étapes
Etape du jour:                        CHAQUILLA (3790)          UYUNI (3658)
Distance jour:                                73 km                            44 kms
Déniv+jour:                                    1269 m                            1059 m
Distance totale:                            23951 km                        23995 km
Déniv+total:                                  213534 m                        214593 m
T°sur vélo:                                        8°/16                              -8°/17
                                                      Col n°29:4220m                Col n°30: 4051 m
Les deux étapes (elles devaient être trois) ont été éprouvante par les conditions météorologiques, mais d'une beauté fantastique, la montagne passant par toutes les couleurs; du noir au brun, du jaune à l'orange et passant au rouge. Quelle merveille !
La température de la première journée, n'a pas été trop dure car je suis parti un peu plus tard, trop occupé à la discussion avec un Hollandais et sa famille, mais le vent fort et froid (défavorable) a été un véritable poison. Dommage pour la beauté du paysage, car dans ces conditions on s'arrête moins souvent pour sortir l'appareil.
Ce matin il a été difficile de sortir du duvet, car la température de dehors est en dessous de zéro, il fait "frisquet" . La température au départ sur le vélo est de moins huit degré, (7h30). Les cuisses piquent un petit peu, mais ça va en pédalant c'est supportable. Peut être que les prochains jours je laisserai le short pour un long ! mais j'ai froid au mains, j'ai les doigts gelés, mes gants ne sont pas assez protecteurs. Quatre à cinq kilomètres plus loin CREVAISON ! dans ce froid, avec les mains gelée !  réparation en se faisant constamment mal. Vite je repars en essayant de trouver les premiers rayons du soleil, mais c'est le vent qui se lève de nouveau, je suis quelques fois à quatre à l'heure. En plus d'être fort, il est froid !
Dans une côte, courbé sur Vinso, un bus me double et ralentissant à ma hauteur, le chauffeur fait ce qu'il ne devrait pas faire un signe de la main en me montrant le bus et la direction sans réfléchir je hoche la tête et à son arrêt je lui demande où il va; Uyuni ! allez ok ! et que le vent aille souffler ailleurs . Me voila donc en milieu d'après midi sur Uyuni.
Une petite visite rapide sur la ville, le temps de croiser un couple de Français en tandem avec les deux enfants (je savais qu'ils étaient devant moi) de discuter, du Salar, et de la suite...ils attendaient l'heure du bus pour Tupiza car c'est une affreuse piste qu'il faut éviter à vélo, le bus met 6 heures pour 200 km. Belle balade !
Puis casse croûte, entre les cortèges de la manifestation qui bloque toujours la ville, une trève pendant le week-end accordée; les habitants font une queue d'environ 400/500 m pour pouvoir obtenir sous surveillance de la police, des bouteilles de gaz, les stations essence n'ont plus de carburant pour les 4X4 des tours opérateurs, bref une ville un peu endormie par le week-end et le blocage des routes.
La cause ? un nouveau terminal des bus qui ne plait pas aux taxis, donc ceux ci ont bloqué la ville ! Les voitures restent à l'entrée de la ville, les occupants continuent à pied, mais les touristes ne peuvent pas aller sur le Salar et le sud Lipez, les 4X4 des agences ne pouvant s'approvisionner en carburant. C'est le douzième jours de blocages. Je ne vous raconte pas les problèmes à résoudre sur les itinéraires initialement prévus  de certains groupes de touristes......
Voilou, voilà, un peu plus demain.....sur le Salar d'Uyuni
Basos a los tardos
Le Marcelou et Vinso.
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BOLIVIE- SUCRE (2790m) le 19 juillet 2014

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Hola Amigos !
Tu as raison Michel sur la grandeur et la richesse que Potosi apporta au conquérant Ibére, je ne voulais pas trop faire de culturel, mais puisque tu m'y pousse.....
Le Cerro Rico (la montagne riche ou montagne d'argent) rendit Potosi célèbre dans le monde entier et donna richesse et puissance à l'Espagne.
En 1535, la ville obtenait de Charles Quint le titre de ""ville impériale" avec pour devise je suis la riche Potosi, du monde je suis le trésor, je suis la reine des montagnes et je suis enviée des rois
Les fêtes étaient l'occasion d'étaler sa puissance, son luxe et sa vanité, et l'on y dépensait des fortunes. Tout venait de l'extérieur et l'approvisionnement de Potosi représentait une manne pour les producteurs coloniaux et le commerçants du monde entier.
D'Espagne venaient le taffetas, la soie de Grenade et de Ségovie, les épées de Tolède, les jouets et les milles curiosités de Madrid. De France, on faisait envoyer tous les tissus de mode et les chapeaux de castor; de Flandres, les miroirs; d'Allemagne, les épées d'acier; de Genève, le papier; de Naples, les bas et les tissus; de Chypre et d'Afrique, la cire blanche; d'Asie, l'ivoire; de Ceylan, les pierres précieuses et les diamants; d'Arabie, les parfums; de Perse et de Turquie, les tapis; de Chine, d'extraordinaire vêtement de soie; d'Angola et du Cap Vert, des esclaves noirs, etc.....
Tout cela coûtait très cher au grand Cerro, car les prix exigés par les marchants étaient exorbitants.
Souvent, on payait en bel et bon argent des denrées qui parvenaient à destination pourries et inutilisables, faisant de la ville généreuse la risée du monde et le rendez vous de tous les dommerçants sans scrupules qui bravaient les mers inconnues et les pires tempêtes pour arriver jusqu'à Potosi.
Aujourd'hui je suis à Sucre (par le bus) qui se trouve être à 150 kilomètres au nord de Potosi, j'ai choisi le bus car faire le même voyage en aller/retour n'est pas très plaisant et faire un des deux à vélo et l'autre en bus comporte toujours un voyage vélo/bus que j'évite. Donc un petit voyage en bus et le Vinso avec la BoB à l'écurie de l'hôtel de Potosi qui me garde les deux amis et mes bagages.
Sucre est considérée comme la plus belle ville de <bolivie et l'une des plus attrayantes d'Amérique latine. Elle présente en plus l'intérêt d'être la capitale historique de la Bolivie.
Effectivement, la doyenne des cités coloniales est la plus européenne des cités du pays. Nous avons l'impression d'être sortis du pays et d'être dans un autre. Le niveau social semble bien plus élevé ainsi que le niveau culturel.
La ville est située à 2790 m ce qui lui permet de jouir d'un climat doux dans un bassin de la Cordillère orientale, au pied des montagnes Sica Sica et Churuquella. Les habitants disent des montagnes, que la plus grande est le Macho (mâle) et la plus petite la Hembra (femelle), tandis que l'écrivain Urugayen Eduardo Galeano l'évoque plus joliment sous le vocable poétique de montagnes amoureuses.
Magnifiques bâtiments chaulés construits autour de jolis patios, cette cité préserve sa belle structure coloniale et un contrôle strict du développement lui a permis de conserver sa splendeur (patrimoine Unesco) Ici pas de tour, pas de gratte ciel.
Sucre est aussi la ville aux cinq noms,chacun marquant une étape de son passé; le premier (le plus oublié) est Winaipacha, nommée à cause de ses anciennes origines, puis Charcas, qui veut dire fourmis en quechua, date de l'époque où peuplée, riche et industrieuse, elle fut soumise par les Incas après de cruels combats. La Plata est le nom que les conquistadors espagnols lui donnèrent lorsqu'ils vinrent s'installer. Chuquisaca rebaptisée par les Créoles au début du XIXème siècle, lorsqu'ils entamèrent la lutte qui devait aboutir à l'inépendance. Et lorsque la république de Bolivar (qui devint la Bolivie) fut proclamée en l'honneur du grand libertador, on l'appela Sucreen hommage à l'autre militaire artisan de la victoire des Créoles sur les royalistes.
Ville blanche aux nuits blanches ? je ne sais pas, mais ville reposante, ville qui gardera plus d'un jour le touriste venu sans sa monture....mais il saura se mettre au repos sur la terrasse de son hôtel ou sur un banc sur la plaza 25 mayo.
Hasta huego !
Le Marcelou et Vinso
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BOLIVIE- POTOSI 15 et 16 juillet 2014

Cliquez pour agrandir l'imageHola Amigos !
La descente dans une mine en activité n'est pas exempt de danger, et hier les règles de sécurité sont inexistantes et je me demande que se passerait il en cas d'accident, quels sont les moyens de secours ?
On est exposé à des produits nocifs; poussière de silice, gaz arsénique, vapeurs d'acétylène et dépôt d'amiante.
La visite commence par le marché où les mineurs achètent de l'acétylène, de la dynamite, des cigarettes, de l'alcool et feuilles de coca. Compte tenu du nombre croissant de touristes , les mineurs attendent désormais de petits cadeaux tels qu'une poignée de feuilles de coca, de cigarettes, de bouteilles de deux litres de "Fanta" que l'on donnera lors de nos contacts avec les mineurs sur leurs lieux de travail.
Puis, passage à l'équipement, veste, pantalon, bottes, casque et lampe.
La visite n'est pas facile et l'on comprend la fourniture de ces vêtements appropriés pour se faufiler dans les galeries boueuses, escarpées et basses de plafond (j'ai cogné fort au moins une trentaine de fois le casque) où il fait tour à tour chaud et froid. Il a fallu ramper par endroit dans des puits étroits et la poussière ajoutée à 'altitude rend les efforts pénibles (l'altitude dépasse les 4200m).
Les mines coopératives leurs appartenant, les mineurs doivent produire suffisamment pour gagner leur vie.
Ils achètent eux même les outils (souvent archaïque), les lampes acétylènes qui permettent de déceler les poches de monoxyde de carbone....
A leur arrivée à la mine, les mineurs font une offrande au dieu Tata Kaj"chu, pour obtenir sa protection sous terre.
Puis dans une niche d'une galerie, Tio (oncle) ou Supay qui représente El Diablo, puisqu'ils croient à dieu et au ciel, ils croient aussi à la présence du diable sous terre. (leur environnement de travail ressemble tellement à l'enfer). Chaque vendredi soir une cha'lla (offrande) vise à obtenir sa bienveillance et sa protection; on versera de l'alcool sur le sol devant la statue, on place des cigarettes allumées dans sa bouche et l'on dépose des feuilles de coca à sa portée. Puis les mineurs fument, mâchent des feuilles de coca et s'énivrent. Ces rituels sont pris très au sérieux, et permettent d'oublier cet existence difficile.
Les femmes sont admises à travailler dans la mine, mais pas plus de cinq en même temps, les mineurs continuent à croire qu'elles portent malheur.
Nous sommes sous terre entre deux et trois heures, je ne souffre pas de claustrophobie, mais après la longue marche de la galerie de sortie, apercevoir au bout la clarté du jour me soulage et me fait plaisir.
Alors, voyeurisme ? non, je ne pense pas, mais un réel besoin de savoir les conditions de travail de ces hommes qui sont exposés aux produits chimiques et qui meurent le plus souvent de silicose causé par l'inhalation des fines poussières de silice, après 10 à 15 ans passé dans la mine.
Les visites sont souvent guidées par des anciens mineurs, moi j'avais une femme, du nom de Soleil (ça ne s'invente pas) très compétente, connaissant bien les mineurs rencontrés, mais dont je doute sa franchise sur les questions sensibles sur: combien y a -t-il d'accident ? accident ? mais l n'y a pas d'accident. Combien gagne les mineurs ? celui qui est le chef (qui a acheté un endroit pour commencer une galerie, gagne 2000 bolivianos par semaines, et celui qui pousse les chariots ( env.10 par jour) gagne 200 bolivianos par jour. Je doute sur ces réponse lorsque l'on voit dans la pauvreté que vivent les mineurs et leur famille, sur la durée de vie des mineurs qu'elle dit longue et sur l'absence d'accident. La vie du mineur à l'intérieur de la mine est dure et la vie à l'extérieur est triste avec la présence de l'alcool et  de la feuille de coca à longueur de journée afin qu'elle efface la faim et efface la fatigue....mais cela pendant combien de temps ?
La Fiesta del Espiritu est la fête dédiée à la Pachamama (terre mère) que les mineurs considèrent comme la mère des Boliviens, se passe les trois derniers samedi de juin et le premier samedi d'août, c'est la fête la plus étonnante de Potosi. Sacrifice d'un lama (en le faisant boire de l'alcool) par les mineurs, puis les hommes boivent et mâchent de la coca pendant que les femmes font griller de la viande de lama.
On ne sort pas indemne de cette journée sur la vie du mineur, et malgré l'obscurité de la mine on voit qu'il part de son travail fatigué, usé malgré la bosse que forme sa joue déformée par la boule de coca.
Que dire des conquérants Ibères qui envoyaient des esclaves à la mine pendant quatre mois sans sortir....
Ce matin en visitant la casa National de la Moneda c'était beaucoup plus cool. Dans un bâtiment splendide bâti à la Toulousaine (galets et briques roses) et qui contient notamment les immenses engrenages en bois qui servaient à façonner les pièces. La première casa construite afin de contrôler la frappe des pièces coloniales en 1570 et les dernières piècces furent frappées en 1957. Potosi frappait les pièces des pays voisins et encore celles d'Espagne.
Voici comment on passe des journées culturelles
Bosos a los todos
le Marcelou et Vinso
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BOLIVIE- Le 09/10/11 juillet 20&4 - 238-239-240ème étape

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Etape du jour:          PATACAMARCA (3810m)        ORURO (3740m)      CHALAPATA (3740m)      VENTILLA (4100m)      POTOSI (3990m)
Distance jour:              113 km                                  133 km                          129 km                            95 km                          107 km
Déniv+jour:                  916 m                                    540 m                            319 m                              1101 m                          1802 m
Distance totale:          23414 km                              23547 km                      23676 km                        23771 km                    23878 km
Déniv+total:                208503 m                            209043 m                      209362 m                        210463 m                  212265 m
T°sur vélo:                      11°/17°C                                2°/27°C                          7°/16°C                            6°/21°C                      3°/17°C
                                  Col n°26:  4108m                                                                                                  Col n°27: 4318m            Col n°28: 4276m
Hola Amigos !
Je ne suis pas mort ! (un Français renaît toujours le 14 juillet) mais j'ai passé cinq jours sur l'altiplano bolivien riche en souvenirs, que ce soit la diversité des paysages et les  hébergements rudimentaires des villages traversés, et les écarts de températures.
Après les vacances à La Paz il a bien fallut remonter ensuite sur l'Altiplano bolivien.
En premier contact, l'arrivée sur El Alto et ses 700 000 habitants circulant la plupart dans les "combis" (bus d'une vingtaine de place) qui prend les gens lorsqu'ils font signe et s'arrêtent où les gens désirent soit toud les 100 mètres. Imaginez quatre rangées de combis s'entrelassant suivant les arrêts et toi au milieu en regardant l'état de la route, les arrêts descendant (même lorsque le combis roule) les montant occasionnant un serrage sur ta droite, autant dire queue de poisson, et faire attention également aux possible indications de direction. Un sale moment aussi avec la fumée noire qui sort de certains bus,camions....le tout sur une vingtaine de kilomètres
Puis l'Altiplano jusqu'à Potosi. Première étape sur une steppe complètement désertique, assez plate mais avec un vent qui se lève vers midi ou quatorze heures et qui refroidit sacrément la température.
La région d'Oruro avec ses mines en activités ou abandonnées. Après l'arrivée à la mine dans le froid glacial et venteux de l'Altiplano, a près de 4000m d'altitude, la cargaison d'hommes casqués descend à près de 400m sous terre, et les hommes couvert de gros chandails doivent bientôt se dévêtir, les entrailles de cette terre deviennent plus chaudes et humides à mesure que la plateforme descend. Une mine explique aux visiteurs le travail des mineurs, et les touristes peuvent même louer une chambre dans un hôtel (pour touristes) dans l'enceinte de la mine. La durée de vie de ces hommes est de quarante années et les fils n'ont pas d'autres choix que de suivre le travail de la mine....rien d'autres...!
Puis les tous derniers kilomètres sont fabuleux, mais assortis de 1800m de dénivelé. La route sinue des longs canyons rouges, parfois tapissés du vert sombre des quenas (arbustes utilisés comme combustible) puis plonge vers des profondes vallées avant d'escalader les flancs de nouvelles montagnes de grés sombre ou de shiste noir. Cette étape n'a rien a envier à l'ouest Américain, magnifique !
Puis apparait Cerro Rico qui domine la cité de Potosi de ses 4950m. Montagne riche pour le conquérant Ibère avec la pacha mama(terre mère) pour l'indien mineur.
Le Cerro Rico dont pas un mètre carré de surface qui n'ait été fouillé, décapé et creusé comme un bon gruyère de plus de 10000 galeries, et dont les couleurs d'ocres et de bruns se révèlent sous le soleil bas de fin d'après midi.
Les rues pentues parfois à 20% sont cruelles en cette fin d'étape, et Vinso même freins serrés glisse et recule sur les énormes pavés lisses.
Dans un agréable hôtel me faisant oublier la cour des miracles de Patacamarca, Chalapata et surtout Ventilla, après une bonne (j'espère) table, le gros paquet de linge pour la lavanderia et une bonne récupération de ces étapes fatigantes, je me suis réservé demain après midi la visite d'une mine encore en activité. A suivre.....
Pour Marco je t'ai pris la pub de Chalapata sur le Dakar 2014. J'ai suivi les fameuses pistes de ce Dakar que le fils de ton copain a finit à la troisième place moto.
Pour D.  Perocheau, la musique que j'ai mis sur la route de la mort est de Victor Demé, le titre de son dernier cd ''Deli'' le titre de la chanson est Mäa Gäafora et il est du Burkina. J'aime beaucoup dans son précédent album le titre Djön Maya (écoute le )
Bosos s los todos !
Le Marcelou et Vinso
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BOLIVIE- Dimanche 06 et lundi 07 juillet 2014

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Hola Amigos !
La journée de visite à La Paz se passe bien, mais l faut être en forme car les rues sont en pente accentuées.
Trois jours de La Paz agréables entre visite et descente de la route de la mort pour mon anniversaire.
Je vous avez raconté ma surprise en arrivant sur La Paz de découvrir cette implantation de maisons sur les flancs de cette cuvette, mais hier en rentrant du vtt, c'était la nuit et c'est éblouissant quand toutes les lumières transforment le canyon du Choqueyapu en un reflet commun avec le ciel étoilé.
Contrairement à chez nous ou les familles les plus aisées sont sur les hauteurs de la ville, ici à La Paz c'est le contraire les familles les plus aisées préfèrent se retirer vers la zone sud de la ville loin dans le bas du canyon. Plus tu montes dans la société, plus tu descend dans ton lieu de résidence. Je ne sais pourquoi, peut être à cause du climat, car il ne fait pas la même température à 3200/3600 qu'à 4100....
j'ai donc fait visite avant hier de la ville historique, le passé colonial qu'ont laissé les espagnol. Ils en ont fait du travail en Amérique latine...
L'hôtel se situe sur la rue Linares, plus connue sous le nom de calle de las Brujas la rue des sorcières, où la plupart des magasins sont destinés à la vente d'ingrédients et d'objets nécessaires aux rites mystico-religieuses des croyants.
Hier je me suis payé la route de la mort en vtt le jour de mes 66 années.. Je me souviens d'un reportage à la télévision sur cette route, et ce genre de route, tu n'oublies pas !
Maintenant que la route est fermée, la réputation de cette ancienne route fait le commerce de nombreux agence de touristes qui proposent la pratique du vtt sur cette route.
Départ à 4640 m d'altitude et descente jusqu'à 1295 m soit 3345 m en 64 kilomètres . Je pense qu'il y a intérêt à se couvrir car à 7 heures il ne doit pas faire chaud surtout qu'il y a du vent.
Si je me souviens bien, les écarts de température sont de 0,7 degré tous les 100 m d'altitude, il faudra enlever des épaisseurs en cours de route.
Sur la carte jointe le départ sur route goudronnée en jaune puis droite la piste en blanc.
La journée fut excellente pour un vieux au milieu de neuf jeunes, mais le vieux leur a fait la pige lorsqu'il a fallut faire des petites montées, j'avais plus de globules rouges depuis le temps que je suis en altitude, et puis je leur ai fait le panneau, là ils n'ont pas compris et m'ont pris pour un fou, alors que je ne singeais que le fou du roi....
Dommage c'était une journée chargée en humidité, brouillard dans presque toute la descente, piste humide (précaution à prendre pour cailloux glissants) mais tu es heureux car tu as fait cette route mythique.( Je vous mets une petite vidéo, j'en ferai une autre avec la caméra que j'avais branchée sur le vélo.)
Cette escapade à permis de voir un paysage complètement différent. Nous sommes dans les Yungas avec un climat tropical qui contraste agréablement avec le temps que l'on connaît sur l'Altiplano  et le paysage aride du haut plateau. Tout y est différent et l'on voit des vergers d'orangers et des jardins d'orchidées.(1295 m)
Après le passage du col de la Cumbre (4725) nous nous arrêtons le long d'un joli petit lac pour le départ des vtt. D'abord sur une portion de la nouvelle route asphaltée avec la maigre végétation de la Puna, puis virage à droite pour rentrer sur cette fameuse route où la puna fait place peu à peu à des broussailles touffues, puis de beaux arbres, et la végétation s'épaissit encore jusqu'à prendre des allures de forêt vierge avec les lianes entrelacées. La température est maintenant plus chaude et on se débarrasse des couches qui ont servies au départ. La route sinueuse descend toujours, longeant le précipice, faisant des virages incroyables, ça semble sans fin. C'est la route de la mort ! Dommage qu'il y a ce brouillard car nous ne voyons pas le fond du précipice, histoire de nous impressionner un peu plus.
Le groupe est sympa, il y a trois filles, Brésilienne, Anglaise et Australienne et chez les garçons même pays plus un Péruvien et un Israélien. Un groupe qui s'est bien amusée et le vieux à été obligé de payer la bière  à l'arrivée.
Le soir les affaires directement à la laverie, même les chaussures.
Aujourd'hui, suite de la visite de La Paz, et je voulais visiter la fameuse prison San Pedro, mais mauvaise information, le garde de l'entrée m'a dit "pas de visite, juste la famille". Les guides donnent la visite pour trente minutes, mais......
Cette prison abrite un nombre important de détenus. Leurs femmes, enfantset même animaux de compagnie peuvent loger sur place en acquittant un loyer. Les prisonniers administrent eux mêmes leur séjour et l'organisation de leurs cellules, en fonction de leur statut économique et social. Les plus riches disposent du quartier appelé Los Pinos avec des cellules cinq étoiles, télé et internet par câble, salle de bain privée.
Les mauvaises langues assurent que les riches engagent un remplaçant pour purger leur peine à leur place, alors que les plus pauvres vivent dans les quartiers appelés Guanayet la Cancha le pire de tous. Là les détenus vivent entassés dans des cellules miséreuses et insalubres.
Le pénitentiaire est un labyrinthe de couloirs et de ruelles où de petits points de vente, d'échoppes et restaurants attirent les clients et font marcher leurs négoces à l'intérieur de la prison.
Le travail artisanal des prisonniers est également destiné au marché touristique.
Cette prison datant de 1895 , en plein centre ville provoque de nombreux problèmes, depuis de nombreuses années les autorités annoncent son transfert hors de ville, mais depuis quelques temps cette prison centenaire est devenue un attrait touristique, si bien que quelques détenus étrangers, parlent plusieurs langues, servent de guides aux touristes dans ce ghetto pénitentiaire. Bien sûr cette dernière information est à mettre avec un point d'interrogation, puisque je me suis fait refouler. Mais le porche d'entrée est grand ouvert, et du jardin public qui juste en face les échanges de regards avec les détenus agrippés à la grille et des personnes sur le parc est étonnant.
Demain départ pour rejoindre l'altiplano jusqu'à Ururo, Potosi et Sucre, et les dernières nouvelles climatiques ne sont guères encourageantes. Nous verrons bien si dormir dans un congélateur ouvert est impossible......nous verrons sur place.
Bosos a los todos
Le Marcelou et Vinso 
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BOLIVIE- Vendredi 04 et samedi 05 juillet 2014- 236 et 237ème étape

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Etape du jour:              HUARINA (3648m)              LA PAZ (3640m)
Distance jour:                    84 km                                83 km
Déniv+jour:                        1036 m                                423 m                         
Distance totale:                23218 km                            23301 km
Déniv+total:                      207164 m                            207587 m
T°sur le vélo:                        11°/21°                                9°/21°
                                          Col n°24: 4270 m                col n°25: 4108 m
Hola amigos !
Il faut bien partir, même si la baie de Copacabana est agréable.
Le départ se fait de suite en montant, pas la peine de savoir si tu es chaud ou pas, tu montes et jusqu'au col qui sera à 4270m, pour descendre sur Tiquita où je prends un bac  en bois pour gagner l'autre rive.
Ante diluvien...
Puis l'altiplano longe le lac Titikaka (comme les Boliviens) jusqu'au village de Huarina. Je m'arrête au seul hôtel qu'il y a, un vaste bâtiment proposant, piscine, ballade en bateau, restaurant,internet,wi-fi......
Je suis le seul client dans cet immense hôtel, et la piscine ne fonctionne pas, le wi-fi n'est pas présent, la carte visa proposée ne marche pas....en déconfiture...il y fait froid et le dîner pour le seul touriste de l'hôtel n'est vraiment pas terrible.
Je sens que j'arrive sur La Paz, il y a pas mal de circulation, la route n'est pas très bonne, les bords d'une grande largeur sont en terre sablonneuse et le vent et les véhicules qui s'y promènent font une telle poussière que l'on se croirait dans le brouillard. Puis il faut traverser sur une route défoncée, un marché où les voitures, bus, combis, et camions font se qu'ils veulent et toi tu fais ce que tu peux....
Puis un cortège d'au moins soixante fanfares de cuivre et des danseurs et danseuses folkloriques. Les fanfare d'une cinquantaine de musiciens sont espacées de 150 à 200m les unes aux autres, ne jouent pas la même musique, ce qui te fait un tintamarre abrutissant.
Mais qu'est ce donc ? m'enquière-je, auprès d'un fonctionnaire en faction du carrefour, ou si vous préférez un flic qui glande au coin de la rue. Il me répond en faisant un signe de tête affirmatif. Je crois que nous nous sommes pas compris, et que je ne saurai pas ce qui se passe.
L'arrivée à La Paz....waouh ! incroyable....El Alto, le quartier populaire de 700000 âmes domine de ses 4100m un trou immense bâti sur tous ses flancs et dont le fond est à 3200m.
En face, plein sud 6402 m, les neiges éternelles de l'Illimani qui surplombe cet ensemble irréel.
Je prends l'autopista pour descendre au centre ville, je prends un hôtel près du centre historique afin d'être sur place pour les visites de la ville.
Une douche, le linge à laver et la bière de l'étape afin d'arriver aux news et au casse croûte.
J'ai regardé aussi les agences qui proposent la descente de la route de la mort en vtt, peut être.....
Allez bosos à los todos
Le Marcelou et Vinso
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BOLIVIE- COPACABANA 02 et 03 juillet 2014

Cliquez pour agrandir l'imageHold a todos, comos estan ? muy bien ? my tambien !
Capacabana de la Bolivie, petite ville touristique agréable, plantée dans une baie du lac Titicaca, ( Ici ils écrivent Titikaka, et donc prononciation Titirara, mais vous faîtes comme vous voulez) et nichée entre des montagnes arides, mais sympathiques. En face le mont Illampu (6368m). La route le long du lac est agréable bien que le bitume y fut fatigué.
Les formalités douanières furent un peeu folkloriques, personne n'arrêtant le chaland qui passe, et le coup de tampon sur mon passeport fut une démarche volontaire, les fonctionnaires semblant peu concernés par leur mission.
Le climat est moins rude, tempéré par cette immensité d'eau bleue, et donc beaucoup de touristes à Copacabana, où cependant je découvre des prix inférieurs à ceux du Pérou. Je trouve un merveilleux hôtel avec vue sur le lac, avec des hamacs sur les emplacements engazonnés. Eau chaude, petite cuisine (à l'Américaine) très propre et joliment décorée; le luxe pour 21 euros. Il y a le restaurant qui est le meilleur de la ville (toujours complet) pour 7 à 8 euros vin compris et un merveilleux petit déj. pour 3,5 euros.
La halte pour le lac Titicaca est beaucoup plus sympa qu'à Puno et du coup je m'y pose pour trois nuits.
Ballade à l'Isle Del Sol (là où commença le règne des Incas) en bateau poussif sui met deux plombes pour arriver à l'île.
Je ne suis pas allé sur une île flottante, j'ai vu celle des Uros à Puno et j'avais surtout vu en 84 ou 85 celles d'Irak, dans les marais au dessus de Bassorah (sud de l'Irak) et là pas de touriste, et les habitants avaient en plus les bêtes dessus. J'avais eu la chance de pouvoir pénétrer à l'intérieur, seul un tapis au sol, et de prendre le verre d'eau de bienvenue, et de manger des fruits. Grand souvenir.
Copacabana est aussi une ville où les Boliviens viennent se recueillir, le Lourdes Boliviens. Un roi Incas fit une sculpture (ordonner par un dieu) et lui qui n'avait jamais travaillé le bois, sculpta une vierge noire qui évidemment fit des miracles....donc elle est devenue la vierge de la Bolivie. Les occupants Ibériques de l'époque blanchirent un peu la vierge afin qu'elle ressemble un peu plus à une habitante de l'Europe.
Cette vierge est adorée et fleurie tout le long de l'année. Des jours (hier) les Boliviens viennent avec leurs voitures fleuries devant la cathédrale, et ils bénissent leurs voitures avec des pétales de fleurs, de la bière (et oui !) ou du vin. Tout y passe, les pneus, le moteur, la carrosserie....
Il y a dans cette Amérique latine un mélange (fort) de culture religieuse entre leur histoire ancienne et la culture catholique, ils arrivent à s'y retrouver, et les prêtres acceptent d'avoir quelques fois l'obligation d'accepter de petites cérémonies indigènes dans l'enceinte même de l'église.
Après ces deux jours de farniente je reprends la route demain en commençant par un passage d'un col à plus de 4000 et l'arrivée sur La Paz dans deux jours.
Il y a des mauvais moments et des bons, je me suis fait voler hier mon Kindle (j'avais tous mes livres, mes guides touristiques et mon abonnement à Libération que je recevais tous les jours) mais aussi une grande joie, car Peggy et sa petite famille vont venir me rejoindre en Argentine fin septembre. Nous passerons six jours Buenos Aires et cinq jours à Mendoza et ses vignobles. Vivement septembre !!!
Bosos à los todos
Le Marcelou et Vinso
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